Carl-Ludwig Wagner

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Carl-Ludwig Wagner
Carl-Ludwig Wagner (assis), en 1990.
Carl-Ludwig Wagner (assis), en 1990.
Fonctions
5e ministre-président de Rhénanie-Palatinat
8 décembre 198821 mai 1991
(&&&&&&&&&&&&08942 ans, 5 mois et 13 jours)
Gouvernement Wagner
Coalition CDU-FDP
Prédécesseur Bernhard Vogel
Successeur Rudolf Scharping
Vice-ministre-président
23 mai 19858 décembre 1988
Ministre-président Bernhard Vogel
Prédécesseur Otto Meyer
Successeur Rainer Brüderle
Ministre des Finances
12 juin 19818 décembre 1988
Ministre-président Bernhard Vogel
Prédécesseur Johann Wilhelm Gaddum
Successeur Emil Wolfgang Keller
Ministre de la Justice
13 décembre 197912 juin 1981
Ministre-président Bernhard Vogel
Prédécesseur Otto Theisen
Successeur Waldemar Schreckenberger
Biographie
Date de naissance 9 janvier 1930
Lieu de naissance Düsseldorf (Allemagne)
Date de décès 27 juillet 2012 (à 82 ans)
Lieu de décès Trèves (Allemagne)
Parti politique CDU
Diplômé de Université Johannes Gutenberg
de Mayence
Profession Fonctionnaire

Carl-Ludwig Wagner
Ministre-présidents de Rhénanie-Palatinat

Carl-Ludwig Wagner, né le 9 janvier 1930 à Düsseldorf et mort le 27 juillet 2012 à Trèves, est un homme politique allemand membre de l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU).

Il a été maire de Trèves entre 1976 et 1979, avant d'être nommé ministre de la Justice de Rhénanie-Palatinat pour deux ans. En 1981, il devient ministre régional des Finances, puis Vice-ministre-président en 1985. Trois ans plus tard, il est investi ministre-président du Land à la tête d'une coalition noire-jaune et conserve son poste jusqu'à sa défaite aux élections régionales de 1991 face au social-démocrate Rudolf Scharping. Il est de ce fait le dernier chrétien-démocrate à avoir dirigé la Rhénanie-Palatinat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir obtenu son Abitur en 1949 à Trèves, il intègre l'université Johannes Gutenberg de Mayence pour y accomplir des études supérieures de droit qu'il achève en 1953 par le passage de son premier diplôme juridique d'État. Il devient alors associé de recherche, puis décroche son second diplôme en 1957, année où il intègre la fonction publique de Rhénanie-Palatinat.

En 1959, il part à Luxembourg afin de travailler, pour dix ans, au secrétariat général du Parlement européen. Il reçoit deux ans plus tard un doctorat de droit de l'université de Montpellier avec une thèse sur « Le défi juridique du droit administratif français ».

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Comme membre de la CDU[modifier | modifier le code]

Il adhère à l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne (CDU) en 1951, et est élu président de la section du parti à Trèves en 1984. Il renonce à cette fonction en 1991 et est désigné président d'honneur.

Du Bundestag à la mairie de Trèves[modifier | modifier le code]

En 1969, il est élu député fédéral de Rhénanie-Palatinat au Bundestag dans la circonscription de Trèves, dont il assure la représentation jusqu'à sa démission, le 8 avril 1976, pour devenir maire de la ville de Trèves.

Ministre de Rhénanie-Palatinat : la montée en puissance[modifier | modifier le code]

Il renonce à son mandat municipal le 13 décembre 1979, suite à sa nomination comme ministre de la Justice du Land de Rhénanie-Palatinat par le ministre-président de l'époque, Bernhard Vogel. Il passe deux ans plus tard au ministère des Finances, retrouvant l'intérim du poste de ministre de la Justice entre octobre 1982 et mai 1983.

Élu député au Landtag de Rhénanie-Palatinat du 6 mai 1983, il est confirmé dans ses fonctions gouvernementales le 18 mai suivant, dans le cadre d'une coalition noire-jaune. Le 23 mai 1985, il remplace le ministre de l'Agriculture, Otto Meyer, comme Vice-ministre-président.

Ministre-président[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de Vogel, causée par sa défaite face à Hans Otto Wilhelm lors de l'élection du président de la CDU régionale par le congrès du parti, Carl-Ludwig Wagner est investi ministre-président de Rhénanie-Palatinat par le Landtag le 8 décembre 1988, reprenant la tête de la coalition noire-jaune au pouvoir depuis mai 1983. Il cède alors son poste de Vice-ministre-président au libéral Rainer Brüderle.

La fin de la domination de la CDU aux élections de 1991[modifier | modifier le code]

Lors des élections régionales de 1991, il se présente comme candidat à sa succession tout en annonçant sa volonté de céder, en 1993, le pouvoir au président du groupe CDU au Landtag, Hans Otto Wilhelm, s'attirant les critiques du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) de Rudolf Scharping[1]. Le jour du scrutin, le SPD s'impose avec près de 45 % des voix, en progression de six points, devenant ainsi le premier parti du Land, une première depuis 1947, tandis que la CDU tombe à 39 % des suffrages, en recul également de six points.

Les sociaux-démocrates et les libéraux (FDP) forment alors une coalition permettant l'investiture de Rudolf Scharping comme ministre-président le 21 mai 1991, mettant fin à quarante-quatre ans de pouvoir de la CDU.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Allemagne - Les élections en Rhénanie-Palatinat : les chrétiens-démocrates ont subi une cuisante défaite, Le Monde, le 23 avril 1991

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]