Canton de Saint-Savinien

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Canton de Saint-Savinien
Situation du canton de Saint-Savinien dans le département Charente-Maritime
Situation du canton de Saint-Savinien dans le département Charente-Maritime
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement(s) Arrondissement de Saint-Jean-d'Angély
Chef-lieu Saint-Savinien
Conseiller général Jean-Claude Godineau
2008-2015
Code canton 17 33
Démographie
Population 7 443 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Superficie 166,25 km2
Subdivisions
Communes 11

Le canton de Saint-Savinien est une division administrative française située dans le département de la Charente-Maritime et la région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cadre géographique[modifier | modifier le code]

Ce canton qui est organisé autour de Saint-Savinien occupe la partie sud-ouest de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély auquel il appartient.

Au nord, il est en contact avec le canton de Tonnay-Boutonne, au nord-est, avec celui de Saint-Jean-d'Angély et à l'est avec celui de Saint-Hilaire-de-Villefranche, tous ces cantons appartenant à l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély.

Dans sa bordure méridionale, il est limitrophe de l'arrondissement de Saintes jouxtant les cantons de Saintes-Nord et de Saint-Porchaire que, avec ce dernier, le fleuve Charente sépare, servant également de délimitation administrative entre les arrondissements de Saintes et de Saint-Jean-d'Angély.

À l'ouest, il est au contact de l'arrondissement de Rochefort par le voisinage du canton de Tonnay-Charente dont la Boutonne sert de limite administrative.

Le cadre physique et naturel[modifier | modifier le code]

L'altitude la plus basse qui soit relevée dans le canton de Saint-Savinien est de 0 m, en bordure de la rive droite de la Charente, dans la commune de Bords, tandis que la plus élevée correspond à une haute colline située à 102 m de hauteur dans la commune de Fenioux. L'altimétrie moyenne du canton est de l'ordre de 17 m.

Cette faible altitude tient au fait que le canton de Saint-Savinien est bordé par deux basses vallées, la Boutonne, au nord-ouest, et la Charente, au sud-ouest. En son centre, vient s'abaisser doucement le plateau calcaire du jurassique de la Saintonge, situé au nord du fleuve Charente et couvert de nombreux bois et forêts qui occupent 2 835 hectares sur les 16 625 ha du canton[1].

Cette zone géographique juxtapose les prairies inondables des basses vallées fluviales et les molles collines calcaires, souvent siliceuses, couvertes de très nombreux bois où alternent la vigne et des clairières culturales.

Données économiques sommaires[modifier | modifier le code]

Une agriculture polyvalente

L'agriculture polyvalente est dominante dans le canton depuis la terrible crise du phylloxéra qui a ravagé le vignoble saintongeais dès 1875. Patiemment reconstitué mais partiellement, le vignoble est du cru du cognac. En raison de la nature des sols, la vigne est classée dans la zone des Bons Bois à l'est, dans la continuité du plateau saintongeais, et dans celle des Bois Ordinaires à l'ouest, au contact des vallées fluviales. Elle est destinée à la production des eaux-de-vie de cognac et du pineau des Charentes dont le canton est un producteur moyen.

Au nord-ouest et au sud-ouest, le paysage agricole change profondément, il correspond aux vallées de la Boutonne et de la Charente. Celles-ci portent de grasses prairies dévolues de longue date à l'élevage bovin laitier tandis que la maïsiculture gagne de plus en plus sur les terrains marécageux drainées.

Les cultures céréalières sont cultivées sur le plateau saintongeais au côté de bois et forêts qui occupent de grandes portions du territoire agricole.

Un canton bien desservi

Ce canton est traversé par l'A837 qui relie Rochefort à Saintes mais il ne bénéfice pas d'un échangeur autoroutier qui aurait permis de desservir toute la partie occidentale de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély.

Le réseau routier est constitué d'axes départementaux secondaires dont le trafic automobile est peu dense mais le canton constitue une zone de passage dont la proximité des villes de Saintes et de Rochefort tend à renforcer de plus en plus les communications et les échanges. Saint-Savinien y occupe une position de petit carrefour routier étant situé à l'intersection des routes de Saint-Jean-d'Angély à Pont-l'Abbé-d'Arnoult et de Saintes à Surgères.

