Cartier (entreprise)

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Cartier

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Logotype de Cartier SA

Création 1847 à Paris
Fondateurs Louis-François Cartier
Personnages clés Louis Cartier
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Stanislas de Quercize, Président et CEO de Cartier International
Activité Joaillerie, Horlogerie, Maroquinerie, Accessoires, Parfums.
Société mère Compagnie Financière Richemont SA
Effectif environ 5 500
Site web www.cartier.com
Cartier Santos - acier et or - 1988.

Cartier est une entreprise du secteur de luxe qui conçoit, fabrique, distribue et vend des bijoux, des montres et des lunettes et des portefeuilles. Fondée à Paris en 1847 par Louis-François Cartier, l'entreprise est restée sous le contrôle de la famille jusqu'en 1964. La marque est rendue célèbre par son petit fils Louis Cartier. En 1899, Alfred Cartier décide d’implanter l’entreprise familiale 13 rue de la Paix à Paris, adresse actuelle et cœur historique du savoir-faire de l'entreprise. Rapidement, celle-ci acquiert une dimension internationale. Elle s’installe également à Londres en 1902 puis à New York sept ans plus tard. Cartier a une longue histoire de la vente aux personnes de la royauté et aux célébrités. la marque est bien connue pour ses bijoux exceptionnels et ses montres comme le « Bestiaire », les diamants portées par Liz Taylor ou la première montre-bracelet dès 1904, la « Santos ». La réputation de Cartier est liée à la qualité de son savoir-faire mais est également ainsi pionnier de l’horlogerie. Dès les premières années du XXe siècle, des pièces modernes de couleurs vives aux formes stylisées et géométriques, précurseur de ce qui sera l’Art déco font leur apparition. Dans les années 1910, le motif « Panthère » devient l’emblème de la maison. Au fil des ans la marque lance la montre Tank (1917), la bague Trinity (1924), le bracelet Love (1969) qui deviennent eux-aussi des classiques.

Cartier est également mécène et encourage l’art contemporain, avec la Fondation Cartier pour l’art contemporain. De nos jours Cartier est une filiale en propriété exclusive de la Compagnie Financière Richemont SA.


Historique[modifier | modifier le code]

Louis-François Cartier (1819-1904) reprend l’atelier de bijouterie artisanale de son maître Adolphe Picard, 29 rue Montorgueil à Paris en 1847. Dès l'année suivante, implantée par Louis-Joseph le fils de Louis-François, l'horlogerie est présente au sein de l'établissement[1]. Cinq ans plus tard, l'entreprise qui est passée d'un simple atelier à un point de vente, commercialise au 5 Rue Neuve-des-Petits-Champs ses premières montres de gousset, des montres pendentifs, broches et châtelaines pour dame. Louis-François forme son fils, Alfred (1841-1925) qui prendra par la suite la tête de l'entreprise en 1874[2]. Cartier déménage à une nouvelle adresse, au 9 boulevard des Italiens, en 1859.

Louis Cartier (1875-1942), fils aîné d’Alfred, est associé à son père. Il voyage beaucoup, cherchant pierres ou inspiration de par le monde[1]. Évolution majeure pour son avenir[3], à l'aube du nouveau millénaire, Cartier s’installe au 13 rue de la Paix[4] dans ce qui est le centre mondial de la mode et du luxe avec Worth, Guerlain ou Doucet[1]. Le domaine de la joaillerie bénéficie depuis de nombreuses années de l’apparition d'une haute bourgeoisie friande, tout comme l'aristocratie, de bijoux[5]. Chose rare pour l'époque, l'entreprise possède son propre studio de création lui permettant de se différencier avec des pièces maison[5] : le style de Cartier se construit peu à peu[6],[2]. Cartier, précurseur de la joaillerie puis plus tard de l'horlogerie[6], impose le platine dès 1900 : ses bijoux d’inspiration néoclassique de diamants sur monture de platine, le style « Guirlande », remportent un vif succès auprès de la clientèle royale du monde entier : en plus de l'allègement de poids et la souplesse pour les diadèmes, Cartier révolutionne le domaine de la joaillerie dans le style comme la technique, résolument nouveaux[7]. Le style « Guirlande » restera au cours des décennies puisqu'il est représenté de nos jours par la couronne affichée sur les boites rouges de Cartier[1].

Pierre Cartier (1878-1964), second fils d’Alfred, ouvre une succursale à Londres au début du XXe siècle, au 4 New Burlington Street à l’occasion du couronnement du roi Édouard VII. Pour cet événement, le roi commande 27 tiares[2] puis accorde à l'entreprise son premier brevet de fournisseur officiel du roi d’Angleterre, en 1904. Édouard VII appelle alors Cartier « le joaillier des rois et le roi des joailliers »[2]. Il sera suivi de nombreux autres brevets délivrés par les cours royales du monde entier.

