Capitaine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Capitaine (homonymie) et Cne.

Capitaine, du latin caput, capitis « tête » est le grade militaire le plus élevé des officiers subalternes des armées de terre et de l'air dans la plupart des pays francophones, dans la gendarmerie, ainsi que chez les pompiers. Il correspond dans la marine nationale française à lieutenant de vaisseau, inférieur aux grades de capitaine de corvette, capitaine de frégate et capitaine de vaisseau.

Ce grade existe également dans le civil, par exemple dans la police de certains pays, il est le titre donné à la personne qui commande un navire civil (navire armé au commerce, à la pêche ou à la plaisance).

Article détaillé : marin (profession).

Belgique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grades de l'armée belge.

Les grades de capitaine et de capitaine-commandant sont le troisième grade d'officier dans les armées de terre et de l'air, et les services de santé. Il est supérieur au grade de Lieutenant et inférieur au grade de Major

Capitaine[modifier | modifier le code]

Son insigne de grade est trois molettes d'éperons héraldique superposées de teinte dorée (Composante Terre) ou trois galons (armée de l'air et services de santé).
L'équivalent dans la Marine belge est : lieutenant de vaisseau

Army-BEL-OF-02b.svg BE-Air Force-OF2b.svg OF-2 BEL Med comp kapitein.gif Generic-Navy-O3.svg
Terre[1] Air [2] Médicale[3] Marine

Capitaine-Commandant[modifier | modifier le code]

Son insigne de grade est trois molettes d'éperons héraldique superposées surmontées d'une barrette, le tout de teinte dorée (Composante Terre) ou trois galons dont le troisième forme une boucle (armée de l'air et services de santé).
L'équivalent dans la Marine belge est : lieutenant de vaisseau de première classe

Army-BEL-OF-02a.svg BE-Air Force-OF2a.svg OF-3 BEL Med comp kapiteincommandant.gif Generic-Navy-O4.svg
Terre[1] Air [2] Médicale[3] Marine

Canada[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grades des Forces canadiennes.

Dans l'Armée canadienne et l'Aviation royale du Canada des Forces canadiennes, capitaine est le grade le plus élevé des officiers subalternes. Il est précédé par le grade de lieutenant et suivi par celui de major. Dans l'Armée canadienne, l'insigne du capitaine est trois étoiles et dans l'Aviation royale du Canada, deux bandes d'or. Son équivalent dans la Marine royale canadienne est le grade de lieutenant de vaisseau.

Le capitaine occupe une grande variété de positions différentes dans les trois niveaux, tactique, opérationnel et stratégique. En effet, un capitaine peut être commandant d'un peloton ou d'une troupe au niveau tactique ; il peut être employé en tant qu'officier des opérations dans une salle d'opérations d'une sous-unité ou d'une unité ; il peut occuper une position dans un quartier général de formation au niveau opérationnel ou stratégique. Cette position dépend surtout du niveau d'expérience du capitaine, car celui-ci peut varier beaucoup d'un capitaine à un autre. En effet, certains capitaines sont d'anciens sous-officiers qui ont acquis une longue expérience avec les années. De plus, certains capitaines demeurent plusieurs années à ce grade puisque la décision de passer au grade de major implique beaucoup de responsabilités et demande d'être choisi par un comité de sélection des promotions.


Précédé par
Lieutenant
Capitaine
Cdn-Army-Capt(OF-2)-2014.svgCDN-Air Force-Capt.svg
Suivi par
Major

États-Unis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Capitaine (États-Unis).

Le grade de captain[4] est, au sein des forces armées des États-Unis, un grade d'officier qui se décline cependant différemment en fonction des branches. Bien que le titre soit le même, les branches du secteur naval et les branches aéro-terrestres disposent en effet d'un pay grade (« code de paiement » servant à uniformiser la solde entre les branches des forces armées différentes).

Secteur naval[modifier | modifier le code]

L'insigne de capitaine (O-6).

Au sein des forces militaire relevant du secteur naval, c'est-à-dire principalement l'United States Navy et l'United States Coast Guard (la marine et la garde côtière), le grade de captain correspond en français à celui de capitaine de vaisseau. Il équivaut ainsi, à la fois selon la classification française et la classification américaine au grade de colonel pour les unités au sol et unités aériennes.

