Caraïbes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Caraïbe)
Aller à : navigation, rechercher

14° 31′ 32″ N 75° 49′ 06″ O / 14.52556, -75.81833

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Caraïbes.
Carte topographique des Caraïbes

Les Caraïbes (également nommées la Caraïbe, l'espace caraïbe, ou encore l'espace des Caraïbes) sont une région du globe correspondant au bassin versant de la mer des Caraïbes. On les qualifie parfois de « Méditerranée du Nouveau Monde »[1]. Les Caraïbes sont un sous-ensemble du continent américain.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Caraïbes comprennent l'arc antillais (Grandes Antilles et Petites Antilles), la péninsule du Yucatán, la façade caraïbe de l'Amérique centrale, ainsi que les plaines côtières de Colombie, du Venezuela et le plateau des Guyanes. On y inclut généralement les Bahamas, les Îles Turques-et-Caïques, les Keys et plus rarement les Bermudes, la Floride, parfois même la Louisiane.

Territoires insulaires des Caraïbes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Antilles.
Carte des différentes îles des Antilles
Carte des pays de l'Amérique centrale

Groupements historiques[modifier | modifier le code]

Territoires insulaires modernes[modifier | modifier le code]

Voir aussi : en:List of Caribbean islands, en:List of sovereign states and dependent territories in the Caribbean et en:List of Caribbean island countries by population

Différentes dénominations[modifier | modifier le code]

L’appellation Indes occidentales est tombée en désuétude en français mais reste usitée en anglais sous la forme West Indies. Cette appellation historique n’est liée à aucune réalité géographique mais uniquement à une expérience historique commune à partir des voyages de Christophe Colomb en 1492 - 1504. On parle indifféremment de la Caraïbe ou des Caraïbes pour qualifier la même entité. Elle est distincte des Antilles qui sont un archipel et qui regroupent l’ensemble des îles de l'arc antillais.

Histoire et civilisations[modifier | modifier le code]

L'espace caraïbe a été marqué culturellement par les différentes colonisations occidentales et les sociétés esclavagistes qui s'y étaient implantées. Ses habitants sont les Caribéens (féminin Caribéennes) et non les Caraïbes qui sont une ethnie amérindienne qui y vivait avant d'être chassée par les colons.

Au XIXe siècle, l'abolition de l'esclavage s'y est faite de manière progressive et en plusieurs phases, débutant entre 1793 et 1822 avec Haïti et la République Dominicaine, poursuivant avec la majorité des autres îles et pays des Caraïbes, comme la Jamaïque (1833-1838), Saint-Barthélémy (1847) et Saint-Martin (1848), pour finir avec Porto Rico, en 1873, et Cuba, de 1880 à 1886.

Analyse des faits économiques[modifier | modifier le code]

Comme la zone des Caraïbes est composée de plusieurs pays, cela fait en sorte que l'économie varie énormément. Elle va dans les extrêmes c'est-à-dire que l'on peut y retrouver de la pauvreté, de la richesse, des grands espaces et des micro-États, des territoires non indépendants et des pays souverains. L'économie de cette zone est donc le reflet de cette hétérogénéité, les principaux secteurs économiques d'aujourd'hui sont l'agriculture, les ressources naturelles, la pêche et le tourisme qui, à lui seul, constitue 25 milliards de US$ chaque année. Comme la zone à étudier est composée de plusieurs pays, les informations concernant l'analyse des faits économiques se font de façon générale tout en allant chercher des démonstrations ou des comparaisons entre les pays sur différentes données.

Aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Une plage à la Grenade.

Les Caraïbes sont aujourd’hui fragmentées en un grand nombre d’États et de territoires dépendants, tentant de s’organiser en une entité régionale internationale. La dernière à avoir été créée est l’Association des États de la Caraïbe (AÉC ou ACS en anglais).

Deux écueils ont pénalisé les petites îles. D'une part, l'effet de taille se combine à l'étroitesse de leur marché intérieur et à la faible diversification de leur économie, ce qui ne fait qu'accentuer leur dépendance. De ce fait, les deux tiers des pays commercent avec leur ancienne métropole coloniale ou avec les États-Unis, qui assurent à eux seuls les deux tiers des échanges régionaux. D'autre part, ces îles ayant les mêmes productions agricoles, elles ne peuvent guère commercer entre elles. Leurs échanges intra-régionaux représentent ainsi moins de 10 % de leur commerce extérieur total. L'intégration est donc plus déclarée politiquement que partagée économiquement, même si d'autres accords furent signés au début des années 1990 sous la forme de zone de libre-échange (le G3 : Mexique, Colombie, Venezuela) ou d'union douanière : marché commun centre-américain, (MCCA). Certes, la création en 1994 de l'Association des États de la Caraïbe (AÉC) a cherché à développer, sans aucune visée économique, la coopération de ses vingt-cinq membres face aux volontés hégémoniques des États-Unis, pour contrer leur projet de ZLÉA. Mais peut-on construire une identité régionale sur la seule base d'une opposition à un projet ? Christophe Colomb a rendu les Antilles plus connu. Les Caraïbes ne sont pas fédérées par une langue commune, les principales langues qui y sont parlées sont : l’espagnol, l’anglais, différentes langues créoles, le français et le néerlandais, et parfois aussi le portugais, parmi les populations d’origine brésilienne, et d’autres langues de populations réfugiées (comme le vietnamien qui s’est parfois imposé de facto dans certaines communautés isolées), ou d’autres langues européennes (de façon non officielle, mais de facto dans certaines communautés locales, tel que le suédois, l’allemand et l’italien, où elles coexistent avec la langue officielle). Pour ce qui est du climat, il est principalement tropical avec une moyenne de 30 degrés Celsius. Il faut toutefois faire attention au mois d'août, de septembre et d'octobre qui sont propices aux ouragans ainsi qu'aux orages tropicaux. Les sociétés caribéennes sont très cosmopolites, car la région a connu de nombreuses vagues d’immigration successives. Les Caraïbes sont célèbres dans l’imaginaire collectif pour leurs plages et leur nature paradisiaque, mais aussi pour l’exubérance de leurs populations dans leurs manifestations festives, récréatives et politiques.

Le taux d'inflation de la zone est quant à lui assez stable, puisqu'il varie entre 0 % et 3 % pour la plupart des pays et îles. Toutefois, Trinité-et-Tobago, la République dominicaine ainsi que la Jamaïque affichent des taux allant de plus de 3 % jusqu'à 10 % en ce qui concerne le dernier cas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [Raymond Boutin, Histoire et civilisation de la Caraïbe, Guadeloupe, Martinique, petites Antilles. La construction des sociétés antillaises des origines au temps présent : structures et dynamiques : XVIIe siècle : 1650-2000, Paris, Maisonneuve & Larose,‎ 2004. Notice Bnf n° FRBNF39301889

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]