Castellet

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Castellet

Arrière de l'église et la cabine téléphonique

Carte de localisation de Castellet
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton d'Apt
Code Insee 84033
Code postal 84400
Maire
Mandat en cours
Edmond Gentoli
2008-2014
Intercommunalité sans
Latitude
Longitude
43° 50′ 23″ Nord
         5° 28′ 44″ Est
/ 43.8397222222, 5.47888888889
Altitude 279 m (mini) – 1 120 m (maxi)
Superficie 9,84 km²
Population sans
doubles comptes
105 hab.
(2006)
Densité 11 hab./km²

Castellet est une commune française située dans le département de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le village est situé sur le flanc nord du grand Luberon, à quelques kilomètres de la sous préfecture d'Apt.

[modifier] Accès

La route départementale 48 relie le bourg à la route nationale 100 au nord et à la commune d'Auribeau à l'ouest.

[modifier] Relief

La commune est situé sur flanc nord du grand Luberon avec par conséquence la partie la plus basse situé au nord et la plus haute au sud.

[modifier] Géologie

La commune couvre une partie du nord du grand Luberon. Les premières pentes du massif du Luberon sont composées de sols du Miocène avec molasses calcaires, sables et marnes. le reste est composé de calcaires plus ou moins marneux de l’Hauterivien - Crétacé. Ces calcaires sont plutôt tendres, ce qui confère au Luberon un relief plutôt arrondi.

[modifier] Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].

Le 15 juin 1835, à 4 heures du matin, un violent séisme fit trembler la terre sur le versant sud du Luberon et fut ressentit de Castellet à Saignon.

[modifier] Climat

Mois
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 11 12 16 18 23 27 30 30 25 21 15 12 19,2
Températures minimales moyennes (°C) 3 4 6 9 13 16 19 19 16 13 7 4 10,7
Températures moyennes (°C) 7 8 11 13,5 18 21,5 24,5 24,5 21,5 17 11 8 15,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 26,7 14,6 8,2 18,3 57,0 52,3 39,1 25,6 361,1
Source : Données climatologiques d'Apt (Vaucluse) 2000-2007

La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen. Après une année 2007 caractérisé par une très faible pluviométrie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derrière l'année 1968. Quant à la moyenne des températures elle augmente de 0, 5°, l'hiver et le printemps ayant été très doux. Le temps pluvieux a affecté la durée de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[2].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures moyennes (°C) 6,9 7,7 8,7 11,9 17,2 20,5 22,7 22,4 17,9 13,8 8,3 4,6 13,6
Températures normales (°C) 5,1 6,3 8,9 11,4 15,7 19,0 22,3 22,3 18,5 13,8 8,3 5,8 13,1
Écart avec la normale (°C) + 1,8 + 1,4 - 0,2 + 0,5 + 1,5 + 1,5 + 0,4 + 0,3 - 0,6 0 - 0,2 - 1,2 + 0,5
Moyenne mensuelle de précipitations (mm) 103 43 23 126 157 38 12 29 187 122 160 202 1 202
Précipitations normales (°C) 71 56 57 79 70 49 37 53 73 101 74 69 789
Écart avec la normale (°C) + 32 - 13 - 34 + 47 + 87 - 11 - 25 - 24 + 114 + 21 + 86 + 133 + 413
Source : Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009 et station de référence météo : Apt (242m)

[modifier] Histoire

[modifier] Préhistoire et antiquité

Quelques urnes funéraires, trouvées à l’entrée du village, laissent supposer l’existence d’une petite villa gallo-romaine.

[modifier] Moyen-Âge

Au début du Moyen-Âge, ce fut un fief de la famille des Bot, apparentées à celle de dom Maïeul, le quatrième abbé de Cluny. C’est elle qui fit édifier le castellum (de Castelleto, 1158) qui donna son nom au village.

Il reste à Sainte-Croix les vestiges d’un prieuré du XIIIe siècle qui fut une dépendance de l’abbaye de Montmajour. Datant de la même époque, on remarque dans le village une maison qui a conservé sa fenêtre romane géminée. Sa colonnette centrale possède un chapiteau historié de têtes humaines et de coqs. C’est tout ce qu’a laissé debout, après son attaque de 1390, l'armée de Raymond de Turenne.

[modifier] Renaissance

Résultat, au XVe siècle, le village, qui dépendait de la viguerie d’Apt, va rester désert pendant près de quatre vingt dix ans. Sa seigneurie étant passée aux Forcalquier, Jacques, qui en hérite en 1478, passe un acte d’habitation pour repeupler le lieu avec des chefs de famille descendus d’Auvergne. En contrepartie, il exige de recevoir annuellement le huitième des grains et des raisins récoltés. Le village, par une clause testamentaire de son neveu Gaucher de Forcalquier, évêque de Gap, passe aux Castellane puis aux Brancas, en 1491.

