Catalogne

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Catalogne
Blason de Catalogne
Héraldique
Drapeau de Catalogne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Capitale Barcelone
Statut d'autonomie 18 décembre 1979, modifié le 19 juin 2006
Sièges au Parlement 47 députés
23 sénateurs
Président Artur Mas (CiU)
ISO 3166-2:ES ES-CT
Démographie
Gentilé Catalan, Catalane (en français)
català, catalana (en catalan)
catalan, catalana (en occitan)
catalán, catalana (en castillan)
Population 7 565 603 hab. (2012)
Densité 237 hab./km2
Rang 2e rang (16 %)
Géographie
Coordonnées 41° 48′ 36″ N 1° 28′ 12″ E / 41.81, 1.4741° 48′ 36″ Nord 1° 28′ 12″ Est / 41.81, 1.47  
Superficie 3 195 000 ha = 31 950 km2
Rang 6e rang (6,3 %)
Divers
Devise Sempre endavant mai morirem[1],[2]
(« Toujours en avant, jamais nous ne mourrons ») (devise de Notre-Dame de la Réal)
Localisation
Localisation de Catalogne
Liens
Site web http://www.gencat.cat/

La Catalogne (en catalan : Catalunya, en occitan : Catalonha, en espagnol : Cataluña) est une communauté autonome et une région historique d'Espagne. Depuis le 19 juin 2006, elle est définie comme « réalité nationale » par son statut d'autonomie, mais le préambule du même statut définit la Catalogne comme une nation[3],[4]. Elle est située dans le nord-est de la péninsule Ibérique et a pour capitale Barcelone.

Administrativement, la communauté autonome de Catalogne actuelle est divisée en 41 comarques, regroupées en quatre provinces d'Espagne : Barcelone, Gérone (Girona), Lleida et Tarragone (Tarragona). Les agglomérations les plus importantes sont celles de Barcelone et de Tarragone.

Géographie[edit | edit source]

Localisation[edit | edit source]

La Catalogne est entourée par la Communauté valencienne au sud, l'Aragon à l'ouest, la France au nord, l'Andorre au nord-ouest, et la mer Méditerranée à l'est. Elle couvre une superficie de 31 950 km2 (6 % de la superficie de l'Espagne) et comptait 7,5 millions d'habitants en 2010 (17 % de la population espagnole). Ses langues coofficielles sont le catalan, l'espagnol ou castillan et l'occitan (dialecte aranais en Val d'Aran).

Géologie et relief[edit | edit source]

La Pique d'Estats, sommet situé sur la frontière franco-espagnole, est le point culminant de Catalogne à 3 143 mètres d'altitude.

Hydrographie[edit | edit source]

Le bassin de l'Èbre constitue le principal système hydrographique de Catalogne.

Climat[edit | edit source]

L'église Sant Climent de Taüll, qui est située au pied des Pyrénées.
La ville de Cadaqués, une destination touristique très populaire, est située sur la côte méditerranéenne.

Le climat de la Catalogne est varié. Les zones peuplées et situées sur la côte de Tarragone, Barcelone et Gérone sont caractéristiques d'un climat méditerranéen. L'intérieur (y compris la province de Lérida et la partie intérieure de la province de Barcelone) abrite principalement un climat mi-méditerranéen mi-continental. Les pics des Pyrénées sont caractéristiques d'un climat montagnard, voire d'un climat alpin sur les plus hauts sommets.

Dans la région méditerranéenne, les étés sont secs et chauds, et la température maximale est d'environ 30 °C. L'été est la saison pluvieuse dans les vallées pyrénéennes avec de fréquentes tempêtes. L'hiver est frais ou froid selon la localisation. Il neige souvent dans les Pyrénées, y compris à basse altitude, même à proximité de la côte. Le printemps et l'automne sont généralement des saisons pluvieuses.

L'intérieur de la Catalogne est très chaud et sec en été. La température peut atteindre 35 °C, voire 40 °C. Les nuits sont plus froides que sur la côte, avec des températures de l'ordre de 14 °C à 16 °C. Le brouillard n'est pas rare dans les vallées et les plaines, il peut être particulièrement résistant et peut être accompagné par des périodes de bruine verglaçante au cours de l'hiver près de la Sègre et d'autres vallées de rivières.

Voies de communication et transports[edit | edit source]

Voies routières

Le réseau routier s'étend sur 12 000 km. La principale autoroute AP-7 est aussi connue sous le nom d'Autopista del Mediterrani. Elle suit la côte, de la frontière française à Valence, située au sud de Tarragone. Les routes principales sont généralement reliées à Barcelone. L'A-2 et l'AP-2 relient l'intérieur de la Catalogne à Madrid.

Transports ferroviaires

La Catalogne a vu la première construction de chemins de fer dans la péninsule Ibérique en 1848, avec la liaison entre Barcelone et Mataró. Compte tenu de la topographie, la plupart des lignes de chemins de fer en Catalogne sont reliées à Barcelone. L'agglomération est en outre sillonnée par de nombreuses lignes de banlieue.

