Bucarest

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Bucarest
Blason de Bucarest
Héraldique
Drapeau de Bucarest
Drapeau
Image illustrative de l'article Bucarest
Administration
Pays Roumanie Roumanie
Région Munténie
Municipalité Bucarest
Maire
Mandat
Sorin Oprescu
depuis 2008
Code postal 0xxxxx
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 1 978 000 hab. (2011)
Densité 8 675 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 00″ N 26° 06′ 00″ E / 44.4166, 26.1 ()44° 25′ 00″ Nord 26° 06′ 00″ Est / 44.4166, 26.1 ()  
Superficie 22 800 ha = 228 km2
Divers
Cours d'eau Dâmbovița
Localisation

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Bucarest

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Bucarest
Liens
Site web http://www.pmb.ro

Bucarest (en roumain București Son? /bu.kuˈreʃtʲ/ [Fiche], ou Municipiul București en version longue) est la capitale de la Roumanie.

La ville est mentionnée pour la première fois en 1459 comme marché fortifié au carrefour des routes commerciales entre Târgoviște, alors capitale de la Valachie, Brașov en Transylvanie, et le port de San-Giorgio fondé par les génois sur le Danube. Ce marché s'est rapidement développé et, au XVIIe siècle, il devient la capitale de la principauté de Valachie, puis, en 1859, de la Roumanie.

Alors qu'en 2003, la population de la ville s'élève à 2 382 000 habitants avec une aire urbaine de presque 2 700 000 habitants, au 1er janvier 2011, la municipalité compte 1 978 000 habitants, en forte diminution. Cette population fait de Bucarest la plus grande ville de Roumanie.

Selon la légende, le nom de la ville vient de Bucur (en), un berger qui se serait établi le premier sur l'emplacement actuel. Comme, en roumain, bucur signifie joie, de nombreux écrivains roumains surnomment Bucarest la ville de la joie.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bucarest
Mogoșoaia Otopeni, Voluntari Pantelimon
Chitila,
Chiajna,
Domnești,
Olteni
Bucarest Glina, Cernica
Bragadiru Măgurele, Jilava Berceni, Popesti-Leordeni

Topographie[modifier | modifier le code]

Bucarest vu par le satellite Spot.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Dâmbovița (rivière) et Colentina (rivière).
Le lac Cișmigiu.

La Dâmbovița traverse la ville d'Ouest, au niveau de Chiajna, en Est, au niveau de Glina. La Dâmbovița se jette dans l'Argeș, un affluent du Danube.

La Colentina s'écoule dans la partie nord de Bucarest, se jetant plus en aval de la ville dans la Dâmbovița.

Les deux rivières sont l'objet de nombreux lacs naturels ou artificiels au sein de la ville, particulièrement pour la Colentina le lac Herăstrău, le lac Floreasca, le lac Tei ou le lac Colentina.

Un lac se situe au centre de la ville, le Lac Cişmigiu qui se trouve dans le parc portant le même nom. Ledit lac, qui fut utilisé pour les bains à l'époque médiévale, est entouré du Parc Cișmigiu, inauguré en 1847 sur les plans de l'architecte allemand Carl F.W Meyer.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Bucarest comporte trois collines : Cotroceni (ro), Dealul Mitropoliei et Dealul Spirii (siège du Palais du Parlement, ancienne Maison du Peuple).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Valachie est continental, avec de forts écarts entre des hivers rigoureux et des étés moites. Les précipitations tombent majoritairement en été. Jadis ville-jardin, Bucarest atténuait alors ces contrastes, ses nombreux arbres coupant le vent d'hiver et maintenant la fraîcheur en été. Aujourd'hui livrée à la mode du béton et du verre, Bucarest où le nombre d'arbres a beaucoup diminué hors des parcs (pour faire toujours plus de place à la prolifération automobile, qui envahit même les trottoirs), est au contraire une cité qui accentue les contrastes climatiques, et il n'est pas rare que les mois d'été la température diurne dépasse les 40 °C et ne « redescende » la nuit qu'à 35 °C.

Relevé météorologique de Bucarest
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −8,5 −5,3 0,3 5,6 10,5 14 15,6 15 11,1 5,7 1,6 −7,6 5,67
Température moyenne (°C) −6,4 −3,1 4,8 11,3 16,7 20,2 22 21,2 16,9 10,8 5,2 7,2 10,57
Température maximale moyenne (°C) 1,5 4,1 10,5 18 23,3 26,8 28,8 28,5 24,6 18 10 3,8 16,49
Précipitations (mm) 40 36 38 46 70 77 64 58 42 32 49 43 595
Source : climate-charts.com


Transports[modifier | modifier le code]

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Station de métro Titan.
Article détaillé : Métro de Bucarest.

