Canon de 32 livres

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Canon de 32 livres
Image illustrative de l'article Canon de 32 livres
Canons de 32 livres de la batterie inférieure du HMS Victory.
Présentation
Pays Drapeau de l'Angleterre Angleterre puis Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Type Canon naval
Munitions Boulet plein de 32 livres
Durée de service XVIIe siècle - XIXe siècle
Caractéristiques techniques
Mode d'action Chargement par la bouche
Vitesse initiale 487 m/s

Un canon de 32 livres (en anglais : 32-pounders long gun) est un canon tirant des boulets de 32 livres, armant les plus gros vaisseaux de ligne anglais puis britanniques et les batteries côtières, du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle.

Le calibre de ce canon est exprimé à partir de la masse du boulet, 32 livres étant égal à 14,5 kilogrammes, ce qui correspond à un diamètre de 154 mm (6 inches).

Emploi[modifier | modifier le code]

Peter Monamy, The flagship Royal Sovereign (en) saluting at the Nore. Ce vaisseau amiral a sa batterie basse armée de canons de 42 et de 32 livres.

Le canon de 32 livres arme les plus puissantes unités anglaises puis britanniques (les autres calibres étant ceux de 24, 18, 12, 9 et 6 livres). Si quelques vaisseaux ont été armés avec des pièces de 42 livres (par exemple le HMS Sovereign of the Seas lancé en 1637), le canon de 32 est en général le plus gros calibre à bord des vaisseaux de troisième, deuxième et premier rangs de la Royal Navy.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Une pièce d'artillerie de 32 livres pèse 3,5 tonnes, dont 2,7 pour le canon lui-même et 750 kg pour son affût.

La livre française, ou « livre de poids de marc » correspondant à 489,5 grammes, est un peu plus importante que celle britannique (appelée « livre avoirdupois »), de 453,6 grammes[1]. Un boulet anglais de 32 livres correspond donc à 14,515 kilogrammes, soit l'équivalent de 29,6 livres françaises.

Tir et effets[modifier | modifier le code]

Schéma du chargement d'un canon :
1 : boulet bloqué par deux valets
2 : gargousse contenant la poudre
3 : lumière permettant la mise à feu.

Les munitions tirées sont soit un boulet rond (round shot) destiné à défoncer la coque de l'ennemi, à démonter son artillerie, à tuer son équipage ou à briser ses mâts (à très courte distance on peut charger deux boulets à la fois), soit un boulet chaîné ou barré (chain-shot ou bar-shot) destiné à déchirer les voiles et les cordages de l'adversaire, soit une « grappe de raisin » (grappeshot) destinée à hacher l'équipage ennemi.

Un équipage britannique très entrainé arrivait à la cadence d'un coup toutes les 90 secondes. La mise à feu est garantie par l'emploi de platine à silex (flintlock).

Propulsé par l'explosion d'une gargousse remplie d'environ cinq kilogrammes (11 pound) ou plus de poudre noire, le boulet peut atteindre la vitesse théorique de 1 600 pieds par seconde (487 m/s)[2], ce qui est suffisant à courte portée pour pénétrer la muraille de bois d'un vaisseau ennemi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) « Armaments », sur http://www.aboutnelson.co.uk/.

Articles connexes[modifier | modifier le code]