Carmen Martínez-Bordiú y Franco

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Carmen Martínez-Bordiú

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Carmen et son époux auprès de leur fils, le prince Louis de Bourbon.

Titre

Épouse du prétendant légitimiste
aux trônes de France et de Navarre

8 mars 197216 décembre 1986
(14 ans, 9 mois et 8 jours)

Prédécesseur Emmanuelle de Dampierre
Successeur Marie-Marguerite Vargas Santaella
Biographie
Dynastie Maison de Villaverde
Nom de naissance María del Carmen Esperanza Alejandra de la Santísima Trinidad Martínez-Bordiú y Franco
Naissance 26 février 1951 (63 ans)
Madrid (Espagne)
Père Christophe Martínez-Bordiú
Mère Carmen Franco y Polo
Conjoints Alphonse de Bourbon
(1972-1982)
Jean-Marie Rossi
(1984-1995)
José Campos García
(2006-2013)
Enfants François de Bourbon
Louis de Bourbon
Marie-Cynthia Rossi
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Épouses des prétendants légitimistes

María del Carmen Esperanza Alejandra de la Santísima Trinidad Martínez-Bordiú y Franco, ancienne duchesse de Cadix[1] (1972-1982) et « duchesse douairière d’Anjou » (depuis 1989), est née le 26 février 1951 au palais royal du Pardo à Madrid (Espagne).

Petite-fille du général Franco et cousine par alliance du roi Juan Carlos Ier d’Espagne, elle est, pour les légitimistes, la mère du prétendant « Louis XX », et donc la « reine douairière de France et de Navarre ».

Famille[modifier | modifier le code]

María del Carmen Martínez-Bordiú y Franco est la fille de Cristóbal Martínez-Bordiú (1922-1998), 10e marquis de Villaverde, et de son épouse María del Carmen Franco y Polo (1926), duchesse de Franco. Par sa mère, elle est l’aînée des petits-enfants du chef de l’État espagnol Francisco Franco y Bahamonde (1892-1975).

Le 8 mars 1972, Carmen Martínez-Bordiú épouse à la chapelle du palais du Pardo, à Madrid, Alphonse de Bourbon (1936-1989), « duc de Bourbon et de Bourgogne » — qui fut plus tard « duc d’Anjou » et de Cadix — lui-même fils de l’infant Jacques-Henri de Bourbon (1908-1975), « duc d’Anjou et de Ségovie », et de sa première épouse Emmanuelle de Dampierre (1913-2012). De cette union naissent deux enfants :

Mais le couple se sépare en 1979 puis divorce en 1982 et Carmen épouse, en secondes noces, en décembre 1984, le français Jean-Marie Rossi (1931). De ce mariage naît une fille :

  • Marie-Cynthia Rossi (1985).

En 1995, le couple se sépare et Carmen se remarie le 18 juin 2006 avec l’Espagnol José Campos García (1964). En février 2013 Carmen et José Campos García divorcent après sept ans de mariage.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carmen Martínez-Bordiú, que les médias espagnols connaissent mieux sous le surnom de « la nietísima » (que l’on pourrait traduire par « la petite-fillissime ») en référence au titre de « généralissime » de son grand-père, passe une enfance dorée au palais du Pardo, aux côtés du « Caudillo » et de sa famille. Petite-fille préférée de Franco et de son épouse, elle devient très tôt une icône du gotha espagnol et de la presse du cœur.

À l’âge de 21 ans, poussée par sa famille, Carmen épouse Alphonse de Bourbon, aîné des Capétiens et prétendant possible aux trônes espagnol et français. Le mariage, célébré avec faste, fait grand bruit en Europe dans la mesure où il laisse longtemps planer un doute sur la succession de Franco. À l'occasion des épousailles, Alphonse et Carmen reçoivent en effet les titres et prédicats de duc et duchesse de Cadix et d'altesses royales. Pourtant, malgré le désir de l’épouse du général, c’est bien le prince Juan-Carlos d’Espagne qui succède au dictateur en 1975, et cela comme l'avait prévu la loi de 1969[2].

Malgré son caractère prestigieux, l'union d’Alphonse et de Carmen n’est guère heureuse et les frasques de la jeune femme causent plusieurs scandales à Madrid. Ainsi, lors de la communion de ses deux enfants, le prêtre qui dirige la cérémonie refuse publiquement de donner la communion à la duchesse. En 1979, le couple finit donc par se séparer et leur divorce a lieu peu après, en 1982. À cette occasion, Carmen perd son titre d'altesse royale ainsi que la garde de ses enfants[3]. Elle quitte alors l'Espagne et s'établit à Paris, où elle entame une relation amoureuse avec un antiquaire français nommé Jean-Marie Rossi.

L'année 1984 est un moment terrible dans la vie de Carmen et de son nouveau conjoint. En février, un accident de voiture cause en effet la mort de son fils aîné tandis que son autre fils et son ex-mari sont grièvement blessés. Quelques mois après, c'est au tour de Mathilda, l'une des filles de Jean-Marie Rossi, de trouver la mort dans un tragique accident de bateau aux Bahamas. Le couple décide malgré tout de se marier et une fille naît de leur union le 28 avril 1985[4].

