Canalsat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Canalsat

Description de l'image  Canalsat (2011).svg.
Création 14 novembre 1992
Dates clés - 1992 : Lancement de Canalsatellite (analogique)
- 1996 : Lancement de Canalsatellite numérique
- 1998 : Arrêt de Canalsatellite analogique
- 2007 : Fusion avec TPS
Fondateurs André Rousselet
Forme juridique Société anonyme
Slogan Redécouvrez la télé.
Siège social Drapeau de France Issy-les-Moulineaux (France)
Actionnaires Vivendi
Activité Télévision par satellite, Télévision par xDSL, Télévision numérique terrestre.
Produits Récepteurs +Le Cube (décliné en version Wifi et TNT), les « dual's » et « dual't », les Mediasat max, Pilotime.
Société mère Groupe Canal+
Sociétés sœurs Canalsat Horizons
Filiales Initial par Canalsat
Effectif 4252 employés et 5 millions d'abonnés
Site web www.Canalsat.fr
www.Canalsat.ch

Canalsat désigne un bouquet de télévision par satellite avec engagement initialement lancé sous la dénomination Canalsatellite en version analogique le 14 novembre 1992, puis en numérique le 27 avril 1996. Durant l'année 2006, le bouquet Canalsat absorbe son concurrent direct TPS et les deux offres fusionnent dans le cadre d'un accord commercial et d'entreprise. Depuis 2007, le nouvel opérateur « Nouveau Canalsat » est détenu à 100 % par le Groupe Canal+, lui-même contrôlé par Vivendi et exploite pour sa diffusion, les satellites Astra à 19,2 degrés Est. Le Groupe Canal+ contrôle Canal+ France, lequel bénéficie de la fusion TPS / Canalsat intervenue en 2008. Toutefois, cette fusion est remise en question à partir de 2011 par l'autorité de la concurrence, décision confirmée en décembre 2012 par le Conseil d'État.

Liste des chaînes, radios et services de Canalsat[modifier | modifier le code]

Panorama des chaînes du bouquet satellite Canalsat, classées par ordre numérique :

Article détaillé : Liste des chaînes de Canalsat.

Lancement et chaînes d'origine[modifier | modifier le code]

Canalsatellite analogique[modifier | modifier le code]

La société Canal+ et Europe 1 Communication lancent le premier « bouquet » satellitaire français en analogique, le 14 novembre 1992 à l'occasion de l'année des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville et le baptisent « Le câble par satellite ». Ce lancement intervient après l'échec du bouquet gratuit/payant franco-allemand des satellites TDF 1 et TDF 2 lancé entre 1989 et 1992 (dans lequel Canal+ en 16/9 côtoie alors La Cinq, La Sept - future Arte, Euromusique - future MCM, Antenne 2 « France Supervision » - future France 4, plusieurs chaînes de télévision allemandes, ainsi qu'en projet, la chaîne sportive européenne - TV Sport et Canal Jeunesse - future Canal J). Ce bouquet est exploité sur les satellites Télécom 2A et 2B avec la nouvelle norme D2 Mac Paquet pour ses chaînes cinéma, norme de transition entre le SECAM et le numérique DVB, qui allait s'imposer dès 1994. Les chaînes sont alors reçues grâce à l'utilisation d'un décodeur Syster de Canal+.

La bouquet en 1992 est composé des chaînes éditées par les deux coactionnaires du bouquet : Ellipse Câble, filiale de Canal+ et Europe 1 Communication :

  • En canal partagé comme sur le câble :
    • Canal J : chaîne jeunesse (Europe 1 Communication)
    • Canal Jimmy : chaîne générationnelle consacrée aux années 1960 et 1970 (Ellipse Câble)
  • CinéCinéfil : chaîne du cinéma consacrée aux classiques du cinéma des années 1930 à 1960 (Ellipse Câble)
  • CinéCinémas : chaîne du cinéma récent (Ellipse Câble)
  • MCM : chaîne musicale (Europe 1 Communication)
  • Planète Câble : chaîne documentaire (Ellipse Câble)
  • TV Sport : chaîne sportive (Ellipse Câble)

En 1992, le bouquet sans les chaînes de cinémas coûtait 136 FRF, contre 186 FRF avec les chaînes de cinémas.

puis sont arrivées :

Canalsatellite propose un bouquet enrichi en numérique sur le satellite Astra dès le 27 avril 1996 en parallèle avec le bouquet analogique qui est définitivement abandonné le 30 septembre 1998.

Canalsatellite numérique[modifier | modifier le code]

Le 27 avril 1996 marque le vrai démarrage commercial de Canalsatellite : l'analogique cède sa place au numérique et le bouquet comporte alors davantage de chaînes, toujours présentes :

Période de forte concurrence[modifier | modifier le code]

Jérôme Clément président de la chaîne Arte et du nouveau bouquet francophone gratuit par satellite à droite et le président de l'opérateur Eutelsat, en juin 1995.

