Canon antichar de 47 mm modèle 1937

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Matériel de 47 modèle 1937
Canon AC de 47 - Musée de Saumur
Canon AC de 47 - Musée de Saumur
Caractéristiques de service
Type canon antichar
Conflits Seconde Guerre mondiale
Production
Concepteur Atelier de Puteaux
Année de conception 1936
Production janvier 1939 et juin 1940
Exemplaires produits 1 268
Caractéristiques générales
Poids du canon seul 1 100 kg
Longueur du canon et de l'affût = L= 3,95 m
l = 3,70 m
h = 1,21 m
Calibre 47
Cadence de tir 15 à 20 coups par minut
Vitesse initiale 855 m/s
Portée pratique 1 000 m
Portée maximale 6 500 m
Munitions Projectile de 47 mm perforant (47X380R)
Alimentation Manuelle
Servants 5 (Chef de pièce, un pointeur, un chargeur, un pourvoyeur, un auxiliaire)

Le canon de 47 mm modèle 1937, est un canon antichar utilisé par l'artillerie française lors de la Seconde Guerre mondiale.

Historique du 47 modèle 1937[modifier | modifier le code]

L'origine du canon antichar de 47 modèle 1937 remonte au canon de 47 mm de marine modèle 1885 qui devient après modernisation le canon de 47 antichar d'infanterie en 1934. Abandonné par l'infanterie au profit du canon antichar de 25 mm Hotchkiss, le canon est repris par l'artillerie et devient, en décembre 1936, le "matériel de 47 modèle 1937"[1].

Ses qualités balistiques, tant en précision qu'en capacité de perforation, en font l'un des canons les plus performants de l'époque, capable notamment de détruire tous les chars en service à l'époque. La vélocité de sa munition provoque néanmoins une usure prématurée de la bouche à feu qui nécessite la mise au point en 1938 d'une version bitude, permettant l'échange du canon[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Munitions[modifier | modifier le code]

Le projectile de 47 mm perforant (47X380R) modèle 1936 ((en) : armour-piercing capped ballistic cap) à une masse 1,726 kg et une vitesse initiale de 855 m/s.

Elle perce 106 mm à 100 m, 89 mm à 500 m, 72 mm à 1 000 m, 57 mm à 1 500 m sous 0°.

les essais allemands donnent 57 mm à 100 m, 50 mm à 500 m, 42 mm à 1 000 m et 36 mm à 1 500 m sous 30°, des performances très proches de celles du 5-cm PaK 38.

Production et utilisation[modifier | modifier le code]

La fabrication des bouches à feu est confiée à l'atelier de Bourges et à quatre entités pour les affûts (Salmson, atelier de Roanne, Delaunay-Belleville et Alsthom). La production en série s'échelonne entre janvier 1939 et juin 1940, pour un total recensé de 1 268 canons construits, qui équipent 159 batteries.

Les pièces et les munitions sont majoritairement tractées par des attelages hippomobiles constitués d'un avant-train et du canon ou du caisson de munition. L'attelage, qui comprend quatre chevaux, est celui du canon de 75 mm, modifié pour la circonstance.

La traction automobile du canon de 47 est réalisée par des tracteurs légers Citroën-Kégresse P 17 E, quoique obsolète, ou Laffly W 15 T (75 unités).

70 canons de 47 furent également montés sur des véhicules Laffly W 15 T afin de constituer des chasseur de chars au sein des batteries antichars automotrices.

Beaucoup de ces pièces sont capturées par l'armée allemande, et remises en service par la Wehrmacht sous le nom de « 4,7-cm-PaK 181(f) ».

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • N° 82 de la revue Histoire de Guerre, blindés & matériel, article Un tueur sur la brèche, le matériel de 47 antichar modèle 1937.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. In GBM n° 82, page 8.
  2. In GBM n° 82, page 9.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :