Casablanca

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Casablanca / ⴰⵏⴼⴰ / الدار البيضاء
Anfa / أنفا
Blason de Casablanca / ⴰⵏⴼⴰ / الدار البيضاء
Héraldique
Image illustrative de l'article Casablanca
Administration
Pays Maroc Maroc
Région Grand Casablanca
Préfecture Casablanca
Maire Mohammed Sajid (UC) (depuis 2003, réélu en 2009)
Code postal 20000, 20100, 20200, 20300, 20400, 20500, 20600
Démographie
Gentilé Casablancais(e)
Bidawas
Casaouis
Population 2 946 440 hab. (2004)
Densité 7 633 hab./km2
Population de l'agglomération 4 055 807 hab. (2012[réf. nécessaire])
Densité 2 511 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 34′ 42.44″ N 7° 36′ 23.89″ O / 33.5784556, -7.6066361 ()33° 34′ 42.44″ Nord 7° 36′ 23.89″ Ouest / 33.5784556, -7.6066361 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 130 m
Superficie 386 km2
Superficie de l'agglomération 1 615 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Mosquée Hassan II, Quartier des Habous, Morocco Mall
Information Ville la plus peuplée du Maroc et, intramuros, du Maghreb
Localisation

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Casablanca / ⴰⵏⴼⴰ / الدار البيضاء

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Casablanca / ⴰⵏⴼⴰ / الدار البيضاء
Liens
Site web Site officiel

Casablanca (en amazigh: ⴰⵏⴼⴰ, Anfa[1] ou Akhame Tamellalt ; en arabe : الدار البيضاء, ad-Dar al-Baïdaa, ; ou Casa, diminutif de Casablanca, qui veut dire "maison blanche" en espagnol), localement appelée Anfa ("colline" en amazigh), est une ville du Maroc, chef-lieu de la région du Grand Casablanca et capitale économique du pays, située sur la côte atlantique, à environ 80 km au sud de Rabat, la capitale administrative.

Sur le plan administratif, son territoire (à distinguer de celui de l’agglomération casablancaise incluant sa banlieue) d'une superficie de 386,14 km2[2],[3] correspond à celui de la préfecture de Casablanca qui, depuis le retour au principe de l'unité de la ville en 2002[4], est composée d'une part de la municipalité de Casablanca, divisée en 16 arrondissements répartis dans 8 préfectures d'arrondissement(s) ; d'autre part de la minuscule municipalité du Méchouar de Casablanca placée en son centre et où siège un palais royal. Lors du dernier recensement de 2004, sa population était de 2 949 805 habitants[5] (2 946 440 pour la municipalité de Casablanca et 3 365 pour celle du Méchouar de Casablanca[6]).

Rendue légendaire par le film Casablanca (1942), la ville possède un patrimoine architectural moderne important, dû à la diversité architecturale qu'elle a connue pendant le XXe siècle, où elle était alors le « laboratoire de la modernité »[7] d'une nouvelle génération d'architectes qui débarquaient directement des bancs de l'École des beaux-arts de Paris.

Casablanca possède l'une des plus grandes mosquée de la planète et la plus importante en taille du Maghreb, la Mosquée Hassan II, véritable symbole de la ville, dont le minaret est le plus haut du monde.

Les habitants de la ville se nomment البيضاويين "Al bidawiyine" en arabe, en dialecte marocain Casawiyine ou Casawa, et "les Casablancais" en français.


Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation géographique[modifier | modifier le code]

Casablanca est localisée sur la plaine de la Chaouia, région historiquement agricole et à ce jour l'un des principaux pôles de l'activité agricole du pays[8]. Sa position sur la côte atlantique lui permet l'accès aux ressources maritimes (principalement relatives à la pêche). La seule étendue forestière avoisinant la ville est celle de Bouskoura, qui fut plantée au XXe siècle et qui se compose principalement d'Eucalyptus, de Pins et de Palmiers.

Relief, géologie ou hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Vue sur la corniche casablancaise
Coucher de soleil à Casablanca

Casablanca possède un climat méditerranéen à forte tendance océanique qui est particulièrement agréable. Sa localisation en bordure de l'Océan Atlantique lui confère des hivers doux et relativement humides, ainsi que des étés modérément chauds mais sans précipitations. La température moyenne annuelle y est de 18,88 °C, et le cumul annuel des précipitations s'élève à 426,1 mm.

Pendant l'hiver, le gel est quasiment absent : la température la plus basse jamais enregistrée est de -2,7 °C [9]. L'été, les températures sont généralement agréables lorsque le vent souffle de la mer. En revanche, lors des épisodes de vent de terre (équivalent Marocain du Sirocco), la ville peut enregistrer des températures caniculaires pendant quelques jours. Ainsi, la température maximale enregistrée est de 40,5 °C [9]. Enfin, la ville enregistre de forts écarts de températures que l'on peut observer en été entre les quartiers de bord de mer (tempérés par l'océan), et les quartiers périphériques, plus chauds car moins exposés aux brises marines.

Relevé météorologique de Casablanca
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 8,4 9,1 10 11,8 14,2 17,4 19,5 20,1 18,2 15,2 12 9,5 13,61
Température maximale moyenne (°C) 17,1 17,9 19,2 20,5 22,2 24 25,9 26,3 25,5 23,7 20,6 18,3 21,25
Précipitations (mm) 62,2 59 50,7 40,2 18,8 5,8 0,7 0,4 4,9 31,1 74,4 77,6 426,1
Source : Hong Kong Observatory[10]


Transports[modifier | modifier le code]

En tant que centre économique du Maroc, Casablanca constitue un nœud de transport majeur pour l'ensemble du pays, voire de la partie nord du continent africain.

Aéroports[modifier | modifier le code]

Casablanca est desservie par l'aéroport le plus important du Maghreb, l'aéroport Mohammed V, situé à environ 15 km au sud de la ville. Il est desservi par plus de 50 compagnies aériennes régulières qui le relient à plus de 80 destinations. En 2012, il a traité environ 7,2 millions de passagers et plus de 50 000 tonnes de fret[11]. Il constitue le hub des compagnies aériennes marocaines Royal Air Maroc et Air Arabia.

Casablanca dispose d'un deuxième aéroport, l'aéroport Casablanca-Tit Mellil, réservée à des vols privés et régionaux exclusivement. L'ancien aéroport de Casablanca-Anfa est définitivement fermé à toute circulation et déclassé depuis 2007. Son vaste terrain de 350 hectares fait l'objet d'un projet d'aménagement urbain majeur[12].

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

Casablanca est particulièrement bien connectée au réseau marocain de chemins de fer de l'ONCF, permettant de rejoindre les principales villes du pays sans correspondance. La ville dispose de deux gares principales, Casa-Voyageurs et Casa-Port. Ces deux gares enregistrent un trafic voyageurs d'environ 8 millions de passagers par an[réf. nécessaire]. La ville dispose d'ailleurs de plusieurs autres petites gares, en général desservies seulement par des trains de banlieue ou des trains régionaux et desservant des quartiers particuliers.

Casablanca est notamment desservie par les trains navettes rapides (TNR), un réseau de type RER qui constitue le service ferroviaire régional de référence de l'ONCF et qui, après un fort succès sur la relation Casa-Port - Rabat (puis son prolongement à Kénitra) a été progressivement étendue à d'autres liaisons.

Avec l'ouverture de la LGV Tanger-Casablanca, prévue à l'horizon 2015, la gare de Casa-Voyageurs sera le terminus des trains à grande vitesse en provenance de Tanger (temps de parcours estimé à 2h10)[13]. Dans une phase ultérieure du projet marocain de grande vitesse et un prolongement de la LGV au sud de Kénitra, une nouvelle gare Casa Sud pourrait voir le jour dans le quartier d'Anfa[réf. nécessaire].

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Casablanca est dotée d'une voie rapide urbaine d'une longueur de 22 km qui dessert la ville sur un axe est-ouest, ainsi que d'une autoroute de contournement d'une longueur de 33,5 km qui donne naissance à trois axes majeurs du pays : l'autoroute A3 reliant Casablanca à Rabat, l'autoroute A5 reliant la ville à El Jadida et l'autoroute A7 reliant Casablanca à Agadir en passant par Marrakech. La ville constitue ainsi le nœud autoroutier le plus important du pays.