Préfigurant le futur concurrent de Canalsatellite et à l'initiative d'Alain Juppé en juin 1995, au tout début de son mandat de Premier ministre[1], un bouquet de chaînes françaises gratuites numériques par satellite est constitué. L'opérateur Eutelsat et le service public français sous la direction de Jérôme Clément, président de la chaîne franco-allemande Arte voit rapidement se conforter avec l'arrivée du géant TF1. Ce bouquet numérique "gratuit" comprend alors les chaînes TF1, France 2, France 3, La Cinquième, Arte, Canal France International, la chaîne musicale MCM Euromusique, TV5 Monde et des chaînes étrangères comme la SSR (suisse) et la RTBF (belge). Stratégiquement, cette annonce permet de freiner l'avancée du groupe Canal+ comme acteur majeur de la télévision payante en France et en Europe. Quelques semaines plus tard, M6 rejoindra aussi le groupement. Privée des chaînes nationales TF1 et M6, le bouquet Canalsatellite subira durant les années 1996 à 2004, l'exclusivité donnée à son concurrent TPS. Le choix d'exploiter un satellite différent de celui du groupe Canal+ (SES Astra) et l'incompatibilité entre leurs décodeurs respectifs, va également permettre à chacun des acteurs du secteur de verrouiller leur marché. La bataille s'engage donc dès le 16 décembre 1996, quand par Patrick Le Lay, P.D.G. de TF1 au JT de 20h de Claire Chazal annonce en direct sur TF1, le lancement de Télévision Par Satellite (TPS). TPS est détenu par tous les concurrents majeurs du groupe Canal+ :

Son objectif est de concurrencer le leader du secteur de la télévision payante en France, le Canal+ et son bouquet satellitaire Canalsat, lancé en 1992. La diffusion exploite les satellites Hot Bird d'Eutelsat.

En plus du puissant consortium TPS, Canalsatellite voit aussi débarquer un acteur inattendu et bien plus modeste : AB Groupe. Après avoir inauguré en avril 1995, la première diffusion numérique par satellite d'un mini bouquet payant français, plusieurs semaines avant Canal+, le bouquet AB Sat est créé par des personnalités de l'audiovisuel parmi lesquelles outre Claude Berda (Président du groupe AB), Christian Dutoit (ex-dirigeant de TF1, de la production sur Antenne 2, fondateur de plusieurs chaînes comme La Cinq, LCI et I>Télévision) ou encore Ghislain Achard (ex dirigeant du groupe France Télévisions). La société AB Sat fait alors office de « petit poucet » face au géant Canal+ et à son concurrent direct TPS. Astucieusement, si le bouquet AB dispose de son propre décodeur-récepteur, il s'invite de fait chez ses deux concurrents car les chaînes AB sont distribuées dans le basique ou en option payante dans Canalsatellite et TPS. En 1999, le groupe AB revoit sa stratégie en abandonnant officiellement la commercialisation de ses propres décodeurs sur la France. Mais la stratégie commerciale d'AB est agressive, en particulier sur les tarifs d'abonnement (une cinquantaine de chaînes à partir de 49 francs par mois soit 7,5 euros) dès 1996. De plus, la première chaîne cryptée réservée aux adultes (XXL) à être conventionnée par le CSA est proposée par AB. La concurrence farouche que se livrent les trois acteurs durant des années permet au consommateur de bénéficier de tarifs compétitifs et d'un large choix de chaînes. Entre 1995 et 2005, les chaînes thématiques payantes se multiplient chez les trois opérateurs français. L'arrivée de la Télévision Numérique Terrestre en 2005, boulversera considérablement ce secteur.

Fusion avec le bouquet concurrent TPS[modifier | modifier le code]

Le 4 janvier 2007 a lieu la fusion effective entre une partie du Groupe Canal+, dénommé « Canal+ France » (et pas seulement la filiale Canalsat) avec TPS (Groupe TF1/Groupe M6; ces deux diffuseurs devenant actionnaires minoritaires de la dite société, respectivement à hauteur de 9,9 % et 5,1 %), ce qui débouche sur un bouquet satellite dominant en France, en plus de l'offre d'Orange TV et celles du groupe AB, Bis tv et AB Sat[2].

La nouvelle entité Canal+ France vise à consolider les millions d'abonnés acquis depuis décembre 1996, conquérir de nouveaux abonnés et acquérir certaines exclusivités sportives et cinématographiques en renforçant le pouvoir de négociation face aux ayants droit (Sociétés de production de cinéma françaises et internationales et les ligues de football). Pour compenser le déficit créé, Canalsat entend privilégier la commercialisation des chaînes Canal+ et la V.O.D. Vidéo à la demande. Les cinéphiles doivent donc s'abonner à l'offre « Premium » et acheter des films à la séance pour satisfaire leur passion. Toutefois, dès l'annonce de la fusion, plusieurs observateurs soulignent les risques de dérives de cette stratégie[3].

