Case-Pilote
| Case-Pilote | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Martinique |
| Département | Martinique |
| Arrondissement | Saint-Pierre |
| Canton | Case-Pilote-Bellefontaine |
| Code commune | 97205 |
| Code postal | 97222 |
| Maire Mandat en cours |
Ralph Monplaisir 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Nord Martinique |
| Démographie | |
| Population | 4 461 hab. (2007) |
| Densité | 242 hab./km2 |
| Gentilé | Pilotins du nord |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 915 m |
| Superficie | 18,44 km2 |
Case-Pilote est une commune française, située dans le département de la Martinique et la région Martinique. Ses habitants sont appelés les pilotins du nord (ou Case-Pilotins).
Sommaire |
[modifier] Géographie
Ville de la côte caraïbe de la Martinique, Case-Pilote est disposée au Nord de Fort-de-France. La commune se situe à environ 12 km de Fort-de-France.
[modifier] Toponymie
Son nom lui vient d'un chef caraïbe qui avait, par le passé, établi sa résidence sur ce territoire. Les Français l'avaient nommé Pilote.
[modifier] Histoire
Cette commune est l'une des plus anciennes de l'île. Lors de la distribution des concessions, à l'arrivée des Français à la Martinique, Case-Pilote fut attribuée à l'un des lieutenants de Pierre Belain d'Esnambuc répondant au nom de Lestiboudois de la Vallée. C'est à lui que Jean Dupont, premier gouverneur de l'île avait confié l'administration provisoire de la colonie. Lestiboudois de la Vallée donna le terrain nécessaire pour la construction des édifice religieux et entre 1640 et 1645 la paroisse fut créée. Il y fut édifié une modeste chapelle puis une église. Cette église qui a plusieurs fois été reconstruite vit R. P. Robillard y installer un baptistère qui aujourd'hui fait l'admiration des visiteurs.
C'est à Case-Pilote qu'eut lieu l'incident stupide qui fut la cause indirecte de la mort de Jacques Dyel du Parquet. Comme l'entretien d'une flottille de garde-côtes, dont le maintien était indispensable pour tenir en respect les Caraïbes, lui coûtait beaucoup d'argent, le gouverneur avait demandé aux habitants de l'île de cotiser pour faire face à pas moins de la moitié des dépenses. Certains colons avaient trouvé cette mesure inopportune. Ainsi, un jour où du Parquet s'était rendu à Case-Pilote avec sa femme, invité à un baptême par Lestiboudois de la Vallé, capitaine de milice de la ville, un colon du nom de Bourlet, qui donna son nom à une propriété environnante (Fond Bourlet), vint à sa rencontre avec deux cents hommes armés et, s'étant approché du gouverneur, il lui déclara, sur un ton très irrespectueux, que ni lui ni ses amis ne paieraient la contribution en cause. Outré de tant d'audace, du Parquet porta la main à son épée, mais relevant d'une récente crise de goutte, il n'eut même pas la force d'ôter l'arme de son fourreau. Deux jours plus tard, il s'alita pour ne plus se relever.
Le 16 janvier 1762, les Anglais débarquent à Case-Pilote et l'incendient. Les Colons se réfugient dans le fort.
En 1778, La Batterie de tir de Case Pilote se voit dotée de 3 canons. Plus tard, ce lieu deviendra le quartier appelé La Batterie'.
En 1792, le curé de Case-Pilote, l'abbé Cairety annonce que des soldats du Fort Royal viennent en direction de Case-Pilote ; les anglais sont repoussés hors de Case-Pilote.
En 1837, Case-Pilote devient officiellement une commune par décret.
Le 11 janvier 1839, aux environs de 6h00, Un grand tremblement de terre détruit en partie l'église de la commune ainsi qu'une grande partie du bourg.
En 1890, le frère de Victor Sévère, Jules Sévère devient le maire de Case-Pilote.
En 1922, la distillerie Maniba se change en sucrerie pour faire face à la loi contingent qui limitait le nombre de litres de rhum qui devait être exporté.
C'est en 1925 que Saint-Just Orville devient maire de Case-Pilote. Trois ans plus tard, il fait réparer l'église de Case-Pilote.
En 1980, l'usine à sucre de Maniba ferme ses portes.
En 1990, le clocher de l'église est restauré.
Aujourd'hui Case-Pilote est une petite commune dont les revenus sont tirés essentiellement de la pêche et de sa taxe d'habitation (l'une des plus élevées de l'île).
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1840 | 1875 | Charles de Percin | ... | ... |
| 1875 | 1890 | Pierre Monnerville | ... | ... |
| 1890 | 1925 | Jules Sévère | ... | ... |
| 1925 | 1944 | Saint-Just Orville | ... | ... |
| 1944 | 1959 | Paul Monnerville | ... | ... |
| 1959 | 1965 | Roger Sarotte | ... | ... |
| 1965 | 1983 | Roger Lise | ... | Sénateur Conseiller général |
| 1983 | 1995 | Frantz Berose | ... | ... |
| 1995 | 2001 | Aristide Varsier | ... | ... |
| 2001 | 2002 | Auguste Armet | ... | ... |
| 2002 | 2008 | Augustin Bonbois | FMP | ... |
| mars 2008 | en cours | Ralph Monplaisir | DVD puis PCD | ... |
[modifier] Démographie
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Victor Sévère (1867-1957), homme politique
- Gérard Janvion, ancien footballeur professionnel de l'AS Saint-Etienne et de l'équipe de France
[modifier] Économie
Le taux de chômage, en 1999, pour la commune fut de 24,2 %.
[modifier] Lieux et monuments
- Église du XVIIe siècle (plus vieille église de l'île)
- Fontaine de la place Gaston Monerville.
[modifier] Sports
Equipement sportif :
- Stade Omer Kromwell
Clubs sportifs :
- CS Case-Pilote, football (ancien club de Gérard Janvion)
- MJC de Case-Pilote, basket ball
[modifier] Notes et références
- Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur INSEE. Consulté le 23 mars 2010
- Résultats du recensement de la population - 2006 - Case-Pilote sur INSEE. Consulté le 23 mars 2010
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Auguste Joyau, La Martinique Carrefour du Monde Carïbe