Désigné par le pay grade (0-6), il s'agit en conséquence du plus haut grade d'officier supérieur, précédant le grade de rear admiral, lower half (équivalent du contre-amiral français), premier grade d'officier général, et suivant le grade de commander (équivalent capitaine de frégate dans la Marine nationale)[5].

Il occupe un poste important, comme le commandement d'un croiseur ou un navire plus important, celui d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (pour la Navy) ou encore un poste d'état-major[5].

Il existe également un grade de captain au sein de l'United States Public Health Service Commissioned Corps ainsi qu'au sein du National Oceanic and Atmospheric Administration Commissioned Officer Corps. Il s'agit dans les deux cas du grade d'officier supérieur le plus élevé. Les officiers nommés à ce grade ont là encore un rôle important au sein d'unités non-combattantes, comme la direction d'un hôpital militaire pour le service de santé.

L'insigne de ce grade correspond à un aigle couleur argent.

Secteur terrestre et aérien[modifier | modifier le code]

L'insigne de capitaine (O-3).

À l'inverse, le grade de captain dans l'Army (armée de terre), dans le Marine Corps (unités de marine) ou dans l'Air Force (armée de l'air), correspondant au grade français de capitaine. Il suit ainsi celui de first lieutenant (lieutenant français) et précède celui de major (chef de bataillon français). Au sein des forces armées des États-Unis, il correspond au rang naval de lieutnant[6].

Son pay grade est (O-3) et il dirige généralement une compagnie. Dans l'Air Force, il peut s'agir d'un officier exerçant une responsabilité au sol ou bien d'un pilote.

Son insigne est composé de deux barrettes couleurs argent, reliées ensemble par 2 fines barrettes de la même couleur.

France[modifier | modifier le code]

Dans l’armée française[modifier | modifier le code]

Grades de l'armée française
Marine nationale Armée de terre
Armée de l'air
Gendarmerie nationale
Officiers généraux
Amiral Général d'armée
Vice-amiral d'escadre Général de corps d'armée
Vice-amiral Général de division
Contre-amiral Général de brigade
Officiers supérieurs
Capitaine de vaisseau Colonel
Capitaine de frégate Lieutenant-colonel
Capitaine de corvette Commandant
Officiers subalternes
Lieutenant de vaisseau Capitaine
Enseigne de vaisseau 1 Lieutenant
Enseigne de vaisseau 2 Sous-lieutenant
Aspirant Aspirant
Sous-officiers et officiers mariniers
Major Major
Maître principal Adjudant-chef
Premier maître Adjudant
Maître Sergent-chef / MCH
Second maître Sergent / MDL
Militaires du rang
Quartier maître 1 Caporal-chef / BCH
Quartier maître 2 Caporal / Brigadier
Matelot Soldat / Gendarme Adjoint

Le nom capitaine vient aussi de l'italien capitano (et auparavant du latin caput (tête), pour désigner le chef à la tête d'une compagnie).

Attributions[modifier | modifier le code]

Actuellement, le terme de capitaine (Terre, air, gendarmerie) correspond au grade de lieutenant de vaisseau dans la marine.

Quelle que soit l’arme, le capitaine a généralement en charge une troupe de 100 à 150 hommes environ. Cette troupe peut prendre les appellations suivantes :

  • Batterie : armée de terre (artillerie) ;
  • Compagnie : armée de terre, gendarmerie (compagnies de gendarmerie départementale, compagnies des régiments d'infanterie de la garde républicaine) ;
  • Escadron : armée de terre (cavalerie, train), armée de l’air (non navigants), gendarmerie (escadrons de gendarmerie mobile, escadrons motocyclistes et de cavalerie de la garde républicaine, escadrons départementaux de sécurité routière) ;
  • Escadrille : armée de l’air (navigants).

Ces unités sont dites élémentaires. Le capitaine est le premier officier à avoir un commandement officiel. Il en a les prérogatives, notamment en matière de notation de ses subordonnés (sauf officiers).

Insignes[modifier | modifier le code]

  • Capitaine.png capitaine des armes à pied
  • Capitaine des armes à cheval.png capitaine des armes héritières des anciennes armes à cheval
Drapeau de la France France Grades de
l'Armée de Terre
Military symbol.svg
Précédé par
Lieutenant
Capitaine
Army-FRA-OF-02.svg
Suivi par
Commandant
Drapeau de la France France Grades de la
Gendarmerie nationale
Military symbol.svg
Précédé par
Lieutenant
Capitaine
Cne gd.svg
Cne gm.svg
Cne gr.svg
Cne cta.svg
Suivi par
Chef d'escadron

Dans la Marine nationale[modifier | modifier le code]

Le grade équivalent est celui de lieutenant de vaisseau, que l'on appelle "capitaine".

