Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Étienne

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Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption-et-Saint-Étienne
Image illustrative de l'article Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption-et-Saint-Étienne
Présentation
Nom local Speyerer Dom
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Spire (siège)
Début de la construction 1030
Fin des travaux 1061
Reconstruite aux XIXe et XIXe siècles
Style dominant Roman
Protection  Patrimoine mondial (1981)
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Flag of Rhineland-Palatinate.svg Rhénanie-Palatinat
Commune Spire
Coordonnées 49° 19′ 02″ N 8° 26′ 33″ E / 49.317097, 8.44237849° 19′ 02″ Nord 8° 26′ 33″ Est / 49.317097, 8.442378  

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Plan d'ensemble

La cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption-et-Saint-Étienne, appelée communément cathédrale de Spire (en allemand : Speyerer Dom), fut fondée en 1030 par Conrad II. Classée en 1981 au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO, c'est l'édifice religieux le plus imposant de Spire, en Rhénanie-Palatinat. Basilique à quatre tours et deux dômes, c'est l'un des monuments majeurs de l'art du Saint-Empire romain germanique et la plus grande cathédrale de style roman au monde. Pendant près de 300 ans, ce fut le lieu de sépulture de huit empereurs et rois allemands.

Architecture[modifier | modifier le code]

La construction débuta vers 1030, sous Conrad II. Cet empereur fut enterré dans la cathédrale en 1039. La crypte fut consacrée en 1041, et la cathédrale en 1061. De 1082 à 1106, au lendemain de l'accalmie de la Querelle des Investitures, elle fut transformée par Henri IV[1]. Exemple de construction romane rhénane, elle résulte de la fusion de l'architecture carolingienne, de l'architecture ottonienne (deux importants massifs qui s'opposent : le chœur et le corps occidental) et de l'art roman lombard (lésènes, arcades, arcatures, galeries, loggias)[2].

À l'époque du roman tardif allemand (fin du XIIe, début du XIIIe siècle), les tours furent coiffées de coupoles[3].

La crypte est l'une des plus vastes de l'ère romane. Elle abrite, entre autres, le tombeau de Rodolphe de Habsbourg.

Au cours de son histoire, la cathédrale fut plusieurs fois totalement ou partiellement détruite. Elle connut une suite de reconstructions et de restaurations.

Dimensions[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 134 m
  • Hauteur de nef : 33 m
  • Largeur : 37,62 m
  • Hauteur de la tour est : 71,20 m
  • Hauteur de la tour ouest : 65,60 m

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est à l’abbaye de Spire qu’Agnès d'Aquitaine prit le voile en 1062, après son conflit avec la papauté. Le 27 décembre 1146, Bernard de Clairvaux vint à Spire prêcher la deuxième croisade devant l'empereur Conrad III, qui se croisa aussitôt.

La cathédrale de Spire souffrit de nombreux incendies, notamment en 1137 et 1159. En 1689, les troupes de Louis XIV l'endommagèrent gravement et elle brûla le 31 mai 1689. Une reconstruction eut lieu de 1758 à 1777.

La Révolution française ruina de nouveau la cathédrale. L'évêque de Mayence Joseph Ludwig Colmar fit reconstruire l'édifice entre 1818 et 1821. Ultérieurement, l'intérieur fut peint sur ordre de Louis Ier de Bavière (1846-1854). Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, on reconstruisit la partie occidentale de la cathédrale. Grâce à Franz Ignaz Michael Neumann, fils du célèbre architecte baroque Balthasar Neumann (1772-1778), le trou béant de la partie occidentale de la nef fut comblé et les lieux rétablis dans leur forme originelle. Une restauration complète fut entreprise de 1957 à 1961 ; une grande partie des peintures intérieures fut alors éliminée. La cathédrale Notre-Dame de Spire présente une alternance de pierres de différentes couleurs, comme la contemporaine église suisse de Payerne.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On trouvera le texte de la donation dans Stefan Weinfurter, Canossa. Die Entzauberung der Welt, Munich, Beck,‎ 2006 (ISBN 3-40-653590-9), p. 160.
  2. Francesca Prina et Elena Demartini, Petite Encyclopédie de l'architecture, éditions Solar, 2006, (ISBN 2-263-04096-X), p. 55.
  3. Francesca Prina et Elena Demartini, op. cit., p. 58.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]