Durées des trajets par autoroute[modifier | modifier le code]
Trajet Durée
Casablanca - Rabat 0h50
Casablanca - Beni Mellal 2h00
Casablanca - Marrakech 2h20
Casablanca - Fès 2h30
Casablanca - Tanger 3h00
Casablanca - Agadir 4h30
Casablanca - Oujda 5h30

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Tramway[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Tramway de Casablanca.
Tramway de Casablanca
Une rame du tramway de Casablanca, place des Nations Unies

Mise en service le , après seulement deux ans de travaux, la première ligne du tramway de Casablanca relie Sidi Moumen à l'est avec Aïn Diab et le quartier des Facultés à l'ouest, en passant par le centre-ville. Il s'agit d'une ligne en fourche avec une longueur de 31 km et 48 stations au total. À horizon 2015, 250 000 voyageurs quotidiens sont attendus.

La première ligne de tramway n'a pas été pensée comme un simple moyen de transport, mais a été accompagnée d'une ambition urbanistique avec notamment un traitement de la voirie et des aménagements urbains de l'ensemble des zones traversées, la réhabilitation de bâtiments et la « piétonisation » de plusieurs voies dans le centre-ville.

Taxis[modifier | modifier le code]
Parking de stationnement de « petits taxis ».

Compte tenu de l'absence de moyen de transport de masse, les taxis jouent un rôle majeur pour la mobilité dans l'agglomération casablancaise. Le parc de taxis comprend près de 15 000 véhicules au total, qui transportent près de 1,2 million de personnes par jour[14].

On distingue deux types de taxis :

  • les « taxis rouges », appelés aussi « petits taxis » : ils sont utilisés comme moyen de transport pour les déplacements à l'intérieur du périmètre urbain. Ils acceptent jusqu'à trois passagers à la fois. Ce sont les seuls munis d'un compteur et le prix minimal d’un déplacement est de 7,50 Dhs la journée et 10 Dhs le soir (après 20h). Les taxis rouges circulent en permanence dans la ville et forment une grande partie de l'ensemble du trafic casablancais ;
  • les « taxis blancs », appelés aussi « grands taxis » : il s'agit généralement de vieilles Mercedes de plus de 30 ans, qui circulent sur des lignes fixes reliant très souvent le centre ville aux zones périphériques. Ils ont une capacité d'accueil de 6 passagers, en plus du chauffeur (soit 7), cette capacité étant permise par l'installation d'un siège entre le conducteur et le passager. Certains « grands taxis » (de couleur blanche ou vert-pistache) font des trajets interurbains.
Bus[modifier | modifier le code]
Article détaillé : M'dina Bus.

Quartiers[modifier | modifier le code]

Les noms des quartiers suivants (hérités de la période du protectorat) ne sont pas officialisés de nos jours mais apparaissent encore sur des plans de ville publiés et vendus comme ceux des renseignements téléphoniques et postaux (pages jaunes et blanches notamment). À ce titre, leurs présences dans cet article peuvent paraître justifiées.

Boulevard El Massira amenant vers le quartier Maârif
Vue sur le quartier Mâarif
Vue sur le boulevard du Lido, dans le quartier d'Anfa
Vue sur le quartier 2-Mars
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  • Quartier du Méchouar[15] (qui correspond à la municipalité nommée Méchouar de Casablanca)
  • Quartier Anfa
  • Quartier Maârif
  • Quartier Bourgogne
  • Quartier Aïn Diab
  • Quartier Sidi Bernoussi
  • Quartier Lahraouiyne
  • Quartier Sidi Moumen
  • Quartier des Roches noires
  • Quartier Belvédère
  • Quartier Aïn Sebaâ
  • Quartier Hay Mohammadi
  • Quartier Mabrouka
  • Quartier Derb Sultan
  • Quartier Mers Sultan
  • Quartier de l'ancienne médina (Medina al Kdima)
  • Quartier Hay El Hassani
  • Quartier Californie
  • Quartier Derb Ghallef
  • Quartier Al Krouia
  • Quartier Ghandi
  • Quartier Souart
  • Quartier Palmier
  • Quartier 2-Mars
  • Quartier Bournazel
  • Quartier Lissasfa
  • Quartier El Rahma
  • Quartier Sidi Othmane
  • Quartier Sbata
  • Quartier Aïn Chok
  • Quartier Salmia
  • Quartier Sidi Maârouf
  • Quartier Bouskoura
  • Quartier Mdiouna
  • Quartier Sbit
  • Quartier Ain Harrouda
  • Quartier Polo
  • Quartier Oasis
  • Quartier Missimi
  • Quartier El Hana
  • Quartier Ennassim
  • Quartier Hay Swaret
  • Quartier El Oulfa
  • Quartier El Hank avec son phare et ses anciennes batteries côtières.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Urbanisme à Casablanca.
Vue sur la vieille ville
Porte de la médina.

Casablanca s'est développée à partir de la médina et du premier bassin du port, essentiellement à partir de 1920. C'est l'urbaniste Henri Prost qui en a dessiné les premières extensions entre les années 1917 et 1922. Dans les années 1950, l'urbaniste Michel Écochard a dessiné un nouveau plan d'extension et d'organisation de la ville.

La médina constitue le cœur historique de la ville. Elle est entourée d’une muraille et de plusieurs portes dont la plus connue, la porte de Marrakech. Le café de La Sqala surplombe l'entrée du port. C'était à l'origine un point fortifié portugais dans la muraille.

À l'est de la médina se déploie le quartier Art déco qui fut le quartier européen de la ville sous le protectorat français. Il abrite plusieurs compositions monumentales qui donnent un cachet particulier à la ville : la place administrative, le parc de la ligue arabe, les larges boulevards plantés de palmiers, etc.

À l'ouest de la médina, on trouve le quartier prisé Bourgogne et, en bord de mer, la grande mosquée Hassan II et des remblais destinés à être bientôt construits. Un peu plus loin, la corniche, ses restaurants et ses plages, devant la colline d'Anfa lieu de résidence des catégories les plus aisées.

Le cœur de ville incluant la médina, le centre des affaires, l'essentiel des hôtels et des ambassades, est délimité par le boulevard Zerktouni marqué en son milieu par les deux tours du Twin Center dessinées par l'architecte Ricardo Bofill.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Parking à Anfa

Le nom arabe الدار البيضاء (ad-Dar al-Baïda) est la traduction des noms portugais Casa branca et espagnol Casa blanca qui signifient littéralement « la maison blanche ».

Le nom berbère original de la ville est Anfa et signifie « la colline ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Le site géographique actuel de Casablanca fut habité par l’être humain durant l’époque Paléolithique. Les origines précises de la ville ne sont pas connues à 100 % , mais il semble que la ville d’Anfa se trouvait autrefois au même endroit que la ville actuelle.

Grotte des Rhinocéros[modifier | modifier le code]

La grotte des Rhinocéros est un site d’intérêt préhistorique inventorié et sous la protection de la Direction du Patrimoine. Il présente un caractère exceptionnel et une importance patrimoniale par son abondance d'outillage acheuléen associé à une très riche faune de mammifères, dont l’âge est estimé aux environs de 400 000 ans[16].

Avec plus de trente espèces de mammifères, quelques reptiles et plusieurs différentes espèces d'oiseaux, on considère les vestiges de la faune préhistorique découverte sur ce site comme étant la plus riche du quaternaire nord-africain[16].

La présence de huit crânes plus ou moins complets de rhinocéros blancs demeure néanmoins la découverte la plus exceptionnelle du gisement, d'où le nom qu'on lui a attribué[16].

Détail d'une gravure représentant Casablanca en 1572

La fondation d'Anfa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Anfa.

La fondation d'Anfa reste un mystère. D'après Léon l'Africain, né en 1490, elle aurait été fondée par les Romains. Pour Marmol, son origine serait phénicienne. Pour Ezzayani, né en 1734, la ville aurait été fondée par l'ethnie berbère des Zénètes[17]. Il est fort probable qu'elle fut un port actif du royaume des Berghouata, cet État berbère original fondé sur une religion particulière distincte de l'islam sunnite. Elle fut citée par le géographe Al Idrissi au XIIe siècle. Sous le règne des Almohades puis sous celui des Mérinides elle se développa jusqu'à atteindre une certaine prospérité. Ce développement sera entravé par le raid portugais de 1468, commandé personnellement par l'Infant Jean du Portugal, futur Jean II. Les Portugais détruisirent Anfa qu'ils accusaient d'abriter des pirates nord-africains. Il ne restera dès lors que des ruines, et à l'emplacement de l'antique Anfa, le sultan alaouite Mohammed III du Maroc, soucieux de mettre en valeur le littoral atlantique marocain, fit élever une ville nouvelle à partir de 1760. Anfa, renommée Dar al Baida, se dota de remparts, de bastions fortifiés (la Skala), de mosquées (Jamaa al Chlouh) et de hammams. Comme Mogador, mais sur une échelle au départ plus modeste, elle se destinait aux échanges internationaux[18]. Elle a également servi comme grenier , l'emplacement aujourd'hui appelé Mers Sultan abritant autrefois le grain royal.

