Carcinome canalaire in situ

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Le carcinome canalaire in situ, ou CCIS est une forme particulière de cancer du sein.

Carcinome canalaire in situ. HE, x400

Cancérogénèse[modifier | modifier le code]

De la dysplasie au cancer du sein[modifier | modifier le code]

Le CCIS (carcinome canalaire in situ) se développe à partir des cellules épithéliales tapissant les canaux galactophores. Ces canaux ont pour fonction de conduire le lait produit par les lobules mammaires jusqu'au mamelon. À la phase initiale de prolifération des cellules cancéreuses celles-ci n'ont pas encore la capacité de s'étendre au-delà du canal où il a pris naissance, ici le canal galactophore. La limite entre le canal et le tissu de soutien est la membrane basale. C'est donc le franchissement de cette membrane basale qui distingue le CCIS du cancer du sein (sous entendu « invasif »). Il semble aujourd'hui acquis que pratiquement tous les cancers du sein se développent à partir d'un CCIS.

Prolifération du CCIS[modifier | modifier le code]

Le mode de prolifération du CCIS dépend de son degré de différenciation. Les CCIS bien différenciés ont tendance à se propager de façon discontinue au sein d'un même quadrant mammaire. L'examen microscopique de la pièce opératoire retrouve, dans 70 % des CCIS bien différenciés, plusieurs foyers discontinus de CCIS séparés par des zones de tissu sain. On parle de lésions multifocales (plusieurs foyers) et monocentrique (un seul quadrant). Les CCIS peu différenciés ont en revanche un mode de prolifération continu - c'est-à-dire monocentrique - dans 90 % des cas. Les lésions multicentriques, qui atteignent donc plusieurs quadrants sont plus rares.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Dépistage et diagnostic[modifier | modifier le code]

Anatomo-pathologie[modifier | modifier le code]

Carcinome canalaire in situ (CCIS). HE, x400.

Le CCIS est donc défini par « la prolifération de cellules malignes à l'intérieur du réseau galactophorique, sans franchissement de la membrane basale détectable au microscope optique[1]. »

Grade histopathologique[modifier | modifier le code]

Il existe une classification histopathologique qui classe le CCIS en trois grades :

  • bas grade : grade nucléaire 1 et 2 sans nécrose
  • grade intermédiaire : grade nucléaire 1 ou 2 avec nécrose
  • haut grade : grade nucléaire 3 avec ou sans nécrose.

Compte rendu anatomo-pathologique[modifier | modifier le code]

le compte rendu anatomo-pathologique doit comporter les éléments suivants :

  • grade nucléaire (1 à 3).
    • grade nucléaire
  • nécrose
    • comédonécrose :zone de nécrose centrale, linéaire en section lonhgitudinale, au sien d'un canal
    • nécrose ponctuée
    • absence de nécrose
  • polarisation cellulaire
  • architecture : comédocarcinome, cribriforme, papillaire, micropapillaire ou solide.

Bilan d'extension[modifier | modifier le code]

Modalités thérapeutiques[modifier | modifier le code]

Chirurgie[modifier | modifier le code]

Il existe deux types de chirurgie pour le CCIS : la chirurgie conservatrice et la mastectomie. La chirurgie conservatrice amène souvent un résultat esthétique satisfaisant, avec une conservation du sein mais des conditions strictes doivent être respectées pour assurer l'efficacité du traitement et minimiser le risque de rechute.

Chirurgie conservatrice[modifier | modifier le code]

La chirurgie conservatrice est contre-indiquée si « les lésions sont étendues ou multiples, ne pouvant être enlevées de façon carcinologiquement satisfaisante avec un résultat esthétique acceptable[1]. »

Mastectomie[modifier | modifier le code]

Reprise chirurgicale[modifier | modifier le code]

Radiothérapie[modifier | modifier le code]

En cas de traitement conservateur il est clair aujourd'hui qu'une radiothérapie post opératoire réduit notablement le risque de rechute. il existe à ce jour au moins trois grandes études internationales (NSABP-B-17, OERTC et UKDCIS) qui démontrent que la radiothérapie du sein après traitement conservateur pour un CCIS réduit d'environ 50 % le risque de récidive locale. En revanche la radiothérapie ne réduit pas le risque de décès, qui est de toute façon extrêmement faible.

Stratégie thérapeutique[modifier | modifier le code]

Surveillance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b SOR 2004 pour la prise en charge des carcinomes in situ du sein

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]