Les montres gousset sont peu pratiques en avion : Louis Cartier crée pour son ami l’aviateur brésilien Alberto Santos-Dumont une montre spécifiquement conçue pour être portée au poignet avec un bracelet de cuir, qui sera commercialisée plus tard en 1911[2],[8]. Des bijoux annonçant le style Art déco caractérisé par des formes abstraites et géométriques apparaissent également à cette époque. La création de la première montre-bracelet appelée « Tonneau » a lieu en 1906 : rapidement, l'horlogerie est un succès commercial[1].

Après la capitale britannique, Pierre Cartier ouvre en 1909 une succursale à New York[6] au 712, Fifth Avenue ; une nouvelle adresse à Londres au 175-176 New Bond Street voit également le jour.

La première pendule mystérieuse « Modèle A » est diffusée en 1912 ; elle sera suivie d’autres modèles emblématiques tels le modèle « Portique » en 1923. Premier décor « taches de panthère » en 1914, ornant la lunette d’une montre-bracelet ronde pour dame en onyx et pavage de brillants, ainsi que cinq ans plus tard la première montre « Tank » fine et légère bien qu'inspirée des véhicules de combat de la Première Guerre mondiale[1] ; celle-ci sera maintes fois réinterprétée dans les décennies suivantes. Entre temps, la boutique de New York est transférée en 1917 au 653, Fifth Avenue. Le style égyptien s'impose après la découverte du tombeau de Toutânkhamon[1] puis le style d'inspiration indienne quelques années après[9]. La bague — ainsi que le bracelet — aux trois anneaux réunissant trois ors de couleurs différentes appelés « Trinity » est créé deux ans après, inspirée d'une bague traditionnelle russe[10] ; Jean Cocteau en fera une icône[7], immense succès pour la marque porté par Sophia Loren et Carlo Ponti, Alain Delon et Romy Schneider, Ali MacGraw et Steve McQueen ou encore Kim Kardashian et Kanye West plus récemment[10].

La participation de Cartier à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes à Paris au pavillon de l’Élégance en 1925 est remarquée[1]. Cartier est alors depuis des décennies en quête des créations des grands couturiers parisiens afin de corréler leurs réalisations à la mode[7].

Jeanne Toussaintn surnommée « la Panthère » par Louis Cartier, est nommée directrice de la Joaillerie Cartier en 1933 ; elle y restera jusqu'en 1970[6]. La panthère, apparue précédemment, prend alors une place prépondérante dans les créations de Cartier[11]. L'américaine Daisy Fellowes commande en 1936 un collier « Tutti Frutti » par la suite transformé[6].

Le bijou « l’Oiseau en cage » est créé en 1942 comme symbole de l’Occupation[12]. En 1944, la broche « l’Oiseau libéré » célèbre la Libération[6].

Après la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Un magasin Cartier à Paris.

L’épée d’académicien de Jean Cocteau est réalisée en 1955, d’après son propre dessin, pour son entrée à l’Académie française[13].

Le « Love bracelet pour Cartier » est créé en 1969 par Aldo Cipullo ; celui-ci a la particularité de ne pouvoir être fermé qu'avec un tournevis spécifique de la marque[10].

La collection « Les Must de Cartier » par Robert Hocq (qui est président de l'entreprise) et Alain-Dominique Perrin est créé en 1973 ; cette même année, l'entreprise décide de racheter les pièces les plus emblématiques afin d'établir sa propre collection[2]. À cette même époque, de nombreux modèles historiques sont réédités[9] ou évoluent comme la montre Santos de Cartier sur bracelet or et acier en 1978.

Première collection dite de nouvelle joaillerie en 1982 sur le thème des ors et des pierres. Cette collection sera suivie d’autres collections thématiques.

Création en 1983 de la Collection ancienne Cartier (aujourd’hui Collection Cartier), destinée à illustrer l’évolution historique et stylistique de la Maison. Création de la montre Panthère de Cartier.

La Fondation Cartier pour l’art contemporain est créée en 1984 à Jouy-en-Josas.

La montre « Pasha » est présentée en 1985.

Dans Wall Street en 1988, Michael Douglas symbole du style yuppie porte ostensiblement une montre « Santos » en or[8].