Les compagnies de chemins de fer en Catalogne sont les FGC et la Renfe.

Depuis Madrid, les trains à grande vitesse appelés AVE desservent Lleida depuis 2003, Tarragone à partir de 2006 et Barcelone depuis le 20 février 2008, que l'on rejoint depuis la capitale espagnole en 2 heures 30 environ. Enfin, depuis 2013, la ligne est connectée au réseau ferré français par le biais de la LGV Perpignan - Figueras transfrontalière qui traverse les Pyrénées par un tunnel de 8 km de long sous le col du Perthus.

Transports aériens
Tour de contrôle de l'aéroport de Barcelone
Transports maritimes

Toponymie[edit | edit source]

Le nom de la Catalogne a commencé à être utilisé au XIIe siècle[5] en référence au groupe de territoires qui composaient la Marche d'Espagne, qui sont progressivement devenus indépendants des autorités franques. L'origine du terme est sujette à diverses interprétations. Une théorie suggère que Catalogne provient de l'expression « terre de châteaux »[6], ayant évolué vers le terme castlà, le dirigeant d'un château[7]. Cette théorie suggère donc que le terme castellà aurait été un synonyme.

Une autre théorie suggère que Catalogne vient de Gothia, la « terre des Goths », depuis que la Marche d'Espagne aurait été l'une des terres des Goths, ce qui aurait dérivé en Gothland et en Gothlandia[8]. Cependant, cette théorie est critiquée[9],[10]. En effet, la fin "-lunya" du nom catalan Catalunya oriente, sur le plan linguistique, vers une expression latine Gotia Longa (ou Gota lonna) = « Gothie étendue » (jusqu'à Barcelone), autrement dit « Grande Gothie » par opposition à ce qui serait la « petite Gothie » du IXe siècle connue sous le nom de Marquisat de Gothie. Cette interprétation est corroborée par la forte admiration des ancêtres goths entretenue localement pendant les IXe et Xe siècles qui ont vu l'affirmation du Comté de Barcelone.

Une autre théorie pointe la Lacetani, une tribu ibère qui vivait dans la région, et dont le nom pourrait avoir évolué en Katelans par métathèse, puis en Catalans[11].

Enfin, il n'est pas exclu que les Catalaunes (Catalauni en latin) peuple gaulois dont le nom celte cato-vell-aunos signifie les meilleurs au combat, à l'origine du nom de la ville Châlons-en-Champagne, (Catalaunum en latin), puissent y être liés.[réf. nécessaire]

Histoire[edit | edit source]

Article détaillé : Histoire de la Catalogne.
Comtés catalans du VIIIe au XIIe siècle
Partition de la Catalogne (1659).

Comté de l'empire carolingien depuis la conquête par Charlemagne (801), la Catalogne naît au IXe siècle. Sa langue, le catalan, très proche au Moyen Âge de l'occitan, se développe à partir du IXe siècle. Le « père fondateur » de la Catalogne serait Guifred le Velu, nommé comte de Barcelone en 878 au Concile de Troyes. Guifred le Velu est l'ancêtre de la dynastie de Barcelone, qui construit peu à peu l'État catalan autour du comté de Barcelone, notamment en rejetant la suzeraineté des rois francs.

En 1137, le comte de Barcelone épouse l'héritière du royaume d'Aragon. À ce moment naît la couronne d'Aragon qui développe un mode d'administration original, très décentralisé pour répondre aux fortes différences tant politiques qu'économiques et linguistiques des deux parties de la Couronne.

La Couronne d'Aragon atteint son apogée avec la conquête du royaume de Valence et le développement de son influence en Méditerranée : les souverains d'Aragon prennent possession de la Sicile, du Royaume de Naples et temporairement de la Sardaigne et de la Corse dont ils sont à l'origine du drapeau à tête de maure. Les almogavres, mercenaires catalans, vont créer un éphémère duché en Grèce. Cette expansion explique l'usage de la langue catalane de nos jours au Pays Valencien, aux Baléares et dans un bourg de Sardaigne, Alghero.

La frontière avec la France est fixée par le traité de Corbeil de 1258, après l'échec de l'intervention aragonaise lors de la Croisade des Albigeois. Le Roussillon et le nord de la Cerdagne sont alors inclus dans la Catalogne historique.

La Catalogne amorce son déclin à la disparition du roi Martin Ier d'Aragon, dernier souverain de la maison de Barcelone, mort sans héritier en 1410. Pendant trois siècles, les Catalans se rebellent à de nombreuses reprises pour défendre leurs droits face à un pouvoir castillan de plus en plus expansionniste et cherchent à échapper à l'effort militaire de l'empire espagnol.