Le réseau de Transport Public de Bucarest est le plus important au niveau national et est l'un des plus étendus d'Europe. Il comporte plusieurs lignes de métros, tramways, trolleybus et bus exploitées par la RATB (Regia Autonomă de Transport București). Le parc de véhicules, extrêmement vétuste en 1990, a été en grande partie renouvelé et mis aux normes de sécurité et de confort européennes, mais reste insuffisant, d'autant que la rareté des couloirs en site propre englue les véhicules dans les embouteillages. Un système privé de minibus est aussi présent à Bucarest. Le métro était exploité partie par la SNCFR (les chemins de fer) et en partie par la RATB. Depuis 2007, l'ensemble du métro est exploité par l'Autorité métropolitaine de transport de Bucarest. Malgré ces progrès, le réseau ne répond pas bien aux besoins, car les modifications apportées par la dictature Ceaușescu ont été conservées à cause de la priorité absolue donnée à l'automobile : de nombreux passages piétons ont été supprimés, or certains seulement sont remplacés par des tunnels, pas toujours accessibles aux moins mobiles et surtout le réseau de tramways qui, avant 1985, était interconnecté au centre de la ville, Piața Unirii, n'a pas été à nouveau raccordé : les terminus des différents réseaux se trouvent donc à plus d'un kilomètre les uns des autres, obligeant les voyageurs à de longues et périlleuses marches à pied et traversées de rues. Enfin, l'intermodalité reste, elle aussi, insuffisante au niveau des gares et des aéroports : à titre d'exemple, aucune ligne de tramway ou de métro ne dessert l'aéroport international Henri-Coandă de Bucarest et la ligne ferroviaire venant de la Gare du nord aboutit non à l'aérogare, mais à la gare du village d'Otopeni, d'où il faut prendre une navette : le trajet est court mais il y a rupture de charge.

Metro[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Métro de Bucarest.

Le plus fiable des modes de transport en commun de Bucarest est le métro, aujourd'hui exploité par la société "Metrorex".

Le réseau est composé en 2013 de 4 lignes :

Le réseau actuel est donc constitué de 63 km et de 45 stations. Les stations sont en moyenne espacées de 1,5 km l'une de l'autre. Il constitue le moyen de transport le plus rapide de la ville.

En plus du prolongement de la ligne M4, il est également prévu :

Transport de surface[modifier | modifier le code]

Le transport en commun de surface est de la responsabilité de la Régie Autonome des Transports de Bucarest (RATB) et comprend un réseau à la fois d'autobus, de trolleybus, de tramway et de métro léger. Le réseau de la RATB est l'un des plus dense d'Europe, gérant le déplacement de près de 2,3 millions de passagers par jour sur 105 ligne de bus, 18 lignes de trolley et 25 lignes de tramway. Le réseau de tramway est actuellement en transition : les lignes desservant le centre-ville en ont été démantelées, d'autres sont converties en métros légers. L'acquisition de nouveaux véhicules pour les autobus est lancée.

Les taxis sont très nombreux à Bucarest (9500 chauffeurs autorisés en 2008) avec des tarifs autour de 1,4 lei la minute (soit environ 30 centimes d'euro). Certains sont trois fois plus chers mais le tarif est obligatoirement indiqué sur la carrosserie.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Nouvelle aérogare de l'aéroport d'Otopeni.
Aéroport d'Otopeni.

La ville est desservie par deux aéroports :

Henri-Coandă est le plus grand aéroport roumain avec un trafic de 5 millions de passagers en 2007. La principale compagnie en est la société nationale roumaine Tarom.

L'aéroport international Aurel-Vlaicu, plus petit, est utilisé pour des vols de fret et des vols low-cost (à bas coût).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Bucarest est le nœud ferroviaire principal de la compagnie nationale des chemins de fer roumains. La gare la plus importante est la gare du Nord d'où partent et arrivent tous les jours des trains provenant ou vers de nombreuses localités roumaines et également de grandes villes européennes comme, par exemple :

De la Gare du Nord, le trafic journalier est constitué de 283 trains de la compagnie des voyages de la CFR et 2 de l'opérateur privé Regiotrans.

Il existe encore d'autres gares à Bucarest, à savoir : Ouest (Basarab), Băneasa, Est (Obor), Progresul et Titan-Cățelu, mais leur utilisation est très réduite car l'ensemble de gares multiples (inspiré de Paris et Londres) mis en place au XIXe siècle a été remplacé, dans la seconde moitié du XXe siècle, par un réseau centralisé à la Gare du Nord (surtout pour les relations internationales), plus pratique pour la police politique de la dictature communiste dans sa tâche de surveillance des déplacements. La Gare du Sud (Filaret) a même été fermée en tant que terminus ferroviaire et convertie en gare routière inter-urbaine.

À partir de la ville, il existe aujourd'hui 5 lignes principales :

ainsi que 3 lignes secondaires :

Transport routier[modifier | modifier le code]

Durant plus de cinquante ans (1960-2010) une politique du "tout-automobile" s'est traduite à Bucarest par une grand développement des voies de circulation routière : percement à travers le centre de grands et larges boulevards de forte circulation, reliant le centre urbain à la périphérie, recul du transport électrique de surface (disparition de lignes de tramway et de trolleybus), raréfaction des arrêts (un sur trois a été supprimé). Cette politique à largement favorisé l'afflux des automobiles en ville, notamment depuis 1990, selon le phénomène connu des urbanistes sous le nom d'« aspirateur à voitures », notamment le long des axes principaux (Nord-Sud, Est-Ouest, Nord-Ouest-Sud-Est) et des deux anneaux (intérieur et extérieur) constamment engorgés. Les autres rues de la ville sont également bondées, tant aux heures de pointe par les voitures de passage cherchant désespérément des raccourcis, qu'aux heures calmes où les piétons ne peuvent plus circuler sur les trottoirs, convertis en parkings sauvages. Chaque jour, plus d'un million de véhicules circulent dans la ville (un pour deux habitants). Les encombrements, les accidents, la pollution atmosphérique et sonore (l'usage du klaxon est permanent et omniprésent), la formation de trous et de nids de poule sont les conséquences directes de cette situation qui dégrade fortement la qualité de vie, met celle des plus faibles (enfants, personnes âgées, handicapés) en danger, et est devenue le problème principal de la municipalité.