Selon l'opérateur Canalsatellite, les synergies réalisées par le nouveau groupe permettent de réaliser de nombreuses économies d'échelle et réduit les coûts de revient, notamment grâce à :

  • La suppression d’une quinzaine de chaînes (Plus de quinze chaînes thématiques et sept chaînes cinéma) mais partiellement limitée par l'obligation d'une double diffusion en HD.
  • Un plus fort pouvoir de négociation avec les chaînes indépendantes, les éditeurs français ou étrangers comme AB Sat, NextRadio, Bolloré, Warner/TCM, Viacom/MTV, NRJ, etc. et les majors américaines du cinéma (Universal, Paramount Pictures…) dont l'objectif vise à aligner les tarifs à ceux pratiqués aux autres bouquets européens.
  • La réduction du financement des productions cinématographiques (dans les limites du respect de la réglementation).
  • Des économies en termes de campagne de promotion et de publicité.

On note qu'un plan social touche les deux opérateurs TPS et Canalsat dès 2007. Au total, près de 1 000 postes sont supprimés, sous forme de départs volontaires subventionnés (administration, production, chaînes disparues, centre d'accueil téléphonique, services techniques, services commerciaux, etc.). Au total, 230 personnes sont touchées[4].

En 2007, cette fusion doit permettre au groupe Canal+, de devenir l'unique et seul acteur, du marché de la télévision à péage par satellite, en France. Dans un premier temps, avec le maintien des offres concurrentes du groupe AB, voire son renforcement par le soutien du groupe TF1 d'une part, ainsi que l'arrivée d'Orange[5] et le développement de la télévision via Internet sur ce marché d'autre part, Canalsat peut invoquer la libre concurrence qui représente l'une des conditions essentielles pour l'autoriser à prendre le contrôle de TPS[6].

Le 20 septembre 2011, un événement sans précédent dans l'histoire de la régulation de la concurrence en France[7], le groupe Canal+ est contraint de remettre en question la fusion des bouquets Canalsat et de son ex-concurrent TPS. L'Autorité de la concurrence, instance indépendante qui régit et contrôle les entreprises en France, émet la décision N°11-D-12[8] selon laquelle l'autorisation de fusion des deux bouquets peut être annulée, de facto. Le motif invoqué par l'autorité concerne une bonne partie des engagements qualifiés d'essentiels et qui n'ont pas été respectés par le groupe Canal+, dont notamment :

  • La mise à disposition de la concurrence, de sept chaînes (TPS Star, Cinéstar, Cinéculte, Cinétoile, Sport +, Piwi et Télétoon) dans des conditions discutables et hors délais
  • La dégradation délibérée de la qualité de programmation de ces sept chaînes thématiques
  • Les budgets revus à la baisse pour ces chaînes
  • L'acquisition de films récents en première exclusivité de succès moindre et de rencontres sportives secondaires comme le football pour TPS Star au profit de Canal+.

L'Autorité de la concurrence souligne la méthode, la volonté qualifiée de délibérée des groupes Canal+ et Vivendi, à partir de 2006, de consolider l'offre Canalsat au détriment de l'offre concurrente en dépit de ses engagements. Lors de la fusion, les opérateurs concurrents de l'Internet et du câble (Iliad Free, Orange, Bouygues Telecom, etc.) auraient dû bénéficier de conditions favorables pour constituer et développer leur offre télévisuelle, engagement que le groupe Canal+ n'a pas respecté, selon l'Autorité de la concurrence. En conséquence de cette décision, le groupe audiovisuel est contraint de revoir totalement l'organisation de cette fusion et de trouver des compensations avec ses détracteurs et concurrents, comme notamment, la possibilité pour ces derniers, de commercialiser une sélection de certaines chaînes Canalsat / Canal+ dans leur offre. Les groupes Canal+ et Vivendi déclarent aussitôt vouloir « engager les recours qui s'imposent » au sujet de cette décision (recours devant le Conseil d'État). Ainsi, le 21 décembre 2012, le Conseil d'État rend publique sa décision concernant la fusion. Il confirme la décision de l'Autorité de la concurrence contre le recours déposé par Canal+ contestant les décisions de l'autorité de régulation. La décision de l'Autorité de la concurrence de septembre 2011 est confirmée : retrait de l'autorisation de fusion des deux bouquets TPS et Canalsat. De plus, l'amende prononcée en 2011 à l'encontre de Canal+, passe de 30 à 27 millions d'euros[9].