Quatre événements se détachent :

  1. En 1410, une guerre de succession éclate. La dynastie castillane des Trastamare soutenue par le pape, l'Aragon et la Castille, s'impose.
  2. En 1462, une rébellion se produit contre Jean II d'Aragon. À cette occasion, le Roussillon et la Cerdagne sont donnés en gage au roi de France Louis XI qui les occupe militairement.
  3. En 1640 éclate la révolte des Faucheurs (Segadors). Les Catalans s'opposent au très centralisateur ministre Olivares qui veut supprimer leurs privilèges locaux pour les faire participer à l'effort de guerre. Les Catalans révoltés proclament dans un premier temps une république catalane, puis font appel à Louis XIII, proclamé comte de Barcelone. Par le traité des Pyrénées son fils Louis XIV conclut avec le roi d'Espagne une partition de la Catalogne. Le Roussillon, le Vallespir, le Conflent et le nord de la Cerdagne rejoignent le royaume de France. Els Segadors (Le chant des Faucheurs) est l'hymne officiel catalan.
  4. La guerre de Succession d'Espagne s'achève le 11 septembre 1714 par la prise de Barcelone par les troupes franco-espagnoles. La Catalogne avait choisi le camp de la maison des Habsbourg contre celle des Bourbons. Cette défaite est à l'origine de la fête nationale en Catalogne (Diada Nacional de Catalunya). La Catalogne sort brisée et soumise de cette épreuve et il faut attendre plus d'un siècle pour assister à sa renaissance.

Elle est annexée à l'Empire français par Napoléon Ier du 26 janvier 1812 au 10 mars 1814 et divisée en quatre départements. Elle s'industrialise rapidement au XIXe siècle, proclame une république catalane confédérée à l'Espagne à la suite de la victoire électorale des partis indépendantistes et obtient en échange, après négociation avec Madrid, un statut d'autonomie en 1932 qui ressuscite l'institution médiévale de la Generalitat. Ce statut est suspendu en 1939 lorsque la Catalogne se soumet aux troupes nationalistes de Franco durant la guerre d'Espagne.

Avec le retour de la démocratie, la Généralité de Catalogne (Generalitat de Catalunya) est rétablie en 1978 avec retour d'exil de son président Josep Tarradellas. Celui-ci occupe le poste en intérim jusqu'aux élections de 1980, qui voient Jordi Pujol, souverainiste catalan de centre-droit, plusieurs fois emprisonné sous la dictature franquiste, être élu président de la Généralité. Il occupe ce poste pendant six mandats consécutifs.

Politique et administration[edit | edit source]

Statut légal[edit | edit source]

Article détaillé : Communautés autonomes espagnoles.
Armes héraldiques de la Catalogne, blason de la Généralité.

La Constitution espagnole de 1978 déclare que l'Espagne est une nation indissoluble qui reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des régions qui la constituent[12]. On reconnaît à la Catalogne, comme au Pays basque et à la Galice, un statut particulier de « communauté historique ». Compte tenu de la capacité d'accéder à l'autonomie, cela a entraîné en 1979 le statut d'autonomie de la Catalogne. Dans un processus initié par l'Andalousie et achevé en 1985, les quatorze autres communautés autonomes ont obtenu leurs propres statuts d'autonomie. À partir de 2003, on enregistre une série d'amendements concernant les divers statuts d'autonomie (notamment, aux côtés de la Catalogne, ceux de l'Aragon, la Communauté valencienne, les îles Baléares et les îles Canaries).

Le statut d'autonomie de 1979 et l'actuel, approuvé en 2006, déclarent que la Catalogne, en tant que « nationalité » d'Espagne, exerce son autogouvernance comme une communauté autonome, conformément à la Constitution et au statut d'autonomie de la Catalogne, qui est un droit institutionnel de base[13].

Le préambule de 2006 sur le statut d'autonomie affirme que le Parlement a défini la Catalogne comme une nation, mais que la Constitution espagnole reconnaît la Catalogne comme une réalité nationale. Le préambule n'a pas de valeur juridique, donc le statut est le même que ce qu'il était en 1979, c'est-à-dire une communauté autonome. Bien que ce statut ait été approuvé à la fois par le Parlement catalan et par le Parlement espagnol et, plus tard, par un référendum en Catalogne[réf. nécessaire], il a été juridiquement contesté par les Communautés autonomes environnantes de l'Aragon, des îles Baléares et par la Communauté valencienne[14], ainsi que par le Partido Popular. Les objections sont fondées sur divers aspects tels que le patrimoine culturel et le principe de « solidarité entre les régions ». En novembre 2008, le tribunal constitutionnel est chargé d'évaluer la constitutionnalité des articles en cause. Le 10 juillet 2010, elle récuse les nouveaux statuts comme non conformes à la constitution sur plusieurs points tels que les notions de nation, de justice autonome et la fiscalité. Cette décision entraîne une manifestation rassemblant plus d'un million de personnes le lendemain[15]. Référendum sur l'autodétermination de la Catalogne.

Gouvernement[edit | edit source]

Depuis 2010, Artur Mas, à la tête de Convergence et Union, une coalition de deux partis de centre-droit, est le 129e président de la Généralité de Catalogne. Il a remplacé José Montilla, président de 2006 à 2010.