[modifier] Époque moderne

C’est pour les Brancas que Louis XIV, en 1674, érige ce fief en baronnie. Elle est vendue, en 1753, par Louis II de Brancas à Jean d’Ailhaud, le fortuné docteur de Lourmarin.

C’est de cette période que datent, dans l’église paroissiale, les statues des saintes recouvertes de leurs coiffes provençales d’époque. Une particularité qui a pu inspirer Les Étoiles, un des contes d’Alphonse Daudet qu’il a situé à Castellet.

Le 12 août 1793 fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Article détaillé : Histoire de Vaucluse.

[modifier] Héraldique

Blason de Sault

D'azur à un pal d'argent chargé de trois tours de gueules, l'une sur l'autre et accosté de quatre pattes de lion d'or, mouvantes des flancs de l'écu, deux de chaque côté, l'une sur l'autre[3]

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2008 Edmond Gintoli
mars 2001 mars 2008 Monique Tamisier
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4]et Cassini[5])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
228 203 221 261 287 258 224 224 222
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
239 210 212 198 203 189 204 174 152
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
159 154 130 112 79 74 75 80 66
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
65 62 53 72 108 106 105 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Économie

Tout comme ses voisines, l'activité économique principale de la commune est basée sur l'agriculture.

[modifier] Historiquement

Au XVIIIe siècle, Castellet se rendit célèbre par ses faïences. Quand le Roi-Soleil eut besoin d'or et d'argent pour financer la guerre de Succession d'Espagne, il récupéra la vaisselle de sa noblesse. C'est à cette époque que le jeune faïencier César Moulin, arrivant à Apt, décide de s'installer à Castellet chez son oncle le prieur Claude Moulin.

À la demande de Claude Louis Hector de Villars, duc de Brancas, seigneur du lieu, le jeune homme crée, en 1714, la première faïencerie du Pays d'Apt. César commence par faire mouler par des ouvriers piémontais l'argenterie du duc puis diversifie son activité en réalisant des chefs d'œuvre : statuettes représentant des scènes des bergères, de chasse ou de pêche, sites et paysages animés, etc. Grâce au duc sa production devient la coqueluche de Versailles, la Cour se jetant sur ses plats, assiettes, chocolatières, services à café et à dessert, urnes et fontaines.

Sur place, quelques seigneurs voisins - et jaloux - créent aussi leur propre faïencerie en débauchant les ouvriers de César et même des membres de sa famille. Concurrencée, la fabrique de Castellet, grâce à la qualité de sa production, continue à dominer le marché pendant plus d'un siècle puisqu'elle ne ferma ses portes qu'en 1852.

Jules Courtet, qui la visita, écrivit : « On y fabrique des poteries jaunes, brunes et marbrées dont le débit est considérable ». En dehors du musée d'Apt, ces pièces sont exposées au musée d'Arbaud d'Aix-en-Provence et dans la collection François Carnot au musée de Grasse.

[modifier] Agriculture

L'on trouve la culture de céréales et d'arbres fruitiers (principalement production de cerises - industrie pour les confiseries d'Apt), ainsi que la production de miel.

La commune produit des vins AOC Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément le label Vin de pays d'Aigues[6].

[modifier] Tourisme

Comme l'ensemble des communes du nord luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

La commune semble bénéficier des services de deux campings dont un à la ferme, ainsi que de locations saisonnières et gîtes ruraux.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert, sans doute le plus important pour cette commune, qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs.[7]

[modifier] Artisanat d'art

L'on trouve sur la commune deux ateliers d'artistes (un peintre et un sculpteur) et une galerie d'exposition.

[modifier] Vie locale

La ville d'Apt, à une dizaine de kilomètres, permet l'accès aux supermarchés, grandes surfaces spécialisées, etc.

[modifier] Santé

L'hôpital le plus proche est à Apt.

[modifier] Sport

Les nombreux chemins de la commune permettent la pratique de randonnées équestres ou pédestres ainsi que la pratique du VTT.

[modifier] Lieux et monuments

  • Église Sainte Croix, XIe siècle.
  • Plusieurs maisons du XIIIe siècle.
  • Fontaine / lavoir
  • Vestiges d'une ancienne faïencerie.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  2. Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n° 191, février 2009, p. 13.
  3. Blason des Brancas. Armorial des communes du Vaucluse
  4. Castellet sur le site de l'Insee
  5. Castellet sur Cassini
  6. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  7. Voir Massif du Luberon

[modifier] Bibliographie

  • Jules Courtet, Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique du département du Vaucluse, Avignon, 1876.
  • Marcel Provence, Faïences de Castellet et d'Apt, Revue Le Dessin, Paris, 1946.
  • Constance Douillet-Weil, Les faïences du Luberon, Arts et Livres de Provence, n° 21, 1952.
  • Robert Bailly, Dictionnaire des communes du Vaucluse, Éd. A. Barthélemy, Avignon, 1986.

[modifier] Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Castellet.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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