Technologie : innovations, lacunes et pratiques commerciales[modifier | modifier le code]

Depuis son lancement, la stratégie générale du groupe audiovisuel français consiste à conserver la maîtrise des décodeurs et des récepteurs et à retarder, compliquer voire rendre impossible la possibilité d'utiliser des moyens de réception alternatifs (du commerce) au lieu des appareils Canalsat en location. Précurseur en matière de technologie durant les années 1990 avec notamment le D2 Mac, la diffusion par satellite puis le numérique, Canal+ accuse certaines lacunes pour un motif économique évident; il est considérablement coûteux d'échanger plus de 5 millions de récepteurs/décodeurs Mediasat en fonction. Le second motif est d'ordre stratégique; il est essentiel pour Canalsat de conserver un intérêt financier dans la location de ses récepteurs/décodeurs et de contrôler ce parc. Ainsi en France, alors que la norme DVB le permet techniquement, les téléviseurs numériques n'intègrent pas dispositif de réception satellite, ni de contrôle d'accès (permettant d'introduire une carte d'abonnement) compatibles avec Canalsat.

Le bouquet Canalsat exploite depuis 1996, la diffusion numérique par satellite à la norme DVB-S (MPEG-2). Bien que cette norme soit pleinement adaptée au format d'image large ou 16/9, les millions de récepteurs Mediasat en fonction n'y sont pas totalement compatibles. Pour les abonnés amateurs de cinéma, cette lacune devient de plus en plus pénible alors que la TNT et l'xDSL TV l'exploitent sans problème et que le parc de téléviseurs 4/3 se réduit considérablement au profit de l'équipement 16/9. Cette limitation contraint Canalsat à diffuser en parallèle depuis son lancement, les versions simultanées en 16/9 et en 4/3 de deux chaînes (Ciné Cinéma Premier et Canal+). L'offre 16/9 (non Haute Définition) se résume de fait alors à ces deux chaînes optionnelles et à quelques chaînes de la TNT ou étrangères gratuites, reprises dans le bouquet satellitaire. En revanche, les dizaines de chaînes du bouquet Canalsat ne sont pas proposées en 16/9, sauf en souscrivant à une option payante HD. Cette lacune ne commence à être comblée qu'à partir d'août 2009, avec le passage au format large, des chaînes cinéma du bouquet[10]. À partir de cette date, la plupart des chaînes encore au format 4/3 adoptent progressivement le format large.

Avant août 2009, pour bénéficier d'une offre complète au format 16/9 (comprenant notamment la plupart des chaînes cinéma), l'abonné Canalsat est obligatoirement contraint de :

  • S'abonner à une option HD payante spécifique
  • Louer un terminal de réception HD spécifique
  • Utiliser une carte d'abonnement spécifique (ou de demander sa mise à jour)

Restrictions à l'encontre de l'offre HD et de l'enregistrement des émissions[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, certains clients souhaitent acheter un récepteur satellite HD au lieu de louer l'un de ceux proposés par l'opérateur mais Canalsat s'y refuse[11] officiellement pour des motifs de lutte contre le piratage. Toutefois, cet argument vient en contradiction avec l'une de ses formules commerciales ; l'opérateur admet cette pratique avec les abonnés disposant d'une carte seule pour son offre non HD (bouquet à la définition standard ou SD) ; l'argument du risque de piratage invoqué par Canal+ devrait concerner tout autant la version SD du bouquet, laquelle concerne des millions d'abonnés. Cette pratique commerciale est dénoncée par certains abonnés, la presse spécialisée et des associations de consommateurs[12]. Une plainte auprès de la DGCCRF est instruite et transmise à la justice afin de juger si une vente forcée ou une vente liée n'était pas imposée par l'opérateur[13]. Les détracteurs de Canalsat estiment qu'il s'agit en réalité d'une stratégie pour verrouiller le marché des récepteurs (en location), pour des motifs purement économiques, apparentés à un monopole de fait[14].

Un dispositif anti-copie ou plus précisément anti-enregistrement[15] est exploité depuis l'été 2008 par CANALSAT. Il interdit en particulier, l'enregistrement de certaines programmes ou chaînes, notamment en numérique par DVDscope ou Numériscope (enregistreur à disque dur). Alors que l'enregistrement sans contrainte était possible depuis sa création, Canalsat souhaite limiter cette pratique (et la rendre payante), officiellement sur pression des ayants droit (l'industrie du cinéma). Ce dispositif électronique est le CGMS (Copy Generation Management System); il interdit alors d'enregistrer et/ou de réaliser une copie d'un enregistrement. Ce système est comparable à celui de Macrovision et permet à l'opérateur de commercialiser une option enregistrement, notamment associée et complémentaire à l'option HD. Canalsat impose également ce même dispositif anti-copie à différents opérateurs xDSL qui commercialisent son bouquet via Internet.

