Province de Catamarca

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Province de Catamarca
Provincia de Catamarca
Blason de Province de Catamarca
Héraldique
Drapeau de Province de Catamarca
Drapeau
Localisation de la province de Catamarca
Localisation de la province de Catamarca
Administration
Pays Drapeau de l’Argentine Argentine
Capitale San Fernando del Valle de Catamarca
Gouverneur Lucía Corpacci (FPV)
ISO 3166-2 AR-K
Démographie
Gentilé Catamarqueño/a
Population 367 820 hab. (2010)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Superficie 102 602 km2
Liens
Site web http://www.catamarca.gov.ar
Paysage de la Puna près du Paso de San Francisco.

La province de Catamarca est une province du nord-ouest de l'Argentine. Elle est entourée des provinces de Salta au nord, Tucumán et Santiago del Estero à l'est, Córdoba au sud-est, et La Rioja au sud. À l'ouest, elle est contiguë au Chili.

Sa capitale est la ville de San Fernando del Valle de Catamarca.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, ce territoire était peuplé de différentes ethnies amérindiennes diaguitas dont les Indiens calchaquís. En 1558, Juan Pérez de Zurita fonda la ville de Londres près du site de la ville actuelle de Belén. Elle dut être reconstruite en 1607 et 1633, ayant été rasée par deux fois par les Indiens. La ville de San Fernando del Valle de Catamarca fut fondée plus tard, le 5 juillet 1683, par un certain Fernando de Mendoza y Mate de Luna.

Après la déclaration d'indépendance de l'Argentine, le 9 juillet 1816, le territoire de l'actuelle province se vit englué dans des guerres civiles, jusqu'à ce qu'elle obtienne son autonomie le 25 août 1821. Elle termina son unification en 1853, lorsque la Constitution de la Nation Argentine fut enfin adoptée.

En 1888 on inaugura la première ligne de chemin de fer, ce qui consolida la stabilité économique de la province.

Géographie[modifier | modifier le code]

La province a un relief extrêmement montagneux de plus en plus élevé vers l'ouest à la frontière chilienne. On peut la subdiviser en trois zones différentes du point de vue géologique:

  • La puna: occupe la portion nord-ouest de la province, à une altitude moyenne de 3 800 m. Elle est disséquée par des chaînes élevées d'origine volcanique et d'orientation nord-est vers sud-ouest, comme celle de Calalaste. Ces chaines fractionnent la Puna en plusieurs bassins occupés par de grands salars, comme le Salar de Antofalla, et dominés par d'imposants volcans, parmi les plus hauts du continent, comme l'Antofalla (6 409 m) ou le volcan appelé Cerro El Cóndor (6 373 m). À noter que la cordillère andine orientale qui borde la Puna argentine depuis la frontière bolivienne loin au nord, s'incurve ici vers l'ouest, puis passe au sud des bassins de la Puna et se fond avec la cordillère occidentale au niveau du Nevado Incahuasi (6 610 m) pour former la cordillère centrale qui va se prolonger au sud jusqu'en Patagonie.
  • La cordillera central: occupe le sud-ouest de la province. Elle présente des sommets volcaniques très élevés - les plus hauts de la planète -, comme le Monte Pissis (de 6 795 m), les Nevados Ojos del Salado (de 6 864 m), le Nevado Tres Cruces (de 6 749 m) et l'Incahuasi.
  • Les Sierras pampéennes: occupent le reste, c’est-à-dire le centre et l'est, de la province. C'est un ensemble de vieilles chaînes de montagnes moins élevées qui forment des cordons orientés nord-sud et isolant ainsi des salars, tel celui de Pipanaco, ou des bassins irrigués comme celui de la ville de Catamarca.

À l'instar de plusieurs autres provinces d'Argentine, le volcanisme est très actif en province de Catamarca et les grands volcans sont nombreux.

Article détaillé : Salina de la Laguna Verde.

Division administrative[modifier | modifier le code]

La province est divisée en 16 départements, qui forment 36 municipes. La constitution provinciale reconnait l'autonomíe municipale.

Les 16 départements de la province sont :

Province de Catamarca, division politique
Département Superficie
en km2
Population
en 2001
Chef-lieu
1 Ambato 1.797 4.525 La Puerta
2 Ancasti 2.412 3.082 Ancasti
3 Andalgalá 4.497 17.102 Andalgalá
4 Antofagasta de la Sierra 28.097 1.282 Antofagasta de la Sierra
5 Belén 12.945 25.475 Belén
6 Capayán 4.284 14.137 Huillapima
7 Capital 684 141.260 San Fernando del Valle de Catamarca
8 El Alto 2.327 3.400 El Alto
9 Fray Mamerto Esquiú 280 10.658 San José
10 La Paz 8.149 21.061 Recreo
11 Paclín 985 4.290 La Merced
12 Pomán 4.859 9.543 Saujil
13 Santa María 5.740 22.127 Santa María
14 Santa Rosa 1.424 10.349 Bañado de Ovanta
15 Tinogasta 23.582 22.570 Tinogasta
16 Valle Viejo 540 23.707 San Isidro

Population[modifier | modifier le code]

  • En 1991: 264 234 habitants, dont population urbaine 184 483 et rurale 79 751.
  • En 2001: 333 661 habitants, dont population urbaine 247 001 et rurale 86 660.