Bucarest est également un nœud principal du réseau de routes nationales roumaines, ainsi que le point de départ de trois autoroutes (la A1 vers Piteşti, la A2 vers Constanța et la A3 vers Ploiesti) et des nouvelles routes nationales (DN1 vers Oradea, DN1A vers Brașov, DN2 vers Suceava, DN3 vers Călărași, DN4 vers Oltenița, DN5 vers Girgiu, DN6 vers Timişoara et Cenad, DN7 vers Nădlac et DN71 vers Sinaia).

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Environnement[modifier | modifier le code]

Bucarest, où est née la géonomie sous les auspices de Grigore Antipa au début du XXe siècle, a pendant longtemps été une « ville-jardin », où il y avait trois arbres pour un immeuble et cinq mètres carrés de verdure pour un mètre carré bâti. Tout ce couvert végétal avait une double utilité

  • régulatrice climatique, elle protégeait du lourd soleil, de la poussière et des orages soudains de l'été continental et du glacial blizzard d'hiver (le climat continental étant très contrasté)
  • nourricière, elle pallia, pendant la dictature, aux constantes pénuries de l'économie (mal) planifiée, en permettant aux Bucarestois de produire eux-mêmes quelques fruits et légumes dans leurs jardins, y compris autour des immeubles collectifs où, à la place de pelouses, on voyait pousser poireaux, aubergines, poivrons, tomates ou pommes de terre.

Les Bucarestois aimaient alors leurs arbres et ne coupaient (à la scie manuelle) que leurs branches mortes (c'est le véritable sens du mot "élaguer"), laissant leur ramure de déployer magnifiquement et ombrer rues et jardins. Nombreux étaient les coins de rue où l'on voit des arbres centenaires dominer des immeubles de plusieurs étages… En outre, les jardins publics étaient nombreux et très étendus, mais, depuis la deuxième moitié du XXe siècle, l'idéologie productiviste de la lutte de l'homme civilisé contre la nature sauvage, adoptée tant par le régime communiste des années 1945-1989, que par le régime libéral qui lui a succédé, a progressivement imprégné les décideurs et l'opinion. Ainsi, l'aspect environnemental est aujourd'hui complètement négligé dans le mode de développement récent de la ville, malgré les efforts du ministère de l'Environnement[1]. À titre d'exemple, malgré le climat contrasté de Bucarest, l'agglomération a subi la prolifération de l'automobile, la réduction des transports électriques et sur rail, la diminution des espaces verts (qui ne représentent plus aujourd'hui qu'un sixième de la superficie urbaine) et l'émondage excessif des arbres survivants (à la tronçonneuse mécanique), ainsi que la multiplication des hautes constructions de béton et de verre (de 8 à 20 étages pour la plupart). Pour compenser les effets climatiques négatifs de cette évolution, on abuse du chauffage l'hiver et de la climatisation l'été. Les Bucarestois, respirant un air vicié et soumis à des contrastes thermiques accrus, développent de plus en plus de maladies infectieuses et d'allergies[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Comme pour de nombreuses villes européennes, l'urbanisme de Bucarest s'est surtout développé par la volonté de dirigeants politiques, une fois la ville parvenue au statut de capitale. Bucarest offre un mélange d'architectures très éclectiques, mêlant bâtiments traditionnels roumains, constructions influencés par l'architecture française, blocs issus de la période communiste, sans oublier les constructions les plus récentes, issues de l'architecture contemporaine. Cette influence française sur une partie de l'architecture bucarestoise fût autrefois telle que Bucarest était appelée le « Petit Paris » (Micul Paris). On doit cette influence à des architectes roumains comme Ion Mincu ou Petre Antonescu tous deux élèves de l'École nationale des Beaux-Arts de Paris et représentants du style architectural néo-brâncovenesc. Preuve de l'importance de ces architectes, l'Université d'architecture et d'urbanisme porte le nom d'Ion Mincu.

À la suite de la prise de pouvoir de Nicolae Ceaușescu ou des événements tragiques tels que le Tremblement de terre de Vrancea (1977), la ville a connu des transformations morphologiques importantes. Des bâtiments du centre-ville jugés trop fragiles ont été détruits pour être remplacés par des blocs résidentiels. Un monument imposant, la maison du peuple fut également construit durant cette période.

Le patrimoine de Bucarest a subi de nombreuses pertes, non seulement durant son histoire agitée, mais aussi depuis le début des années 2000. La faiblesse des lois protégeant ce patrimoine, l'insuffisance des listes d'immeubles inscrits sur la liste du Patrimoine Historique, ainsi que la corruption ont créé un terreau fertile pour les promoteurs. De nombreuses constructions purement fonctionnelles et sans aucune valeur architecturale, ont remplacé les maisons, jardins, villas et palais typiquement bucarestois qui constituaient une richesse architecturale et culturelle unique[3]. Mais depuis quelques années, les anciens palais et les villas du centre commencent à être restaurés et plusieurs ont été classés au patrimoine mondial.

Constructions historiques[modifier | modifier le code]

Hôpital Coltea, l'un des plus ancien de la ville, il date de 1704.

Certaines rues sont bordées de somptueux palais néobaroques protégés comme :

Bâtiments modernes[modifier | modifier le code]

Bureau des architectes.
Immeubles résidentiels "Asmita Gardens" dans la banlieue de Bucarest.
Nouvel ensemble de bureaux "City Gate Towers" à côté de la Maison de la presse libre.