La mise en œuvre du verrouillage card pairing (QEV) associe obligatoirement chaque carte d'abonnement à un seul récepteur. Ce système interdit de fait, de glisser la carte dans un autre terminal ou récepteur (par exemple lors des vacances ou en déplacement dans une résidence secondaire), même si ce second appareil est loué auprès de CANALSAT. Un deuxième abonnement (ou une option spécifique) et une deuxième carte sont alors requis obligatoirement.

Classement imposé des chaînes[modifier | modifier le code]

Il est impossible de classer selon un ordre personnalisé, les chaînes captées par les récepteurs Canalsat, même avec les appareils les plus récents HD, y compris le Cube+. De plus, cette numérotation est propre à Canalsat et ne correspond par exemple pas à celle de la Télévision numérique terrestre française. En décembre 2009, alors que BFM TV et NRJ 12 se plaignent d'être reléguées dans le fond de classement[16] quand les chaînes du groupe Canal+ sont privilégiées en début de liste[17], le Conseil supérieur de l'audiovisuel ordonne à Canalsat d'appliquer la numérotation TNT pour ces deux antennes[18] mais Canalsat refuse de s'y plier[19]. En juillet 2010, le Conseil d'État juge légitime[20] la demande de BFM TV d'être intégrée dans « un emplacement justifié par des critères objectifs et homogènes », c'est-à-dire de ne plus être isolée de manière discriminatoire mais être numérotée dans une position proche de ses concurrentes directes i>Télé et LCI. Le Conseil d'État rejette néanmoins toute obligation pour Canalsat de proposer la chaîne sur le canal no 15 comme sur la TNT[21]. Le président de BFM TV, Alain Weill, se réjouit alors de la décision qui reconnaît qu'un « groupe ne [peut] se servir de son statut de distributeur pour favoriser l'une des chaînes qu'il édite. »[22].

En décembre 2009, après une plainte de BFM TV qui accuse le groupe Canal+ de « manipulation de mesure d'audience » en faveur d'une de ses filiales car la plupart des 5 millions de récepteurs de Canalsat s'allument automatiquement sur la chaîne i>Télé, Canalsat est sommé de mettre fin à ce dispositif sous 24 heures[23]. Si le groupe Canal+ estime que « sa liberté commerciale » autorise une telle pratique[24], cette condamnation est confirmée en appel en février 2010[25].

Durant l'année 2010, alors que le parc de téléviseurs des abonnés en France métropolitaine évolue massivement vers le 16/9, Canalsat subit une très forte demande de remplacement des récepteurs Mediasat dont la technologie remonte à 1995, pour des terminaux avec sortie vidéo numérique HDMI et délivrant une image de meilleure qualité tant pour les chaînes diffusant en Haute Définition qu'à la résolution standard (SD). Fin mars 2010, pour répondre à la rupture de stock des récepteurs de nouvelle génération et promouvoir l'offre en Haute Définition, Canalsat contraint désormais les abonnés qui souhaitent changer d’appareil, à souscrire obligatoirement à l’option HD (minimum 7 euros supplémentaires chaque mois). Cette pratique s'apparente à une vente liée ce qui engendre alors de très nombreuses plaintes auprès de la DGCCRF et des associations de consommateurs. Face à ce tollé général, Canalsat décide rapidement, dès le 13 avril 2010, de ne plus imposer la modification d’abonnement, conjointement à la migration du décodeur.

Récepteurs et contrôle d'accès[modifier | modifier le code]

Les termes trop restrictifs décodeur TV ne suffisent pas à qualifier les dispositifs d'accès aux programmes payants de Canalsat. Ces appareils intègrent obligatoirement des circuits de réception (démodulateur) associés au dispositif de contrôle d'accès. Étroitement lié à la commercialisation de la chaîne Canal+, le bouquet Canalsat exploite strictement depuis 1992, les mêmes technologies et dispositifs satellitaires que sa maison-mère. Chaque récepteur doit être associé à un clavier de saisie à code (formule obsolète) ou une clé à puce (système abandonné avec le passage au tout numérique en 2012) ou encore une carte à puce d'abonnement

Carte à puce

contenant des droits d'accès actifs. D'autres dispositifs permettent l'accès à tout ou partie de l'offre Canalsat mais ils sont exploités par des opérateur concurrents (terminaux xDSL TV, câble, TNT TMP...). Parmi ses 5 millions d'abonnés, le récepteur satellite qui arrive largement en tête du nombre des dispositifs exploités par Canalsat depuis son lancement en numérique est le Mediasat.

