Casabianca (poème)

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La destruction de l’Orient au cours de la bataille du Nil, 1er août 1798, George Arnald (1825-1827), National Maritime Museum, Londres.

Casabianca, parfois appelé The Boy Stood on the Burning Deck, est un poème de Felicia Hemans publié la première fois dans The New Monthly Magazine en août 1826.

Thème[modifier | modifier le code]

Ce poème relate un fait d'armes de la bataille d'Aboukir entre les marines françaises et britanniques en 1798. Le nom fait référence à Luc-Julien-Joseph Casabianca, commandant du navire L'Orient, et à son fils de douze ans Giocante[1].

Durant la bataille d'Aboukir, le jeune Giocante resta à son poste comme sont père le souhaitais alors que le navire avait pris feu. Il refuse de partir si ce n'est pas son père qui lui en donne ordre. Malheureusement, Luc-Julien-Joseph Casabianca est mort au combat et, alors que tous les canons avaient été abandonnés, Giocante périt dans l'explosion du vaisseau lorsque les flammes atteignirent la poudre à canons.

Version originale Traduction
Source[2]
The boy stood on the burning deck
Whence all but he had fled;
The flame that lit the battle's wreck
Shone round him o'er the dead.


Yet beautiful and bright he stood,
As born to rule the storm;
A creature of heroic blood,
A proud, though child-like form.


The flames rolled on–he would not go
Without his Father's word;
That father, faint in death below,
His voice no longer heard.


He called aloud–« say, Father, say
If yet my task is done? »
He knew not that the chieftain lay
Unconscious of his son.


« Speak, father! » once again he cried,
« If I may yet be gone! »
And but the booming shots replied,
And fast the flames rolled on.


Upon his brow he felt their breath,
And in his waving hair,
And looked from that lone post of death
In still yet brave despair.


And shouted but once more aloud,
« My father! must I stay? »
While o'er him fast, through sail and shroud,
The wreathing fires made way.


They wrapt the ship in splendour wild,
They caught the flag on high,
And streamed above the gallant child,
Like banners in the sky.


There came a burst of thunder sound–
The boy–oh! where was he?
Ask of the winds that far around
With fragments strewed the sea!–


With mast, and helm, and pennon fair,
That well had borne their part–
But the noblest thing which perished there
Was that young faithful heart.
Cette traduction n'est pas une traduction littérale scrupuleuse et a pour but une compréhension globale du texte.
Le garçon se tenait sur le pont brûlant
D'où tous sauf lui s'étaient sauvés;
La flamme qui avait allumé l'épave de la bataille
Brilla autour de lui par dessus les morts.


Déjà beau et brillant il se tenait là,
Comme né pour régner sur la tempête;
Une créature d'un sang héroïque,
Fier, bien que sous une forme enfantine.


Les flammes descendirent, il ne pouvait partir
Sans l'ordre de son père.
Ce père, succombé dans un cri,
Dont la voix ne serait plus jamais entendue.


Il appela très fort-« Dis-moi, père, dis-moi
Si j'ai accompli ma tâche. »
Il ne savait pas que le capitaine
N'avait plus conscience de son fils.


«Père, dis-moi» cria-t-il encore
«si, maintenant, je peux partir !»
mais seuls répondirent les explosions,
et les flammes rapidement s'approchaient


son front en sentait le souffle brûlant
ondulant dans ses cheveux
et son regard, depuis ce mortel observatoire solitaire,
brillait encore de courage désespéré


et il cria cette fois plus fort encore
«Mon père, dois-je rester ?»
tandis que vers lui, à travers voiles et haubans
se ruaient les tourbillons de feu


il enveloppèrent le vaisseau de leur sauvage splendeur
s'emparèrent du pavillon resté haut
et flottèrent au-dessus de l'intrépide enfant
comme autant de bannières dans les cieux


ici explosa un grondement de tonnerre
Oh le garçon - où était-il ?
demandez le aux vents qui très loin
jonchèrent la mer de débris


de mât, bordé et pavois
qui avaient rempli leur part
mais la plus noble chose qui périt ici
fut ce jeune coeur fidèle.

Postérité[modifier | modifier le code]

Casabianca est un des poèmes anglais connus du XIXe siècle[3] et souvent appris à l'école au Royaume-Uni et aux États-Unis[1] entre les années 1850 et 1950 et donc de l'Époque victorienne[4]. Il est également connu comme étant l'objet de parodies[3],[1]. Sa première phrase est également très reconnaissable dans la littérature britannique[5].

Étonnament, le sujet de ce poème britannique est Français[4].

Il aurait inspiré une légende selon laquelle Giocante aurait lui-même allumé le feu pour éviter sa capture par les Britanniques[1].

Le poème a également inspirée la poétesse Elizabeth Bishop pour une autre version de celui-ci[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]