Carlo Emilio Gadda

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Carlo Emilio Gadda (1921)

Carlo Emilio Gadda, écrivain italien, né le 14 novembre 1893 à Milan, mort le 21 mai 1973 à Rome.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les premières années[modifier | modifier le code]

Carlo Emilio Gadda est issu d'un milieu bourgeois lombard, mais les investissements économiques de son père, « industriel idéaliste », finissent par plonger la famille Gadda dans le dénuement. Ainsi Carlo Emilio Gadda traverse-t-il « une enfance tourmentée et une adolescence bien plus difficile ».

Après à la mort du père, Francesco Ippolito en 1909, la famille Gadda se prive beaucoup (sans toutefois se séparer de sa villa à Longone). Carlo Emilio doit notamment renoncer aux études littéraires au profit de l'École polytechnique de Milan.

Avec la vaine espérance de donner un sens à sa vie « horriblement tourmentée », Carlo Emilio Gadda s'engage comme volontaire à la Grande Guerre dans la région d'Adamello-Presanella. Fait prisonnier, il est déporté à Celle, ville située près d'Hanovre, en Allemagne où il se lie d'amitié avec Bonaventura Tecchi, Camillo Corsanego et Ugo Betti. Au cours de cette expérience, il écrit une série de journaux qui seront édités en 1950 sous le titre Journal de guerre et de captivité.

À son retour à Milan en janvier 1919, l'annonce de la mort de son frère Enrico, aviateur, le jette dans un état de profonde dépression, dont il se remettra lentement.

L'ingénieur et l'écrivain[modifier | modifier le code]

