Care International

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Care International
Logo de l'organisation

Région 84 pays
Création 1945
Type Organisation non gouvernementale internationale
Association à but non lucratif
Coordonnées 46° 12′ 51″ N 6° 06′ 41″ E / 46.2140794, 6.111411446° 12′ 51″ N 6° 06′ 41″ E / 46.2140794, 6.1114114  
Langue(s) anglais
Membre(s) 16 000
Site web http://www.careinternational.org

Care International est une association humanitaire fondée en 1945 aux États-Unis, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avant le Plan Marshall (1947).

Il s'agit aujourd'hui d'un réseau international, l'une des plus importantes ONG :

  • en termes de budget, 700 millions d'euros
  • plus encore en termes de bénéficiaires - CARE agit dans près de 70 pays, 66 millions de personnes sont concernées.

CARE emploie 16000 personnes.

CARE était un acronyme qui signifiait Cooperative for American Remittances to Europe à la création de l'association. Cette dernière ayant étendu son influence au monde entier, l'acronyme a changé de signification pour Cooperative for Assistance and Relief Everywhere, Inc. CARE est aujourd'hui le nom à part entière de l'association. CARE se décrit comme une association de solidarité internationale non confessionnelle, apolitique et indépendante.

Le Responsable de la Communication pour l’Afrique de CARE International est membre du Comité Consultatif International de l'Organisation de la presse africaine (APO).

CARE France est actuellement présidé par Arielle Malard de Rothschild.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'association a commencé ses actions en envoyant des ravitaillements de nourriture et autres denrées nécessaires à une Europe déchirée par la guerre. Les premiers vingt mille paquets ont été envoyés au port du Havre le 11 mai 1946. Par la suite, plusieurs millions de familles, écoles et hôpitaux ont bénéficié de ces colis cette année-là, notamment en Allemagne[1]. Sur les deux décennies suivantes, cent millions de paquets ont été envoyés par l'association, d'abord uniquement en Europe, puis également en Asie et dans d'autres régions du monde. Le dernier ravitaillement vers les îles britanniques a été envoyé en 1955. L'association était alors présente dans dix-huit pays.

Comme l'Europe se remettait peu à peu de la guerre, CARE International s'est tournée vers des pays ayant besoin des surplus de nourriture des États-Unis. Dans les années 1970 :

  • l'association a notamment aidé à combattre des famines en Afrique : elle s'est internationalisée
  • ce sont également les pays collecteurs de fond qui s'internationalisent ;
  • son approche a cessé d'être monoïque pour devenir globale (plutôt que de distribuer de la nourriture, il s'agit de travailler dans les domaines de l'agriculture, l'eau, l'environnement, la santé, l'éducation, le développement).
  • enfin, CARE a cessé de créer de toute pièce des projets, pour laisser les communautés défavorisées définir leur besoins les plus urgents.

Plus tard apparaîtra le principe de microcrédit.

Objectifs et valeurs[modifier | modifier le code]

L'association se donne pour objectif de construire un monde d’espoir, de tolérance et de justice sociale où la pauvreté serait vaincue et où les populations vivraient dans la dignité et la sécurité.

Dans plus de soixante-dix pays à travers le monde, CARE aide à rendre autonomes les plus démunis tout en visant à protéger leurs droits économiques et sociaux.

Care se donne comme priorités le respect des droits fondamentaux, l'accès à l’éducation, l'accès aux soins, l'accès à l’eau potable, la lutte contre le sida, la protection de l’environnement ou encore la microfinance. CARE veut s’attaquer à tous les fronts de la pauvreté, à travers des programmes d’urgence et de développement qui concernent 45 millions de personnes chaque année.

En cherchant à combattre la discrimination sous toutes ses formes, l’association travaille dans une démarche de développement durable où chaque projet est construit pour se pérenniser et apporter des changements profonds.

CARE a rejoint les objectifs de développement fixés par l'ONU : dans le cadre du mouvement mondial qui s’est engagé à diminuer radicalement la pauvreté dans les prochaines années, l’association s’est fixé un objectif simple et ambitieux : contribuer, d’ici 2015, à diminuer de manière significative le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. À noter cependant que la démarche de CARE s'inscrit dans le long-terme.

Réseau[modifier | modifier le code]

CARE est constitué de 12 membres collecteurs de fonds, de bureaux dans presque chaque pays bénéficiaire, ainsi que d'un siège à Genève.

Les cinq membres donateurs les plus importants sont, dans l'ordre, CARE États-Unis, CARE Canada, CARE Australie, CARE Angleterre, CARE France. Cependant chaque membre de CARE a autant d'importance du point de vue du pouvoir décisionnel.

Méthodes et projets actuels[modifier | modifier le code]

  • Le principe de l'approche globale veut, par pragmatisme, cesser de traiter, dans l'urgence, un seul problème, comme les sources d'eau potable. En effet, si un puits est créé mais que, l'association partant, la population ne l'entretient pas, rien n'aura été obtenu. Mieux vaut, d'après ce principe, réaliser des forages, apprendre aux communautés à l'entretenir, d'autre part créer une école dans laquelle les enfants pourront aller puisque la communauté aura gagné par ailleurs du temps et de l'argent grâce aux forages. Cet exemple veut montrer le principe de traiter les problèmes de l'agriculture, l'environnement, l'eau, la santé, l'éducation, le développement d'activités commerciales, puisque tous ces points sont interdépendants.
  • Ce principe d'une approche globale peut amener à travailler avec d'autres ONG. Chacune alors fera profiter les populations de ses compétences spécifiques. Les nombreuses discussions permettront la cohérence de cette démarche.
  • Par souci d'autonomisation, de responsabilisation, CARE emploie, sur ses 16000 employés, 90 % de "locaux", intégrés aux communautés bénéficiaires. La première raison est que les projets en sont plus efficaces, mais le retentissement économique n'est pas négligeable. Certains employés "expatriés" ressortent de la "collaboration sud sud". Enfin, les achats que fait l'association sont faits sur place.
  • Le microcrédit est l'un des pôles les plus importants de l'association. Le principe est de financer des projets rémunérateurs, là où les banques ne s'y prêtent pas, mais aussi d'appliquer des taux d'intérêts dérisoires. Ainsi, un bénéficiaire sera amené à toucher un revenu, pourra rembourser le prêt, qui bénéficiera alors à un autre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Heinrich August Winkler, Histoire de l’Allemagne, XIXe- XXe siècle. Le long chemin vers l’Occident, Fayard,‎ 2005 (ISBN 2213624437), p.573

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]