Casmene

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

37° 04′ 40″ N 14° 49′ 53″ E / 37.0778, 14.83139

La Sicile sud-orientale et les villes au Ve siècle av. J.-C. la via Selinuntina en bleu

Casmene ou Kasmene (du grec: Κασμέναι, Kasmenai) est un colonie grecque datant du VIIe siècle av. J.-C. fondée par les Syracusains dans la région des monts Hybléens.

Casmène se situe sur le continent, sur une position stratégique pour le contrôle de Sicile centrale. La colonie est utilisée comme poste avancé militaire sur la voie de communication Selinuntina qui relie Syracuse à Selinunte.

Le site archéologique est découvert au début du XXe siècle par Paolo Orsi, à mont Casale sur le territoire de Buscemi à une altitude 830  m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Casmène est fondée par les Grecs syracusains en 644 av.J.-C..

« Akrai et Casmene ont été fondés par la Syracusains : Akrai soixante-dix ans après Syracuse, Casmene vingt ans après Akrai. Même la première colonisation de Camarina est l'œuvre des Syracusains, environ 135 ans après qu'ils fondèrent Syracuse ; Dascone et Menecolo en ont été nommés « Oikistès » »

— Thucydide, Guerre du Péloponnèse, Livre VI 5

En 553 av.J.-C. Casmène combat aux côtés de Syracuse contre Kamarina et les Sicules; des gens de Syracuse y sont exilés puis reconduits à Syracuse par Gélon (485 av.J.-C.; Dion, acostant Héracléa Minoa, y réunit des troupes contre Syracuse[1].

La colonie est abandonnée vers la fin du IVe siècle av. J.-C. suite à la décadence de Syracuse.

Au Sud de l'antique Casmene, se trouve Terravecchia et Giarratana (Jarratana), abandonnée par ses habitants suite au séisme de Val di Noto (1693).

Restes archéologiques[modifier | modifier le code]

Il reste divers tronçons de murs de la ville qui mesuraient 3 400 m ainsi que le plan de la ville composé uniquement de 38 rues parallèles de direction Nord-Sud.

Les murs d'enceinte étaient segmentés par des tours rectangulaires.

Les pièces archéologiques comportent des flèches, poignards, lances et javelots.

Des blocs de basalte restes de vieux moulis de l'époque émergent de terre.

Parmi les restes archéologiques figurent quatre habitations et un temple avec décorations polychromes qui abritait de nombreuses armes ce qui laisse penser qu'il était consacré à un dieu de la guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thucydide, La guerre du Péloponnèse (VI.5)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (it) Francesco Collura, Kasmenai. Note sull’urbanistica di una città-fortezzamore (lire en ligne)