Case-Pilote

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Case-Pilote
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique
Arrondissement Saint-Pierre
Canton Case-Pilote-Bellefontaine
Intercommunalité Communauté de communes du Nord Martinique
Maire
Mandat
Ralph Monplaisir
2008-2014
Code postal 97222
Code commune 97205
Démographie
Gentilé Pilotins du nord
Population
municipale
4 490 hab. (2009)
Densité 243 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 38′ 34″ N 61° 08′ 19″ O / 14.642778, -61.138611 / 14.642778; -61.13861114° 38′ 34″ Nord 61° 08′ 19″ Ouest / 14.642778, -61.138611 / 14.642778; -61.138611  
Altitude Min. 0 m – Max. 915 m
Superficie 18,44 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Martinique

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Case-Pilote

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Case-Pilote

Case-Pilote est une commune française, située dans le département de la Martinique et la région Martinique. Ses habitants sont appelés les pilotins du nord (ou Case-Pilotins).

Sommaire

Géographie[modifier]

Ville de la côte caraïbe de la Martinique, Case-Pilote est disposée au nord de Fort-de-France. La commune se situe à environ 12 km de Fort-de-France.

Toponymie[modifier]

Son nom lui vient d'un chef caraïbe qui avait, par le passé, établi sa résidence sur ce territoire. Les Français l'avaient nommé Pilote.

Histoire[modifier]

Cette commune est l'une des plus anciennes de l'île. Lors de la distribution des concessions, à l'arrivée des Français à la Martinique, Case-Pilote fut attribuée à l'un des lieutenants de Pierre Belain d'Esnambuc répondant au nom de Lestiboudois de la Vallée. C'est à lui que Jean Dupont, premier gouverneur de l'île avait confié l'administration provisoire de la colonie. Lestiboudois de la Vallée donna le terrain nécessaire pour la construction des édifice religieux et entre 1640 et 1645 la paroisse fut créée. Il y fut édifié une modeste chapelle puis une église. Cette église qui a plusieurs fois été reconstruite vit R. P. Robillard y installer un baptistère qui aujourd'hui fait l'admiration des visiteurs.

C'est à Case-Pilote qu'eut lieu l'incident stupide qui fut la cause indirecte de la mort de Jacques Dyel du Parquet. Comme l'entretien d'une flottille de garde-côtes, dont le maintien était indispensable pour tenir en respect les Caraïbes, lui coûtait beaucoup d'argent, le gouverneur avait demandé aux habitants de l'île de cotiser pour faire face à pas moins de la moitié des dépenses. Certains colons avaient trouvé cette mesure inopportune. Ainsi, un jour où du Parquet s'était rendu à Case-Pilote avec sa femme, invité à un baptême par Lestiboudois de la Vallé, capitaine de milice de la ville, un colon du nom de Bourlet, qui donna son nom à une propriété environnante (Fond Bourlet), vint à sa rencontre avec deux cents hommes armés et, s'étant approché du gouverneur, il lui déclara, sur un ton très irrespectueux, que ni lui ni ses amis ne paieraient la contribution en cause. Outré de tant d'audace, du Parquet porta la main à son épée, mais relevant d'une récente crise de goutte, il n'eut même pas la force d'ôter l'arme de son fourreau. Deux jours plus tard, il s'alita pour ne plus se relever.

Le 16 janvier 1762, les Anglais débarquent à Case-Pilote et l'incendient. Les Colons se réfugient dans le fort.

En 1778, La Batterie de tir de Case Pilote se voit dotée de 3 canons. Plus tard, ce lieu deviendra le quartier appelé La Batterie'.

En 1792, le curé de Case-Pilote, l'abbé Cairety annonce que des soldats du Fort Royal viennent en direction de Case-Pilote ; les anglais sont repoussés hors de Case-Pilote.

En 1837, Case-Pilote devient officiellement une commune par décret.

Le 11 janvier 1839, aux environs de 6h00, Un grand tremblement de terre détruit en partie l'église de la commune ainsi qu'une grande partie du bourg.

En 1890, le frère de Victor Sévère, Jules Sévère devient le maire de Case-Pilote.

En 1922, la distillerie Maniba se change en sucrerie pour faire face à la loi contingent qui limitait le nombre de litres de rhum qui devait être exporté.

C'est en 1925 que Saint-Just Orville devient maire de Case-Pilote. Trois ans plus tard, il fait réparer l'église de Case-Pilote.

En 1980, l'usine à sucre de Maniba ferme ses portes.

En 1990, le clocher de l'église est restauré.

Aujourd'hui Case-Pilote est une petite commune dont les revenus sont tirés essentiellement de la pêche et de sa taxe d'habitation (l'une des plus élevées de l'île).

Administration[modifier]

Liste des maires successifs de Case-Pilote
Période Identité Étiquette Qualité
1840 1875 Charles de Percin    
1875 1890 Pierre Monnerville    
1890 1925 Jules Sévère    
1925 1944 Saint-Just Orville    
1944 1959 Paul Monnerville    
1959 1965 Roger Sarotte    
1965 1983 Roger Lise DVD puis UDF Conseiller général (1970-1994)
Sénateur (1977-1995)
1983 1995 Frantz Berose    
1995 2001 Aristide Varsier    
2001 2002 Auguste Armet    
2002 2008 Augustin Bonbois FMP  
mars 2008 en cours Ralph Monplaisir DVD puis PCD  

Démographie[modifier]

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Case-Pilote, cela correspond à 2006, 2011[1], etc. Les autres dates de « recensements » (2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution démographique
1967 1974 1982 1990 1999 2006 2009 - -
1 709 1 775 2 016 3 650 4 046 4 408 4 490 - -
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
Source : Insee : 1967-1999[2], 2006[3], 2009[4]

Personnalités liées à la commune[modifier]

  • Gérard Janvion, ancien footballeur professionnel de l'AS Saint-Etienne et de l'équipe de France

Économie[modifier]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune fut de 24,2 %.

Lieux et monuments[modifier]

L'église
  • Église du XVIIe siècle (plus vieille église de l'île)
  • Fontaine de la place Gaston Monerville.

Sports[modifier]

Équipement sportif :

  • Stade Omer Kromwell.

Clubs sportifs :

  • CS Case-Pilote, football (ancien club de Gérard Janvion) ;
  • MJC de Case-Pilote, basket-ball ;
  • Club Subaquatique de Case-Pilote (CSCP), plongée sous-marine.

Notes et références[modifier]

  1. Calendrier de recensement, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.
  2. Évolution et structure de la population, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.
  3. Populations légales 2006 des communes du département, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.
  4. Populations légales 2009 des communes du département, sur Insee. Consulté le 27 mai 2012.

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Auguste Joyau, La Martinique Carrefour du Monde Carïbe

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]