En 1989 a lieu au Petit Palais la première grande rétrospective de la marque avec l'exposition L’Art de Cartier[14]. Cette exposition a depuis été suivie de plusieurs grandes rétrospectives à travers le monde, comme la Chine[2], dans des institutions prestigieuses dont vingt-quatre ans plus tard au Grand Palais où Cartier expose 600 pièces de collection[14].

Premier Salon International de la Haute Horlogerie (SIHH) à Genève en 1991.

La Fondation Cartier pour l’art contemporain s’installe boulevard Raspail à Paris en 1994 dans un bâtiment signé Jean Nouvel[15].

La montre « Tank Française » est commercialisée en 1996. L'année suivante, Cartier célèbre son 150e anniversaire[16].

La manufacture horlogère de la Chaux-de-Fonds est créée en 2001. Dans la foulée, la montre « Roadster » est commercialisée. À New York, l'intersection de la Fifth Avenue et de la 52e rue est officiellement baptisée « Place de Cartier ».

Bernard Fornas est nommé PDG de Cartier en 2002. Dès l'année suivante lors de la mise en place du processus de Kimberley, Cartier adopte les mesures de lutte contre les diamants de la guerre.

Collection de haute joaillerie « Caresse d’orchidées » par Cartier en 2005. Création du parfum sur mesure chez Cartier au 13 rue de la Paix à l’occasion de la rénovation de la boutique historique. Cartier est cofondateur du « Council for Responsible Jewellery practices ». La Maison devient l’un des membres actifs du Women’s Forum for the Economy and Society.

Lancement de la collection de joaillerie « Inde mystérieuse »[17] en 2007, puis de la montre « Ballon Bleu »[18].

Collection de haute joaillerie « Chimères et Dragons » à la 24e Biennale des Antiquaires, à Paris en 2008[19]. Lancement de la collection de Haute Horlogerie avec la « Ballon Bleu de Cartier Tourbillon »[20] (le calibre 9452 MC, premier calibre chez Cartier à arborer le Poinçon de Genève).

Collection de haute Joaillerie « Secrets et Merveilles » en 2009.

À la 25e Biennale des Antiquaires en 2010, Cartier présente l’émeraude moghole centrale qui ornait autrefois le collier dit Bérénice présenté en 1925 à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes à Paris. Création du mouvement Astrotourbillon et de la montre Calibre de Cartier.

Stanislas De Quercize prend la fonction de PDG en 2012, remplaçant Bernard Fornas[21]. Ce dernier, après dix ans à la tête de la marque, rejoint le conseil d'administration de Richemont en tant que codirecteur général.

En plus de 160 ans, Cartier s’est implanté dans le monde entier, fort d’un réseau de 200 boutiques[11].

L'histoire par ses clients[modifier | modifier le code]

De nombreuses personnalités royales et aristocratiques comptent parmi la clientèle de Cartier[22] : au début du XXe siècle, l'entreprise est fournisseur officiel d'Edouard VII d'Angleterre, puis d'Alphonse XIII d'Espagne, de Georges Ier de Grèce, du tsar Nicolas II, de la reine Marie de Roumanie, d'Élisabeth de Belgique, du roi Zog d'Albanie, du roi de Siam, mais également au Portugal, en Serbie, en Égypte ou encore à Monaco. Plus récemment, c'est le prince de Galles qui accorde sa confiance à Cartier en 1997[2].

Dès ses débuts, Louis-François Cartier et Alfred ont pour cliente l'Impératrice Eugénie[2], ce qui assoit la réputation du joaillier[3]. La princesse Mathilde, nièce de Napoléon Ier et cousine de l’empereur Napoléon III, effectue son premier achat en 1856 ; elle restera une cliente fidèle[3]. Le diadème de la Princesse Marie Bonaparte aux feuilles d'olivier marque le faste des Bonaparte[23] ; elle se marie avec le prince Georges de Grèce parée de bijoux Cartier[2]. Un imposant collier de diamants aux teintes rouges est créé pour Bhupinder Singh Maharaja de Patiala qui l'offre à sa maharani[10]. Le duc de Windsor commande à Jeanne Toussaint des bijoux somptueux pour Wallis Simpson, dont la broche « Flamant Rose », le collier « Draperie », la célèbre « panthère » en trois dimensions[6] qui connait une renommée importante et même un étui à cigarettes en or[10]. Grace Kelly dispose d'une large collection de bijoux, comme sa bague de fiançailles, ses insignes princiers ou diverses broches[6] ainsi que des clips qu'elle porte à la naissance du prince Albert[10]. La duchesse de Cambridge se marie avec un diadème Cartier datant de 1936[6], commandé à l'origine par le roi George VI pour sa femme puis offert à Élizabeth à sa majorité[11].