Moteur de recherche « Eurêka »[modifier | modifier le code]

Réutilisant la marque de la chaîne Eurêka! créée par le bouquet concurrent TPS[26] que Canalsat rachète en 2006, l'opérateur se dote d'une nouvelle fonction à compter de septembre 2012. Le moteur de recherche Eurêka[27] permet de choisir automatiquement pour les abonnés Canalsat reliés à Internet, une sélection quotidienne des films, événements sportifs ou émissions susceptibles de leur plaire, parmi toutes les chaînes du bouquet. L'avantage pour l'abonné consiste à ne plus perdre de temps en zapping et être certain de trouver les programmes qui lui conviennent. Afin de mettre en œuvre ce service, Canalsat doit recueillir, trier et analyser, le comportement de ses abonnés durant une période de 15 jours. Cet « espionnage » à l'insu du téléspectateur s'effectue exclusivement grâce à une liaison de « retour d'information », les récepteurs satellite sans accès Internet n'étant pas « espionnables ». Les données recueillies par Canalsat lui permettent de cerner tous les types d'abonnés, leur comportement télévisuel et leurs préférences, à l'instar des moteurs de recherche sur Internet. Au-delà de l'objectif de satisfaction de sa clientèle, Canalsat enrichit ainsi au fil des semaines, une base de données pouvant intéresser également les publicitaires afin de séduire des cibles de plus en plus individualisées à l'instar de Google, Facebook ou iTunes.

Stratégie commerciale et marketing[modifier | modifier le code]

Face à ses concurrents, l'opérateur Canalsat est confronté à une gestion considérablement plus complexe en raison du nombre de ses abonnés, en particulier sur le plan du service commercial et du SAV (accueil téléphonique). En 2009, point particulièrement significatif de ce type de problèmes, Canalsat se voit contraint de prendre en charge au total, la gestion de 11 appareils (décodeurs-récepteurs) distincts, loués par son réseau et sans évoquer les récepteurs achetés par une partie de ses abonnés. Le taux de désabonnement est d'environ 11 % par an, soit tout de même près de 700 000 abonnés (sur 6,5 millions) perdus chaque année[28].

Le bouquet payant exploite depuis sa naissance en 1992 :

  • Le Discret 11 (analogique) créé pour le lancement de Canal+, le 4 novembre 1984. Doté d'un clavier, il nécessite d'entrer manuellement chaque mois, une série de chiffres (code mensuel). Il traite également le son (monophonique) crypté. Il est rapidement abandonné à partir de 1995, en raison d'un large piratage.
  • Le Syster (analogique) exploite le contrôle d'accès Nagravision ainsi que le même décodage du son que le Discret 11.
  • Le Decsat (analogique), récepteur satellite analogique à la norme D2 Mac est commercialisé à partir de novembre 1991. Premier appareil adapté au format d'image 16/9 et compatible avec les signaux haute définition (HD Mac).
  • Le Mediasat, tout premier récepteur numérique commercialisé en Europe est lancé en avril 1996. Ce terminal de réception satellite (et câble) est alors fabriqué par les marques Thomson, Sagem, Philips, Nokia et Pioneer. Il est toutefois incompatible avec les émissions 16/9 (commutation automatique du format) et la TVHD.
  • Le Pilotime (nom de code « G2 ») lancé en octobre 2003, intègre un disque dur permettant d'enregistrer jusqu'à quarante heures de programmes. En 2005, la version évoluée de l'appareil dispose de la réception des signaux audio Dolby Digital 5.1. Mais il reste incompatible avec les signaux TVHD.
  • Le Mediasat+ est une déclinaison adaptée à TNT, lancé en août 2005.
  • Le Mediasat Max lancé à partir d'août 2006 est compatible avec les signaux TVHD. Il est également possible d'ajouter un disque dur externe pour enregistrer les émissions.
  • Le Dual-S, lancé à partir d'août 2007 est adapté à la fois à la réception TVHD et la TNT. On peut lui relier un disque dur externe pour enregistrer les émissions.
  • Le Cube Canal+. Lancé à l'occasion des 24 ans de Canal+ (4 novembre 2008). ce récepteur satellite à disque dur compatible TVHD permet de visionner des émissions en avant-première (séries, téléfilms) via un téléchargement xDSL.
  • Le « Nouveau Cube » (G5 en interne) reprend les mêmes caractéristique que le Cube+ avec une fonctionnalité supplémentaire, la connexion à internet par liaison WiFi.
  • +Le Cube TNT  : qui ne dépend pas d'une set-top-box d'un F.A.I .

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Slogans[modifier | modifier le code]

  • 16/09/2011-20/05/2014 : Regardons mieux.
  • 21/05/2014-...: Redécouvrez la télé.