Capitaine de corvette, capitaine de frégate et capitaine de vaisseau sont des grades d'officiers supérieurs dans la marine, que l'on appelle "commandant".

Le capitaine d'armes est un officier marinier chargé de la discipline. Il veille à l'exécution des mouvements prévus au tableau de service et aux activités quotidiennes figurant à la feuille de service, à bord des bâtiments et des unités à terre de la Marine nationale. Auxiliaire précieux de l'état major, il est populairement appelé le bidel.

L'institution de la défense civile XIVe siècle - XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le capitaine a commencé par être une institution civile de grande importance dans le royaume de France, de la fin du règne de Philippe le Bel au milieu du règne de Louis XIV.

Genèse de l'institution 1314[modifier | modifier le code]

Au cours de l'année 1314, la noblesse de la quasi-totalité des provinces du royaume se révolte contre l'autorité du roi Philippe le Bel. La révolte est d'une très grande ampleur, et des ligues provinciales se forment pour défendre les privilèges de la noblesse et obtenir le retour à la situation antérieure aux poussées d'autoritarisme du Roi. Les historiens "étatistes" ont gommé l'évènement pour célébrer le "modernisme" de l'homme d'État.

Le Conseil nomme alors en catastrophe des "capitaines" pour aller à la rencontre des insurgés, les pousser à constituer des commissions (inspiration reprise par Georges Clemenceau) et à désarmer. Sur l'entre-fait, Philippe le Bel meurt de manière inattendue. Les conjurés rentrent chez eux, avec la promesse de voir respecter leurs libertés. Des têtes tombent parmi les agents les plus compromis dans la politique étatiste. Cette pratique alors très rare en France montre la gravité du malaise. Ces premiers capitaines sont alors abolis, la crise étant passée.

Les capitaines nommés se lient par serment avec les populations qu'ils encadrent, les désolidarisant de fait d'avec les nobles conjurés. Ils surveillent le stock d'armement de ces habitants. À ce titre, ils prennent la tête de la défense civile (le latin "caput" signifie la tête).

Montée sur le trône de Philippe de Poitiers 1316[modifier | modifier le code]

En 1316, Louis X le Hutin décède et on commence par attendre la délivrance de son épouse. Jean Ier, né posthume, meurt au bout de quelques jours. Les membres de la famille royale, réunis pour le baptême de l'enfant, décident de porter Philippe de Poitiers au trône. Celui-ci prend la direction de Reims pour se faire sacrer. Toutefois, le duc de Bourgogne, resté sur ses terres et absent de Paris, entend défendre les droits de sa pupille, sœur de l'enfant roi, et fille de Louis X. Il se prépare à monter vers Paris et mande en éclaireur le comte de Joigny. Le Conseil royal animé par le comte d'Évreux, réactive l'institution des capitaines pour maîtriser la situation. Les gages octroyés aux chevaliers désignés par bailliage sont considérables. Celui désigné à Sens, un Ebroïcien connu pour sa violence, vient bloquer la route de Paris au comte de Joigny. Le temps mis à profit permet au comte de Poitiers de devenir roi de France, et au comte d'Évreux, installé en arrière-ligne dans le Nogentais, de proposer des dédommagements. Les capitaines nommés sont ensuite démobilisés.

Philippe V le Long établit des capitaines chargés du commandement des troupes dans les villes fortifiées par l'ordonnance du 18 juillet 1318[7].

Les désastres de la guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Les trois défaites militaires (l'Écluse, Crécy et Poitiers) vident le royaume de la chevalerie combattante. Faute d'argent, les compagnies soldées se raréfient.

Pour protéger les villes, le Conseil fait des baillis les capitaines de leurs ressorts (les bailliages), réactivant ainsi la fonction qui avait fonctionné quelques semaines en 1314 et 1316. Les baillis sont admis à désigner des capitaines dans les points de leur bailliage où ils ne peuvent pas opérer directement. De ce fait, des capitaines apparaissent dans les villes secondaires des bailliages royaux. Ainsi, les baillis deviennent généralement les capitaines du chef-lieu de leur bailliage, tandis que des capitaines sont nommés ailleurs. Ce sont toujours des nobles, professionnels de la guerre, qui pour prix de leur service, perçoivent des gages directement auprès des populations dont ils obtiennent qu'elles se défendent par elles-mêmes. Dès lors, rares sont nos actuels chefs-lieux de canton qui ne disposent pas d'un capitaine. En effet, toute communauté urbaine, surtout quand elle est dotée de murailles, veut un professionnel de la guerre pour la protéger.

