Carlo Levi

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Son portrait en 1947 par le photographe Carl van Vechten

Carlo Levi (né le à Turin, mort le à Rome) est un écrivain, médecin, peintre, journaliste et homme politique italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carlo Levi est né à Turin de Ercole Levi, médecin d'origine juive et d'Annetta Treves, la fille de Claudio Treves (it)[1].

Il étudie la médecine et reçoit son diplôme de l'université de Turin en 1924. Il n'a cependant pas pratiqué la médecine, choisissant de devenir peintre et de poursuivre une activité politique commencée à l'université où il a eu comme ami Piero Gobetti.

En 1929, il participe au mouvement anti-fasciste[2] Giustizia e Libertà créé par Nello[3] et Carlo Rosselli et il devient l'un des chefs de la branche italienne avec Leone Ginzburg, un juif russe d'Odessa qui avait émigré avec ses parents en Italie.

Adversaire du fascisme, il devient également membre du Parti d'action. Arrêté en 1935, il est condamné par le régime au confino (résidence surveillée) dans une région désolée du Mezzogiorno, à Grassano, puis à Aliano, en Basilicate, expérience dont il tirera le livre Le Christ s'est arrêté à Eboli et qui marqua profondément sa peinture.

Retrouvant sa liberté, il part en France et y vit de 1939 à 1941. En 1941, de retour en Italie, il est arrêté à Florence et emprisonné dans la prison de Murate (it). Il est libéré après l'arrestation de Benito Mussolini et cherche refuge dans le palais Pitti, où il a écrit son ouvrage Cristo si è fermato a Eboli.

Après la Deuxième Guerre mondiale, il s'installe à Rome où il devient pendant un certain temps rédacteur de Italia libera, la publication du Partito d'Azione, une organisation anti-fasciste.

Il continue d'écrire et de peindre, exposant en Europe et aux États-Unis. Ses écrits se composent de L'orologio (La montre) (1950), Le parole sono pietre (Les mots sont des pierres) (1955), et Il futuro ha un cuore antico (Le futur a un cœur antique) (1956).

En 1963, il est élu au Sénat en tant qu'indépendant, sous l'étiquette du Parti Communiste, et réélu en 1968.

Il apparaît dans le documentaire, Les écrivains italiens et l'Italie des écrivains : ombres et questions, Italiques[4].

Il meurt d'une pneumonie à Rome le , mais ses dernières volontés sont d'être inhumé à Aliano (Gagliano en dialecte local comme il la nomme dans ses écrits). La maison qu'il y occupa peut encore être visitée.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Cristo si è fermato a Eboli, Einaudi, Turin, 1945 ;
  • Paura della libertà,Turin, 1946 ;
  • L'orologio,Turin, 1950 ;
  • Le parole sono pietre,Turin, 1955 ;
  • II futuro ha un cuore antico,Turin, 1956 ;
  • La doppia notte dei tigli, Turin, 1959 ;
  • Un volto che ci somiglia, Turin 1960 ;
  • Tutto il miele è finito,Turin, 1964 ;
  • Quaderno a cancelli, sous la direction de A. Marcovecchio et L. Saba, Turin, 1979.

Traductions[modifier | modifier le code]

  • (fr) Le Christ s'est arrêté à Eboli (1948) éd. Gallimard, collection Folio réédité en 2001 ISBN 2-07-036954-4
  • (fr) "La montre"(1952)éd. Gallimard - NRF (L'orologio,Turin, 1950) ;

"la peur de la Liberté", traduction de Jean Claude IBERT, ed. Gallimard - NRF, 1955

Œuvres picturales[modifier | modifier le code]

Conservées au Centro Carlo Levi de Matera, à proximité d'Aliano, et à la Fondation Carlo Levi de Rome :

  • Le Chemin vers les grottes de San Giovanni in Grassano (1935), huile sur toile de 74 cm × 93,5 cm, datée au dos (9 septembre 1935), Rome, Fondation Carlo Levi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claudio Treves (Turin, 24 mars 1869 - Paris, 11 juin 1933) homme politique et journaliste italien, un des fondateurs du Parti des travailleurs italiens (Partito dei Lavoratori Italiani).
  2. CARLO LEVI - BIOGRAFIA
  3. Biographie de Nello Rosselli
  4. Italiques, deuxième chaîne de l'ORTF, 24 août 1973, 16 août 1974

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]