Capdenac-Gare

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Capdenac-Gare
Panorama de la ville autour de la gare
Panorama de la ville autour de la gare
Blason de Capdenac-Gare
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Capdenac-Gare
Intercommunalité Figeac-Communauté
Maire
Mandat
Stéphane Bérard
2008-2014
Code postal 12700
Code commune 12052
Démographie
Gentilé Capdenacois
Population
municipale
4 432 hab. (2011)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 21″ N 2° 04′ 54″ E / 44.5725, 2.08166666667 ()44° 34′ 21″ Nord 2° 04′ 54″ Est / 44.5725, 2.08166666667 ()  
Altitude Min. 156 m – Max. 421 m
Superficie 20,21 km2
Localisation

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Capdenac-Gare

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Capdenac-Gare

Capdenac-Gare est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Figeac Capdenac Lentillac-Saint-Blaise Rose des vents
Faycelles N Asprières
O    Capdenac-Gare    E
S
Causse-et-Diège Naussac Sonnac

Site[modifier | modifier le code]

Ses principales caractéristiques sont d'être une ville récente (elle a fêté ses 150 ans en 2011) et de s'être développée à partir d'une gare ferroviaire.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le lot à Capdenac-Gare en novembre 2012

La ville de Capdenac-Gare se situe au creux d'un large méandre du Lot, en rive gauche à sa confluence avec la Diège, à la limite entre les départements de l'Aveyron et du Lot.

Cette situation dans la plaine alluviale lui donne un relief local faible, dans une zone où le Lot est parfois fortement encaissé dans sa vallée et où cette topographie peut entraîner des contraintes fortes sur le passage des voies de communications.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La gare se trouve dans la zone nord-ouest du méandre, assurant la jonction entre la ligne de chemin de fer qui suit la vallée du Lot vers l'ouest, celle partant vers l'est et traversant la rivière peu après la gare, et enfin celle partant vers le sud. Le réseau routier principal suit, assez logiquement, les voies de chemin de fer pour relier la commune aux autres villes des alentours.

Transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Capdenac.

La Gare de Capdenac en activité depuis 1858, fut la plus importante gare de triage d'Aveyron et le premier employeur de la commune durant près d'un siècle, placée au centre d'une étoile ferroviaire à cinq branches, avec au départ de Capdenac les lignes :

Axes routiers[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le tissu urbain du centre-ville, accolé au sud de la gare, est organisé selon un plan quadrillé. L'urbanisation plus récente, vers le sud et vers l'est, est principalement constituée de lotissements allant jusqu'aux coteaux fermant le bord sud de la plaine alluviale.

La commune de Capdenac-Gare se compose de :

  • La ville de Capdenac-Gare
  • Le village de Saint-Julien-d'Empare
  • Le village de Livinhac-le-Bas

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune de Capdenac-Gare (autrefois commune de Saint-Julien-d'Empare) est peuplée au moins depuis l'époque gallo-romaine. En effet, des travaux dans l'axe de l'actuelle rue Carnot, en 1947, ont permis la mise au jour d'une portion de voie en dalles de granit, solidement bâtie à travers la plaine, attribuable à l'époque romaine (la mairie conserve des pavés extraits de celle-ci). Cette Voie romaine, venant probablement de Rodez, est orientée vers la rivière du Lot : son tracé suppose un passage à gué à l'extrémité de celle-ci.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Création en 1790 des communes de Saint-Julien-d'Empare et de Livinhac-le-Bas, dans le canton d'Asprières. En 1834 la commune de Saint-Julien-d'Empare absorbe la commune de Livinhac-le-Bas.

XIXe siècle : création de la gare[modifier | modifier le code]

L'histoire de la ville de Capdenac-Gare débute en 1857, lorsque Charles de Morny, demi-frère de l'empereur Napoléon III qui règne alors à Paris, est à la tête de la Compagnie d'Orléans. C'est lui qui est à l'origine du tracé de la voie ferrée et du choix du lieu-dit Tinsou dans la commune de Saint-Julien-d'Empare pour l'emplacement de la gare. La compagnie d'Orléans authentifiera la dénomination de Capdenac-Gare en 1859. Le chemin de fer s'arrêtait, au départ, à Tinsou. Venant de Montauban, destiné à atteindre par le Lot le bassin houiller d'Aubin-Decazeville en pleine expansion, ce trafic s'opère alors par la rivière. Le charbon partait du bassin par le Lot puis était amené jusqu'à Tinsou et partait ensuite en train vers Montauban. Le développement de la station va être extrêmement rapide. En 1859, la gare occupe déjà 13 hectares. C'est en 1860 que la ligne ira jusqu'à Rodez. En 1862, est inaugurée la ligne de Brive à Capdenac, après que Gustave Eiffel ait conçu le pont métallique qui enjambe le Lot.

