Capture de Cerbère par Héraclès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Descente aux Enfers.
La capture de Cerbère par Héraclès, gravure de Hans Sebald Beham tirée des Travaux d'Hercule, 1545

La capture du chien Cerbère constitue, dans la mythologie grecque, l'un des travaux accomplis par le héros Héraclès pour le compte d'Eurysthée. Le héros s'aventure jusque dans les Enfers pour en ramener le chien monstrueux qui garde l'entrée du royaume d'Hadès.

Place dans les classements des douze travaux[modifier | modifier le code]

La place de la capture de Cerbère dans l'ordre des douze travaux d'Héraclès varie selon les auteurs et les représentations. Sur les douze métopes du temple de Zeus à Olympie, qui représentaient une partie des travaux, la capture de Cerbère n'occupe pas de place privilégiée par rapport aux autres[1]. Sur les bas-reliefs de l'Héphaïstéion (temple d'Héphaïstos) à Athènes, qui représentent neuf travaux, la capture de Cerbère forme l'avant-dernier travail, la dernière place étant occupée par la quête des pommes d'or du jardin des Hespérides[2]. Parmi les textes évoquant les travaux, Apollodore, dans sa Bibliothèque, fait de la capture de Cerbère le travail final[3]. Dans l’Anabase, Xénophon écrit que l’endroit se situe en territoire maryandin, en « Chersonèse Achérousiade »[4].

Représentations antiques[modifier | modifier le code]

Les toutes premières évocations de cet exploit d'Héraclès se trouvent dans l’Iliade et dans l’Odyssée[5] où il est dit que le héros capture le chien des Enfers, sans qu'un nom ne soit indiqué pour le chien (la Théogonie d'Hésiode est la première source connue à nommer ce chien Cerbère[6], mais il n'évoque pas l'exploit d'Héraclès). Les représentations connues de l'exploit sont en majorité picturales, tandis que les récits de la capture qui nous sont parvenus sont peu nombreux et d'époques plus récentes[7]. D'autres œuvres littéraires relatant probablement cet épisode ont été composées dans l'Antiquité, mais ont été perdues ; c'est le cas en particulier du poème Cerbère attribué au poète archaïque Stésichore[8].

Mythe[modifier | modifier le code]

Comme ultime épreuve, Eurysthée demanda à Héraclès de descendre aux Enfers et d'en ramener Cerbère, le chien de garde des portes souterraines.

Hermès et Athéna l'escortèrent jusqu'au séjour des Morts. Il atteignit le Styx et, traversant de grands fleuves de flammes, il parvint aux pieds du trône d'Hadès. Celui-ci lui permit d'emmener Cerbère à la lumière du jour s'il pouvait se rendre maître de l'animal sans le secours d'aucune arme.

Cerbère était un chien monstrueux qui possédait trois têtes et dont le corps se terminait par une queue de dragon. Sa sonore voix d'airain terrorisait tous ceux qui l'approchaient. Sans arme, revêtu seulement de la peau du lion de Némée, Héraclès se présenta devant Cerbère. Il le saisit par le cou, juste à l'endroit où se réunissaient les trois têtes et, quoique mordu, le serra si fort que le chien, se sentant étouffer, se décida à suivre le héros. Héraclès enchaîna l'animal et le tirant hors du gouffre, vint le montrer à Eurysthée. Terrifié, celui-ci ordonna aussitôt de renvoyer le monstre aux Enfers.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denise Emmanuel-Rebuffat, « Le jeu du Phersu à Tarquinia : nouvelle interprétation », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1983, vol. 127, n°3, p. 421-438. [lire en ligne]
  • Timothy Gantz, Mythes de la Grèce archaïque, Belin,‎ 2004 [détail de l’édition].

Articles connexes[modifier | modifier le code]