C’est à partir de 1781 que la traduction espagnole de Casa Blanca se répandit. À cette date, des commerçants originaires de Venise, les frères Chiappe, firent sortir pour la première fois des cargaisons de céréales depuis le nouveau port bâti par Mohammed III. Leur affaire fut reprise en 1788 par la compagnie hispano-marocaine Casa Blanca de Dar al Baida, ce qui explique par la suite la rapide propagation du nom auprès des négociants étrangers. Les Espagnols furent donc nombreux à s'y installer à partir du début du XIXe siècle, rejoints ensuite par d'autres Européens, notamment des Britanniques de Gibraltar et des Français, qui obtinrent la création de consulats nationaux à Casablanca dans les années 1860. À cette petite population européenne s'ajouta une communauté juive séfarade de plus en plus nombreuse, qui servait d'intermédiaire pour les maisons de commerce étrangères implantées dans les différents ports de la côte marocaine[19].

Le protectorat français[modifier | modifier le code]

Casablanca dans les années 1930

En , une entreprise française, la Compagnie marocaine, filiale de Schneider, exploite un petit train « Decauville » pour les travaux d'aménagement du port qui se réduit, à l'époque, à une simple darse impraticable par mauvais temps. La voie longeait le cimetière de Sidi Beliout et son sanctuaire, ce qui troublait la sérénité des lieux. Une émeute populaire éclata contre les travailleurs européens et sept d'entre eux furent tués. La France envoya alors des troupes pour rétablir l’ordre, les tribus de la Chaouia ayant par ailleurs attaqué la ville et pillé le Mellah [20].

L'armée française commandée par le général Drude prit le contrôle de la ville. Ses successeurs les généraux Albert d'Amade et Moinier occupèrent progressivement les régions avoisinantes de la Chaouia et des Doukkala. La signature du traité de Fès par le sultan Moulay Abd al-Hafid, instaura en 1912 le protectorat français du Maroc. Le protectorat, sous la direction du maréchal Lyautey, se traduit pour Casablanca par la construction d'un des plus grands ports d'Afrique et son explosion urbaine, disciplinée par les plans d'urbanisation de Prost, puis de Michel Écochard.

Casablanca abritait la plus forte communauté européenne du Maroc (on estime que les Européens formaient environ 60 % de la population casablancaise). Les quartiers résidentiels d'Anfa, de Longchamp et de l'Oasis accueillaient essentiellement des familles françaises aisées de colons, de fonctionnaires et d'industriels, tandis que les Espagnols (dont de nombreux anti-franquistes à partir de 1936), les Corses et les Italiens se concentraient dans les quartiers populaires du Maârif et des Roches Noires. On trouvait également mais en nombre plus restreint des Suisses, des Anglo-Saxons (britanniques et américains), des Arméniens, des Grecs et quelques Russes blancs. Les Marocains pour leur part se répartissaient entre l'ancienne médina, la nouvelle médina (quartier des Habous) et les nombreux bidonvilles qui commençaient à surgir à Ben M'sick et aux Carrières centrales.

À partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale et à la suite du discours du sultan Mohamed V à Tanger, la ville se retrouva au cœur de la revendication nationale pour l'indépendance du Maroc. À partir de 1947 et surtout des années 1950, de nombreux bouleversements troubles émaillèrent la vie casablancaise (à commencer par les affrontements meurtriers entre la population marocaine et les tirailleurs sénégalais le ) [21] ainsi que l'attentat du Marché central de Casablanca le jour de Noël 1953, causant 18 morts européens[22].

Le port durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Conférence de Casablanca (1943), le président Roosevelt et le Premier ministre Churchill.

Le port de Casablanca, considéré comme le premier port du Maroc à partir de 1920, devint également, en 1925, la première escale des lignes aériennes Latécoère (la future Aéropostale) reliant Toulouse à Dakar[23].

Le mouilleur de mines Pluton explose dans le port de la ville le , détruisant le navire et tuant 186 personnes[24].

La ville fut également un port stratégique durant la Seconde Guerre mondiale, époque où elle accueillit la conférence de Casablanca (sommet anglo-américain de 1943).

La conférence de Casablanca[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conférence de Casablanca.

La conférence de Casablanca (1943) se tint à l'hôtel Anfa à Casablanca au Maroc du 14 au 24 janvier 1943 afin de préparer la stratégie des Alliés après la défaite de l'Axe germano-nippon et la réorganisation de l'Europe libérée. Cette conférence, parfois appelée conférence d'Anfa en raison de la localisation de l'hôtel où elle eut lieu, fut décidée par le président des États-Unis Franklin Roosevelt et le Premier ministre du Royaume-Uni Winston Churchill, qui invitèrent à se joindre à eux, d'une part, Joseph Staline – qui déclina l'offre – et, d'autre part, les généraux français Henri Giraud et Charles de Gaulle. Joseph Staline s'abstint d'y participer. Quant à Giraud, qui gouvernait alors l'Afrique du Nord et l'Afrique-Occidentale française en sa qualité de « commandant en chef civil et militaire » (Voir Situation politique en Afrique libérée (1942-1943)), il accepta sans hésitation la demande de Roosevelt.

Des décisions furent prises lors de cette conférence au sujet de l'invasion de la Sicile (opération Husky), et de la planification du débarquement de Normandie, ainsi que de l'aide matérielle à apporter à l'URSS. Un autre objectif poursuivi était de réconcilier le général de Gaulle et le général Giraud.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Après l'indépendance, la ville devient alors la locomotive du pays, et le symbole d'un Maroc moderne, dynamique et ouvert. Casablanca aujourd’hui ressemble à bien des endroits à un vaste chantier de construction, avec une population regardant droit vers l’avenir plutôt que les yeux tournés vers le passé. Peut-être en conséquent, la ville est actuellement pleine d'exubérance. Elle est une réelle croisée des chemins et une plaque tournante nationale et internationale, formant une mosaïque humaine de gens de toutes les origines, de tous les projets et de tous les espoirs[25].

La division principale des habitants de Casablanca est celle de leur statut socio-économique. Les plus fortunés jouissent de voitures et maisons de luxe et d'une éducation privée. En contraste, dans les quartiers les plus démunis, n’importe quelle éducation est un privilège en soi[26].

Ceci étant, de très nombreux plans et projets de développement futur de la ville sont en cours et même activement débutés. Parmi ces projets, on trouve notamment ceux qui visent à éradiquer les bidonvilles, construire de bons moyens de transport (dont un système souterrain), et à étendre le réseau des autoroutes[26].

Grande ville moderne en pleine effervescence, la réputation de la ville de Casablanca est depuis longtemps une de tolérance, ce qui semble encore parfaitement d’actualité. Métropole économique avec une portée internationale incontestable, Casablanca forme un amalgame tout particulièrement riche de sa diversité, du dynamisme de ses projets, ainsi que de sa tolérance légendaire[27].

Le port après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de mai 1961, la dépouille mortelle du maréchal Lyautey fut amenée du mausolée de Rabat et embarquée sur le croiseur Colbert au port de Casablanca.

Les émeutes de juin 1981[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Émeutes de 1981 à Casablanca.

Malgré l'opposition acharnée des syndicats marocains et des partis politiques de l'opposition (notamment l'Union socialiste des forces populaires), le gouvernement annule les promesses d'augmentation des salaires imposées par la forte inflation (12,5 %) et la hausse du prix des matières premières. La Confédération démocratique du travail (CDT) et l'Union marocaine du travail (UMT) appellent à l'annulation de toutes les augmentations touchant les produits de première nécessité et la CDT fixe un délai de sept jours avant de déclencher une grève générale. La tension persiste et les grèves des 18 et 20 juin se transforment en émeutes.

C'est dans ce contexte que l'armée investit la ville, que les chars assiègent les rues et que les hélicoptères survolent la ville. L'état de siège est officiellement proclamé et la pression est marquée par la torture de manifestants et des tirs à balles réelles[28].

Les émeutes éclatent dans une majorité de quartiers populaires de Casablanca: l'Ancienne Medina, Derb Sultane, Aïn Chock, Sbata, Ben Msik, Sidi Othman, Bournazel, Hay El-Mohammadi, Aïn Sbaa, El-Bernoussi, etc. De nombreux symboles de richesse et de répression sont ciblés par les émeutiers (agences bancaires, voitures de luxe, commissariats et véhicules de la police, locaux des forces auxiliaires, etc.)[29].

Attentats suicides de 2003 et 2007[modifier | modifier le code]

L’histoire récente de la ville est marquée par une série d’attentats suicides terroristes. Les plus meurtriers sont ceux du 16 mai 2003, qui ont fait 45 morts et des dizaines de blessés[30].

