Casino de Monte-Carlo

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Casino de Monte-Carlo
Le casino de Monte-Carlo en 2005.
Le casino de Monte-Carlo en 2005.
Présentation
Période ou style XIXème siècle
Architecte Charles Garnier.
Date de construction XIXe siècle
Propriétaire Société des bains de mer de Monaco
Destination actuelle Casino
Site web fr.casinomontecarlo.com/
Géographie
Pays Monaco Monaco
Localisation
Coordonnées 43° 44′ 21″ N 7° 25′ 42″ E / 43.739104, 7.4283886 ()43° 44′ 21″ Nord 7° 25′ 42″ Est / 43.739104, 7.4283886 ()  

Géolocalisation sur la carte : Monaco

(Voir situation sur carte : Monaco)
Casino de Monte-Carlo

Le Casino de Monte-Carlo est un prestigieux casino de style Belle-Epoque situé dans le quartier de Monte-Carlo à Monaco, sur la Côte d'Azur. L'actuel bâtiment a été conçu en 1879 par Charles Garnier (qui construisit également l'Opéra de Monte-Carlo attenant). Il fait suite au premier casino qui fut inauguré sur ce site en 1863 par le prince Charles III de Monaco et par François Blanc, fondateur de la Société des bains de mer de Monaco. Aujourd'hui, la Société des Bains de Mer, devenue Groupe Monte-Carlo SBM est toujours propriétaire et exploitant du Casino de Monte-Carlo

Situation[modifier | modifier le code]

Le casino de Monte-Carlo est situé en plein cœur de Monaco, voisin de l'hôtel de Paris Monte-Carlo sur la place du Casino à 1 km de l'héliport de Monaco et 20 km de l'aéroport de Nice par la route du bord de mer, par l'autoroute A8 ou à 7 minutes de vol par hélicoptère.

Il est entouré de jardins, possède une terrasse d'où la vue s'étend sur la Méditerranée et de Monaco à la pointe de Bordighera en Italie.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1856, le prince Charles III de Monaco autorise l'ouverture d'un casino dans sa principauté pour engendrer des ressources financières.

Le premier salon de jeux monégasque ouvre alors dans une maison du quartier de La Condamine, la villa Bellevue. Mais ces premières tentatives furent infructueuses : les concessionnaires avaient alors une mentalité de « gagne-petit » et manquant d'envergure pour leurs projets, tous avaient fait faillite. Afin de renverser la situation, le prince Charles se tourna vers l'homme qui accumulait les succès dans ce domaine et avait la fortune du casino de Homburg, François Blanc.
Pour la somme de 1,7 million de francs, et une somme annuelle de 50 000 francs plus 10 % des bénéfices nets, il obtient pour 50 ans la concession des jeux par l'Ordonnance Souveraine du 2 avril 1863.

Après une première installation infructueuse en 1862 à l’Hôtel de Russie, situé place du Palais dans le Monaco historique, Charles III fonde la Société des bains de mer (SBM) en 1863 et en confie la présidence à François Blanc. Blanc lance malgré tout son dévolu sur un lieu-dit Les Spélugues (les « Grottes »), colline alors trop déserte et isolée de Monaco pour susciter le moindre succès, pour installer son nouvel établissement.

Sur ce lieu-dit, Blanc fonde ainsi, comme le lui impose le cahier des charges, l'Hôtel de Paris en 1864, inaugure le casino en juillet 1865, de même que le somptueux jardin de la place du Casino (avec jet d'eau et palmiers), puis enfin le prestigieux Café Divan en 1868. L'achèvement du chemin de fer Nice-Vintimille cette même année, assure la prospérité de ce nouvel endroit.

Grâce à ses talents et à ses importants capitaux, François Blanc réussit en très peu de temps là où ses prédécesseurs se sont ruinés. En à peine trois ans, la luxueuse vogue est acquise, Les Spélugues laisse la place à un nouveau quartier bâti de toutes pièces voué à la villégiature et au luxe, avec ses fastueux immeubles et villas. Quartier que Charles III ne tarde pas à rebaptiser en son propre honneur en 1866 sous le nom de « Monte-Carlo » (« Mont Charles » en italien).

Le casino et la spéculation immobilière de Monte-Carlo font rapidement l'énorme fortune de la famille Blanc et de la famille princière. Charles III, de ce fait, décide d’abolir officiellement toute levée d'impôts à Monaco.

En 1878, Marie Blanc, la richissime veuve de François Blanc (décédé en 1877), demande à l'architecte Charles Garnier de construire l'Opéra de Monte-Carlo. Son chantier, qui est un véritable spectacle pour les badauds, débute en mai 1878 et dure 6 mois, quatre cents ouvriers travaillant jour et nuit grâce à des projecteurs électriques inventés par un général russe. Son inauguration se déroule le 25 janvier 1879, Sarah Bernhardt étant la première vedette à y fouler les planches de la scène et déclamer un poème[1]. Le Casino de Monte-Carlo fait ensuite l'objet de plusieurs agrandissements jusqu'en 1910, date à laquelle il prend sa forme actuelle.



À partir de décembre 1928, une crise éclate entre René Léon, l'administrateur délégué du Casino, et M. Marquet, administrateur de la Société des bains de mer de Monaco, conflit aigu dont la presse locale se fait l'écho[2].

Le casino est à l'origine de la fortune de Monaco que Charles III et ses successeurs (Albert Ier, Louis II, Rainier III et Albert II) sauront décupler en partie par des opérations de spéculation immobilières, bancaires et financières. Son chiffre d'affaires annuel ne représente aujourd'hui plus qu'une infime partie des revenus de la principauté et de la famille Grimaldi.

Grand Prix de Monaco[modifier | modifier le code]

Position du casino de Monte-Carlo au Grand Prix de Monaco

Le casino de Monte-Carlo se situe à un endroit privilégié du trajet du Grand Prix de Monaco pour les spectateurs. Il se situe juste à l'entrée de la place du Casino sur laquelle il a une vue panoramique.

Films tournés au casino de Monte-Carlo[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Le père de Léo Ferré (Joseph Ferré) fut le directeur du personnel de la Société des Bains de Mer, propriétaire du Casino de Monte-Carlo

Galerie photo[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martine Mari, L'Opéra de Monte-Carlo, 1879-1990, Champion,‎ 1991
  2. Voir le long article dans Le Petit Niçois 1er janvier 1929.