La Catalogne dispose de sa propre autonomie et possède des compétences dans 33 domaines. Le 3 novembre 2005, le parlement catalan a adopté le projet de loi de réforme du statut de la Catalogne, qui a ensuite été débattu devant l'assemblée parlementaire espagnole à Madrid. Après des discussions ayant montré des divisions, et une révision à la baisse négociée par le président du gouvernement espagnol et le chef du premier parti catalan, le projet a été adopté par l'assemblée et proposé aux Catalans par référendum. Malgré certains indépendantistes ayant appelé à voter non (car le projet ne reconnaissait pas la Catalogne comme nation, ne lui laissait pas la totale maîtrise des impôts, des ports et des aéroports), presque 75 % des votants l'ont accepté le 18 juin 2006. Cependant le taux de participation était légèrement inférieur à 50 %. Le nouveau statut a été en partie annulé par le tribunal constitutionnel le 10 juillet 2008 (6% des articles furent annulés ou amendés). Aux élections du 25 novembre 2012, Artur Mas est réélu dans des élections avancées, son parti CiU se proclama vainqueur mais avec une perte des voix considérable. Le nouveau gouvernement catalan declarant son intention de partir dans une ligne sécessionniste en faisant une alliance de circonstance avec ERC, parti de gauche républicaine (certaines de ces thèses plutôt proches de l'extrême gauche), contrairement à CiU de droite et chrétien-démocrate.

Article détaillé : Nationalisme catalan.

Division territoriale[edit | edit source]

Division territoriale de Catalogne.

La Catalogne est divisée aujourd'hui en trois divisions administratives : les municipalités (en catalan municipis), les comarques et les provinces (en catalan províncies), division générale de l'Espagne, mais les provinces sont actuellement en cours de remplacement par une nouvelle division régionale catalane, les vigueries.

Municipalités les plus importantes
Position Ville Comarque Population de la ville
1 Barcelone Barcelonès 1 619 337 hab.
2 L'Hospitalet de Llobregat Barcelonès 258 642 hab.
3 Badalona Barcelonès 218 886 hab.
4 Terrassa Vallès Occidental 212 724 hab.
5 Sabadell Vallès Occidental 207 338 hab.
6 Tarragona Tarragonès 140 184 hab.
7 Lleida Segrià 137 387 hab.
8 Mataró Maresme 122 905 hab.
9 Santa Coloma de Gramenet Barcelonès 120 060 hab.
10 Reus Baix Camp 106 622 hab.
11 Girona Gironès 96 236 hab.

Population et société[edit | edit source]

Démographie[edit | edit source]

La communauté autonome de Catalogne couvre une superficie de 32 114 km2 avec une population estimée à 7 539 618 habitants en janvier 2011, les immigrants en représentant 15,73 %[16]. La Catalogne est la région d'Espagne qui reçoit le plus grand nombre d’immigrants : l’arrivée d'immigrés entre 1998 et 2009 a représente 77 % de la croissance de la population de cette région durant cette période. Le tamazigh, qui est parlé dans des régions éparses du Maroc, de l'Algérie, de la Tunisie, de l’Égypte et du Mali, est la troisième langue la plus parlée en Catalogne après le catalan et l’espagnol[17].

La région urbaine de Barcelone comprend 5 529 099 personnes[16] et couvre une superficie de 2 268 km2. L'aire métropolitaine de la région urbaine comprend des villes comme L'Hospitalet de Llobregat, Badalona, Santa Coloma de Gramenet et Cornellà de Llobregat.

En dehors de Barcelone, il y a d'autres villes importantes, comme Tarragone, Lleida, Gérone.

La région métropolitaine de Tarragone comprend 811 401 personnes[16] et est la deuxième région métropolitaine de Catalogne.

Entre 1900 et 2001, la population de la Catalogne a été multipliée par 3[18]. Cette augmentation est due à l'expansion démographique en Espagne au cours des années 1960 et au début des années 1970 et aussi à l'exode rural. Cette vague de migration est arrivée dans plusieurs régions d'Espagne, en particulier l'Andalousie, l'Estrémadure et Murcie.

Enseignement[edit | edit source]

Manifestations culturelles et festivités[edit | edit source]

Les festes Majors sont les fêtes patronales des villes et villages de Catalogne. La Patum de Berga est une fête traditionnelle et populaire ayant lieu dans la ville de Berga (située au nord de Barcelone).

Santé[edit | edit source]

Sports[edit | edit source]

Le sport occupe une place toute particulière dans le cœur des Catalans, notamment le football. On peut citer le FC Barcelone[19]. Une véritable institution depuis 1899 qui occupe le célébrissime stade du Camp Nou dans le quartier de Les Corts au Nord de la ville. Le club de football est une des sections du club omnisports FC Barcelone. Celui-ci se distingue aussi en basket-ball, handball et hockey sur patins ; l'élection du président du Barça est pour les catalans aussi importante que les élections municipales à l'Ajuntament. Elle est traitée avec une campagne médiatique locale invoquant les voix des socis, les adhérents du club, nombreux parmi les habitants de Barcelone. Il existe également un deuxième club de football de haut niveau dans la ville. Il s'agit du RCD Espanyol Barcelone[20] qui a déménagé en août 2009 à Cornellà[21].