En 2007, plusieurs attentats suicides touchent à nouveau Casablanca, sans faire de victime parmi les civils. Le 11 mars, un kamikaze se fait exploser dans un cybercafé. Un mois plus tard, le 10 avril, trois autres attentats secouent le quartier Hay Farah[31]. Le 14 avril, deux hommes se font exploser à nouveau au Bd Moulay Youssef.

Candidature aux Jeux olympiques de 2024[modifier | modifier le code]

À l'image de la capitale politique du Royaume qu'est Rabat, la ville de Casablanca a été déclarée comme susceptible d'accueillir les Jeux olympiques de 2024. (Le Comité international olympique encourageant l'organisation des JO de 2024 en Afrique.)

Démographie[modifier | modifier le code]

Casablanca comptait 2 949 805 habitants en 2004, ce qui en fait d'elle la ville la plus peuplée du Maghreb. La région du Grand Casablanca, incluant les villes de Mohammédia, Ain Harrouda et les deux provinces Médiouna et Nouaceur, regroupe sur 1 615 km² compte environ 3,7 millions d’habitants (2004).

Évolution démographique de Casablanca
et du Grand Casablanca
1994 2004
Grand Casablanca 3 126 785 3 728 824*
Préfecture de Casablanca 2 717 125 2 949 805*
Préfecture de Mohammédia 257 001 322 286*
Province de Nouaceur 90 050 236 119*
Province de Médiouna 62 609 122 851*
Source : Haut commissariat au plan - Recensement 2004[32]

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Découpage administratif[modifier | modifier le code]

La ville de Casablanca est une des deux préfectures de la région du Grand Casablanca et regroupe huit préfectures d'arrondissements :

  1. Aïn Chock (عين الشق).
  2. Aïn Sebaâ - Hay Mohammadi (عين السبع - الحي المحمدي).
  3. Casablanca-Anfa (أنفا).
  4. Ben M'Sick (بن مسيك).
  5. Sidi Bernoussi (سيدي برنوصي).
  6. Al Fida - Mers Sultan (الفداء - مرس السلطان).
  7. Hay Hassani (الحي الحسني).
  8. Moulay Rachid (مولاي رشيد).
Découpage administratif de la Ville de Casablanca[33]
Préfectures d'arrondissement Arrondissements Municipalités Superficie (km²) Population (2005) (hab.)

Aïn Chock

Aïn Chock

  28,89 453 496

Aïn Sebaâ - Hay Mohammadi

Aïn Sebaâ

  26,7 907 892

Hay Mohammadi

 

Roches Noires

 

Casablanca-Anfa

Anfa

  37,5 492 787

Maârif

 

Sidi Belyout

 

Ben M'sick

Ben M'sick

  10,27 485 879

Sbata

 

Sidi Bernoussi

Sidi Bernoussi

  38,59 653 552

Sidi Moumen

 

Al Fida - Mers Sultan

Al Fida

Mechouar

17,9 332 682

Mers Sultan

 

Hay Hassani

Hay Hassani

  25,91 1 523 277

Moulay Rachid

Moulay Rachid

  13,38 384 044

Sidi Othmane

 

Walis, gouverneurs préfectoraux et élus municipaux[modifier | modifier le code]

Walis du Grand Casablanca[modifier | modifier le code]

Liste des walis[34]
Wali Né (ville et date) Âge d'entrée en fonction Début Fin
Khalid Safir Settat 1967 46 15 octobre 2013 en poste actuellement
Mohamed Boussaid Fès 1961 51 11 mai 2012 11 octobre 2013
Mohamed Halab El Jadida 1945[35] 64 22 janvier 2009[36] 11 mai 2012
Mohamed Kabbaj Fès 1943 62 22 juin 2005 22 janvier 2009
M'hamed Dryef Aïn Bouharrouch[37] 26 mars 2003[37]  ?
Driss Benhima Safi 1954 47 2001 26 mars 2003
Moulay Slimane Alaoui Salé 1938 61 31 décembre 1999  ?
Hassan Ouchen 3 octobre 1998[38] 31 décembre 1999
Hammouda El Kaïd  ? 3 octobre 1998[38]
Ahmed Moutii  ?
Mustapha Alaoui  ?  ?
Ahmed Fizazi Oujda  ?  ?

Liste des président du conseil de la ville[34][modifier | modifier le code]

Président du conseil
Président du conseil Début Fin
Mohammed Sajid 2003 en poste actuellement
Saâd El Abbassi 2000
Abdelmoughit Slimani 1994 2000
Mohamed El Abied  ?  ?
Belyout Bouchentouf  ?  ?

Économie[modifier | modifier le code]

Sofitel Tour Casablanca.jpg
Twin Center, Boulevard Mohammed Zerktouni

Le premier grand port moderne du royaume a été construit à Casablanca en 1912. Ce grand tournant historique affecta de multiples façons le destin de la ville. L'ensemble du développement économique de la région, ainsi intensifié par l'activité portuaire, draina notamment les investissements nationaux et étrangers. Cela donna naissance à la capitale économique du royaume, dynamique et moderne, que l'on connaît aujourd'hui[39],[40].

Cette ville, premier pôle industriel du pays avec plus d'un tiers des établissements industriels du pays, concentre 55 % des unités productives, et près de 60 % de la main-d’œuvre industrielle. Casablanca réalise 50 % de la valeur ajoutée du Maroc, et attire 48 % des investissements[41]. À elle seule, elle emploie 39 % de la population active du Maroc, représente 35 % de la consommation électrique nationale et absorbe 1,231 million de tonnes de ciment. Les ports de Casablanca et Mohammédia assurent 55 % des échanges extérieurs, et son aéroport accueille 51 % des passagers.

Avenue des FAR (Forces Armées Royales).

Forte de ce dynamisme, la région présente un attrait indéniable pour les investisseurs, ainsi que pour les jeunes à la recherche d’un cadre de vie confortable et moderne[42].

Première place financière du Royaume et du Maghreb[43], elle concentre 30 % du réseau bancaire et la totalité des sièges des banques et assurances du Maroc[44] ; elle est également le siège de nombreuses entreprises nationales et internationales ainsi que de multinationales pour la région Afrique du Nord et Afrique de l'Ouest.

Un projet de hub financier , Casablanca Finance City au sein de la ville, prévoit, à l'horizon 2016, la naissance d'un quartier d'affaires international. Plus d'un million de mètres carrés de bureaux sont déjà réservés dans les futurs gratte-ciels de la nouvelle cité.

Région[modifier | modifier le code]

Twin Center à Casablanca
Article détaillé : Grand Casablanca.

Avec plus de 4 millions d'habitants, la région du Grand Casablanca d'une superficie de 1 615 km2, génère à elle seule 25 % du PIB national et constitue un centre urbain par excellence. On y retrouve deux villes principales : Casablanca et Mohammédia, ainsi que deux provinces composées de plusieurs petites villes, dont notamment Nouaceur (ou Nouasser) et Mediouna. Il s'agit d'une des plus grandes métropoles du continent.

L'activité économique de la région est dominée par le secteur tertiaire (49,6 % des emplois), suivi par le secteur secondaire (40,5 %).
Près du tiers de la population (30 %) de cette région sont des jeunes de moins de 15 ans. La population active (15 - 59 ans) s'élève à 63,5 %, alors que le 3e âge (60 ans et plus) représente 6,5 % de la population totale[45].

Bourse des valeurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bourse des valeurs de Casablanca.

La Bourse des valeurs de Casablanca (BVC) est le marché officiel des actions au Maroc. Créée le , sous le nom de l'Office de cotation des valeurs mobilières, la Bourse de Casablanca a connu trois réformes successives : la première en 1967, la seconde en 1986 et la troisième en 1993. Elle est l'une des plus dynamiques d'Afrique et se classe première du Maghreb, deuxième d'Afrique après celles de Johannesbourg et du monde arabe après celle de Riyad avec une capitalisation de 90 milliards de dollars[43].

La Bourse de Casablanca a 81 sociétés[46] cotées et 19 sociétés de bourses.

Port de Casablanca[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port de Casablanca.
Vue du port de Casablanca

Les jetées du port de Casablanca symbolisent le dynamisme du deuxième port du continent africain. De Casablanca partent les cargaisons de céréales et surtout de phosphates dont le Maroc est le troisième producteur et premier exportateur au monde[47].

Le port de Casablanca est l'un des plus grands ports artificiels au monde[48] et le plus grand port de l'Afrique du nord[49]. Il constitue aussi la plus grande base navale de la Marine royale.