Depuis la chute du Communisme en 1989, plusieurs bâtiments de l'ère communiste ont été rénovés, modernisés et utilisés à d'autres fins. Ainsi, plusieurs ensembles obsolètes de vente au détail ont, par exemple, été reconvertis en centres commerciaux. Dotés de salles circulaires géantes, que l'ont surnommait autrefois ironiquement « cirque de la faim » en raison des pénuries alimentaires vécues dans les années 1980, ces complexes furent construits à l'époque de Ceauşescu et devaient accueillir marchés alimentaires et restaurants. Cependant la plupart avait été laissées en chantier au moment de la Révolution. Les centres commerciaux modernes comme Unirea Shopping Center, Centre commercial de Bucarest, la Romania et la Plaza City Mall ont tous été élevés sur les structures préexistantes de ces « cirques de la faim ». Autre exemple intéressant, la modernisation et la transformation du grand bâtiment du Centre Civique (Centrul Civic) en Hôtel Marriott. Ce processus s'est accéléré dans les années 2000, lorsque la ville a connu un boom immobilier. De nombreux bâtiments du centre-ville datant de l'ère communiste sont alors devenus des cibles de choix en raison de leur emplacement. Ces dernières années, de nombreux immeubles de l'ère communiste ont également été rénovés pour améliorer leur aspect extérieur.

Le développement d'une architecture contemporaine à Bucarest a eu lieu après la chute du Communisme et en particulier après 2000, lorsque la ville a connu une période de renouvellement urbain et architectural, profitant de la forte croissance économique roumaine. les bâtiments construit alors sont principalement constitués de verre et d'acier et s'élèvent souvent à plus de dix étages. Il en existe de nombreux exemple, que ce soit des centres commerciaux (en particulier le Centre commercial de Bucarest, réalisé à partir de la transformation et de l'extension d'un bâtiment abandonné), des immeubles de bureaux, ou encore des banques, etc. Depuis 2005, un nombre important d'immeubles de bureaux sont en construction, en particulier dans les quartier nord et est de la ville. En outre, une tendance apparue ces dernières années consiste à ajouter des ailes ou des façades modernes à des bâtiments historiques à l'architecture plus classique. Le bâtiment de l'Association des architectes, bâtiment moderne de verre et d'acier construit derrière une façade classique en pierre, en constitue un des exemples les plus remarquables. En dehors de bâtiments utilisés par des entreprises ou des institutions officielles, différentes nouvelles constructions sont actuellement en cours. La plupart concerne des immeubles de bureaux de grande hauteur ainsi que des copropriétés résidentielles en banlieue. Ces projets sont de plus en plus importants au nord de Bucarest, moins densément peuplé, car il abrite un nombre important de Bucarestois des classes supérieures en raison du processus de gentrification (de plus en plus cher) en cours dans ces quartiers.

  • Arcul de Triumf : oeuvre de l'architecte Petre Antonescu, l'arc de triomphe actuel fut érigé en 1936 sur les ruines d'un premier et d'un deuxième arc.
  • Athénée roumain : l'Ateneul Român est une salle de concert située sur la Calea Victoriei construite en 1888 sur les plans d'Albert Galleron.
  • Théâtre National : encore appelé Teatrul Național Ion Luca Caragiale est un bâtiment réalisé par l'architecte Cezar Lăzărescu en 1982, sur les bases du théâtre reconstruit par Horia Maicu, Romeo Belea et Nicolae Cucu. Il se situe lui aussi sur la Calea Victoriei.
  • Magasins sur le boulevard Magheru
  • Mémorial de la renaissance : le Memorialul Renașterii est un mémorial qui commémore les victimes de la Révolution roumaine de 1989. Il est constitué d'une colonne pointue en marbre de 25 mètre de haut où est fixé une colonne en métal.
  • Palais de justice de Bucarest : réalisé sur les plans d'Albert Ballu (architecte notamment du palais de justice de Charleroi en Belgique) et de Ion Mincu, le palais de justice a été terminé en 1895. Il est situé sur le Splaiul Independenței, le long de la Dâmboviţa
  • Palais du Parlement ou palais du Peuple : cette construction gigantesque a été édifiée entre 1984 et 1989. Le projet initial visait à regrouper tous les institutions de l'état ainsi que la résidence de Nicolae Ceaușescu.
  • Floreasca City Center est un projet de nombreux bâtiments destinés à de nombreuses activités, dans le quartier Aviaţei. En 2012, la Sky Tower, tour de 137 mètres a été terminée. Il s'agit actuellement du plus haut bâtiment de Bucarest en attendant la réalisation définitive de la Tower Dorobanti.
  • Dâmboviţa center est l'ancienne maison de la radio. Il est situé à proximité de la Dâmboviţa et de la colline Cotroceni.
  • Sema Parc : complexe de bureaux et d'appartements situé sur l'ancienne usine "Semănătoarea" fabriquant des machines agricoles, dans la zone Grozăvești.
  • Tour de Dorobanti est une tour de 200 mètres de hauteur en construction.
  • Tower Center International est un bâtiment destiné à des bureaux construites sur les plans de Vladimir Arsene de 106,3 mètres de haut.
  • Asmita Gardens : complexe résidentiel situé au carrefour de la Calea Văcărești et du Splaiul Unirii réalisé par l'architecte Călin Negoescu.
  • City Gate Towers : le City Gate est un complexe formé de deux tours destinées à des bureaux de 18 étages, situé près de la Piața Presei Libere et terminé en septembre 2009.

Voirie[modifier | modifier le code]

Places[modifier | modifier le code]

Place de la Révolution.
Place de l'université.