Diplômé en Ingénierie électronique en 1920, il travaille comme ingénieur en Sardaigne, en Lombardie, en Belgique puis entre 1922 et 1924 en Argentine. À son retour à Milan 1926 il s'inscrit à la faculté de philosophie (mais ne passera jamais la soutenance) afin de se consacrer à sa passion: la littérature. Il financera sa formation en exerçant parallèlement le métier d'enseignant de mathématique et physique au lycée Parini. En 1926, il collabore à la revue florentine 'Solaria'. En 1940, l'écrivain abandonne définitivement la profession d'ingénieur et s'installe à Florence où il vivra jusqu'en 1950.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La meccanica, 1928-1929;
    • La Mécanique, trad. de Philippe Di Meo, Préface de Dante Isella, Paris, Seuil, 1992, 189 p.
  • La madonna dei filosofi, 1931;
    • La Madone des Philosophes, trad. de Jean-Paul Manganaro, Paris, Seuil, 1993, 157 p.
  • Il castello di Udine, 1934;
    • Le Château d’Udine, trad. de Giovanni Clerico, Paris, Grasset, 1982, 286 p. - rééd. 2014
  • La cognizione del dolore, 1938-1941; puis en volume, 1963;
    • La Connaissance de la douleur, trad. de Louis Bonalumi et François Wahl, Paris, Seuil, 1974, 264 p.
  • Le meraviglie d'Italia, 1939;
    • Les Merveilles d’Italie, trad. de Jean-Paul Manganaro, Préface de Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 1998, 315 p.
  • Gli anni, 1943;
    • Les Années. Vers la chartreuse, trad. de Jean-Paul Manganaro, Préface de Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 2002, 285 p.
  • L'Adalgisa, 1944;
    • L’Adalgisa : croquis milanais, trad. de Jean-Paul Manganaro, Paris, Seuil, 1987, 285 p.
  • Il primo libro delle favole, 1952;
    • Le Premier Livre des fables, trad. de Jean Pastureau, Préface de Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 2000, 188 p.
  • Novelle dal ducato in fiamme, 1953.
  • I sogni e la folgore, 1955.
  • Giornale di guerra e di prigionia, 1955;
    • Journal de guerre et de captivité, trad. de Monique Baccelli, Préface de M. Baccelli et Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 1993, 489 p.
  • Quer pasticciaccio brutto de via Merulana, 1957;
    • L’Affreux Pastis de la rue des Merles, trad. de Louis Bonalumi, Préface de François Wahl, Paris, Seuil, 1963, 272 p.
  • I viaggi la morte, 1958;
    • Les Voyages la Mort, trad. de Monique Bacelli, Préface de Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 1994, 365 p.
  • Il guerriero, l'amazzone, lo spirito della poesia nel verso immortale del Foscolo, 1958;
    • Le Guerrier, l’Amazone, l’Esprit de la poésie dans les vers immortels de Foscolo : conversation à trois voix, trad. de Jean-Paul Manganaro, Paris, Ch. Bourgois, 1993, 89 p.
  • Verso la Certosa, 1961;
    • Les Années. Vers la chartreuse, trad. de Jean-Paul Manganaro, Préface de Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 2002, 285 p.
  • Accoppiamenti giudiziosi, 1963;
  • I Luigi di Francia, 1964;
    • Les Louis de France, trad. de Christian Paoloni, Paris, Quai Voltaire, 1989, 168 p.
  • Eros e Priapo. Da furore a cenere, 1967;
    • Éros et Priape. De la fureur aux cendres, trad. de Giovanni Clerico, Paris, Ch. Bourgois, 1990, 301 p.
  • Novella seconda, 1971;
    • Novella seconda, trad. de Giovanni Joppolo, Annette Luciani et Thierry-Olivier Séchan, Préface de Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 1987, 138 p.
  • Meditazione milanese, 1974.
  • Le bizze del capitano in congedo, 1981;
    • Les Colères du capitaine en congé libérable, trad. de François Rosso, Paris, Seuil, 1989, 185 p.
  • Il tempo e le opere : saggi, note e divagazioni [1927-1977], textes recueillis par Dante Isella, 1982;
    • Le Temps et les Œuvres : essais, notes et digressions, trad. de Dominique Férault, Paris, Le Promeneur, 1994, 266 p.
  • Il palazzo degli ori, 1983;
    • Le Palais des ors, trad. de Béatrice Sayhi-Périgot, Paris, Quai Voltaire, 1989, 142 p.
  • Racconto italiano di ignoto del novecento, 1983;
    • Récit italien d’un inconnu du vingtième siècle, trad. de Monique Baccelli, Avant-propos de Gérard-Georges Lemaire, Paris, Ch. Bourgois, 1997, 352 p.
  • Azoto e altri scritti di divulgazione scientifica, [textes de 1921-1956], 1986.
  • Lettere a Gianfranco Contini, éd. par le destinataire, 1988;
    • Lettres à Gianfranco Contini [1934-1967], trad. de Soula Aghion, Présentation de Gianfranco Contini, Paris, Quai Voltaire, 1988, 195 p.
  • Taccuino di Caporetto, 1991.
  • Norme per la redazione di un testo radiofonico, 1973;
    • L’Art d’écrire pour la radio, trad. de Guillaume Monsaigeon, Paris, Les Belles Lettres, 1993, 119 p.
Tombe de Carlo Emilio Gadda
  • Opere di Carlo Emilio Gadda, éd. dirigée par Dante Isella, Milan, Garzanti, 1988-1993, en 5 vol. dont :
    • Romanzi e racconti. I, 1988.
    • Romanzi e racconti - II, 1989.
    • Saggi, giornali, favole e altri scritti - I, 1991.
    • Saggi, giornali, favole e altri scritti - II, 1992.
    • Scritti vari e postumi. Bibliografia e Indici, 1993 (en 2 tomes).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ferdinando Amigoni, La più semplice macchina, Lettura freudiana del «Pasticciaccio», Bologna, il Mulino, 1995.
  • Alba Andreini-Marziano Guglielminetti, Marziano, eds, Carlo Emilio Gadda. La coscienza infelice, Milano, Guerini, 1996.
  • Alberto Arbasino, L’Ingegnere in blu, Milano, Adelphi, 2008.
  • Carla Benedetti, Una trappola di parole. Lettura del «Pasticciaccio», Pisa, ETS Editrice, 1987.
  • Robert S. Dombroski, Creative Entanglements, Gadda and the Baroque, Toronto, University of Toronto Press, 1999.
  • Ernesto Ferrero, Invito alla lettura di Carlo Emilio Gadda, Milano, Mursia. 1987.
  • Piero Gadda Conti, Le confessioni di Carlo Emilio Gadda, Milano, Pan, 1974.
  • Italia Paola, Glossario di Carlo Emilio Gadda «milanese». Da «La meccanica» a «L’Adalgisa», Alessandria, Edizioni dell’Orso, 1998.
  • Martha Kleinhans, «Satura» und «pasticcio». Formen und Funktionen der Bildlichkeit im Werk Carlo Emilio Gaddas,Tübingen, Max Niemeyer Verlag, 2005.
  • Jean-Paul Manganaro, Le baroque et l’ingénieur. Essai sur l’écriture de Carlo Emilio Gadda, Paris, éditions de Seuil, 1994.
  • Realino Marra, La cognizione del delitto. Reato e «macchina della giustizia» nel «Pasticciaccio» di Gadda, in «Materiali per una storia della cultura giuridica», XL-1, 2010, 157-83.
  • Realino Marra, Tra due guerre. Considerazioni sul pensiero politico di Gadda, in «Giornale di storia costituzionale», 23, 2012, 265-76.
  • Giuseppe Papponetti, Gadda - D’Annunzio e il lavoro italiano, Roma, Fondazione Ignazio Silone, 2002.
  • Walter Pedullà, Carlo Emilio Gadda. Il narratore come delinquente, Milano, Rizzoli, 1997.
  • Federica G. Pedriali, Altre carceri d’invenzione. Studi gaddiani, Ravenna, Longo, 2007.
  • Ezio Raimondi, Barocco moderno. Roberto Longhi e Carlo Emilio Gadda, Milano, Mondadori, 2003.
  • Cristina Savettieri, La trama continua. Storia e forme del romanzo di Gadda, Pisa, ETS, 2008.
  • Maria Antonietta Terzoli, ed, Le lingue di Gadda, Atti del Convegno di Basilea 10-12 dicembre 1993, Roma, Salerno Editrice, 1995.
  • Caterina Verbaro, La cognizione della pluralità. Letteratura e conoscenza in Carlo Emilio Gadda, Firenze, Le Lettere, 2005.
  • Antonio Zollino, Il vate e l’ingegnere. D’Annunzio in Gadda, Pisa, ETS Editrice, 1998.

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