Canon de marine de 4 pouces BL Mk VII

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BL 4 inch naval gun Mk VII
Un canon de 4 pouces sur le HMAS Australia.
Un canon de 4 pouces sur le HMAS Australia.
Caractéristiques de service
Type Artillerie navale
Artillerie côtière
Service 1908 - 1945
Utilisateurs Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Production
Concepteur Elswick Ordnance Company[1]
Année de conception 1901
Constructeur Elswick Ordnance Company
William Beardmore
Production 1908
Exemplaires produits 600
Variantes Mk VII, VII*, VII**
Caractéristiques générales
Poids du canon seul 2 126 kg
Longueur du canon seul 201,25 pouces (511 cm)
Longueur en calibre 50,3
Longueur du canon et de l'affût 208,45 pouces (529 cm)
Calibre 100 mm
Cadence de tir 6 à 8 coups par minute[2]
Vitesse initiale 860 m/s
Portée maximale 10 420 m à 15°
Munitions CPC, HE[n 1]
Durée de vie 1 200 coups[3]
Alimentation Arme à chargement par la culasse
Hausse -10° à +15°
Pas de rayure 32

Le canon de marine de 4 pouces BL Mk VII (en anglais BL 4 inch Mk VII naval gun[n 2]) est un canon naval britannique conçu au début du XXe siècle. Il constitue l'armement secondaire de petit calibre de nombreux cuirassés et croiseurs de bataille, ainsi que l'armement principal de plusieurs croiseurs légers de la Royal Navy qui participent à la Première Guerre mondiale.

Conception[modifier | modifier le code]

La conception d'un nouveau canon de 4 pouces (102 mm) BL est approuvée par l'Amirauté en 1901, afin d'essayer d'égaler les caractéristiques des canons de 100 mm français de l'époque. Des délais dans la conception du canon font celui-ci est finalement remplacé par le canon de marine de 4 pouces QF Mk III (en) sur les croiseurs protégés de la classe Topaze (en). En 1903, le développement d'un canon avec une meilleure vitesse à la bouche que ce dernier est demandé. Elswick Ordnance Company (EOC) propose alors un prototype qui est accepté, mais la production d'un tel canon n'est alors pas envisagée. Finalement, le 20 janvier 1906, l'Amirauté demande que soit conçu un canon de 4 pouces possédant une vitesse à la bouche supérieure à 2 800 pieds (853 m) par seconde. EOC propose un nouveau prototype plaqué en nickel, qui en théorie propulse une munition de 11 livres (5 kg) à une vitesse initiale de 3 000 pieds (914 m) par seconde ; préféré à celui proposé par John Brown & Company, il devient le Mk VII[1]. William Beardmore produit un unique canon désigné Mk VII*, et une version Mk VII** voit aussi le jour, d'une conception plus simple, probablement destinée à armer les navires marchands équipés défensivement (en)[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le canon de marine de 4 pouces BL Mk VII dispose d'une vitesse à la bouche de 2 821 pieds (860 m) par seconde et a une portée maximale de 11 400 yards (10 420 m) à une élévation de 15°. Pouvant tirer de six à huit coups par minute, le canon a une durée de vie moyenne de 1 200 coups et peut tirer des munitions CPC et HE[n 1]. D'un poids de 2 126 kg, il est monté en tourelles simples, dont plusieurs versions sont construites : PII, IIx, IVx, IVxx, VI et VIII. Sa durée de vie est estimée à 1 200 coups à plein charge ; 600 exemplaires sont produits en tout[3].

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le canon de marine de 4 pouces BL Mk VII est utilisé sur les cuirassés des classes Bellerophon, St. Vincent, Neptune, Colossus, Orion et King George V ; les croiseurs de bataille des classes Indefatigable et Lion, le Queen Mary et plus tard l'Indomitable en sont aussi équipés[4]. Enfin, il constitue l'armement principal des croiseurs légers de classe Bristol et des croiseurs éclaireurs des classes Boadicea et Active[5]. Il équipe aussi de petites unités tels des sloops, des chalutiers armés, des croiseurs auxiliairesetc. Au cours de la Première Guerre mondiale, une version antiaérienne est construite ; elle tire des charges plus faibles et est montée sur un affût construit pour l'occasion, le HA Mk II, qui dispose d'un élévation de 60° plus adaptée à son utilisation. Fin 1918 de nombreux navires en sont équipés tels les cuirassés Princess Royal, Temeraire (en) ou Inflexible, ainsi que les croiseurs éclaireurs de la classe Blonde[1].

Quelques-uns de ces canons sont utilisés comme artillerie côtière par l'armée britannique ; sur les 438 canons restants en 1939, la majorité est ainsi allouée à cette tâche. Les autres sont principalement utilisés sur des navires marchands équipés défensivement (en)[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b CPC signifie Common Armor-Piercing Charge, munition antiblindage ; HE signifie High Explosive, hautement explosif
  2. BL signifie breech-loading weapon, arme à chargement par la culasse

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Friedman 2011, p. 97
  2. Fiche sur navweaps
  3. a, b et c Friedman 2011, p. 98
  4. Gardiner et Gray 1985, p. 22-31
  5. Gardiner et Gray 1985, p. 50-53
  6. Campbell 1985, p. 43

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Norman Friedman, Naval Weapons of World War One : Guns, Torpedoes, Mines and ASW Weapons of All Nations, Seaforth Publishing,‎ 2011 [détail de l’édition]
  • (en) John Campbell, Naval Weapons of World War Two, Conway Maritime Press,‎ 1985 [détail de l’édition]
  • (en) Robert Gardiner et Randal Gray, Conway's All the World's Fighting Ships (1906-1921),‎ 1985 [détail de l’édition]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]