Rues[modifier | modifier le code]

Boulevards[modifier | modifier le code]

Boulevard Unirii.
Le Boulevard Unirii vu depuis le Palais du Parlement.
  • Bulevardul Unirii (Boulevard de l'Union) : construit sur les ordres de Ceaușescu (selon ses plans) et devant s'appeler à l'origine « Boulevard de la Victoire du Communisme » (« sur la Ville », ajoutait l'humour bucarestois), il est de 30 centimètres plus large que les Champs-Élysées. Le Boulevard Unirii est aussi le plus long boulevard (ou avenue) de l'Europe avec 3 500 mètres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

De gueules au saint Démétrios de carnation habillé d'or et de gueules, couvert d'un manteau d'azur, tenant en pal à droite une pique d'argent emmanchée d'or et à gauche une croix latine d'or.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Bucarest.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La rue Blănari (rue des fourreurs) à Bucarest en 1836.
Les ruines de Curtea Veche, cour royale au Moyen Âge.

L'histoire de Bucarest est plus ancienne que son statut de capitale de la Roumanie, qui date seulement du milieu du XIXe siècle. Selon la légende de la ville, elle fut fondée par un berger du nom de Bucur (qui signifie joyeux en roumain) comme étape sur son chemin de transhumance entre les Carpates et la Mer Noire. De fait, en Roumanie, beaucoup de toponymes en ...ești sont le pluriel des patronymes en ...escu et rappellent l'allégeance des personnes concernées à un fondateur (marchand, fermier libre, boyard, voïvode ou hospodar) : ainsi, București peut parfaitement être le pluriel de Bucurescu, patronyme rappelant un quelconque Bucur ; il est seulement peu probable qu'il s'agisse d'un simple berger. La forme française du nom de la ville nous est venue de l'allemand : Bukarest[4].

Quoi qu'il en soit, historiquement la cité fut érigée au XIVe siècle par Mircea l'Ancien (Mircea cel Bătrân), après sa victoire sur les Turcs, comme "forteresse de Bucarest" (et il est alors possible que Bucur ait pu en être le premier gouverneur militaire). La capitale de la Valachie était alors dans les Carpates, à Curtea de Argeș, et plus tard à Târgoviște. C'est en 1459, lorsque Vlad III l'Empaleur (Vlad Țepeș), prince de Valachie y fit des escales prolongées, que la vieille cour voévodale de Bucarest, Curtea Veche, fut bâtie. Plus tard, durant le règne de Radu II l'Élégant (Radu cel Frumos), Bucarest devient la résidence secondaire régulière de la cour. Toutefois Bucarest n'a jamais eu de remparts, et, en cas de guerre, les habitants, avec leurs biens et bétail, se réfugiaient à proximité, dans l'épaisse forêt de Vlăsia ou dans les marais de Călugăreni, véritables pièges pour les différents envahisseurs.

Renaissance, nouvelle capitale[modifier | modifier le code]

Incendiée par les Turcs en 1595, durant les guerres de Michel le Brave, Bucarest est rebâtie et continue à grandir en taille et en prospérité. Son centre se situe autour de la "grand'rue" Ulița mare qui, à partir de 1589, est surnommée Lipscani d'après le nom des marchands qui importaient objets, étoffes et denrées de la foire de Leipzig (dans les langues slaves: Lipsca, "la ville des tilleuls"). Au XVIIe siècle, Bucarest devient le centre commercial le plus important de la Valachie et, en 1698, le prince régnant Constantin Brâncoveanu la choisit comme capitale de la principauté.

Le temps des révolutions[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, alors que la Roumanie sert de théâtre d'opérations aux guerres des empires voisins et que les Roumains se soulèvent lors des révolutions de 1821 et de 1848, Bucarest est fréquemment occupée et pillée par les Ottomans, les Autrichiens et les Russes. Elle est longuement occupée deux fois par ces derniers, en 1828-1833 et en 1853-1854, puis par une garnison autrichienne en 1854-1857. En outre, le 23 mars 1847, 2 000 bâtiments de Bucarest sont la proie des flammes, qui détruisent un tiers de la cité. Ces ravages font disparaître une grande partie du patrimoine ancien.

Capitale de l'Union des 3 provinces[modifier | modifier le code]

Bucarest en 1837.

En 1861, lors de l'union de la Valachie et de la Moldavie, Bucarest devient la capitale de la nouvelle principauté de Roumanie. Grâce au nouveau statut de Bucarest, la population de la ville augmente considérablement dans la seconde partie du XIXe siècle et une nouvelle ère de développement urbain commence. La richesse architecturale et la culture cosmopolite de cette période valent à Bucarest son surnom de Paris oriental, avec l'avenue de la Victoire (Calea Victoriei) comme Champs-Élysées. Mais la fracture sociale entre riches et pauvres, décrite en ce temps-là par Ferdinand Lassalle, en fait un nid de tensions à la fois sociales et nationales (les minorités, installées depuis longtemps et bien représentées en milieu urbain, sont plus instruites et aisées que les Roumains d'origine rurale qui y affluent).

Entre le 6 décembre 1916 et novembre 1918, la ville est occupée par les Allemands et la capitale est transférée à Iași.

Centre de Bucarest, Strada Selari

Après la Première Guerre mondiale, Bucarest devient la capitale du royaume de la Roumanie unifiée, qui inclut désormais la Transylvanie et la Bucovine jusque-là Austro-Hongroises, et la Moldavie orientale (annexée par l'Empire russe en 1812). Entre les deux guerres, la ville eut le surnom de Petit Paris, tant les Français y sont nombreux (la Roumanie forme, avec la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, la "Petite Entente" alliée à la France). Quelques bâtiments monumentaux ont été construits par des architectes français (l'Athénée, le Palais CEC (Caisse d'Epargne : "Palatul Casei de Economii și Consemnațiuni"), mais la ville a surtout été le théâtre d'expression de styles architecturaux multiples tels l' Art nouveau, le Bauhaus ou les style purement locaux dits Néo-brancovan et Néo-vénitien dont il reste, malgré les destructions ultérieures, d'intéressants exemples.

