Catégorie:Personnalité du Cantal

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Raoul Chavialle[modifier | modifier le code]

M.G.I. Chavialle

Raoul Chavialle alors 1er soldat au 116e RAL

Naissance 21 novembre 1897

Collandres, Cantal, France

Décès 26 février 1991 (à 93 ans)
Origine France
Arme Artillerie et Service de santé des armées
Grade médecin général inspecteur
Années de service 1917 – 1959
Conflits Première Guerre mondiale,Seconde Guerre mondiale,Algérie
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur

Grand Croix de l'Ordre National du Mérite
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Croix de la Valeur militaire
Officier des Palmes Académiques

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(Louis, Jean-Baptiste) Raoul Chavialle est un médecin général inspecteur né le 21 novembre 1897 à Collandres (Cantal), décédé le26 février 1991 au Val de Grâce à Paris.

Après un primaire à l'école communale de Collandres, il poursuit sa scolarité comme pensionnaire au lycée Emile Duclaux (Aurillac -Cantal) où il obtient son baccalauréat.

Sommaire[modifier | modifier le code]

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  • 1 Première Guerre mondiale
  • 2 Entre-deux-guerres
  • 3 Seconde Guerre mondiale
    • 3.1 Campagne d'Italie
    • 3.2 Campagnes de France, d'Allemagne et d'Autriche
  • 4 École du Service de Santé des armées de Lyon
  • 5 Algérie
  • 6 Décorations
    • 6.1 Intitulés
  • 7 Notes et références
  • 8 Voir aussi
    • 8.1 Articles connexes
    • 8.2 Liens externes

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Le 8 janvier 1916 Raoul Chavialle est incorporé au 116ème Régiment d'Artillerie Lourde de Castres (Tarn).

Le 7 juin 1917 à 16 h 30, il est blessé au Bois de Beau-Marais, au nord-ouest de Pontavert1(Aisne). Il reçoit la Croix de guerre aveccitation et palme.

Le 18 juillet 1917, il est promu maréchal des logis. Et le1er mars 1918, il est nommé sous-lieutenant au feu.

Il est muté au 311e Régiment d’Artillerie Lourde et est démobilisé en septembre 1919.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Il s’inscrit à la faculté de droit du Panthéon (Paris) pour passer une licence, puis s’inscrit à la faculté de médecine de Saint Antoine (Paris). À l’issue de deux années, il s’inscrit en médecine militaire où il est admis à l’École du Service de Santé des Armées de Lyon aujourd'hui École du service de santé des armées de Lyon-Bron en décembre 1921. Il est reçu docteur en médecine en décembre 1924 après avoir soutenu une thèse intitulée Contribution à l’étude de la méningococcie à forme foudroyante : les lésions hémorragiques des capsules surrénales, le syndrome d’insuffisance surrénale suraiguë.http://www.worldcat.org/wcpa/ow/49971455 Après des stages dans différents hôpitaux du gouvernement militaire de Paris de 1924 à 1926, il est affecté au 3e régiment d’aviation de Châteauroux de 1927 à 1929 (Indre).

Puis rejoint l’École militaire d’infanterie et de chars de combat de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) de 1930 à 1934. Là, il y rencontre le général Michelin pour lequel il aura une grande admiration et qui le décore du grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur en 1932. Il est alors médecin capitaine.

Nommé médecin commandant en 1935, il quitte Saint-Maixent pour le 5e régiment d’infanterie de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour l’École supérieure d’éducation physique de Joinville-le-Pont (ancêtre de l'INSEP) (Val-de-Marne).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

En 1940, il commande l’ambulance médicale no 25, puis le groupe de santé divisionnaire no 97/7e DINA (division d'infanterie nord-africaine). Sa conduite lui vaut une citation le 2 juillet 1940 à l’ordre du régiment : « pour, dans les circonstances les plus difficiles, avoir donné un bel exemple des plus belles qualités militaires ».

Il rejoint une nouvelle affectation à l’École d’instruction sportive de Pau (Pyrénées Atlantiques) où le franchissement le 11 novembre 1942 de la zone libre le décide à poursuivre le combat2. Et à l’aide d’un passeur alpiniste chevronné, guide de haute montagne, Henri Barrio, franchit les Pyrénées par les cols de la vallée d’Aspe3. Pour donner l’exemple, c’est en uniforme, décorations pendantes qu’il franchit la frontière. Il est arrêté par la garde civile espagnole et détenu au camp de Miranda. Il en sortira grâce à l’action du consul de France à Saragosse pour rejoindre Alger.

Campagne d'Italie[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Piper-Cub

Il intègre l’Armée d’Afrique puis le Corps expéditionnaire français en Italie4. Il dirige l’hôpital de campagne no 425 en septembre 1943 (en Italie) et est nommé directeur du Service de Santé de la 4e division marocaine de montagne (4e D.M.M.) le 29 février 19445,6. Il participe à la Campagne d’Italie et à la terrible Bataille du Monte Cassino où ses innovations7 (jeeps médicales,évacuation sanitaire par Piper-Cub ou EVASAN et hôpital de campagne avancé) sauvent bien des vies et font l’admiration du général Mark Wayne Clark qui commandait alors l’armée américaine8,9,10,11.

