Catastrophe ferroviaire du pont sur le Tay

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56° 26′ 30″ N 2° 59′ 25″ O / 56.4417, -2.99028 ()

Le premier pont sur le Tay, après la catastrophe, depuis la rive sud
Les travées manquantes, après la catastrophe
L'actuel pont sur le Tay. On remarque derrière les piliers les vestiges du premier pont

La catastrophe ferroviaire du pont sur le Tay est un accident de chemin de fer spectaculaire, causé par l'écroulement du pont sur le Tay, situé juste au sud de Dundee, sur la ligne de Dundee à Édimbourg, sur la côte de l’est de l’Écosse, le 28 décembre 1879. Au moins 75 personnes trouvèrent la mort dans cet accident.

Historique[modifier | modifier le code]

Le pont sur le Tay, long de 3 264 m, fut ouvert en 1878. C'était alors le pont le plus long du monde. Il fut inauguré par la reine Victoria, qui félicita l’ingénieur Thomas Bouch, en le faisant chevalier.

La catastrophe[modifier | modifier le code]

Le dimanche 28 décembre 1879, on enregistra une violente tempête avec des vents de force 11 et des rafales de 112 km/h, arrachant les arbres et faisant voler les toitures.

Un train composé de cinq voitures et d'un fourgon, tous de petite taille, partit à 17 h 20 de Burntisland en direction de Dundee et s’engagea sur le pont alors que la tempête atteignait son paroxysme. Le train fut déséquilibré et entraîna avec lui les 13 travées en poutres à treillis de 75 m chacune situées entre les piliers 28 et 41. Il est possible aussi que le pont se soit écroulé avant le passage du train. On ne retrouva aucun survivant.

L'enquête publique révéla que la compagnie de chemin de fer avait sacrifié la sécurité et la durabilité afin de réduire les coûts. On supposa que Thomas Bouch avait rogné sur les dépenses, ce qui avait conduit à accepter une moindre qualité du fer dans l'assemblage des poutrelles. En sus, la réutilisation de poutres tombées dans la mer lors de la construction du pont a pu contribuer à l'effondrement.

La locomotive put être réparée et reprit du service jusqu'en 1907. Le pont fut reconstruit. Les vestiges des piles de l'ancien pont peuvent encore être observés de nos jours.

La catastrophe dans la littérature[modifier | modifier le code]

Pour commémorer l'événement, le poète écossais William McGonagall écrivit son poème épique « The Tay Bridge Disaster (en) ».

Le poète allemand Theodor Fontane écrivit « Die Brücke am Tay ».

La catastrophe a fait l'objet d'un récit en bande dessinée paru en 1961 dans le numéro 1200 du journal de Spirou dans la série Les Belles Histoires de l'oncle Paul sous le titre Le pont tragique (Dessin : Eddy Paape, adaptation : Octave Joly).

L'histoire est racontée d'après les récits des journaux de l'époque dans le livre de Barbara Vine (alias Ruth Rendell) intitulé « The Blood Doctor (en) ». (le Médecin du sang) paru en 2003.

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