Comme toute la Roumanie, Bucarest dut subir les régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bucarest souffre à la fois des bombardements anglo-américains (pendant le régime Antonescu, allié du Troisième Reich) et allemands (après que la Roumanie ait rejoint les Alliés).

La période communiste[modifier | modifier le code]

Le quartier de Pantelimon dans les années 1980

.

Obor, principal marché de Bucarest, dans les années 1980

.

Dans les années 1980, la politique de systématisation du territoire se traduit à Bucarest par 320 000 expulsions, la démolition de quartiers historiques entiers et environ 3 000 décès dus au froid et aux carences.

Au pouvoir du 6 mars 1945 au 22 décembre 1989, les communistes développent un urbanisme volontariste, déconnecté des réalités et des besoins de la population, qui se traduit sur le terrain par une série de destructions de monument historiques (notamment de statues et d'églises, jugées porteuses des souvenirs d'un passé révolu), par la construction de grandes barres d'immeubles collectifs anonymes (bâtis à partir d'éléments préfabriqués et où chauffage et eau manquent dans les étages supérieurs) et par la dégradation des transports urbains soumis aux caprices des dictateurs successifs, mais aussi d'urbanistes amis des premiers, qui, ralentis dans leurs trajets en automobile par les transports en commun et l'afflux de voyageurs dans les stations et gares, raréfient les arrêts et déconnectent les lignes, soumettant la population à des marches à pied d'autant plus prolongées que les véhicules anciens ne sont pas remplacés au rythme de leur mise hors-service[5].

Ce processus empire après 1977, lorsqu'un tremblement de terre de magnitude 7,4 sur l'échelle de Richter fait 1 500 victimes et donne un « coup d'accélérateur » au programme communiste de nettoyage des traces du passé bourgeois-aristocratique (selon la terminologie officielle omniprésente). Sous la présidence de Nicolae Ceaușescu (1965-1989), la plus grande partie du centre historique de la ville est ainsi détruite et remplacée par des immeubles de style soviétique, dont le meilleur exemple est le Centre civique, qui inclut le palais de la République, où un quartier historique entier a été rasé pour accueillir les constructions mégalomanes du dictateur roumain. L'exécution sommaire du dictateur et de son épouse en 1989, après un simulacre de procès, sauve certains quartiers historiques, encore debout aujourd'hui.

Bucarest est le témoin de la révolution de décembre 1989, commencée à Timișoara, puis en 1990, des manifestations étudiantes (Golaniades) et de leur répression sauvage (Minériades) par les mineurs de la vallée du Jiu, eux-mêmes manipulés par le pouvoir post-communiste.

La période contemporaine[modifier | modifier le code]

Depuis 1990, avec le rétablissement de la démocratie et l'ouverture des frontières, la ville évolue rapidement. De très nombreux commerces s'ouvrent et le nombre de véhicules individuels explose, posant des problèmes de circulation qui gênent aussi les transports urbains et pèsent sur la santé des Bucarestois.

Après 2000, profitant du début du boom économique en Roumanie, la ville se modernise : des immeubles de grande taille, des centres commerciaux et des quartiers résidentiels modernes surgissent, surtout dans les quartiers nord, alors que le centre historique de Bucarest subit une importante dégradation : si certains monuments classés sont restaurés, beaucoup d'autres se dégradent au même rythme que les immeubles anciens non-classés et finissent par être démolis en dépit de la loi[6]. La ville renouvelle cependant sa voirie et ses réseaux d'adduction d'eau et de gaz, son réseau électrique et ses véhicules des transports urbains, domaines dans lesquels l'offre reste inférieure aux besoins, d'autant que la fin des restrictions imposées par le régime communiste ouvre la ville à un important exode rural. L'offre reste insuffisante également parce que les modifications apportées par le régime Ceaușescu au réseau ont été conservées à cause de la priorité absolue donnée à l'automobile (par exemple de nombreux passages piétonniers ont été remplacés par des tunnels pas toujours accessibles aux moins mobiles et le réseau des trams qui, avant 1985, était interconnecté au centre de la ville, Piața Unirii, n'a pas été de nouveau raccordé : les terminus des différents réseaux se trouvent donc à plus d'un kilomètre les uns des autres, obligeant les voyageurs à de longues et périlleuses marches et traversées de rues). Ainsi le progrès n'empêche pas la capitale roumaine d'être de plus en plus dangereuse pour les piétons et les cyclistes, comme en témoigne l'augmentation des accidents[7].

Traités signés à Bucarest[modifier | modifier le code]

  1. Traité du 28 mai 1812, à la fin de la guerre russo-turque de 1806-1812. La Moldavie perd la Bessarabie.
  2. Traité du 3 mars 1886, à la fin de la guerre serbo-bulgare.
  3. Traité du 10 août 1913, à la fin de la Deuxième Guerre balkanique.
  4. Traité du 14-27 août 1916, le traité d'alliance entre la Roumanie et l'Entente (France, Grande-Bretagne, Russie et Italie).
  5. Traité du 7 mai 1918, traité entre la Roumanie et les puissances centrales mais qui n'a jamais été ratifié.

Décoration française[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Secteurs de Bucarest.
Les secteurs de Bucarest.

Bucarest est la seule ville qui n'appartient pas à un județ. Elle est dirigée par un maire - dit Maire général- (actuellement Sorin Oprescu). La ville a une superficie totale de 228 km2, qui est divisé en 6 secteurs administratifs dirigés par un maire de secteur.