Par ailleurs, la voie ferrée Nantes-Bordeaux qui traverse le canton du nord-ouest au sud-est en longeant la rive droite de la vallée de la Charente dessert le chef-lieu de canton, Saint-Savinien, qui y dispose d'une gare, ainsi que les communes voisines de Bords et de Taillebourg grâce à l'arrêt quotidien des TER. Cette ligne de chemin de fer est l'une des plus anciennes du département de Charente-Maritime puisqu'elle fut ouverte au trafic voyageurs pendant la période florissante du Second Empire en 1867 et Saint-Savinien est l'une des plus anciennes gares ferroviaires de Saintonge.

Réconciliées avec le fleuve qui fut longtemps l'artère et le moteur économique du canton, les communes riveraines de la Charente comme Saint-Savinien, Le Mung et Taillebourg développent le tourisme fluvial promis à un avenir certain.

Un canton en mutation économique

Si les activités agricoles n'ont pas généré sur place les bases d'une industrie agro-alimentaire dans le canton, seule la commune de Bords possède des activités productives importantes représentées par la céramique et la poterie industrielle.

Saint-Savinien qui est avant tout un centre de services tertiaires joue de plus en plus la carte maîtresse du tourisme qui stimule son économie locale mais elle a également de fortes potentialités de cité résidentielle étant située à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Saintes et disposant du finage communal le plus étendu de toute la Saintonge continentale.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Le Mung faisait partie du canton de Saint-Porchaire jusqu'au recensement de 1975. Depuis ce recensement, elle a intégré le canton de Saint-Savinien.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des conseillers généraux successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1834 1840 Hippolyte Duvallois   Notaire
1840 1842 Jean Henry Boffinet   Receveur des droits de l'enregistrement
1842 1848 Hippolyte Duvallois   Notaire
1848 1850 Louis Gorron   Propriétaire
1850 1852 Joseph Perraudeau   Propriétaire
1852 1866 Auguste Beaussant   Président de Tribunal
1866 1888 Amédée Boffinet   Notaire
1889 1907 Théophile de Laâge
de Meux[2]
  Négociant
1907 1913 Prosper Manguis   Médecin
1913 1919 Eugène Bordelais   Propriétaire, Maire de Saint-Savinien
1919 1940 Fernand Foubert Rad. Médecin
1945 1961 Eugène Raoult Rad. Maire de Saint-Savinien
1961 1979 Robert Cellerier DVD  
1979 1988 Rémy Barraud PS  
1988 1994 Claude Genauzeau UDF-Rad.  
1994 2008 Cyril Chappet PS Adjoint au Maire de Saint-Savinien
2008 en cours Jean-Claude Godineau DVD puis UDI Maire de Saint-Savinien depuis 2014

Composition[modifier | modifier le code]

Le canton de Saint-Savinien groupe 11 communes et compte 7 005 habitants (recensement de 2006).

Communes Population Code
postal
Code
Insee
Annepont 276 17350 17011
Archingeay 597 17380 17017
Bords 1231 17430 17053
Champdolent 381 17430 17085
Fenioux 120 17350 17157
Grandjean 246 17350 17181
Le Mung 263 17350 17252
Les Nouillers 623 17380 17266
Saint-Savinien 2384 17350 17397
Taillant 151 17350 17435
Taillebourg 733 17350 17436

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
6 643 6 496 6 190 6 467 6 461 6 601 7 005 7 443
(Sources : Base Insee, Population sans doubles comptes à partir de 1962[3] puis population municipale à partir de 2006[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Remarque : la population du canton de Saint-Savinien depuis 1962 intègre la commune de Le Mung, alors que celle-ci faisait encore partie du canton de Saint-Porchaire jusqu'au recensement de 1975.

C'est l'unique canton de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély dont la population actuelle soit supérieure à celle du recensement de 1962.

Cependant, il demeure encore faiblement peuplé puisque sa densité de population est deux fois moins élevée que celle de la Charente-Maritime (42 hab/km² contre 87 hab/km²) mais sa croissance démographique s'est nettement affirmée depuis le recensement de 1982. C'est le canton le plus attractif de son arrondissement. Sur les 11 communes du canton, neuf enregistrent une croissance démographique, quelquefois remarquable, dans la période 1999-2006.

C'est également un canton à forte tendance résidentielle, affichant un solde migratoire nettement positif et bénéficiant avantageusement de sa proximité de deux agglomérations urbaines attractives que sont Saintes et Rochefort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]