Caprais d'Agen

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Vitrail représentant saint Caprais

Caprais d’Agen ou saint Caprais, ou saint Capraise, ermite et évêque, né à Agen, fut martyrisé sous Dioclétien le 20 octobre 303 par le proconsul Dacien, deux semaines après sainte Foy[1].

C’est un saint chrétien fêté le 20 octobre[2].

L’actuelle cathédrale d’Agen lui est consacrée, de même que d’autres églises ou chapelles.

Il ne faut pas le confondre avec Caprais de Lérins, un autre saint chrétien fêté le 1er juin.

Historique[modifier | modifier le code]

Caprais vivait probablement en ermite à l’époque de la persécution des chrétiens lancée le 24 février 303 par l’empereur romain Dioclétien. Envoyé par Maximien, Dacien massacra les chrétiens d’Agennum dès le 6 octobre. Caprais s’était réfugié sur le coteau de l’Ermitage qui surplombe la cité. Il fut touché par le courage de la jeune Foy, brûlée sur un lit d’airain et décapitée, à l’âge de douze ans, après avoir comparu devant le tribunal du proconsul. La Tradition dit qu’il « demanda à Dieu de manifester sa volonté par quelques prodiges : une colombe descendit du Ciel dont il tomba une pluie sur le bûcher… Caprais frappa de sa main la roche de la caverne qui l’abritait : il en jaillit une source qui n’a jamais tari ». Le plateau de l’Ermitage, du nom des ermites dont il faisait partie, offre une certaine discrétion et possibilité d’échappatoire. Il revint se livrer dans la cité avec Alberte, sœur de Foy, Prime et Félicien, le 20 octobre, pour y mourir en martyr.

Vénération[modifier | modifier le code]

Au Lycée professionnel L’Ermitage d’Agen, du nom du coteau qui domine la cathédrale Saint-Caprais, et l’Institution Ste-Foy, une petite caverne abrite, selon la tradition, la source dénommée « source Saint-Caprais », toujours active.

Au XIIe siècle, Caprais fut magnifié et déclaré évêque d’Agen, quelle que soit sa jeunesse (dans la cathédrale Saint-Caprais d'Agen, les reliques dites de saint Caprais sont celles d’un homme très jeune). Et il fut aussi déclaré martyr et est représenté avec la palme pour symbole (la palme a laissé place à la crosse généralement). Dans l’église de Saint-Jean-d'Heurs, la coexistence des deux représentations dénote une hésitation significative. On en fit quelquefois aussi un moine ou un ermite.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Frère Jean-Baptiste, Les saints d’Aquitaine : Sainte Foy, Monastère Sainte-Marie De La Garde, Castelculier, mars 2014, [PDF] [lire en ligne] ;
  2. Nominis : Saint Caprais, consulté le 3 novembre 2010.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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