Principaux clubs sportifs[edit | edit source]

Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
FC Barcelone football Liga BBVA Camp Nou 1899
RCD Espanyol football Liga BBVA Estadi RCDE 1900
FC Barcelone basket-ball Liga ACB Palau Blaugrana 1926
Joventut Badalona basket-ball Liga ACB Pavelló Olímpic de Badalona 1930
Bàsquet Manresa basket-ball Liga ACB Pavelló Nou Congost 1931
FC Barcelone handball Liga ASOBAL Palau Blaugrana 1942
BM Granollers handball Liga ASOBAL Palau D'Esports 1942
FC Barcelone hockey sur glace Superligua Española Pista de Gel del FC Barcelona 1972
CG Puigcerdà hockey sur glace Superligua Española Palau de gel de Puigcerdà 1956

Médias[edit | edit source]

Télévision 

Televisió de Catalunya est l'organisme chargé de la diffusion des chaînes de télévision publiques en Catalogne. Elle dispose actuellement de sept chaînes, toutes en catalan: TV3 et sa déclinaison satellitaire TV3 Cat, El 33, Canal Super3, 3/24, Canal 3XL et Esport3.

La TVE (qui dispose d'un centre production en catalan à Sant Cugat del Vallès, TVE Catalunya) et les principales chaînes privées nationales (Telecinco, Antena 3, Cuatro et laSexta) sont également disponibles.

Presse écrite 
Radios 

Économie[edit | edit source]

Article détaillé : Économie de l'Espagne.
Barcelone, capitale de la Catalogne.

L'économie catalane se distingue dans le contexte espagnol par un profil industriel très marqué[22]. Elle représente environ un cinquième de l'économie espagnole. La répartition des secteurs est la suivante :

En 2007, le PIB régional de la Catalogne atteint 202 509 millions d'euros et le PIB par habitant 24 445 €[23]. Cette même année, la croissance du PIB s'élève à 3,7 %[23]. Dans le contexte de la crise financière de 2008, la Catalogne devrait subir une récession de près de 2 % de son PIB régional en 2009[24].

La Catalogne est la première destination touristique de l'Espagne. Les principales destinations touristiques de la Catalogne sont la ville de Barcelone, les plages de la Costa Brava à Gérone et la Costa Daurada de Tarragone. Dans les Pyrénées, il existe plusieurs stations de ski. Les touristes viennent essentiellement d'Espagne et du Portugal, et dans une moindre mesure du Benelux et de la France[25].

Les caisses d'épargne ont une grande implantation en Catalogne. Dix des 46 caisses d'épargne espagnoles sont catalanes. La Caixa est la première caisse d'épargne d'Europe[26]. La première banque privée d'origine catalane est Banc Sabadell, qui occupe le quatrième rang des banques privées en Espagne[27].

La Bourse de Barcelone qui représente, en 2004, près de 205 milliards d'euros d'échange, est la deuxième bourse d'Espagne après la Bourse de Madrid. Fira de Barcelona organise des congrès à caractère international sur les différents secteurs de l'économie.

La principale dépense économique pour les familles catalanes est l'achat d'une maison. Selon les données de la Société d'estimation du 31 décembre 2005, la Catalogne est, après Madrid, la deuxième communauté d'Espagne où le prix du logement est le plus cher : 3 397 euros pour un mètre carré sont payés en moyenne. Par villes, cependant, Barcelone est la ville la plus chère d'Espagne, avec un prix moyen de 3 700 euros au mètre carré[réf. nécessaire]. (Voir Bulle immobilière espagnole)

L'endettement du pays, avec 41 milliards d'euros de dette en 2012, est particulièrement élevé, la plaçant dans une situation de quasi banqueroute. En mai 2012, le président de la Catalogne, Artur Mas, envisage un possible défaut de paiement[28].

Culture et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments principaux[edit | edit source]

Les plus hauts bâtiments de Catalogne sont :

  1. Torre Collserola (Barcelone) : 288 m
  2. Les tres xemeneies (Badalona): 200 m
  3. Torre Mapfre (Barcelone) : 154 m
  4. Hôtel Arts (Barcelone) : 154 m
  5. Torre Agbar (Barcelone) : 145 m
  6. Sagrada Família (Barcelone) : 107 m pour les deux tours (torres ou campanars) centrales et 98 m pour les deux extérieures. Le projet prévoit la construction d'autres tours, dont une de 170 m.

Arts[edit | edit source]

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Les peintres catalans de renommée internationale sont Salvador Dalí, Joan Miró (d'ascendance également de Majorque) et Antoni Tàpies, tous appartenant au XXe siècle.

Plus lié à l'environnement pictural de la Catalogne, il y a aussi Pablo Picasso qui vécu son enfance à Barcelone où se forma le cubisme, avec Les demoiselles d'Avignon, entre autres.

Emblèmes[edit | edit source]

Article connexe : Blason de Catalogne.

