Caterina Gabrielli

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Caterina Gabrielli (née le 12 novembre 1730 à Rome et morte le 16 février 1796) était une chanteuse d’opéra italienne du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Surnommée La Coghetta, la petite cuisinière[1], Soprano léger, Caterina Gabrielli travaille avec Porpora et fait ses débuts à Lucques en 1747. Elle chante à Naples, puis à Venise (1754), mais sa conduite scandaleuse amène les autorités de venise à la frapper d’ostracisme. Elle s’installe à Vienne en 1755, y rencontre Métastase qui devient son mentor. Elle conquiert la faveur de l’empereur François Ier. Mais l’impératrice en prend ombrage[2]. .

Elle part alors en Espagne et inaugure une longue collaboration avec Tommaso Traetta. Elle séjourne à Saint-Pétersbourg où elle enchante Catherine II ; puis à Londres, mais le public anglais est plutôt réticent.

Elle mène de multiples intrigues sentimentales. Sa liberté de mœurs lui vaut d’être expulsée à plusieurs reprises (Milan, Naples). Merveilleuse actrice, séduisante, elle savait se rendre odieuse, chantant sotto voce si tel était son caprice, mais elle savait à l'occasion se montrer généreuse. Emprisonnée par le vice-roi de Palerme pour avoir refusé de chanter un opéra, elle donne des concerts quotidiens en prison et paie les dettes des prisonniers. Décontenancé, le vice-roi finit par la faire libérer au bout de 12 jours[3]. Elle se retire à Rome en 1782.

Sa sœur Francesca Gabrielli, mezzo-soprano joue souvent auprès d’elle les rôles de seconda donna.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son père était cuisinier chez le prince Gabrielli auquel elle emprunta son nom de scène
  2. Vincent Agrech, Diapason de Juillet-Août 2014 p. 21
  3. Histoire des castrats Patrick Barbier Grasset 1989 p.150

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Gabrielli H.de Koch, Paris 1878