Avec 54 % du trafic portuaire national, il est le premier port du Maroc. Il a traité en 2009 plus de 20 millions de tonnes de marchandises et 879 000 conteneurs.

D'importants projets portuaires sont en cours d'exécution dont un 3e Terminal à conteneurs au port de Casablanca qui va porter la capacité à 1,6 million d'EVP.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le centre commercial Morocco Mall à son ouverture

Carrefour aérien, Casablanca est à 3 heures de vol en moyenne de l’Europe et accueille une multitude de compagnies aériennes, d’agences de voyage et de location de voitures. Avec son port et la future entrée en activité de sa marina, Casablanca sera ainsi le premier port croisiériste du royaume[50].

Casablanca est la troisième ville touristique du Maroc et on y vient surtout pour les affaires. Bien que la capitale économique n’a pas la même vocation que ses consœurs (Marrakech, Agadir), la ville ambitionne de prolonger la durée de séjour de ses visiteurs qui n’excède pas deux jours en moyenne. C’est dans ce but que le Conseil régional du tourisme a lancé des plans spécifiques pour mettre en place les infrastructures adéquates, la construction du Morocco Mall et des complexes littoraux (Anfa Place, Marina…) s'inscrivant dans cette volonté[51].

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

  • La Mosquée Hassan II, construite entre 1986 et 1993. Il s’agit du plus grand minaret (210 m), et – après celles de La Mecque et de Médine – de la troisième plus grande mosquée au monde ;
  • Le quartier des Habous (الحبوس) ou nouvelle médina et ses boutiques d'artisanat ;
  • L'ancienne médina (Bab Marrakech) ;
  • La Corniche et ses plages « Ain Diab » ;
  • Le Morocco Mall, le plus grand centre commercial d'Afrique et l'un des plus grands au niveau international, possédant entre autres la troisième fontaine musicale du monde.
  • Twin Center Casablanca : deux tours jumelles de 28 étages et hautes de 115 mètres comprenant un centre commercial de 130 boutiques sur 3 niveaux, en plein cœur du Maârif ;
  • L'îlot de Sidi Abderrahman ;
L'îlot Sidi Abderrahman
  • Les nombreuses façades « Art déco », notamment le long du Boulevard Mohammed V et du Boulevard 11 janvier… ;
  • Musée de la Villa des Arts ;
  • La Place Mohammed V : autour de cette place se dresse la wilaya de Casablanca dont le campanile d’inspiration toscane attire les regards ainsi que le palais de Justice d’inspiration arabo-andalouse et une grande fontaine ;
  • Parc de la Ligue arabe et le parc Yasmina ;
  • Le Marché Central ;
  • La Cathédrale du Sacré-Cœur de Casablanca ;
  • La Cathédrale Notre-Dame de Lourdes de Casablanca ;
  • Derb Ghallef : un grand marché aux puces, une sorte de caverne d’Ali Baba en plein air ;
  • Maârif, le quartier du shopping par excellence à Casablanca et au Maroc ;
  • Megarama, le plus grand complexe cinématographique au Maroc et en Afrique, avec le 2e plus grand écran au monde, après celui de Los Angeles ;
  • Festival du Boulevard des jeunes musiciens, festival de concert de musique annuel à Casablanca ;
  • Festival de Casablanca, festival annuel organisé par la municipalité ;
  • Passage Prince Moulay Abdellah au centre ville ;
  • La Place des Nations unies où on peut apprécier l'édifice de la Wilaya et son horloge, celui du tribunal de 1re instance au fond et en face la fontaine musicale bordée de l'édifice de la Douane et de la trésorerie générale ;
  • La Mahkama des Habous actuellement partagée entre le siège de la région et le tribunal juste en face du quartier Habous ;
  • La grande poste à quelques mètres de la fontaine musicale ;
  • L'édifice de Bank Al Maghrib ;

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Casablanca fût l'hôte des Jeux méditerranéens de 1983 ainsi que des Jeux de la Francophonie de 1989. La ville se tourne désormais vers les jeux olympiques, sa candidature pour les Jeux olympiques de 2024 étant officialisée.

Football[modifier | modifier le code]

Joueurs des deux clubs lors du derby casablancais.

La ville compte les deux plus grands clubs du Maroc et deux des plus grands d'Afrique :

L’emblème du Wydad est l’oie. Le quartier de l’ancienne médina était le fief des supporters du club rouge.

L’emblème du Raja est l’aigle. À l'origine, le quartier Derb sultane constituait le noyau des supporters du club vert.

Cette règle n'est plus forcément respectée. On peut ainsi trouver des supporters des deux équipes au sein d'une même famille.

Ces deux grands clubs ont toujours produit les meilleurs joueurs de l’équipe nationale (Salaheddine Bassir, Abdelmajid Dolmy, Baddou Zaki, Aziz Bouderbala, Mustapha Haddaoui, Noureddine Naybet, Petchou, etc.).

En plus de ces deux équipes mythiques, d'autres clubs évoluent au sein de la Maison Blanche :

Derby de Casablanca[modifier | modifier le code]
Les deux maillots mythiques du derby de Casablanca.
Article détaillé : Derby de Casablanca.
Article détaillé : Supporters de Wydad Athletic Club.
Article détaillé : Supporters du Raja Club Athletic.

Le derby de Casablanca oppose les deux plus grands clubs casablancais et marocains : le Raja et le Wydad. Il se déroule au stade Mohammed V et dans la majorité des cas à guichet fermé et devant 80 000 supporters.

Ce derby a été classé de nombreuses fois parmi les 10 meilleurs derbys au monde, et cela est surtout dû aux spectacles qu'offre le public des deux rivaux Bidaouis (tifos, chants, banderoles, etc.).

Une rivalité féroce est à noter entre les supporters du WAC et du RCA. Les matchs du derby casablancais donnent généralement lieu à des journées exceptionnelles dans la ville étant donné que le stade principal (stade Mohamed V) se trouve en plein centre ville. Cette rivalité engendre des provocations qui entraînent des actes de violences et de hooliganisme entre les supporters des deux clubs. Lors des matchs régionaux, des rixes éclatent dans la rue entre les plus fervents supporters de chacun des deux groupes.

Stade Mohammed V[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Stade Mohammed V.

Le stade Mohamed V fait partie d'un grand complexe sportif situé au cœur de la ville de Casablanca. Il fut inauguré le , et il a aujourd'hui une capacité de 80 000 places[52].

Abritant souvent les matchs de l'équipe nationale marocaine de football, le stade Mohamed V est également connu pour être le fief des deux grands clubs casablancais, le Raja et le Wydad.

Tennis[modifier | modifier le code]

Le Grand-Prix Hassan II est un tournoi de tennis professionnel masculin de l'ATP Tour, nommé ainsi en honneur de l'ancien roi du Maroc Hassan II. Sa première édition remonte à 1986. Il se dispute sur terre battue au complexe Al Amal de Casablanca. Il est doté de 370 000 €.

Figurent notamment à son palmarès l'Autrichien Thomas Muster (futur no 1 mondial) en 1990 et les Marocains Hicham Arazi en 1997 et Younès El Aynaoui en 2002 et le Français Gilles Simon en 2008 ainsi que l'ex-numéro 1 mondial Juan Carlos Ferrero en 2009 suivi du no 2 suisse Stanislas Wawrinka en 2010.

Les seuls joueurs a avoir remporte le tournoi 2 fois consecutive sont Roldan en 92 et 93 etAndujar en 2011 et 2012

Le complexe Al Amal

Situé à Casablanca, le complexe Al Amal accueille annuellement la compétition du Grand-Prix Hassan II. Le complexe est utilisé également pour les matchs de Coupe Davis.

Le revêtement de ses courts est en terre battue.

Installations au complexe[modifier | modifier le code]
  • Court central de 5 500 places assises.
  • 14 courts annexes, dont 2 en quick.
  • Accueille une école et une académie de tennis.
  • Piscine, restaurants, salle de gymnastique.

Basket-ball[modifier | modifier le code]

La ville compte plusieurs clubs de basket-ball de haut niveau: la section basket du Wydad de Casablanca (second club le plus titré avec 10 titres nationaux), le TS Casablanca, le Cercle Casablanca, le Raja Casablanca (basket) ainsi que l'Alliance Sports Casablanca (premier club champion du Maroc).

Handball[modifier | modifier le code]

Le club du Rabita de Casablanca est le plus titré du pays. Le Wydad et le Raja possèdent aussi une section handball qui évolue dans le championnat national.

Rugby[modifier | modifier le code]

Casablanca possède plusieurs clubs de rugby à XV évoluant dans le championnat du Maroc de rugby à XV: Le RAMO de Casablanca, le COC Casablanca et le Racing Universitaire de Casablanca.