Il est blessé en visitant les premières lignes près du Garigliano12. Il participe, avec les autres Français, à l’entrée victorieuse dans Rome et est de ceux qui sont reçus par le souverain Pontife. Le 22 septembre 1944, il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur.

Campagnes de France, d'Allemagne et d'Autriche[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Il rejoint la première armée française du général Jean de Lattre de Tassigny comme directeur du service de santé de la 4e D.M.M. Il participe aux campagnes de France, d’Allemagne, d’Autriche13,14. Il termine la Seconde Guerre mondiale avec 4 citations dont une au corps d’armée sur sa Croix de guerre.

École du Service de Santé des armées de Lyon[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Raoul Chavialle

Il est nommé médecin général le 1er août 1949 comme directeur de l’école du service de santé militaire de Lyon de 1947 à 1954 (membre consultant du comité consultatif de Santé, le 23 janvier 1948). Il participe activement à la reconstruction des bâtiments de l’École du service de santé militaire avenue Berthelot. Il instaure le parrainage des promotions, veille à la qualité des enseignements médicaux, scientifiques et militaires des futurs médecins et fait ériger un grand mat pour les couleurs dans la cour de l’École15. Il est choisi comme parrain de la promotion 2012 de l'École de Santé des Armées de Bron, dont le baptême a eu lieu le 5 octobre 201316.

Algérie[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Il est nommé directeur du service de santé de l’Afrique du Nord et de la 10erégion militaire le 8 décembre 1954 jusqu’au 15 mai 1958, puis inspecteur du service de santé de l’armée de Terre. Il passe en 2e section le 2 novembre 1959.

Décorations[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]


Intitulés[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

  • Grand Officier de la Légion d'Honneur (1959)
  • Grand Croix de l'Ordre National du Mérite (1985)
  • Croix de guerre 1914-1918 - une citation
  • Croix de guerre 1939-1945 - quatre citations dont deux au Corps d'Armée
  • Croix de la Valeur Militaire - avec étoile de vermeil
  • Officier des Palmes académiques (1957)
  • Médaille des évadés
  • Croix du Combattant
  • Médaille des Blessés Militaires
  • Médaille commémorative de la campagne d'Italie 1943-1944
  • Commandeur de l'Ordre de la Santé publique (1957)
  • Médaille d'Argent d'honneur du Service de Santé des Armées

Notes et références[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

  1. ↑ En Batterie par Lieutenant Fonsagrive,  éd. Delagrave, 1919
  2. ↑ Ma guerre par Paul-Abraham Aboulker, Odyssée d'un chirurgien 1939-1945,  éd. L'Harmatan, 2005, pages 76 et 77
  3. ↑ Ansabère, un siècle de conquêtes par Ivan et Boris Thomas,  éd. MonHelios, 2010, pages 168 à 170 et 284
  4. ↑ Le Corps Expéditionnaire Français en Italie par Paul Gaujac,  éd. Histoire & Collections, 2003, pages 153 à 159
  5. ↑ L'épopée française d'Italie 1944 par René Chambe,  éd. Flammarion, 1952, page 397
  6. ↑ Avec la 4e D.M.M. ouvrage édité le 15 octobre 1945 par des officiers et sous-officiers sur les presses Braun et Cie à Mulhouse Dornach
  7. ↑ Guerre et chirurgie - souvenirs du blessé et du chirurgien par Marcel Fevre,  éd. Segep, pages 303 et 304
  8. ↑ Journal La patrie no 123 du 27 juillet 1944, « le Piper-Cub au secours de nos blessés » Jean Lepeltier
  9. ↑ Journal Rafales no 23 du 24 août 1944, « Au secours de nos blessés, le Piper-Cub » J.L., page 7
  10. ↑ Journal Rafales no 28 du 28 septembre 1944, « La course à la vie » Annie Gacon, page 12
  11. ↑ Ma guerre par Paul-Abraham Aboulker, Odyssée d'un chirurgien 1939-1945,  éd. L'Harmatan, 2005, pages 96 et 97
  12. ↑ Le Service de Santé pendant les campagnes de la libération par le médecin général inspecteur Hugonot,  éd. Rhin et Danube, vers 1950, pages 48, 117 et 165
  13. ↑ Royal Morvan, Infanterie 1944 par Pierre Scherrer,  éd. G. Durassié et Cie, pages 298 à 301 et 386, 387
  14. ↑ Guerre et chirurgie-souvenirs du blessé et du chirurgienpar Marcel Fevre,  éd. Segep, pages 312 à 412
  15. ↑ Article Lyon Val, page 33
  16. ↑ «  » [archive], surwww.journal-officiel.gouv.fr (consulté le 12 octobre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

  • Service de santé des armées

Liens externes[modifier | modifier le code][modifier | modifier le code]

Revue de la Haute Auvergne : http://www.haute-auvergne.org/indexthemes.htm

Paysan et maître d'école d'Alexandre Andraud : http://books.google.fr/books?id=C6STNOEqlFAC&pg=PA214&lpg=PA214&dq=%22+raoul+chavialle%22&source=bl&ots=Rmc1gRrkE_&sig=IsxdkiMcDCbWzqFCzw-4Lg_cZPo&hl=fr&ei=BJvOTaXrDdSEhQet6MGKDQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBgQ6AEwADgK#v=onepage&q=%22%20raoul%20chavialle%22&f=false

Ders des ders : http://dersdesders.free.fr/france.html

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