Castelbiague

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Castelbiague
Entrée du village.
Entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Saint-Gaudens
Canton Canton de Salies-du-Salat
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Salies-du-Salat
Maire
Mandat
Pierre Braquet
2014-2020
Code postal 31160
Code commune 31114
Démographie
Gentilé Castelbiaguais, Castelbiaguaises
Population
municipale
225 hab. (2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 14″ N 0° 55′ 31″ E / 43.0372, 0.9253 ()43° 02′ 14″ Nord 0° 55′ 31″ Est / 43.0372, 0.9253 ()  
Altitude Min. 334 m – Max. 702 m
Superficie 5,84 km2
Localisation

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Castelbiague (en occitan, Castèthviague) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Castelbiaguais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Comminges sur l'Arbas à 26 km au Sud-Est de Saint-Gaudens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castelbiague
Montastruc-de-Salies Montgaillard-de-Salies Saleich
Montastruc-de-Salies Castelbiague Saleich
Montastruc-de-Salies Urau Urau

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge jusqu'au XVIe siècle, les barons d'Aspet sont les seuls seigneurs de Castelbiague. La famille de SARRIEU installée précédemment à Izaut-de-l'Hôtel va en prendre possession dès le début du XVIIe siècle.

Le 16 juillet 1600[1] est passé au château de Moncaup à Castelbiague le contrat de mariage du fils aîné de Jean de Sarrieu, d'Izaut-de-l'Hôtel, et Constance de Fauré mariés le 25 janvier 1584 [2] à Sengouagnet ; Géraud est âgé tout au plus de 15 ans et est conjoint par contrat avec Géraude de Qué, fille unique et héritière de feu François de Qué, seigneur de Moncaup très gros propriétaire à Castelbiague et Marguerite Dupac. L'épousée est au plus âgée de 7 ans, ses parents s'étant mariés le 22 novembre 1592[3]. Ce contrat ne sera insinué au parlement de Toulouse qu'en 1607, date vraisemblable du mariage religieux. La veuve convole le 1er février 1607 en secondes noces avec Corbairan de Miglos seigneur de Luzenac au comté de Foix mais dès 1604 Jean de Sarrieu s'était installé au château de Castelbiague qu'il ne quittera plus. Géraude de Qué, elle, meurt peu après son mariage, entre janvier et avril 1609, après avoir fait un testament en faveur de son mari le 22 janvier 1609[4].

Jean de Sarrieu négocie alors avec la famille de Qué le 4 juillet 1610[5] pour 15400 livres le rachat du château de Castelbiague avec 4 métairies et le moulin à 2 meules sur Larriuet. Les droits seigneuriaux de lods et ventes sur cette vente sont alors payés le 12 novembre 1610 [6]par les Sarrieu au représentant de Marguerite de Villemur St Paul qui possède la baronnie de Montastruc dont Castelbiague dépend.

Le 3 juillet 1624[7] Jean d'Ustou seigneur de Montgaillard, Couret et autres lieux vend à Jean et Géraud de Sarrieu père et fils, qui ont vendu entretemps leurs biens d'Izaut de l'Hôtel, la moitié de la seigneurie de Castelbiague avec la moitié des droits de justice haute, moyenne et basse et divers droits à Montastruc.

En mars 1639, Louis XIII décide la vente par engagement de la baronnie d'Aspet. Le 12 décembre 1642, Guy d'Encausse seigneur de Labastide près de Rieucazé, se rend acquéreur de Castelbiague qu'il cède à Guy de Sarrieu, sans doute l'autre moitié de la seigneurie. En 1667, par édit du mois d'avril, le roi Louis XIV ordonne le rachat des dix-huit paroisses engagées en 1642 et 1643, dont Castelbiague fait partie. Elles rentrèrent toutes dans le domaine royal, mais par la suite certaines furent vendues à nouveau dont Castelbiague le 27 juin 1697[8]. Pour 350 livres, la seigneurie passe donc définitivement entre les mains de la famille Sarrieu.

Les différents possesseurs seront :

  • Géraud remarié le 10 juin 1609 à Bertrande de Binos,
  • Guy de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils épouse le 2 août 1647 Jeanne de Latour Lendorthe
  • François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils épouse le 2 juin 1679 à Mancioux Françoise de Vendomois
  • François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils épouse le 6 février 1722 à Villarzel du Razès Catherine d'Hélie. La famille quitte alors Castelbiague pour s'installer au château de Martres-Tolosane.
  • Louis François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, Villarzel etc., leur fils épouse avec dispense de consanguinité du 3e au 4e degré accordée par le pape[9] Elisabeth de Portes de Pardaillan, fille d'un président du parlement de Toulouse et rend hommage pour Castelbiague au roi de France devant le parlement de Navarre en 1763[10]. Début 1767, il délègue ses pouvoirs seigneuriaux à Bertrand de Lafitte son beau-frère, idem en 1771 où il fait casser l'élection consulaire annuelle[11].

La seigneurie échoit en partage à Marie Antoinette de Sarrieu, sœur de Louis François et mariée avec Bertrand de Lafitte, elle en rend aussi hommage devant le parlement de Navarre en 1779[12]et la gardera jusqu'en 1789.

Au XVIIIe siècle la commune partage sa cure avec les localités de Castagnède et de Francazal. Le village est coupé par l'Arbas, avec des maisons et des hameaux se dispersant sur les deux rives. En 1816 les communes de Castelbiague et Francazal sont rattachées pour un temps à la mairie de Saleich, représentées respectivement par S. Bréteil et F. Couret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2001 Georges Braquet    
mars 2001 en cours Pierre Braquet    

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 225 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
401 378 348 478 557 573 545 545 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
539 486 488 450 437 444 424 377 399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
406 422 412 305 284 278 265 222 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
204 205 208 210 205 209 227 230 226
2011 - - - - - - - -
225 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • l'oratoire Saint-Sigismond (1834)
  • le château Compans (1839)
  • l'église Notre-Dame de l'Assomption (1887)
  • la Fontaine de pierre des Gaouats (1910)
  • l'ancienne scierie (1890)
  • l'église Saint-Sigismond (première moitié du XVIIe siècle)
  • le moulin de Sarrieu, sur l'Arbas à trois meules destiné à moudre le blé. Construction autorisée le 27 aout 1612 par le sénéchal réformateur des forêts de la baronnie d'Aspet et fondé avant le 30 avril 1613[15] par Jean de Sarrieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de la Haute-Garonne B ins.12 fo790 Dupuy not. Aspet
  2. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E26384 Poummyers not Toulouse, acte du 28.05.1585. Le contrat de mariage insinué à Toulouse est du 30 juillet 1583.
  3. Arch. Dép. 32 : I 1202
  4. Archives départementales de Archives départementales de la Haute-Garonne 3E21526 fo172 Borrely not. Toulouse.
  5. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E26194 fo 115 Gaillard not. Saleich.
  6. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E27854 Delepore not.
  7. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E27861 fo378 Combret not. Aspet.
  8. Archives départementales de l'Ariège B160. cite les acquisitions de 1624 et 1697.
  9. Archives départementales de Haute-Garonne 5G23 pièce 44 à 54, 20 juin 1760 dossier complet avec les 11 pièces.
  10. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques B5589 bis
  11. Archives départementales de l'Ariège B160.
  12. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques B5589 bis fo79
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. Archives départementales de Haute-Garonne 3E24861 De Maurel not. St Gaudens le 30 avril 1613.