Cap de Sable

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Île du cap de Sable
Cape Sable Island (en)
Au sud de la Nouvelle-Écosse, l'île Cap de Sable
Au sud de la Nouvelle-Écosse, l'île Cap de Sable
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 43° 27′ 24″ N 65° 36′ 51″ O / 43.456781, -65.614128 ()43° 27′ 24″ N 65° 36′ 51″ O / 43.456781, -65.614128 ()  
Administration
Province Nouvelle-Écosse
Comté Shelburne
Autres informations

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Île du cap de Sable
Île du cap de Sable
Île du Canada

L'île du Cap de Sable est une petite île au sud de la Nouvelle-Écosse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Il y a beaucoup de brouillards, vents, et quelquefois des ouragans qui frappent l'île. C'est une île tranquille au paysage naturel. L'île se trouve dans l'Atlantique au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. (voir la carte) Elle est 11 km (7 miles) de long et 4,8 km (3 miles) de large. Il y a plus de mille habitants sur l'île, qui sont surtout des pêcheurs et leurs familles.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'île du Cap de Sable fut habitée par les Micmacs, qui l’appelaient l'île Kespoogwitk qui veut dire « fin des terres ». Les premiers explorateurs portugais l'ont nommée Beusablom, qui veut dire « baie de sable ».

Colonie acadienne[modifier | modifier le code]

Les premiers colons installés sur Cap de Sable et Cap-Noir furent des Acadiens de Port Royal, en 1620[1]. Charles de la Tour a colonisé Cap de Sable, lui donnant son nom actuel[2]. La Tour y fit construit un poste fortifié en 1623, qu'il appela Fort Lomeron, en honneur de David Lomeron, qui fut son agent en France. Le poste fut par la suite renommé Fort Saint-Louis, mais fut identifié comme Fort Saint-Louis dans les écrits de Samuel de Champlain. Il mit la terre en culture et noua d'importants liens commerciaux avec les Micmacs.

Siège de 1630[modifier | modifier le code]

Avec la mainmise des Écossais sur l'Acadie et la prise de Québec par David Kirke en 1629, le Cap de Sable était le seul établissement qui demeurait aux mains des Français en Amérique du Nord[3]. Soutenant les Écossais, Claude de la Tour essaye de convaincre son fils Charles de changer d'allégeance et assiège le fort. Battu, il rentre humilié à Port Royal[4]. Charles devient alors lieutenant-général de l'Acadie.

Pendant Guerre civile, Charles de la Tour est battu par son rival Charles de Menou d'Aulnay de Charnisay et cède l'île de Cap de Sable, Pentagouet et Port Royal[5].

Déportations[modifier | modifier le code]

À la fin de l'été 1758, les Anglais prirent trois offensives contre les Acadiens. La première toucha la région de la rivière Saint-Jean, la deuxième, la région de la rivière Petitcodiac, et la troisième, l'île du Cap de Sable. Le majeur Henry Fletcher, commandant le 35e régiment et les Rangers de Joseph Gorham s'emparèrent de l'île de Cap de Sable. 100 Acadiens et le Père Jean Baptiste de Gray se rendirent, cependant 130 Acadiens et 7 Mi'kmaq ont pu s'évader. Les prisonniers acadiens furent amenés à l'île Georges dans le port d'Halifax[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. M. A. MacDonald. Fortune and La Tour. Methuen Press. 1983.p.14
  2. Place Names of Nova Scotia Nova Scotia Archives and Records Management
  3. Roger Sarty and Doug Knight. Saint John Fortifications: 1630-1956. New Brunswick Military Heritage Series. 2003. p. 18
  4. Nicholls, p. 139
  5. M. A. MacDonald. La Tour and Fortune. p. 89
  6. John Grenier, The Far Reaches of Empire. Oklahoma Press. 2008. p. 198

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicholls, Andrew. A Fleeting Empire: Early Stuart Britain and the Merchant Adventures to Canada. McGill-Queen's University Press. 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]