L'auto défense 1360[modifier | modifier le code]

En 1360, le traité de Brétigny démobilise les compagnies de combattants encore "bandées", c'est-à-dire organisées et relevant d'un pouvoir légitime. Les soldats réduits au chômage se répandent dans tout le royaume et y provoquent le chaos, avec une effroyable série de drames. En réaction, le Conseil de régence, dont les moyens financiers sont paralysés par la révolte d'Étienne Marcel et de ses suiveurs, prône la politique de destruction de toutes les fortifications indéfendables. La population se cabre en masse (jacquerie notamment) et en certaines régions, procède à la fortification des églises. Elle élit un chef (le "capitaine de moutier"), aux pouvoirs de vie et de mort sur les paroissiens. Les lettres de rémission montrent le caractère spontané et général du mouvement, en infraction avec les règles édictées par le Conseil de régence. Celui-ci demande aux évêques de procéder à des excommunications pour enrayer le phénomène, ce que le Pape refuse.

Heureusement, les premiers succès militaires permettent d'inverser le mouvement. L'octroi de lettres de rémission permet au pouvoir central de récupérer la main sur les fortifications alors apparues, et les nominations de capitaines réalisées.

La rente de fonction[modifier | modifier le code]

Avec la seconde phase de la guerre de Cent Ans, la charge de capitaine, distribuée par les partis (royaux fidèles à Isabeau de Bavière, Bourguignons, Armagnacs), devient un simple prétexte pour la rétributions de partisans avérés d'un camp. La charge en devient odieuse aux populations qui n'en retirent guère d'avantages sécuritaires. Par contre, les Princes distillent leurs obligés dans la moindre ville fortifiée : c'est-à-dire des milliers de cas dans le Royaume.

La fonction ne sera pas supprimée après le règne de Louis XI et devient un pur complément de revenus. Ce revenu est tiré de la population en principe défendue. Par exemple, l'argentier du duc de Nevers (c'est-à-dire l'agent commis à la garde de son argenterie) est nommé capitaine de Châtel-Censoir, bourg fortifié du bord de l'Yonne. L'argentier complète ainsi les gages tirés de son office principal d'argentier par ceux annexes de capitaine.

Elle est réactivée dans le même esprit aux beaux jours de la guerre entre Armagnacs et Bourguignons, durant les guerres civiles dites de religion, puis durant la Fronde. La fonction est même distribuée dans certains châteaux. Dans ce cas, la garnison (les fameux "gardes" évoqués par les guides de nombreux châteaux) est composée de laquais et de valets de chambre se mettant sous les ordres de l'intendant baptisé "capitaine du château". Mais alors, le titre s'ouvre à des individus parfaitement étrangers au milieu de la noblesse et de l'armée. Ce sera un moyen pour tenter de s'agréger à la noblesse.

Louis XIV met fin au milieu de son règne à cette institution qui a eu un rôle capital dans les opérations politiques et militaires des XIVe, XVe, XVIe et XVIIe siècle en France. Ces capitaines croisés systématiquement dans la documentation pendant des siècles et dans toutes les villes n'ont pas justifié d'études universitaires. Il fallait rappeler que la Monarchie a fait reposer sur eux la défense civile.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Captain (Royal Navy).

Allemagne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hauptmann.

Le grade de Capitaine correspond à Hauptmann dans l'armée allemande. Il correspondait au grade de Rittmeister dans la cavalerie. Ce grade fut utilisé dans la Deutsches Heer de 1871 à 1919, dans la Reichswehr de 1921 à 1935 et dans la Wehrmacht de 1935 à 1945. Il est utilisé dans la Bundeswehr depuis 1955. Dans la nomenclature des grades de l'OTAN, il correspond au code "OF2".

