Casimir Pulaski

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Casimir Pulaski
Portait par Jan Styka.
Portait par Jan Styka.

Surnom le père de la cavalerie américaine
Naissance 4 mars 1745
Varsovie
Décès 11 octobre 1779 (à 34 ans)
Savannah
Mort au combat
Origine Polonais
Allégeance Chorągiew królewska króla Zygmunta III Wazy.svg République des Deux Nations
Drapeau des États-Unis États-Unis
Grade Brigadier-général
Conflits Confédération de Bar
Guerre d'indépendance américaine
Faits d'armes Bataille de Brandywine
Bataille de Germantown
Bataille de White Marsh
Siège de Charleston
Siège de Savannah
Hommages

Casimir Pulaski ou, en polonais, Kazimierz Pułaski, né le 4 mars 1745 à Varsovie, mort le 11 octobre 1779 à Savannah lors du siège de cette ville, est un officier et un homme politique polonais qui a joué un rôle important au service des insurgés américains.

Il est souvent qualifié de « le père de la cavalerie américaine ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse

Il est le fils du staroste Joseph Pulaski. Il fait des études dans un collège de l'ordre des Théatins.

En 1762 il devient page dans la maison de Carl Christian Joseph de Saxe, duc de Courlande (actuelle Lettonie). Suite à l'occupation de cette région par les troupes russes, il revient en 1764 à Varsovie et prend part à l'élection de Stanislas Auguste Poniatowski comme roi de Pologne.

La Confédération de Bar (1768-1772)

Le 29 février 1768, il est l'un des fondateurs de la Confédération de Bar, coalition nobiliaire opposée à Stanislas, considéré comme trop proche de la Russie. Assiégé dans le monastère de Berdytchiv, il est capturé mais libéré sous condition de ne pas retourner en Pologne. Ne se considérant pas comme lié par ce serment, il retourne au combat ; de nouveau assiégé dans la forteresse d'Okopy Swietej Trojcy (« rempart de la sainte trinité ») près de Borchtchiv et de Zbaraj, il réussit à briser le siège pour se réfugier dans l'empire ottoman, avant de revenir en Lituanie.

Du 10 septembre 1770 au 9 janvier 1771, il défend avec succès le monastère de la ville de Jasna Góra contre les troupes russes. Après l'effondrement de la Confédération de Bar, il est condamné à mort par contumace pour une tentative d'enlèvement du roi de Pologne. Aucun pays européen ne voulant l'accueillir, il fuit brièvement en Turquie puis en France, où il est recruté par La Fayette pour aller combattre en Amérique.

La guerre d'indépendance américaine

Lors de la bataille de Brandywine, il est le garde du corps de George Washington et lui sauve la vie (11 septembre 1777) ; il est nommé général de la cavalerie américaine le 15.

Le Congrès l'autorise à organiser le recrutement d'unités de cavalerie et d'infanterie légère sous le nom de « légion de Pulaski » (350 hommes de Baltimore). L'argent du Congrès venant à manquer, il finance l'équipement sur ses deniers personnels[1].

Il meurt lors du siège de Savannah en commandant les cavaleries française et américaine. Il existe une controverse sur le lieu de son inhumation, certains le disant inhumé en mer lors de son transport par le brigantin Wasp après deux jours d'agonie, alors qu'il est selon d'autres enterré dans la plantation Greenwich près de Savannah[2].

Hommage[modifier | modifier le code]

En 2009, il a été fait citoyen d'honneur des États-Unis d'Amérique, un honneur qui n'avait été accordé auparavant qu'à six reprises dans l'histoire américaine.


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Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stanley Seidner, In Quest of a Cultural Identity: An Inquiry for the Polish Community, New York, Columbia University, 1976, consulté le 14-10-2009
  2. Cf. « U.S. Senate Passes Resolution Granting Honorary Posthumous Citizenship to Casimir Pulaski » sur le site de l'ambassade de Pologne à Washington.