Expansion de la nouvelle ville[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Voyageurs sous la neige le 29 janvier 2006

Parallèlement au développement de la gare, la nouvelle cité de Capdenac-Gare se construit. Ainsi, la nouvelle ville est bâtie sur une vaste plaine, qui parait quasi-désertique, à l'exception de quelques hameaux isolés (tels la Boudonie ou la Peyrade), sur le cadastre dit napoléonien. Pour loger les employés et les ouvriers qui travaillaient à la gare, la Compagnie d'Orléans fait construire une série de bâtiments baptisées du nom de "Casernes". En 1866, la commune de Saint-Julien-d'Empare atteint les 2092 habitants. La même année, la maison Raynal et Roquelaure va faire ses premiers pas. M. Raynal, était devenu le gérant du Buffet de la Gare et M. Roquelaure était son chef cuisinier. La renommée de leurs produits dépassa rapidement les limites de la commune. C'est alors qu'est créée l'entreprise de conserves alimentaires que nous connaissons toujours aujourd'hui. Le 7 juillet 1884, le Conseil Municipal demande que le chef-lieu de la commune soit transféré à Capdenac. Le 16 mai 1891, Capdenac est érigé en commune. La Commune de Saint-Julien-d'Empare devient alors Commune de Capdenac-Gare. Capdenac-Gare continue son développement et en 1899, on construit une église plus importante que la précédente : Notre-Dame-des-Voyageurs.

XXe et XXIe siècles[modifier | modifier le code]

Capdenac-Gare devient chef-lieu du canton en 1922 aux dépens d'Asprières. Durant l'occupation allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, Capdenac est un foyer de résistance. Des enfants juifs sont cachés dans le couvent de Massip à Capdenac. De nombreuses actions de résistance se font sentir. Un groupe important du maquis de Montmurat fait sauter l'aiguillage du Soulier, immobilisant ainsi les convois nazis en direction de Paris. Ce groupe est intercepté par les allemands et exécuté.

En 2007, soit 150 ans après sa création, Capdenac-Gare est une jeune ville et comptait en 2011, 4432 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 1995 Claude Delhon PS  
mars 1995 2001 Claude Delhon PS  
mars 2001 2008 Claude Delhon PS  
mars 2008 en cours Stéphane Bérard PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 432 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
863 945 1 489 1 471 1 504 1 486 1 481 1 466 1 710
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 738 1 886 2 092 2 614 2 896 2 965 3 398 3 265 3 542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 566 3 753 4 348 4 487 5 224 5 519 5 431 5 417 5 435
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
5 520 5 937 5 840 5 365 4 818 4 587 4 601 4 673 4 492
2011 - - - - - - - -
4 432 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


L'agglomération de Capdenac regroupe Capdenac-gare et la municipalité de Capdenac dans le Lot.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune possède un tissu industriel varié avec plusieurs secteurs d’activités, parmi les principales entreprises industrielles, on peut citer :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Saint-Julien d'Empare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Saint-Julien d'Empare.

 Inscrit MH (1977)[3]

Le château de Saint-Julien d'Empare fut construit au Moyen Âge. À l’origine, il était constitué d’un corps central entre quatre tours d’angle, dont trois subsistent aujourd'hui. Ces tours portent encore des éléments architecturaux qui rappellent leur caractère fortifié : corbeaux, meurtrières, etc… L’ouvrage était entouré de fossés aujourd’hui comblés, mais dont la trace subsiste encore à l’ouest du site.

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Château de La Coste[modifier | modifier le code]

Il ne reste du Château de La Coste que des ruines.

Galerie Photos[modifier | modifier le code]

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Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Il est possible de faire de très nombreuses randonnées dans les alentours de la ville. Il y a des circuits pour différents niveaux (des faciles et moins faciles...) permettant de découvrir le paysage environnant. Les passages dans des petits villages, les circuits dans la vallée du Lot, les circuits sur les hauteurs de Capdenac offrent de très nombreux points de vue.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gilles Poux : maire de La Courneuve (1996-2014)
  • Thierry Mathou : Ambassadeur de France (1963- )
  • Thierry Frayssé : Ambassadeur de France (1961- )

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Capdenac-Gare

De gueules à un vieux pont de trois arches d'argent sur une onde du même, surmonté d'un léopard lionné d'or ; chapé fascé d'or et de sinople de six pièces.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • De Saint-Julien-d'Empare à Capdenac : 1850-1950 : album souvenir / cartes postales réunies et présentées par l'Office de tourisme de Capdenac, Capdenac, Office de tourisme,‎ 1987, ill., couv. ill. ; 30 cm, 104 p. (notice BnF no FRBNF349776457)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jacques Dournes), Capdenac : Los Aures, Asprièras, Balaguièr, Bolhac, Causse-e-Diège, Foissac, Naussac, Salas, Sonnac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Capdenac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1996, ill., couv. ill. ; 28 cm, 240 p. (ISBN 2-907279-23-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688708h)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]