Caroline Herschel

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Caroline Herschel

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Naissance 16 mars 1750
Hanovre (Allemagne)
Décès 9 janvier 1848
Hanovre (Allemagne)
Nationalité Allemande
Champs Astronomie
Diplôme Astronomie
Renommée pour avoir découvert des comètes et des nébuleuses et avoir créé la première représentation de La Voie Lactée telle que la verrait un observateur extérieur à cette structure.
Distinctions Médaille d'or de la Royal Astronomical Society (1828)
Prussian Gold Medal for Science (1846)

Caroline Lucretia Herschel (16 mars 17509 janvier 1848) est une astronome britannique d'origine allemande. Elle a travaillé avec son frère Sir William Herschel. Sa principale contribution à l'astronomie est la découverte de nouvelles comètes, en particulier la comète périodique 35P/Herschel-Rigollet, qui porte son nom.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cinquième enfant d’une famille de musiciens, elle vécut sa jeunesse à Hanovre (Allemagne). En 1757, son frère William (Wilhelm Friedrich à l’origine) émigre à Bath (Angleterre) et y entreprend une carrière en tant qu’enseignant de musique et organiste. Lors du décès de leur père en 1767, Caroline dut devenir la responsable de la maison, telle une esclave semble-t-il. Heureusement, lorsque William revint pour un séjour à la maison en 1772, il l’invita à l’accompagner en Angleterre. Elle accepta immédiatement. Une fois installée, elle débuta une carrière de chanteuse. William réclamait cependant constamment son assistance pour l’astronomie, qui n’était alors encore seulement qu’un loisir pour lui, ce qui nuisit à la carrière de la jeune femme dans le monde du spectacle.

Le 13 mars 1781, William devint célèbre pour sa découverte d’une nouvelle planète lui étant apparue derrière Saturne ; il la nomma Georgium Sidus, mais elle porta finalement le nom du père de Saturne dans la mythologie romaine, soit Uranus. Cette découverte d'Uranus lui permit de devenir l’année suivante l’astronome privé du roi George III, et, par conséquent, d'obtenir un salaire de deux cents livres par an.

William et Caroline déménagèrent alors près du château de Windsor ; Caroline mit alors définitivement fin à sa carrière musicale, et se consacra désormais à assister son frère dans ses travaux d’astronomie. Sa tâche était prenante : prendre en note les observations de William, tenir la maison, répondre aux visiteurs, effectuer les calculs, polir les miroirs, préparer les catalogues et les publications, etc.

William l’encouragea à utiliser les télescopes qu’il fabriquait lui-même pour effectuer ses propres recherches dans ses temps libres. Nous savons d’ailleurs qu’elle utilisait principalement un petit réflecteur newtonien. De 1781 à 1797, elle découvrit donc sept comètes, dont la fameuse comète périodique d’Encke en 1786 et 1795[1], ainsi que trois nébuleuses, dont l’une accompagnant Messier 31 vers la galaxie d'Andromède. C’est en 1787 que George III lui accorda un salaire annuel de 50 livres sterling, ce qui fit officiellement d’elle une astronome professionnelle, la première femme en plus. En mai 1788, elle dut encore déménager, sans William cette fois, car celui-ci, alors âgé de 50 ans, venait d’épouser la jeune veuve d’un marchand londonien dénommée Mary Pitt. Ce fut une dure épreuve pour Caroline, mais elle continua tout de même son partenariat avec son frère et fut même conquise par la gentillesse de sa nouvelle belle-sœur. Lors du décès de William à l’Observatory House de Slough en 1822, Caroline prit la décision de retourner vivre dans sa ville natale, à Hanovre où elle mourra le 9 janvier 1848 à l’âge de 97 ans et 10 mois. Il faut préciser qu’elle fut alerte et bien portante jusqu’à la fin de ses jours.

Caroline Herschel redécouvrit en 1795 la comète de Encke qui fut initialement repérée par Pierre Méchain. Cette comète est d'ailleurs la comète ayant la période la plus courte puisqu'elle repasse à proximité du soleil tous les 3,3 années.

On doit également à Caroline Herschel la première représentation de notre galaxie La Voie Lactée[réf. nécessaire]. En effet, elle tenta de se forger une représentation de l'aspect que pouvait avoir notre galaxie si nous avions la possibilité de l'observer depuis l'extérieur de celle-ci. La représentation qu'elle en fit fut d'ailleurs erronée car elle avait placé le Soleil au centre de notre galaxie, ce qui on le sait aujourd'hui n'est pas sa place. Dans sa représentation, elle avait aussi montré le soleil comme une grosse étoile alors qu'on sait aujourd'hui qu'il n'en est rien et que notre étoile est plutôt de taille assez réduite. En outre, cette astronome, lors de ses recherches relatives à la Voie Lactée, était assez découragée à certains moments en raison de la difficulté de se forger une représentation de notre galaxie alors que nous sommes situés à l'intérieur d'un bras spiral de celle-ci.

Représentation de la Voie lactée selon Caroline Herschel. C'est la première représentation connue de notre galaxie dans l'histoire. À noter qu'une erreur importante avait été commise puisque le Soleil avait été considéré comme une grosse étoile et avait été placé au centre de notre galaxie.

La Royal Astronomical Society publia, en 1798, son index au Flamsteed’s Observations of the Fixed Stars, son catalogue regroupant 560 étoiles omises dans le British Catalogue ainsi qu’une liste des errata de ce dernier.

En 1828, elle compléta le catalogue débuté par son frère, Zones of all the Star Clusters and Nebulae Observed by Sir William Herschel. Tout son travail porta fruit, puisqu’elle reçut en 1828 la médaille d'or de la Royal Astronomical Society, dont elle fut en 1835 la première femme membre honoraire, et reçut en 1846 la médaille d'or de la science par le roi Frédéric-Guillaume IV de Prusse.

Il est aussi à noter que l'astéroïde (281) Lucretia a été nommé d'après son deuxième prénom et que le cratère C. Herschel dans le Sinus Iridium sur la Lune a été également été nommé en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Ainsi, elle fit huit observations, et ce n'est qu'en 1819 que Johann Franz Encke publia un article sur cette comète à courte période et montra que les observations de 1786 et 1795 portaient sur le même objet