Pierre Gerlier
| Pierre-Marie Gerlier | ||
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| Biographie | ||
| Naissance | 14 janvier 1880 à Versailles (France) |
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| Ordination sacerdotale |
29 juillet 1921 | |
| Décès | 17 janvier 1965 à Lyon (France) |
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| Cardinal de l'Église catholique | ||
| Créé cardinal |
13 décembre 1937 par le pape Pie XI |
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| Titre cardinalice | Cardinal-prêtre de la Trinité-des-Monts |
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| Évêque de l'Église catholique | ||
| Consécration épiscopale |
2 juillet 1929 par le card. Louis-Ernest Dubois |
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| Fonctions épiscopales | Évêque de Tarbes et Lourdes Archevêque de Lyon |
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Pierre-Marie Gerlier, né à Versailles le 14 janvier 1880 et mort à Lyon le 17 janvier 1965, était un cardinal français, archevêque de Lyon et de ce fait, primat des Gaules.
Sommaire |
[modifier] Une vocation tardive
Avocat au barreau de Paris, il fut président de l'ACJF (1909-1913).
[modifier] Une carrière ecclésiastique fulgurante
Ordonné prêtre en 1921, il devient évêque de Tarbes et de Lourdes en 1929.
[modifier] Archevêque de Lyon et cardinal
Il est nommé archevêque de Lyon le 30 juillet 1937. Il est créé cardinal lors du consistoire du 13 décembre 1937 avec le titre de cardinal-prêtre de la Trinité-des-Monts.
Le 19 novembre 1940, il prononce, à la Primatiale Saint-Jean de Lyon, en présence du maréchal Pétain une phrase qui lui sera plus tard reprochée : « Car Pétain, c'est la France et la France, aujourd'hui, c'est Pétain ! »[1].
Le 5 septembre 1942, il publie une lettre qui est lue dans toutes les paroisses de son diocèse : « Les droits de l'État ont des limites... ». Il organise des filières de sauvetages pour les Juifs en danger, et aide ceux qui œuvrent dans ce sens, comme l'Abbé Glasberg et l'OSE pour ouvrir des centres de refuge et des colonies de vacances en zone libre[2].
Ces actions lui permettent de sortir indemne de « l'affaire Finaly »[3].
Il meurt le 17 janvier 1965 à l'âge de 85 ans.
Le cardinal Gerlier reçoit à titre posthume la médaille des Justes parmi les Nations de Yad Vashem le 15 juillet 1980[4].
[modifier] Anecdote
Le cardinal Gerlier entretenait une relation particulière avec le maire de Lyon, Édouard Herriot, faite d'opposition quand à leurs convictions respectives (un radical socialiste anticlérical et un cardinal de l'Église catholique romaine) mais aussi de respect et d'admiration. Une certaine amitié s'était tissée entre les deux hommes qui furent pendant de nombreuses années des figures majeures de la vie lyonnaise et qui se rencontraient régulièrement. Elle culmina lors des derniers jours d'Herriot qui virent le cardinal recevoir les confidences du député-maire concernant l'évolution de ses convictions religieuses, qui le portèrent à demander des funérailles religieuses.
On garde en mémoire à Lyon une inauguration de la Foire de Lyon par Édouard Herriot qui fut l'occasion d'une joute verbale avec le cardinal Gerlier. Alors que le maire de Lyon terminait de saluer les officiels comme le veut le protocole, on lui fait remarquer qu'il oubliait le cardinal. "Ho, j'ai oublié de saluer le cardinal" dit-il "mais il est ici comme chez lui, car Lyon c'est Gerlier et Gerlier c'est Lyon!" pastichant une déclaration polémique du cardinal Gerlier sur le maréchal Pétain et la France en 1940. Gardant le sourir, le cardinal remercie Édouard Herriot, lui rendant hommage pour cet évènement majeur qu'est la Foire de Lyon qu'il avait fait renaître concluant alors "car comme chacun sait à Lyon, la Foire c'est Herriot et Herriot... c'est la foire..."[5].
[modifier] Notes et références
- Jean-Louis Clément, Les évêques au temps de Vichy – Loyalisme sans inféodation– Les relations entre l'Église et l'État de 1940 à 1944, Éditions Beauchesne, 1999, 279 p. (ISBN 2701013550 et 9782701013558), [lire en ligne], p. 37-38
- Eugène Martres, Les archives parlent – Auvergne, Bourbonnais 1949-1945, éditions De Borée.
- Résumé de l'« affaire Finaly » sur le site du Crif
- Fiche sur le titre de « Juste des Nations » du card. Gerlier sur le site Akadem
- http://www.mon-maitre-scapin.com/article-29609929.html
[modifier] Bibliographie
- Jean Barbier, Le cardinal Gerlier, Éditions Horvath, Roanne, 1987.
- Bernard Berthod et Régis Ladous, Le Cardinal Gerlier, Éditions Lugd, Lyon, 1995 (ISBN 2910979202).
- B. Comte, Les théologiens lyonnais et la persécution contre les Juifs : table ronde tenue le 20 janvier 1993, en commémoration de la protestation du Cardinal Gerlier en septembre 1942, Associations des facultés catholiques de Lyon : Université catholique de Lyon, Lyon, 1994.
- Collectif, Pierre-Marie Gerlier : Archevêque de Lyon : 1880-1965, Éditions Lyonnaise d'Art et d'Histoire, Lyon, 1987
- Germain Latour, Les deux orphelins, l'Affaire Finaly 1945-1953, Éditions Fayard, Paris, 2006.
[modifier] Annexes
[modifier] Article connexe
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