Éducation[modifier | modifier le code]

La région du Grand Casablanca constitue l’un des plus importants pôles universitaires et éducatifs du Maghreb. Chaque année, ce sont plus de 27 000 jeunes diplômés des universités, des Grandes Écoles et des Centres de formation professionnelle qui alimentent le marché du travail[53].

Le Grand Casablanca compte

  • Deux universités :
    • 2 facultés des sciences juridiques, économiques et sociales ;
    • 3 facultés de lettres et des sciences humaines ;
    • 2 facultés des sciences ;
    • 1 faculté des sciences techniques ;
    • 1 faculté de médecine ;
    • 1 faculté de médecine dentaire ;
    • 1 école supérieure de technologie ;
    • 1 école d'architecture
    • 1 école d'economie (ENCG)
  • Six grandes écoles d’ingénieurs ;
  • 1 Centre Aéronautique Civile de la Météorologie ;
  • Une dizaine d’écoles supérieures de commerce et de gestion, parmi les plus réputées du Maghreb et d'Afrique de l’Ouest ;
  • 80 centres et instituts publics de formation professionnelle ;
  • Le plus grand lycée français administré par la SCAC, le Lycée Lyautey
  • Plus de 400 centres et instituts privés de formation professionnelle.

Par ailleurs, Casablanca enregistre de bonnes performances, par rapport à la moyenne nationale, en matière d’éducation, d’enseignement et de couverture médicale[54].

Lycées[modifier | modifier le code]

Parmi les lycées de la ville :


Université[modifier | modifier le code]

La liste des universités de Casablanca:


L'université Hassan II Casablanca regroupe plusieurs facultés :

Grandes écoles[modifier | modifier le code]

Quelques grandes écoles de la ville :

Divers[modifier | modifier le code]

Un photogramme du film mythique, Casablanca.
  • Le Megarama[55], complexe de cinéma situé dans le quartier d’Ain Diab, est le plus grand cinéma en Afrique avec 14 salles de cinéma, et il dispose du deuxième plus grand écran de cinéma dans le monde après celui de Los Angeles.
  • Le Casablanca Sport Plazza, situé dans le quartier Californie, est le deuxième plus grand centre de sport au monde[56].
  • Casablanca prévoit d'investir dans la construction des gratte-ciels. La tour Casa Nearshore par exemple, en construction, mesurera 160 m de hauteur.
  • On parla dans le monde entier de Casablanca lorsque Marcel Cerdan, qui avait grandi dans le quartier de la Ferme blanche puis du Marif, devint champion du monde de boxe en 1948. Un an plus tard, il mourut dans un accident d’avion alors qu’il s’apprêtait à retrouver sa maîtresse la chanteuse Édith Piaf[59].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Boulevard de la gare - Mohammed V, en 1920.

En un demi-siècle, soit entre les années 1910 et 1960, Casablanca devient une grande métropole et la capitale économique du Maroc. Ce développement effervescent a également été accompagné d'un extraordinaire mouvement d'urbanisation, faisant à son tour figure de terrain d'expérimentation dans le domaine de l'architecture. Depuis, une variété particulièrement riche de styles cohabitent et enrichissent l'espace architectural de la ville de Casablanca.

Parmi les différentes influences architecturales de cette époque, on retrouve entre autres le style arabo-andalou revisité à la française, l'art nouveau, l'art déco, le cubisme, le mouvement moderne et le brutalisme.

C'est notamment par les réalisations d'un grand nombre d'architectes reconnus que s'exprime cette unique hétérogénéité de style. Par exemple, on note les apports créatifs de Marius Boyer, Henri Prost, Albert Laprade, Joseph Marrast, Paul Tournon, Marcel Desmet, Joseph et Elias Suraqui, Hippolyte Delaporte Jean-François Zevaco, Pierre Jabin, Adrien Laforgue, Gaston Jambert, Jean Balois, Edmond Brion, Auguste Cadet, Albert Greslin, Léonard Morandi, Domenico Basciano, Élie Azagury et Wolfgang Ewerth. Ces architectes ont, parmi d'autres, contribué de manière singulière à la diversité architecturale de la ville[60].

Les années 1920[modifier | modifier le code]

Palais de justice pendant les années 1920.

Depuis le début du siècle, et dû à l'image de « ville nouvelle » que véhiculaient les pionniers et colons, Casablanca a attiré de nombreux architectes de différents pays. D'ailleurs, aux débuts des années 1920, Casablanca comptait trois fois plus d'architectes que Tunis.

Ces architectes s'inspiraient largement de l'art et de l'artisanat marocains dans leurs projets, et c'est ainsi que la modernité architecturale à laquelle ils travaillaient a été contrebalancée par l'emploi d'ornementations plus traditionnelles. Se basant sur les techniques et les arts décoratifs marocains, en plus des motifs Art nouveau et Art déco de l'époque, ils ont donné naissance à un tout nouveau style original. Cet agencement particulier de styles est demeuré caractéristique de l'architecture de Casablanca pendant les premières années du Protectorat.

C'est ainsi que le pluralisme décoratif des façades des grands immeubles, qui voient le jour au centre ville, devient la règle : les ornementations faites d'angelots, de corbeilles de fruits ou de têtes de lions se mélangent harmonieusement aux frises en zellige, au stuc et aux balcons en bois de cèdre, comme en témoignent notamment l'hôtel Excelsior, l'immeuble-passage du Glaoui, ou encore différents bâtiments administratifs du centre ville.

Bien que de nombreuses grandes villas coloniales balancent entre l'hôtel particulier parisien et les villas de la côte d'azur avec leurs terrasses et leurs vérandas, les villas néo-marocaines sont parmi celles qui retiennent le plus l'attention des critiques et que l'on voit régulièrement citées dans les magazines d'architecture. Par exemple, la villa el Mokri, aujourd'hui démolie, était reconnue pour ses éléments décoratifs marocains et son agencement original et qui rappelait les hôtels particuliers parisiens.

À la fin des années 1920, l'utilisation des décors appliqués va être progressivement abandonné lors de l'arrivée d'une nouvelle génération d'architectes, formés à de nouveaux principes[61].

Les années 1930[modifier | modifier le code]

Architecture casablancaise.

Dans les années 1930, le confort et la modernité prennent place dans la création architecturale, balayant ainsi le style néo-mauresque et sa profusion ornementale.

Architecture casablancaise.

Les architectes de cette époque, qui veulent appliquer les théories d'architecture moderne apprises à l'École des Beaux-Arts de Paris, se sont mis à moderniser les immeubles – qui ne cessaient de prendre de la hauteur – en leur ajoutant des balcons et des oriels, afin de gagner de l'espace.

Les immeubles de luxe, comme ceux dits de production courante, prenaient en considération le confort de la bourgeoisie casablancaise et étaient par ailleurs tous équipés d'ascenseurs, d'incinérateurs à ordures et de garages, alors que les appartements avaient tous une salle de bain. Les immeubles de luxe du centre ville, qui sont de véritables œuvres d'art, ont été baptisés du nom de leur commanditaire, prenant ainsi des allures de monuments de la ville. Les architectes laissaient aller toute leur ingéniosité dans les villas, où ils expérimentaient les dernières découvertes en matière d'habitation et de confort.

Fortement impressionnés par la profusion des constructions, les critiques internationaux s'accorderont tous pour décrire Casablanca comme étant la capitale de l'architecture moderne[62].

Parmi les immeubles prestigieux de cette période architecturale, on trouve notamment :

  • l'immeuble Levy Bendayon : construit en 1928 par l'architecte Marius Boyer, cet immeuble est considéré comme étant le précurseur du mouvement moderne des années 1930. Perçu comme une tendance forte de l'architecture moderne casablancaise, il reprend le concept du building.
  • l'immeuble Moretti-Milone : inauguré en 1934, cet immeuble de 11 étages situé à la place des Nations unies a été construit par Pierre Jabin. Le luxe de l'immeuble réside moins dans sa façade marquée par les grandes lignes verticales et horizontales de ses oriels que dans la qualité de ses équipements et du nombre de ses ascenseurs.

Architecture moderne[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]
Immeuble Liberté, premier gratte-ciel africain

À partir des années 1950, le développement économique commence à influer sur l'architecture de la ville. Fortement imprégnée de culture américaine, la bourgeoisie casablancaise investit dans des villas aux accents californiens. Ces villas sont marquées avant tout par la personnalité de leurs architectes, ainsi que par leur style ultra-moderne[63].

Par ailleurs, Casablanca devient en 1950 le siège de la construction du premier gratte-ciel du continent africain. C'est en effet cette année-là que l'immeuble Liberté conçu par l'architecte Léonard Morandi et haut de 78 mètres, sort de terre. Il est situé au rond-point de la Révolution française (renommée place Lemaigre Dubreuil, depuis l'assassinat de ce dernier, en 1955, au pied de l'immeuble Liberté qu'il habitait)[64].