Les limites des secteurs sont distribuées de manière radiale et la numérotation des secteurs est effectuée en sens horaire.

Le maire général est responsable des services publics (eau, transports, artères routières principales), tandis que le maire de secteur a pour responsabilités les liens entre les citoyens et les conseils locaux, les artères routières secondaires, les parcs, les écoles et les services d'assainissement (ramasse d'ordures).

Répartition des secteurs[modifier | modifier le code]

Zone métropolitaine[modifier | modifier le code]

La zone métropolitaine de Bucarest (ZMB) comprend actuellement approximativement 2,4 millions d'habitants (des sources non-officielles donnent le chiffre de 3,4 millions). Conformément aux projets du maire de Bucarest, la ZMB est destinée à être constituée de 94 unités administratives et territoriales sur une zone d'environ 5 000 km2.

Qualité de vie[modifier | modifier le code]

Conformément aux études concernant la qualité de vie, émises de manière annuelle par l'entreprise de consultants Mercer, Bucarest atteint la 94e place du top mondial, en 2001, et descend à la 108e place en 2009.

Bucarest est également avant-dernière du classement concernant la qualité de vie des capitales de l'Union européenne devant Sofia, capitale de la Bulgarie.

Liste des Maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 2000
Période Identité Étiquette Qualité
  26 juin 2000 Viorel Lis    
26 juin 2000 20 décembre 2004 Traian Băsescu PDL  
20 décembre 2004 19 juin 2008 Adriean Videanu PDL  
19 juin 2008 en cours Sorin Oprescu Sans étiquette Ancien sénateur

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Jumelage et partenariats[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

1798 1831 1877 1930 1948 1956 1966
30 000 61 000 178 000 633 000 1 025 000 1 178 000 1 367 000
1977 1992 1998 2002 2005 2011 -
1 807 000 2 067 000 1 926 000 1 926 000 1 929 000 1 678 000 -


Évolution démographique de 1930 à 2011

Évolution confessionnelle[modifier | modifier le code]

En 1877, Bucarest compte 177 646 résidents. D'un point de vue des religions, on recense une prédominance chrétienne composée à 75 % d'orthodoxes(132 987), 10 % de catholiques romains (16 991), 3 % de protestants (5 854), 0,5 % de chrétiens arméniens, 0,12 % d'orthodoxes lipovènes.

L'orthodoxie domine les courants chrétiens en Roumanie, mais il existe également des groupes religieux chrétiens issus des immigrants bulgares ou albanais (orthodoxes), allemands, hongrois et polonais (catholiques romains ou protestants).

Concernant les autres religions, la confession la plus importante est le judaïsme (12 % de la population de Bucarest), puis l'Islam représenté majoritairement par les personnes originaires de l'Empire Ottoman.

En 2002, la structure confessionnelle est définie de la manière suivante :

  • 96,06 % d'orthodoxes
  • 1,22 % de catholiques romains
  • 0,49 % de musulmans
  • 0,39 % de catholiques grecs
  • 0,28 % de pentecôtistes
  • 0,2 % de luthériens
  • 0,2 % de baptistes
  • 0,2 % d'aventistes
  • 0,13 % de juifs
  • 0,1 % de calvinistes
  • 0,27 % d'autres religions
  • 0,10 % de religions non déclarées
  • 0,13 % se déclarant athées
  • 0,06 % se déclarant sans religion

Communautés ethno-linguistiques minoritaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Communauté ethnique (Roumanie).
Communauté rom[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Communauté rom de Roumanie.

Le recensement de 2002 donne une représentation de la communauté rom de 1,4 % de la population (27 322 personnes).

Communauté magyare[modifier | modifier le code]

Les magyars représentaient environ 4 % de la population de Bucarest en 1930 (environ 24 000 personnes).

Elle est en 2002 de 0,3 % (5 800 personnes environ). Le lycée Ady Endre de Bucarest est un établissement scolaire où la langue magyare est pratiquée.

La Casa Petőfi est le centre culturel de la communauté.

Communauté allemande[modifier | modifier le code]

La présence de la communauté allemande date du XVIIIe siècle. Elle aurait donné le nom au quartier Lipscani, lieu central du marché de la ville, Lipsca étant la manière de nommer la ville de Leipzig.

La communauté allemande, composée d'Autrichiens et de Prussiens, était connue pour ses activités commerciales.

Il existe un établissement germanophone, le Collège Goethe de Bucarest.

En 2002, on recense près de 2400 membres de la communauté.

Communauté arménienne[modifier | modifier le code]

Une communauté avec des anciennes traditions culturelles et économiques à Bucarest vient d'Arménie.

Cette présence est attestée par l'existence de la rue de l'Arménie, une église et un cimetière arménien.

Cette communauté comporte 815 personnes selon le recensement de 2002.

Communauté grecque[modifier | modifier le code]

Une autre communauté avec d'anciennes traditions à Bucarest vient de Grèce.

La présence de cette communauté est issue de la période phanariote (1715-1821).

En 2002, elle représente 0,67 % de la population de la ville.

Communauté bulgare[modifier | modifier le code]

La présence de la communauté bulgare date du XVIIe siècle.

Les autorités communistes ont fermé le lycée bulgare, mais la ville a rouvert le lycée en 1999 accueillant trois classes avec environ 80 élèves au total délivrant un enseignement en langue bulgare. Cette réouverture a été réalisée via une action parallèle de réouverture du lycée roumain de Sofia.