Suisse[modifier | modifier le code]

Dans l’armée suisse[modifier | modifier le code]

Insigne du grade de capitaine de l'armée suisse

Le capitaine est le troisième grade des officiers de l'armée suisse. Il est situé entre le grade de premier-lieutenant et de major. Il est d'un rang intermédiaire (N.B. ce rang porte aussi le nom de 'capitaine') entre les 'officiers subalternes' (lieutenant et premier-lieutenant) et les 'officiers supérieurs' (major, lieutenant-colonel et colonel).

Il commande en principe une compagnie (ou une batterie dans l'artillerie). Il est responsable de la disponibilité de base et de la disponibilité opérationnelle de sa formation. De plus il dispose du pouvoir disciplinaire. Le capitaine peut aussi être officier dans l'état-major d'un bataillon, il est dès lors considéré comme aide de commandement. Il appuie son commandant direct dans la conduite et surveille l'exécution des ordres donnés.

Son insigne est composé de trois galons fins dorés (ou trois bandes fines horizontales noires sur la tenue de combat).

Le fourrier et le sergent-major d'unité (au grade de sergent-major chef) sont ses collaborateurs directs pour le seconder dans la gestion administrative et la marche du service de la compagnie.

Un aumônier obtient directement le grade de capitaine à titre honorifique (et surtout pour être aussi écouté). Il reçoit aussi le grade de capitaine afin de pouvoir établir si nécessaire le testament du soldat (Selon le règlement, le testament doit être recueilli par un officier du grade de capitaine au minimum)

Capitaines militaires célèbres[modifier | modifier le code]

Capitaines de navire célèbres[modifier | modifier le code]

Le capitaine Carlsen (en) se signala du 26 décembre 1951 au 10 janvier 1952 pour avoir refusé quinze jours et quinze nuits durant, au risque de sa vie, de quitter son navire marchand en perdition, le Flying Enterprise[8]. L'eût-il fait que celui-ci aurait immédiatement eu un statut d'épave, la moitié de sa cargaison étant alors acquise au navire sauveteur. Sa photo debout sur la coque renversée de son navire a fait le tour du monde et reste aujourd'hui encore un exemple pour la marine.

Capitaines de fiction célèbres[modifier | modifier le code]

Capitaines de navires[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

Le bidel capitaine d'armes,
Et son cahier d'punis,
Dans la cayenne f'sait du charme
A je n'sais quelle souris.

(Pierre Mac-Orlan, chanson Fanny de Laninon')

Ô mort vieux capitaine, il est temps ! Levons l'ancre !
Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
Si le ciel et la mer sont noires comme de l'encre,
Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

(Charles Baudelaire, Le Voyage)

Qu'elle était belle, ma frégate,
Lorsqu'elle voguait dans le vent !
Elle avait, au soleil levant,
Toutes les couleurs de l'agate;
Ses voiles luisaient le matin
Comme des ballons de satin ;
Sa quille mince, longue et plate,
Portait deux bandes d'écarlate
Sur vingt-quatre canons cachés ;
Ses mâts, en arrière penchés,
Paraissaient à demi-couchés.
Dix fois plus vive qu'un pirate,
En cent jours du Havre à Surate
Elle nous emporta souvent.
-- Qu'elle était belle, ma frégate,

(Alfred de Vigny, La Plainte du capitaine)

O[9] combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
O[9] que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !

(Victor Hugo, Oceano Nox)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Composante Terre, Officier
  2. a et b Composante Air, Officier
  3. a et b Composante Médicale, Officier
  4. On notera l’orthographe anglaise légèrement différente avec la disparition d'un « i » et d'un « e ».
  5. a et b (en) Navy Captain - O-6 Senior Officer, U.S. Navy, page consacrée au grade de captain (O-6) sur le site internet « Military-Ranks.org » (consulté le 31 juillet 2014).
  6. (en) Army Captain - O-3 Commissioned Officer, U.S. Army, page consacrée au grade de captain (O-3) sur le site internet « Military-Ranks.org » (consulté le 31 juillet 2014).
  7. Adolphe Chéruel, Dictionnaire historique des institutions, moeurs et coutumes de la France, Partie 1, p. 544, Hachette, Paris, 1899 ( lire en ligne )
  8. http://www.merite-maritime29.org/securite-maritime.htm
  9. a et b O et non pas Oh ! O donnant plus de force à « que » et à « combien » (Littré)

    O combien d'actions, combien d'exploits célèbres
    Sont demeurés sans gloire au milieu des ténèbres !

    (Corneille, Le Cid, IV 3)