Par ailleurs pour contenir l'exode rural et résorber les bidonvilles encore nombreux de nouveaux logements sortent de terre dans la banlieue de Casablanca.

Monuments démolis[modifier | modifier le code]

Alhambra - CTM

Arènes de Casablanca[modifier | modifier le code]

Dans son travail Habla la plaza de Casablanca (en français : Les Arènes de Casablanca parlent), F. Ribes Tover affirme que les arènes de la ville ont été construites en 1913. Julio Irbarren avance pour sa part que ces arènes auraient plutôt été construites en 1921. Les deux auteurs s'entendent cependant au sujet de leur construction en bois et qu'elles étaient localisées à proximité de l’hôtel Royal d’Anfa, sur le boulevard d'Anfa. C'est en 1953 que la tauromachie se serait réellement répandue à Casablanca. La redynamisation de ce milieu reviendrait au Français Paul Barrière et à l’Espagnol Don Vicente Marmaneu, qui auraient décidé de faire revivre cette pratique dans la ville. Ces deux hommes, dont les carnets d’adresses étaient selon toute vraisemblance fort bien étoffés, permirent aux Casablancais d’admirer les plus grands matadors de l’époque, qui venaient généralement terminer leurs tournées à Casablanca et soulevant du même coup une ambiance survoltée.

D’après les informations recueillies par quelques journaux, les arènes de Casablanca appartenaient à la famille Castella, grande amatrice de corrida et venue s’établir à Casablanca au cours du XIXe siècle. L'influence de cette famille aurait fait de la corrida, à l'époque, un rituel hebdomadaire incontournable pour de nombreux Casablancais. Devant les Dominguin, El Cordobes et autres personnalités importantes du milieu, le public a toujours répondu présent et se distinguait particulièrement pour son énergie et sa chaleur cosmopolitaine : « […] on pouvait voir certains habillés à l’européenne et d’autres à leurs côtés, on ne peut plus traditionnels, avec leurs gandouras, tarbouches […] ».

Un ancien matador avouera que, comparativement aux autres arènes, le public casablancais était aussi particulièrement exigeant. Selon une dame nommée Solange, dont le restaurant était le lieu de rencontre de tous les aficionados après le spectacle, on y trouvait toujours une ambiance dynamique, mais fort prompte à huer fortement si la corrida les décevait.

Ceci étant, les arènes de Casablanca n'ont pas servi uniquement à recevoir ce public expressif et passionné de corridas. À la fin des années 1940, après le départ des troupes américaines débarquées lors de l'Opération TORCH, les Arènes furent occupées par un énorme bric à brac de surplus militaires, véritable trésor pour les Casablancais qui avaient manqué de produits manufacturés pendant la guerre. Plus tard, Dalida serait venue s'y produire. Lors de cet évènement, elle se serait attiré la fureur de la foule ainsi que celle des autorités en décidant de chanter en hébreu. Elle aurait alors été reconduite, in extremis, à l’aéroport.

Bien que hautement populaire, le contexte socio-économique de l'époque aurait engendré un arrêt soudain et imprévu de la corrida, notamment à la suite de la mort de don Vicente, à la marocanisation des entreprises et à l'aversion du roi Hassan II pour cette pratique. En 1971, eut lieu la destruction des arènes, emportant avec elles l'architecture patrimoniale et le vécu historique qui leur était propre.

La cause exacte de cette destruction architecturale demeure incertaine, bien que certains soulèvent des jeux de spéculations comme une cause plausible. Ce lieu si longtemps bouillonnant d'activité et d'émotion est demeuré, depuis la démolition, un terrain vague laissé à l’abandon[65].

Aquarium de Casablanca[modifier | modifier le code]

L'aquarium faisait partie de l'Institut des pêches du Maroc, un institut créé en 1946 et considéré comme une antenne de l'Institut scientifique et technique des pêches maritimes de France. Situé non loin de la Foire internationale de Casablanca, il était rattaché à la direction de la marine marchande et servait uniquement aux travaux et aux analyses scientifiques et techniques.

Considéré comme l'unique parc maritime au Maroc, l'aquarium de Casablanca a été inauguré en 1959-1960 et a ouvert ses portes au grand public à partir du . Les gens se déplaçaient des quatre coins du Maroc pour visiter ce premier zoo maritime du pays.

Plus d'une trentaine d'années plus tard, l'aquarium a fermé ses portes de manière soudaine et imprévue, devant un public casablancais et marocain consterné par l'absence de motifs explicatifs justifiant cette fermeture[66].

Hôtel Lincoln[modifier | modifier le code]

Initialement désigné sous le nom d'"Immeuble BESSONEAU", il fut édifié en 1917 par l'architecte français Hubert Bride sur une superficie de 3 000 m2. Il a été parmi les premiers bâtiments construits sur le boulevard Mohammed V (ex-boulevard de la Gare) et limité par les ex-rues Prom et Coli, en face du Marché Central. L'hôtel proprement dit n'occupait que la partie ouest de l'immeuble, à l'angle de l'ex-rue Prom, sous le premier nom de "Grand Hôtel Moderne" Son corps central comportait jusqu'à la fin des années 1920 une toiture à quatre pentes en tuiles vertes qui disparut au début des années 1930 au profit d'un toît-terrasse décoré de tuiles vertes Il fait partie d'une quarantaine de monuments classés patrimoine «Art Déco» dans la région du Grand Casablanca. L'hôtel a été fermé et abandonné depuis 1989 à la suite de l'effondrement du plancher de l'une de ses chambres qui était en simple terre, damée sur des briques creuses, disposées en voûtains, s’appuyant sur des poutrelles métalliques. Une autre partie de l'hôtel s'est effondrée en janvier 2009 après des fortes pluies, il n'en reste que la structure de la façade.

Banque d'État du Maroc (2e)[modifier | modifier le code]

Elle occupa 3 emplacements successifs : Ancienne Medina (c/1907) puis ex-Place de France, mitoyenne de l'Alhambra/CTM (1912) et enfin en face de la Poste Principale, ex-boulevard de Paris (1937)

Cinéma VOX[modifier | modifier le code]

Beau bâtiment des années 1940 situé à l'angle des ex-rues Moinier et Chevandier de Valdrome Aujourd'hui disparu, il avait remplacé une annexe des Magasins Modernes voisins .

Horloge[modifier | modifier le code]
Tour de l'horloge

Edifiée en 1911 par le Capitaine Dessigny, premier responsable des affaires municipales désigné par les autorités françaises, elle fut bâtie en surélevant la tour nord de la porte de Bab el Souk attenante au vieux rempart. Pour élargir l'ex-Place de France et son accès vers le port, le rempart fut démoli laissant la tour de l'Horloge isolée au milieu de la Place. Déclarée "branlante", elle fut démolie en 1948. Les autorités marocaines décidèrent d'en construire une réplique en 1993 avec une porte et un bout de rempart non loin de son emplacement initial. Une légende aussi tenace que fantaisiste voulait qu'un souterrain secret reliât la base de l'Horloge à la pointe d'El Hank, au nord-ouest de la ville.

Galeries Lafayette/Immeuble Paris-Maroc/Magasins Modernes[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui disparu, il a longtemps fermé vers le sud la perspective de l'ex-Place de France . Inauguré en 1914, ce magnifique bâtiment de l'architecte H. Delaporte fut, avec l'Hôtel Excelsior du même architecte le premier à utiliser une structure en béton armé. Le rez-de-chaussée était occupé au début par les imposants Magasins Modernes surmontés d'appartements luxueux. Les Galeries Lafayette s'y installent dans les années 1930, les Magasins Modernes se déplaçant dans un nouveau bâtiment de l'autre côté de la rue Chevandier de Valdrome. Cet immeuble fut lui-même remplacé dans les années 1940 par le superbe cinéma Vox aujourd'hui disparu.

Musées[modifier | modifier le code]

  • La Villa des arts de Casablanca, qui vise à promouvoir les arts marocains et contemporains à travers des expositions et des rencontres culturelles régulièrement organisées.
  • Le musée Abderrahman Slaoui accueille des collections uniques de bijoux anciens, affiches anciennes, enluminures et boites en cristal de bohème du 19ème.
  • Le musée du judaïsme marocain, premier musée sur le Judaïsme dans le Monde Arabe.
  • Le musée de la musique andalouse propose trois petites salles d'expositions consacrées aux instruments, aux partitions et aux photos qui ont fait l'histoire de cette musique.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Casablanca est une ville qui foisonne de beaucoup de personnes célèbres ou en vue. Elle a notamment vu naître divers chanteurs (Alain Souchon, Sofia Essaïdi...), sportifs (Richard Virenque, Guy Forget...), acteurs (Jean Reno, Gad Elmaleh...), écrivains (Daniel Pennac, Pierre Assouline...), intellectuels ou encore animateurs de télévision (Arthur, Ariel Wizman, Bernard Montiel...).