Audiences[modifier | modifier le code]

Top 10 des chaînes hors TNT gratuite et Canal+ sur la période du 29 août 2011 au 12 février 2012:

Événements importants[modifier | modifier le code]

  • Le 14 novembre 1992, le bouquet Canalsatellite est lancé sur Télécom 2A (Position orbitale : 8°Ouest) en analogique.
  • Le 27 avril 1996, Canalsatellite numérique est lancé sur ASTRA 1 (Position orbitale : 19,2° Est).
  • Le 10 mai 1997, Canalsatellite fait une démonstration de compatibilité avec le bouquet concurrent AB Sat. Un seul récepteur permet de recevoir les deux bouquets grâce au « Simulcrypt »).
  • Le 30 septembre 1998, Canalsatellite abandonne définitivement la diffusion analogique sur Télécom 2 A .
  • Le 19 janvier 2005, Canalsatellite dépasse le nombre des 3 millions d'abonnés.
  • Le 23 mai 2005, Canalsatellite change de nom et devient « Canalsat ».
  • Septembre 2006 : lancée en test dès le mois d'avril de la même année, l'offre Haute Définition de Canalsat est commercialisée.
  • Le 12 décembre 2005, le groupe Vivendi, actionnaire majoritaire de Canal+, annonce l'ouverture de discussions avec TPS, en vue d'un rachat par Canalsat du bouquet concurrent. La fusion est effective dans le courant 2007.
  • Le 4 janvier 2007, après une année de procédures et batailles juridiques, les sociétés Canalsat, Canal+ et TPS ainsi que leurs offres de chaînes se transforment en « Canal+ France ». Les offres et contenus des bouquets TPS & Canalsatellite s'harmonisent progressivement au cours de cette année.
  • Le 21 mars 2007, Canalsatellite et TPS fusionnent officiellement pour créer le « Nouveau Canalsat ». À compter de cette date, l'offre TPS n'est plus commercialisée. Dès lors, alors qu'une dizaine sont amenées à disparaître, notamment pour l'offre cinéma, 14 nouvelles chaînes s'ajoutent au bouquet Canalsat, comprenant du divertissement et des séries avec TF6 et Série Club ainsi que des chaînes « jeunesse » comme Télétoon, Télétoon +1, Piwi, Boomerang, la chaîne de documentaires Ushuaia TV et la chaîne musicale M6 Music Hits. TPS Star, chaîne premium de TPS rejoint l'offre Canalsat mais toutefois en option ou incluse dans l'abonnement le plus complet. Les chaînes de sport font également leur apparition : Infosport, Eurosport 2 et Sailing Channel. Enfin, seules CinéCinéma Star et Cinécinéma Culte restent dans le bouquet alors que toutes les autres chaînes cinéma de TPS sont supprimées.
  • Le 1er octobre 2008, Canalsat entre sur le marché suisse[29] via sa filiale Canalsat Suisse permettant ainsi aux Romands de bénéficier des chaînes de Canalsat de façon légale, sans utiliser d'adresse en France pour recevoir la carte d'abonnement.
  • Septembre 2011 : remise en question de la fusion Canalsatellite / TPS, par l'autorité de la concurrence.
  • Le 4 avril 2012, la chaîne TPS Star qui pourtant continue sa diffusion numérique terrestre (TNT) est supprimée de l'offre Canalsat[30].
  • À partir de 2012, l'offre Multi-Écran est présente pour les clients anciennement 3 étoiles et plus et ainsi remplace l'offre 5 étoiles qui permet seulement d’accéder aux avant-premières et avant-dernières mais qui existe toujours. Canalsat vise le 100 % connecté.
  • Les sites Canal+ à la demande et Canalsat à la demande sont fusionnés pour devenir le site MyCanal.fr. Après une refonte des sites internet Canal+ et Canalsat.

À voir ce soir[modifier | modifier le code]

À voir ce soir est un service d'autopromotion des programmes destinés aux abonnés, lancé par Canalsat, le 30 avril 2010 et diffusant sur le Canal n°17 en clair sur ASTRA et le canal 45 de Bbox TV. Il a pour but d'informer les abonnés sur 5 programmes aléatoires diffusés par les chaînes de Canalsat, sélectionnés par l'équipe du groupe Canal+. Le service recommande également certains programmes des chaînes Canal+ et laisse son canal de diffusion (n°17) à la Chaine du Festival de Cannes, quand ce dernier a lieu (en 2012 uniquement).

Les déclinaisons du bouquet Canalsat[modifier | modifier le code]

Afin de s'adapter aux nouveaux réseaux numériques de communication et aux attentes de certains abonnés, Canalsat se décline depuis les années 2000, en une dizaine de bouquets.

Via l'écran de télévision[modifier | modifier le code]

Canalsat par ADSL[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 2004, l'offre « Canalsat par ADSL » anciennement « CanalsatDSL » enrichit progressivement son offre et le nombre de ses services. À partir de 2004, le bouquet via xDSL propose un nombre de service presque équivalent à celle qu'il propose par satellite. Toutefois, pour des raisons d'accords commerciaux avec plusieurs éditeurs TV, certaines chaînes de l'offre satellitaire ne sont pas reprises par le bouquet payant en xDSL. Ainsi, Encyclopédia du groupe AB et plusieurs dizaines d'autres chaînes en clair disponibles sur le satellite Astra ne sont pas comprises. Les FAI qui commercialisent « Canalsat par ADSL » sont Alice, Bouygues Telecom, DartyBox, Free, Orange et SFR. Depuis lors, le multi-écran est disponible pour les abonnés SFR, Free. Il permet de regarder les programmes Canalsat sur 2 décodeurs différents mais ne permet pas encore l'enregistrement des programmes sauf chez Free.