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1895, la population de la province a évolué comme suit :

1895 1914 1947 1960 1970 1980 1991 2001
Province de
Catamarca
90.161 100.769 147.213 168.231 172.323 207.717 264.234 334.568
Total Argentine 4.044.911 7.903.662 15.893.811 20.013.793 23.364.431 27.949.480 32.615.528 36.260.130

D'après l'INDEC (Institut argentin des statistiques et des recensements), en 2003, la population était estimée à 371.459 habitants[1].

En 1895, il y avait 90 161 habitants qui peuplaient le territoire de la province soit plus de 2 % de la population du pays. Ce pourcentage tombait à moins de 1 % dès 1947 et à seulement 0,75 % en 1980. La croissance démographique a donc été fort inférieure à celle de l'ensemble de l'Argentine jusqu'aux années 1970-1980.
Plus récemment, on remarque que la population de la province a augmenté de près de 80 % entre 1980 et 2003, et affiche ainsi désormais un rythme d'accroissement nettement supérieur à la moyenne du pays.

La natalité observée ces dernières années dans la province (7.372 naissances en 2004, soit un taux de 20,6 pour mille) suggère que cette croissance démographique est appelée à se poursuivre dans les prochaines années.

Article détaillé : Démographie de l'Argentine.

Végétation[modifier | modifier le code]

La végétation correspond au désert et au semi-désert, selon la région. Dans les environs des ríos et des arroyos, on peut observer un changement de flore. La province est ainsi jalonnée d'oasis.

Antofagasta de la Sierra et son lac

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Parmi les peu nombreuses rivières, il faut citer le Río Belén et le Río Andalgalá qui alimentent le salar de Pipanaco, le Río Saladillo, le Río Colorado, le Río Santa María affluent important du Río Salado del Norte, le Río Abaucán et une série de petits cours d'eau ou arroyos. Ces derniers amènent essentiellement l'eau provenant de la fonte des glaciers de montagne.

Signalons encore le Río Punilla qui a créé dans la Puna andine l'oasis d'Antofagasta de la Sierra et son beau petit lac.

Économie[modifier | modifier le code]

Parmi les cultures traditionnelles, il y a l'olive dont la province est la plus grande productrice du pays, la vigne[2], le tabac, les noix, la luzerne et le maïs. Parmi les cultures introduites plus récemment, citons la jojoba, le figuier de Barbarie et les figues. La production de l'élevage est réduite, mais on trouve quelques établissements laitiers de bovins dans la Valle central et à Tinogasta. La production de lait de chèvre existe aussi. L'élevage de la vigogne et des ovins est plus traditionnelle. À cela s'ajoute la production de produits artisanaux liés au tissage de vêtements et de ponchos de qualité.

L'exploitation minière comporte l'or, le cuivre, l'argent, le lithium. Un méga-projet fort critiqué existe dans la région d'Andalgalá (or, argent, cuivre et molybdène)

Article détaillé : Andalgalá.

Il faut aussi souligner l'exploitation du gypse et l'extraction annuelle de près d'un million de tonnes de pierre calcaire. À l'ouest de la province, sur les hauts plateaux volcaniques de la Puna, les gisements de non-ferreux abondent, mais on commence seulement à envisager leur exploitation. Il faut dire que pour s'y rendre, il n'existe actuellement ni chemin de fer ni route asphaltée. Depuis 1997, on a débuté l'exploitation du lithium contenu dans le salar del Hombre Muerto au nord de la ville d'Antofagasta de la Sierra.

Article détaillé : Salar del Hombre Muerto.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Place de Saujil, oasis et chef-lieu du département de Pomán, dans la cuvette du salar de Pipanaco

Le tourisme est, dans la province, une activité économique naissante, avec près de 4 000 lits dans des hôtels et d'autres types d'hébergement.

La ville de Catamarca constitue d'ores et déjà un centre touristique bien équipé et fort attirant, avec son architecture coloniale.

Les hautes montagnes et les nombreux volcans et autres formations géologiques devraient devenir l'attraction principale, donnant lieu à un tourisme d'aventure. Le tourisme écologique bénéficie de la Réserve de biosphère Laguna Blanca fort étendue et protégeant des espèces rares ou en danger. La petite ville d'Antofagasta de la Sierra avec son lac et son volcan, Balcones del Valle, les sommets enneigés de la Sierra de l'Aconquija, et le col du Paso de San Francisco constituent des buts d'excursion de choix.

Les attractions culturelles incluent les villes de San Fernando del Valle de Catamarca et d'Andalgalá entre autres, le parc archéologique Las Huellas del Inca (les traces de l'Inca), les ruines de la cité inca du Shincal de Quimivil, des sites préhistoriques avec pétroglyphes, le folklore et la musique locale, ainsi que la gastronomie et notamment les fameux vins argentins.

Il existe aussi un tourisme religieux avec les pèlerinages à la Virgen del Valle ou Vierge de la vallée à Catamarca.

Principales villes[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi - Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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