Drapeaux[edit | edit source]

Le drapeau de la Catalogne est un symbole national catalan.
Drapeau catalan dans un atlas géographique du XVe siècle.

Les catalans respectent leurs couleurs : le sang et or. Il existe trois drapeaux de la Catalogne chacun ayant plus ou moins un sens différent :

  • Il y a le drapeau de la Catalogne officiel : "la Senyera".
  • Il existe un drapeau symbolisant l'indépendance de la Catalogne. Les catalans l'appelle l'Estelada blava dont le giron est bleu frappé d'une étoile blanche en son centre. C'est la version originale dont on fait référence dans des publications de 1918. Aujourd'hui, elle représente plus pour certains le symbole de la lutte pour l'indépendance de la Catalogne Sud et Nord (soit la région Catalunya en Espagne et également la partie catalane des Pyrénées-Orientales qui actuellement est en France). Des années 1960 à 1990 ce drapeau avait été souvent écarté au profit de l'Estelada roja durant les années où dominaient les idées socialistes et communistes dans les milieux indépendantistes. Mais elle fait un retour en force après la chute des régimes communistes en Europe de l'Est et l'intensification du processus d'intégration européenne, beaucoup de gens identifiant l'étoile blanche à un nouvel État au sein du drapeau de l'Union européenne.
  • Et aussi l'Estelada roja : elle se distingue par un giron de couleur jaune et une étoile de couleur rouge, les couleurs du drapeau et du blason des Pays catalans. L'utilisation de cette couleur avait à l'origine une connotation qui l'apparentait à la notion de défense d'un état indépendant communiste ou socialiste. Dans les dernières années, l'étoile rouge du drapeau continue à être utilisée par une partie de la gauche politique mais aussi comme un drapeau d'affirmation de l'unité des Pays catalans et de la lutte pour leur émancipation nationale.

La Moreneta, la Vierge noire de Montserrat, et d'autres faits sont attachés au personnage de Guifred le Velu, qui serait né en 852 à Rià en Conflent, considéré comme le fondateur de la Catalogne.

Histoire de la Senyera[edit | edit source]

Charles le Chauve qui, en 870, vient de lui donner les comtés d'Urgell et de Cerdagne (Cerdanya), lui demande de lui prêter main forte contre les Normands.

Dans la bataille, Guifré est atteint par une flèche. Le soir, l'empereur franc se rend dans la tente du comte catalan, allongé sur sa couche près de laquelle se trouve son bouclier, un champ d'or vierge de tout décor. Il trempe quatre doigts dans la blessure ouverte de Guifré et trace, d'un geste, les quatre barres rouge donnant ainsi à la Catalogne, ses armes d’or à quatre pals de gueules.

L'origine des armes des comtes de Barcelone est attribuée, avec plus de vraisemblance, à une proximité avec la papauté, dont les couleurs sont le rouge et le jaune. Une autre théorie voit dans le mariage de Raimond-Bérenger III de Barcelone et de Douce de Provence l’origine de l’écu aux quatre pals. C’est en effet dans la vallée du Rhône et le Piémont alpin que les écus avec décor comportant des pals sont les plus nombreux.

Les armes des comtes de Barcelone sont devenues les couleurs de la Catalogne et forment notamment son drapeau, dans lequel les pals sont devenus des bandes horizontales (fasces en termes de blason). Elles sont communément appelées les « Quatre Barres ».

D'autres régions d'Espagne utilisent ces mêmes symboles, ou les mêmes bases, notamment les "Quatre Barres", en raison de leur proximité historique (telles les îles Baléares, par exemple.

Langues[edit | edit source]

Native languages in Catalonia 2008.jpg

Originaire du territoire historique de la Catalogne, le catalan en est une des trois langues officielles et jouit d'un statut particulier depuis l'approbation du statut d'autonomie de la Catalogne de 1979, qui déclare qu'il est le langage « propre à la Catalogne »[29]. Les autres langues qui ont un statut officiel sont l'espagnol, officiel dans toute l'Espagne, et l'occitan (l'occitan gascon, parlé dans le val d'Aran, appelé localement aranais).

Sous la dictature franquiste, le catalan est, de 1939 jusque dans les années 1970, exclu du système d'éducation public et de toutes les autres institutions officielles et publiques. Il est même interdit de donner aux enfants des prénoms catalans[réf. nécessaire]. L'exode rural en provenance d'autres zones de l'Espagne réduit l'usage social de la langue dans les zones urbaines. Dans une tentative visant à inverser cette tendance, le rétablissement de l'autonomie des institutions de la Catalogne a entrepris une politique linguistique à long terme visant à accroître l'utilisation du catalan[30] et a, depuis 1983, promulgué des lois qui visent à protéger et à étendre l'usage du catalan. Certains groupes considèrent ces efforts comme une manière de décourager l'utilisation de l'espagnol[31],[32].