Pierre Cartier vend le diamant bleu « Hope » à une cliente américaine, la socialite (en) Evalyn Walsh McLean (en) et compte la comédienne Ève Lavallière ou la mondaine Doris Duke (en) dans ses clientes. La Belle Otero multiplie amants et bijoux, affirmant qu'« un homme qui possède un compte chez Cartier ne peut être considéré comme laid. » Porter des bijoux Cartier est une forme de reconnaissance à la Belle Époque[1]. Bien plus tard, Liz Taylor, qui écrira le livre My Love Affair With Jewerlry sur sa collection de bijoux, est une habituée de la marque recevant des cadeaux de Richard Burton[6] ou Mike Todd[10]. Le collier composé du diamant poire de 69 carats que Burton rachète à Cartier porte le nom de « Taylor - Burton »[10]. Autre actrice, Gloria Swanson est également une fidèle de la marque[2] tout comme Maria Felix qui possède un « Collier Crocodiles »[24]. Brigitte Bardot reçoit de Gunter Sachs un ensemble de trois bracelets pour leur anniversaire de mariage et Yves Montand une montre « Tank » de Simone Signoret[10].

Bague-Design, Cartier 1969.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Cox 2014, p. 89
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Véronique Prat, « Les joyaux de Cartier exposés dans la Cité interdite », Le Figaro,‎ 28 août 2009 (consulté le 22 février 2015)
  3. a, b et c Cartier : naissance d’une dynastie, Worldtempus, consulté le 18 février 2015
  4. Cartier au 13 rue de la Paix, le retour Luxe Magazine, décembre 2005, consulté le 18 février 2015
  5. a et b Cox 2014, p. 86
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Louise Prothery, « Cartier historique », L'Express Styles, no 3257,‎ 4 décembre 2013, p. 56 à 58
  7. a, b et c Isabelle Lefort et Hélène Martinez, « La joaillerie : un art à part entière », L'Express styles, vol. Spécial Joaillerie,‎ 4 décembre 2013, p. 29 à 31
  8. a et b Santos Cartier : une montre née de l’amitié d’un horloger-bijoutier pour un pilote aventurier, Montres de Luxe, 14 juillet 2009, consulté le 19 février 2015
  9. a et b Cox 2014, p. 90
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i Sandrine Merle, « Cartier : l'hymne à l'amour », Madame Figaro, no 21567,‎ 6 décembre 2013, p. 118 à 121 (ISSN 0246-5205)
  11. a, b et c Cox 2014, p. 91
  12. Jocelyne Rouleau, Du rationnement à l’abondance : les bijoux des années 1940 et 1950, Cap-aux-Diamants : la revue d'histoire du Québec, Numéro 78, 2004, p. 46-47
  13. Les créations de Cartier : épée de Jean Cocteau, Journal des Femmes, consulté le 18 février 2015
  14. a et b « Quand la joaillerie fait œuvre d'art », L'Express styles, vol. Spécial Joaillerie,‎ 4 décembre 2013, p. 34
  15. Fondation Cartier pour l'Art contemporain, Evene, consulté le 18 février 2015
  16. « La création selon Cartier », L'Officiel, Éditions Jalou, no 821,‎ 1997, p. 74-75 (lire en ligne)
  17. Haute joaillerie : le nouveau roman, 15 octobre 2007, Madame Figaro, consulté le 18 février 2015
  18. Ballon bleu de Cartier, La cote des montres, 17 septembre 2007, consulté le 18 février 2015
  19. Merveilleux bestiaire, L’Express, 12 novembre 2008
  20. Ballon bleu : tourbillon volant, La cote des montres, 4 mai 2008
  21. stanislas-de-quercize-nouveau-patron-de-cartier, sur challenges.fr, consulté le 18 février 2015
  22. Cox 2014, p. 87
  23. Princesse Marie Bonaparte, Diamond Divas, consulté le 22 février 2015
  24. « Au royaume de l’époustouflant », L'Officiel Maroc, Éditions Jalou, no 7,‎ 2010, p. 65-66 (lire en ligne)

Source[modifier | modifier le code]

  • Caroline Cox (préf. Cameron Silver), Le luxe en héritage : Secrets d'ateliers des grandes maisons, Dunod,‎ 2014 (1re éd. 2013), 285 p. (ISBN 978-2-10-070551-1), « 1847 : Cartier », p. 86 à 91 Document utilisé pour la rédaction de l’article

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bérénice Geoffroy-Schneiter, Vivienne Becker, Joanna Hardy et André Leon Talley, Cartier Panthère, Assouline, 2015, 300 p. (isbn 978-1-61-428428-4)

Liens externes[modifier | modifier le code]