Nées à Casablanca[modifier | modifier le code]

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Accords de coopération

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Catherine Miller, Arabic in the City: Issues in Dialect Contact and Language Variation, Routledge,‎ 2007 (ISBN 978-0-415-77311-9, lire en ligne), p. 100
  2. [PDF] Haut-commissariat au Plan, Monographie de la région du Grand Casablanca,‎ juillet 2010, 142 p. (lire en ligne), p. 18
  3. La superficie a été obtenue par le cumul des données fournies pour les 8 préfectures d'arrondissement(s) et la commune de Méchouar de Casablanca.
  4. Badr, « Évolution de la décentralisation au Maroc », sur www.jeunesdumaroc.com, JDM Magazine,‎ 25 février 2008 (consulté le 21 novembre 2012)
  5. [PDF] Haut-commissariat au Plan, Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 : Population légale du Maroc (lire en ligne), p. 20
  6. [PDF] Haut-commissariat au Plan, Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 : Population légale du Maroc (lire en ligne), p. 32
  7. Architectes français à Casablanca, laboratoire de la modernité
  8. http://books.google.co.ma/books?id=mDpbAAAAMAAJ&redir_esc=y
  9. a et b http://www.mherrera.org/temp.htm
  10. (en) « worldweather.org »
  11. « L'aéroport de Casablanca parmi les meilleurs du continent », sur lesoir-echos.com,‎ 11 juin 2013 (consulté le 22 juin 2013)
  12. « C'est parti pour Anfa Aérocity », sur lesoir-echos.com,‎ 4 juillet 2012 (consulté le 22 juin 2013)
  13. « Projet LGV Tanger-Casablanca : Une concrétisation de la politique des grands chantiers », sur entreprendre.ma (consulté le 21 juin 2013)
  14. Le tracé définitif du tramway de Casablanca
  15. Taïb Chadi, « Qu'elle est belle ma préfecture : Ballade dans le quartier du Mechouar, un îlot épargné dans l'enfer casablancais », Maroc Hebdo,‎ 1er novembre 1997 (lire en ligne)
  16. a, b et c « Raynald, J.P. et al. (1993) "La Grotte des Rhinocéros (carrière Oulad Hamida 1, anciennement Thomas III, Casablanca), nouveau site acheuléen du Maroc atlantique", C.R. Acad. Sci. Paris, t. 316, série II, p. 1477-1483 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  17. Casamémoire : Histoire de Casablanca
  18. Voir notamment : Site officiel du Grand Casablanca, Casablanca à travers l’histoire
  19. Voir également : Albert Charton, "Casablanca", Annales de géographie (1924) vol. 33, no. 183, pp. 303-307
  20. David Bensoussan, Il était une fois le Maroc : témoignages du passé judéo-marocain, www.iuniverse.com , (ISBN 978-1-4759-2608-8), 620p. ebook (ISBN 978-1-4759-2609-5)
  21. 7 avril 1947: Émeute des tirailleurs sénégalais à Casablanca: plus de 60 morts (Maroc)
  22. Villes du Maroc, Casablanca, Histoire ancienne
  23. « Casablanca, premier port du Maroc » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  24. 19 histoire de navires construits à Lorient ou ayant servi à Lorient, Mon arsenal de Lorient, consulté sur www.arsenaux.fr le 15 avril 2012
  25. Michael Dumper et Bruce E. Stanley "Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia" (2007), p. 117
  26. a et b Michael Dumper et Bruce E. Stanley "Cities of the Middle East and North Africa: a historical encyclopedia" (2007), p. 118
  27. Jean-Louis Cohen et Monique Eleb "Casablanca: colonial myths and architectural ventures", (2002), Monacelli Press, 480 pages.
  28. Résultats et conclusions des investigations de l'Instance équité et de réconciliation
  29. Témoignages et mouvements sociaux au Maghreb, p.257
  30. « Arrestation d’un Marocain soupçonné d’être impliqué dans les attentats de Casablanca et Madrid » dans Le Monde du 09/03/2007, [lire en ligne]
  31. « Casablanca, de nouveau la cible de kamikazes », dans Le Monde avec l’AFP du 10/04/2007, [lire en ligne]
  32. « http://www.hcp.ma/pubData%5CDemographie%5CRGPH%5CPopulationlegale%281%29.pdf » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  33. La préfecture de Casablanca
  34. a et b La honte , article du site du journal MarocHedo datant du 15 juin 2012 consulté le 13 août 2012.
  35. [1], article du journal le matin du Sahara consulté le 20 août 2012.
  36. « Le Roi a nommé aujourd'hui 37 walis et gouverneurs », La Vie éco,‎ 22 janvier 2009 (lire en ligne)
  37. a et b [2], article du site avmaroc.com consulté le 19 août 2012.
  38. a et b [3], article du site Marochebdo.com semaine du 3 au 9 octobre 1998 consulté le 25 août 2012.
  39. (fr) Casablanca, poumon économique du Maroc
  40. Économie de Casablanca
  41. Investissements à Casablanca
  42. Vie confortable et moderne à Casablanca
  43. a et b « Jeune Afrique : Le mouvement perpétuel » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  44. Casablanca, première place financière du Royaume
  45. Portail national du Maroc
  46. La liste est disponible sur http://www.casablanca-bourse.com/cgi/ASP/pts/pts.asp
  47. Premier semestre 2008 : Doublement des ventes de phosphates
  48. (en) Port Casablanca
  49. (en) Africa Travel Magazine : Discovering Casablanca by Rail
  50. Vivre dans le Grand Casablanca
  51. « Jeune Afrique: Ville de passage » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  52. Stade Mohammed V
  53. Étudier dans le Grand Casablanca
  54. Bonne performances d'éducation, d'enseignement et de couverture médicale à Casablanca
  55. Site officiel du Megarama
  56. Ouverture du 2e plus grand centre de sport au Monde à Casablanca
  57. Film Casablanca
  58. « Casablanca: le film le plus romantique » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  59. « Marcel Cerdan, champion du monde de boxe en 1948 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-24
  60. Voir notamment : Et-Tayeb Houdaïfa, "Casablanca délaisse sa mémoire"
  61. Architecture des années 1920 à Casablanca
  62. Architecture des années 1930: Le style néo-mauresque
  63. Architecture des années 1950 : la modernité fait son entrée
  64. «Liberté», un immeuble historique !
  65. Arènes de Casablanca
  66. un extrait (de la page 37 à la page 52) de Bulletin de l'Institut des Pêches du Maroc no8, publié en 1961 intitulé "L'Aquarium de Casablanca" rédigé par Jean Collignon, océanographe-biologiste.
  67. Jumelage Casablanca-Chicago
  68. Vers la concrétisation de l'accord de jumelage entre Shanghai et Casablanca
  69. [4]
  70. Liste des protocoles et ententes internationales impliquant la ville de Montréal
  71. Russie - Maroc : les relations bilatérales ont fait leurs preuves
  72. [5]
  73. Villes jumelées et accords de coopération de Marseille

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Casablanca, E.B. et J.-C. Santucci, Encyclopédie berbère, vol.XII, Edisud, 1993, p. 1812-1822 [6]
  • Casablanca : mythes et figures d'une aventure urbaine, de Cohen (Jean-Louis) et Eleb (Monique), éditions Hazan (ISBN 978-2850259562)
  • Les mille et une villes de Casablanca, de Eleb (Monique) et Cohen (Jean-Louis) (ISBN 978-2867701597)
  • Casablanca, portrait d'une ville Art déco, de J.M. Zurflur (ISBN 978-9954102701)
  • Portrait de ville : Casablanca, de Cohen (Jean-Louis) et Eleb (Monique) (ISBN 978-2904448416)
  • Les mille et une nuits de Casablanca, ACR édition de J.l.Cohen, photographies de Michel Lebrun

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Picturing Casablanca: Portraits of Power in a Modern City. Susan Ossman, University of California Press (ISBN 978-0520084032)
  • Three Faces of Beauty: Casablanca, Paris, Cairo. Susan Ossman, Duke University Press (ISBN 978-0822328964)
  • Casablanca: Colonial Myths and Architectural Ventures. Jean-Louis Cohen & Monique Eleb (ISBN 978-1580930871)

Liens externes[modifier | modifier le code]