Aujourd'hui, le catalan est la langue principale du gouvernement autonome de Catalogne et des autres institutions publiques qui relèvent de sa juridiction, coofficielle sur le territoire à côté de l'espagnol. L'éducation publique de base est dispensée en catalan, à l'exception de trois heures par semaine consacrées au castillan. Selon l’enquête linguistique réalisée en 2008 par le gouvernement de la Catalogne, qui diffère sensiblement de celle de 2003, une majorité revendique l'espagnol comme la langue à laquelle elle s’identifie (46,5 % pour l'espagnol contre 37,2 % pour le catalan ; en 2003 les chiffres étaient de 47,5 % pour l'espagnol et 44,3 % pour le catalan ; entre-temps la part de ceux qui s’identifient autant à l’une qu’à l’autre langue a progressé, passant de 5,0 % à 8,8 %). Dans la vie quotidienne, l’usage habituel du catalan est passé de 46,0 % à 35,6 % (de 47,2 % à 45,9 % pour l’espagnol ; et de 4,7 % à 12,0 % pour l’emploi indistinct de l’une comme de l’autre). 55,0 % des citoyens ont déclaré l'espagnol comme langue maternelle, pour 31,6 % le catalan (en 2003, respectivement 56,1 % et 36,2 %), et 3,8 % déclarent deux langues maternelles (contre 2,5 % en 2003). Enfin, 94,6 % des personnes interrogées déclarent comprendre le catalan ; 78,3 %, le parler ; 81,7 %, le lire ; 61,8 % l’écrire (les chiffres pour l’espagnol sont respectivement de 99,9 %, 99,7 %, 97,4 % et 95,6 %)[33].

De même, grâce au statut d’autonomie de 1979, l’aranais (la variété d’occitan parlée en Val d'Aran) est devenu officiel et a été soumis à une sauvegarde spéciale dans le Val d’Aran. Ce petit espace de 10 295 habitants est le seul endroit où un dialecte de l’occitan a reçu un statut officiel. Depuis le 9 août 2006, avec l’entrée en vigueur du nouveau statut, l’occitan est devenu officiel dans toute la Catalogne.

Langues que les Catalans identifient comme les leurs (2008)[33]
Langue maternelle Langue d’identification Langue usuelle
Catalan 31,6 % 37,2 % 35,6 %
Castillan 55,0 % 46,5 % 45,9 %
Les deux 3,8 % 8,8 % 12,0 %
Aranais 0,1 % 0,0 % 0,0 %
Autres langues 9,5 % 7,5 % 6,5 %

Symboles[edit | edit source]

La Catalogne a ses propre symboles et signes distinctifs, tels que[34] :

  • Le drapeau de la Catalogne (en catalan : Senyera), est un symbole vexillologique, fondé sur les armoiries de la Couronne d'Aragon. Il est composé de quatre bandes rouges sur un fond doré. Il s'agit d'un symbole officiel, depuis le statut de la Catalogne obtenu en 1932. D'autres régions espagnoles utilisent des symboles proches, en raison de leur proximité historique, comme les îles Baléares, qui revendiquent clairement leur différence avec la Catalogne.
  • La Journée nationale de la Catalogne[35] est le 11 septembre, et il est communément appelé La Diada. Elle commémore le Siège de Barcelone en 1714.
  • L'hymne national de la Catalogne est Els Segadors et a été rédigé sous sa forme actuelle par Emili Guanyavents en 1899. La chanson est devenue officielle par la loi du 25 février 1993[36],[37]. Elle est basée sur les événements de 1639 et de 1640 lorsque les Catalans ont lutté pour l'indépendance contre Philippe IV durant le soulèvement de la Catalogne.
  • La Diada de Sant Jordi est largement célébrée dans toutes les villes de la Catalogne, le 23 avril. C'est un jour où, en plus de l'échange de livres et de roses, les Catalans vont arborer fièrement leur senyeres comme une manifestation de fierté nationale.
  • L'un des plus célèbres symboles internationaux de la Catalogne est l'équipe de football du club omnisports FC Barcelone. Chaque saison, il se livre à l'une des rivalités espagnoles les plus célèbres, l'El Clásico, qui oppose le FC Barcelone au Real Madrid.
  • Le mont Canigou, montagne célébrée par les poètes catalans, qui se trouve sur le territoire français (Pyrénées-Orientales).
  • Un emblème plus récent de la Catalogne est le Ase Català, l'âne catalan[38].

Culture populaire[edit | edit source]

Gegants et Capgrossos au festival de La Seu d'Urgell.

Les castells sont l'une des principales manifestations de la culture populaire catalane. L'activité consiste en la construction de tours humaines mettant en concurrence des colles castelleres (équipes). Cette pratique a pour origine la partie sud de la Catalogne au cours du XVIIe siècle.

La sardane est la danse populaire la plus caractéristique de la Catalogne.

Gastronomie[edit | edit source]

Article détaillé : Cuisine catalane.

La gastronomie catalane, comme toutes les cuisines du bassin méditerranéen, fait un usage abondant de poissons, fruits de mer, huile d'olive et légumes frais. Les spécialités sont nombreuses et incluent pa amb tomàquet (pain à la tomate), fideuà (une variante de paella où les pâtes remplacent le riz), et bien sûr la crème catalane.