Les Bulgares vivent principalement dans des quartiers en périphérie de la ville ou dans les villes environnantes (Brănești, Bragadiru, Glina (Ilfov), Dobroești, Pantelimon, Colentina, Chiajna, Popești-Leordeni).

Communauté polonaise[modifier | modifier le code]

La présence d'une communauté polonaise s'explique par le fait que la Roumanie a eu des frontières communes avec la Pologne, notamment entre les deux guerres mondiales.

Parmi les membres de cette communauté, on peut citer H. Dabrowski qui fut maire de Bucarest durant la période 1940-1942.

La rue de la Pologne a été nommée ainsi à la suite de la présence de la communauté.

Communauté albanaise[modifier | modifier le code]

Bucarest est le centre névralgique de la communauté albanaise de Roumanie. Cette communauté s'est formé au milieu du XIXesiècle, quand la capitale du Pays Roumain est devenu le centre d'initiatives culturelles d'intellectuelles comme Dora d'Istra, Naim Frashëri, Jani Vreto et Naum Veqilharxhi (auteur du premier abécédaire albanais).

Aleksander Stavre Drenova a composé les paroles de l'hymne national albanais, Hymni i Flamurit ("L'Hymne au drapeau") quand il logeait à Bucarest.

Beaucoup d'intellectuels albanais ont fui leur pays pour se réfugier en Roumanie afin d'éviter l'oppression ottomane.

Immigration[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Vie universitaire[modifier | modifier le code]

Universités d'état[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs institutions omnisports sont principalement présentes tels que :

  • CSA Steaua Bucarest : club sportif de l'Armée Etoile, dépendant du ministère de la Défense. Fondé en juin 1947 à l'initiative de hauts gradés de l'armée royale.
  • Dinamo Bucarest : club émanant du Ministère de l'Intérieur
  • Rapid Bucarest : club lié initialement aux cheminots

Football[modifier | modifier le code]

Handball[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

La presse écrite de Bucarest est principalement liée à celle de l'ensemble du pays. Sont édités notamment à Bucarest :

Radio[modifier | modifier le code]

Plusieurs stations publiques et privées de radio sont diffusées à Bucarest, București FM étant une des radios locales.

Télévision locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Bucarest[modifier | modifier le code]

Personnalités politiques et historiques[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Scientifiques et intellectuels[modifier | modifier le code]

Sportifs[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Bucarest est le centre de l'économie roumaine et de l'industrie, représentant environ 22,7 % (2010) du PIB du pays et environ un quart de sa production industrielle, tout en étant habité par seulement 9 % de la population du pays. Près d'un tiers des impôts nationaux sont payés par les citoyens et les entreprises de Bucarest. En 2009, à parité de pouvoir, Bucarest avait un PIB par habitant de 29 100 €, soit 124 % de la moyenne de l'Union européenne et plus de deux fois la moyenne roumaine. Après une relative stagnation dans les années 1990, la forte croissance économique a revitalisé la ville et a conduit à l'élaboration de nombreux centres commerciaux, de quartiers et d'immeubles de bureaux de grande hauteur. En septembre 2005, Bucarest avait un taux de chômage de 2,6 %, nettement inférieur au taux de chômage national de 5,7 %.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Quartiers d'affaires[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Bucarest a une scène culturelle variée et croissante, avec la vie culturelle exposé dans un certain nombre de domaines différents, y compris les arts visuels, les arts et la vie nocturne. Contrairement aux autres régions de la Roumanie, comme la côte de la mer Noire ou de la Transylvanie, la scène culturelle de Bucarest est beaucoup plus éclectique, sans style défini, et qui intègre différents éléments de la culture roumaine et internationale.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Église Cretulescu

.

Monastere d'Antim.
Chambre des députés à gauche et église orthodoxe à droite.

Monuments[modifier | modifier le code]

Églises principales[modifier | modifier le code]

Autres lieux de culte[modifier | modifier le code]

Parcs et jardins publics[modifier | modifier le code]

Cimetières notables[modifier | modifier le code]

Tombe du cimetière Bellu.

Patrimoines culturels[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Bibliothèques[modifier | modifier le code]

Opéras, théâtres et salles de spectacle[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Cafés, restaurants et hôtels[modifier | modifier le code]

Bucarest dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Dans le Parc Cișmigiu, un monument nommé La rotonde des écrivains siège près du lac. Les écrivains représentés sous forme de bustes sont :

Peinture et la sculpture[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Photographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sur les négligences envers le patrimoine végétal et monumental, voir [1] et [2].
  2. Source: Revista Medicală Română - Romanian Medical Journal (Ro Med J.) sur [3]
  3. Sites du musée d'histoire sur la perte de patrimoine : [www.distrugeri.ro], [www.casamea.ro]
  4. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  5. Sources : Association pour la défense et la gestion du patrimoine [4].
  6. Source : Romania curata (association contre la corruption) sur [5].
  7. Étude de l'Institut de Prévention Routière sur [6] ("Le nombre d'accidents croît au rythme de l'économie") : en 1991, avec deux millions de véhicules dans toute la Roumanie, il y avait 19.700 accidents et 3.700 morts, dont 8 % dans la capitale ; de 2003 à 2008, le nombre d'accidents a augmenté de 60% et aujourd'hui, avec 1,5 million de véhicules roulant chaque jour dans Bucarest, on compte une moyenne de 16.000 accidents et de 900 morts par an sans compter les blessés graves restant handicapés. Piétons et cyclistes fournissent le gros des victimes. Toutefois, par rapport au nombre de véhicules et des kilomètres parcourus, le nombre d'accidents et de victimes a diminué, les conducteurs maîtrisant mieux leurs automobiles.

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]