Quelques années après, en 1989, Alphonse de Bourbon meurt « décapité » par un câble sur une piste de ski aux États-Unis et Carmen regagne Madrid pour assister à ses funérailles. La jeune femme espère récupérer la garde de son fils, le nouveau « duc d'Anjou ». Mais les tensions existant entre la mère et l'adolescent poussent ce dernier à rester vivre chez sa grand-mère maternelle, la duchesse de Franco.

En 1994, Carmen et son deuxième époux se séparent et divorcent l'année suivante. La petite-fille du général Franco entame dès lors une relation (qui dure jusqu'en 2004) avec l'italien Robert Federici. Mais, en 2006, Carmen épouse finalement l'homme d'affaire espagnol José Campos García, qui est de treize ans son cadet[5]. Pendant toute cette période, les relations entre Louis de Bourbon et sa mère se dégradent davantage. Il faut dire que Carmen se montre très critique vis-à-vis des liens de son fils avec les légitimistes français tandis que le jeune homme n'admet guère la vie mondaine de sa mère.

Aujourd'hui, Carmen Martínez-Bordiú reste une personnalité incontournable du gotha espagnol et apparaît régulièrement dans les médias de son pays. En 2006, elle a ainsi participé au programme de téléréalité « Mira quién baila! » de la TVE[6], ce qui a soulevé les critiques d'une bonne partie de la gauche espagnole[7].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • Le rôle de Carmen est interprété par l'actrice Cristina Peña dans le deuxième épisode de la mini-série espagnole Alfonso, el príncipe maldito (2010).
  • Elle apparaît dans le tableau de Salvador Dalí Portrait équestre de Carmen Bordiú Franco, peint en 1974.

Ascendance[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Tomás Martínez y Rodríguez
 
 
 
 
 
 
 
8. Andrés Martínez y Cobo de Guzmán
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Josefa Isabel Cobo de Guzmán y Ardio
 
 
 
 
 
 
 
4. José María Martínez y Ortega
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. José Ortega y Melgarejo
 
 
 
 
 
 
 
9. Catalina Ortega y Toledo
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Angustias Toledo y Vico
 
 
 
 
 
 
 
2. Cristóbal Martínez-Bordiú, 10e Marquis de Villaverde
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Luis Bordiú y Garcés de Marcilla, 8e Marquis de Villaverde
 
 
 
 
 
 
 
10. Cristóbal Bordiú y Prat, 9e Marquis de Villaverde
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. María del Carmen de Prat y Sánchez-Salvador
 
 
 
 
 
 
 
5. María de la O Esperanza Bordiú y Bascarán, 7e Comtesse de Argillo
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Lieutenant général José de Bascarán y Federic
 
 
 
 
 
 
 
11. María de la O de Bascarán y Reina
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. María Adelaida de Reina Visset-Fernández de Córdoba
 
 
 
 
 
 
 
1. María del Carmen Martínez-Bordiú
y Franco
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Francisco Franco y Vietti
 
 
 
 
 
 
 
12. Nicolás Franco y Salgado-Araújo
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Hermenegilda Salgado-Araújo y Pérez
 
 
 
 
 
 
 
6. Francisco Franco Bahamonde, Chef de l'État espagnol
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Ladislao Bahamonde y Ortega
 
 
 
 
 
 
 
13. María del Pilar Bahamonde y Pardo de Andrade
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. María del Carmen Pardo de Andrade y Pardo de Andrade
 
 
 
 
 
 
 
3. María del Carmen Franco y Polo, 1re Duchesse de Franco
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Claudio Polo y Astudillo
 
 
 
 
 
 
 
14. Felipe Polo y Flórez de Vereterra
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Bonifacia Flórez de Vereterra
 
 
 
 
 
 
 
7. María del Carmen Polo y Martínez-Valdés, 1re dame de Meirás
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Rafael Martínez-Valdés
 
 
 
 
 
 
 
15. Ramona Martínez-Valdés y Martínez-Valdés
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. María de la Caridad Martínez-Valdés
 
 
 
 
 
 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) El País, « María del Carmen Martínez-Bordiú », 24/05/1983.
  2. Bartolomé Bennassar, Franco, Perrin, Coll. Tempus, Paris, 2002, p. 240-241, 246 et 372.
  3. El País, « María del Carmen Martínez-Bordiú », 24/05/1983.
  4. El País, « María del Carmen Martínez-Bordiú », 30/04/1985.
  5. El País, « Carmen Martínez-Bordiú prepara su boda en Santander », 28/05/2006.
  6. 20 minutos, « Carmen Martínez Bordiú será concursante en "Mira quién baila" », 08/09/2006.
  7. El Pais, « Caffarel dice desconocer lo que cobra Carmen Martínez-Bordiú de TVE », 02/12/2006

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) José Apezarena, Luis Alfonso de Borbón: Un príncipe a la espera, Plaza & Janés, 2007.
  • (es) Paloma Barrientos, Carmen Martínez-Bordiú, A mi manera, Ediciones B, Madrid, 2006 (ISBN 8466629823).
  • (fr) Marc Dem, Le duc d'Anjou m'a dit - La vie de l'aîné des Bourbons, Perrin, Paris, 1989 (ISBN 226200725X).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos sur YouTube[modifier | modifier le code]

YouTube met à disposition plusieurs documents vidéo (documentaire, interview et reportage satirique) concernant Carmen Martínez Bordiú :