Région vinicole, le vignoble catalan possède plusieurs dénominations d'origine telles que le Priorat, Montsant, Penedes et Empordà[39], et on y trouve également un mousseux, le cava[40].

La Catalogne est également reconnue au niveau international pour sa haute cuisine, avec notamment des restaurants comme El Bulli ou Can Roca qui dominent régulièrement les classements internationaux[41].

Galerie[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

  1. Devise de Notre Dame de la Real : « Le blason de Barcelone »
  2. « Espana y Cataluna »
  3. Le Parlement de Catalogne, reprenant le sentiment et la volonté des citoyens de Catalogne, a défini, de manière largement majoritaire, la Catalogne comme une nation. La Constitution espagnole, dans son deuxième article, reconnaît la réalité nationale de la Catalogne comme une nationalité. Préambule au Statut d'Autonomie de la Catalogne, approuvé le 19 juin 2006 par référendum. Le préambule n'a aucune valeur juridique. Source : original en catalan, sur gencat.net, en espagnol, sur congreso.es
  4. La Catalogne, en tant que nationalité, exerce son autogouvernement en se constituant en Communauté Autonome en vertu de la Constitution et du présent Statut, qui constitue sa norme institutionnelle basique. Article premier, du titre préliminaire du Statut d'autonomie catalan, approuvé par référendum le 19 juin 2006. Source : original en catalan, sur gencat.net, original en espagnol, sur congreso.es. Cet article, où le terme de nation s'efface au profit de celui de nationalité (reconnu par la Constitution) a pleine valeur juridique, contrairement au préambule.
  5. (en) Enciclopèdia Catalana online: Catalunya ("Geral de Cataluign, Raimundi Catalan and Arnal Catalan appear in 1107/1112") in Catalan
  6. (es) La formació de Catalunya
  7. (es) Curiositats sobre Catalunya i el català
  8. (en) Bulke, Ulrich. (1900). A History of Spain from the Earliest Times to the Death of Ferdinand the Catholic. Longman, Greens and Co. London, Royaume-Uni
  9. (fr) La Catalogne : son nom et ses limites historiques. Histoire de Roussillon.
  10. (es) « Historia del nacionalismo catalán, Volumen 1 Escrito por Maximiano García Venero », sur Google (consulté le 20 février 2010)
  11. (ca) Entrée català, -ana, Gran Diccionari de la Llengua Catalana.
  12. (es) Constitución Española, Título Preliminar
  13. (en) First article of the Statute of Autonomy of Catalunya
  14. (es) Admitidos los recursos de Aragón, Valencia y Baleares contra el Estatuto catalán. hoy.es
  15. J.Sch., « Catalogne. Manifestation monstre à Barcelone », La Dépêche,‎ 11/07/2010 (lire en ligne)
  16. a, b et c (es) « Instituto Nacional de Estadística » (consulté le 11 février 2012)
  17. http://net-lang.net//externDisplayer/displayExtern/_path_/netlang_FR_pdfedition.pdf
  18. (es) La población de España; table9, page 23
  19. (en) Site officiel du FC Barcelone
  20. (ca) Site officiel du RCD Espanyol
  21. Nouveau stade du RCD Espanyol
  22. European Structural Funds in Spain (2000-2006)
  23. a et b (en) « CIDEM » (consulté le 20 février 2010)
  24. (en) « BBVA no descarta que la economía catalana caiga un 2 % », sur Elpais (consulté le 20 février 2010)
  25. Atlas du XXIe siècle, éditions Nathan, p. 73
  26. Ranking of Savings Banks
  27. Profile of "Banc Sabadell" in Euroinvestor
  28. La faillite menace la Catalogne, Anne Cheyvialle, Le Figaro.fr, 25 mai 2012
  29. (en) Statute of Autonomy of Catalonia (Article 6)
  30. (en) Multilingualism in Spain: Sociolinguistic and Psycholinguistic Aspects of Linguistic Minority Groups
  31. (es) « Diario El Mundo, Spanish Only », sur Mugak (consulté le 20 février 2010)
  32. (es) La Generalitat quiere que los niños estudien sólo un curso en castellano Diario El Imparcial, Spanish Only
  33. a et b IDESCAT, Enquesta d'usos lingüístics de la població 2008. Les données entrecroisées 2003-2008 sont visibles à partir de la p. 171.
  34. Statute of Catalonia (Article 8)
  35. Law 1/1980 where the Parlamient of Catalonia declares that 11th of September is the National Day of Catalonia
  36. Law 1/1993 National Anthem of Catalonia
  37. Law 1/1993 in the BOE
  38. (fr) « La passion catalagne », sur Catalogne nord (consulté le 20 février 2010)
  39. Site Empordà
  40. Site Le cava
  41. « Meilleur restaurant du monde » grand prix de la tourista internationale, Périco Légasse, marianne.net, 30 avril 2013

Voir aussi[edit | edit source]

Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]

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