Les Chaînes Canal+[modifier | modifier le code]

Pour des raisons règlementaires et légales, Canalsat n'a pas le droit d'intégrer l'offre des chaînes Canal+ à son bouquet. Les deux sociétés se doivent d'avoir une politique de commercialisation totalement indépendante et distincte. Ainsi, depuis son lancement en 1984, Canal+ et ses déclinaisons ont été commercialisées séparément. Entre 1990 et 2000, Canal+ Numérique (devenu Canal+ Le bouquet puis Les chaînes Canal+) représente près de 45 % des abonnements du groupe Canal+. En 2009, un nombre (non communiqué) d'abonnés ont accès uniquement à l'offre Canal+ sans être abonnés à Canalsat (ils bénéficient toutefois des centaines de chaînes gratuites « accessibles sans abonnement » que le satellite Astra diffuse, dont celles de la TNT gratuite). Cependant, contrairement à TNTSAT, la réception des chaînes gratuites de la TNT HD nécessite une souscription à l'option HD pour 7 € par mois (en 2009). Mais, à partir de la fin 2010, les abonnés Canal+ auront accès gratuitement aux chaînes de la TNT HD et de toutes les chaînes Canal+ en HD. Par contre l'option est toujours à 7 € par mois pour les abonnés Canalsat.

Le bouquet des chaînes Canal+ est constitué de :

Les chaînes Canal+, appartiennent au Groupe Canal+.

TNTSAT[modifier | modifier le code]

Le bouquet qui permet de recevoir la TNT gratuite par satellite.

Article détaillé : TNTSAT.

Initial par Canalsat[modifier | modifier le code]

Initial est un ex bouquet bon marché de chaînes à péage en France. Lancé par Groupe Canal+, il est commercialisé à partir de 2009 jusqu'en décembre 2010. Cette offre payante disponible via plusieurs opérateurs Internet et le satellite comprend alors une sélection d'une vingtaine de chaînes payantes, 13 chaînes diffusées en clair par satellite, plus les 18 chaînes gratuites de la TNT, pour 9,99 € par mois[31]. Ce bouquet s'adresse principalement aux foyers qui ne sont pas abonnés à Canalsat mais qui disposent d'une parabole et d'un récepteur labellisé Canalready (cas typique d'une réception de TNTSAT) et qui souhaitent recevoir une sélection de chaînes, sans s'abonner à Canalsat au tarif de base. Cette offre commerciale vise également à concurrencer les offre AB-sat et Bis Télévisions. Initial par Canalsat n'est accessible par satellite, qu'à condition de disposer d'un terminal Canalready ainsi que par xDSL avec les opérateurs Alice, Bouygues Telecom, DartyBox, Free et SFR. Avec un récepteur satellite compatible (Canalready), un abonné à Canalsat peut choisir la formule d'abonnement Initial par Canalsat avec carte seule (sans récepteur loué auprès de Canalsat). Toutefois, cette migration est irréversible puisqu'un abonné de Canalsat ne peut pas accéder directement au bouquet Initial par Canalsat. Toutefois, Canalsat arrête la commercialisation de son offre « Initial » et l'accès au site Web dédié est renvoyé sur celui de l'offre TV payante historique. L'offre commerciale Initial est supprimée depuis le 10 décembre 2010, les abonnés ayant souscrit à ce forfait bénéficient jusqu’à la fin de leur contrat, de l’intégralité des chaînes de Canalsat Thématique, sans surcoût. À l’échéance de leur contrat, soit au bout de douze mois, ils seront contraints de souscrire à l’offre Canalsat « classique » au tarif en vigueur ou de se désabonner[32].

En parallèle, le 1er mars 2010, Canalsat lance « initial par Canalsat Suisse »[33] via sa filiale en Suisse avec 41 chaînes thématiques.

Canal+ et Canalsat à l'international[modifier | modifier le code]

Avec sa filiale Canal+ Overseas, le Groupe Canal+ est présent sur 5 continents et exploite 7 positions satellitaires. Ses principaux bouquets sont : Canalsat Horizons en Afrique sub-saharienne, Canalsat Calédonie dans le Pacifique-sud, Canalsat Caraïbes dans les Caraïbes et Canalsat Réunion dans l'océan Indien. L'opérateur Canal+ Overseas est une filiale de la société Canal+ International, dont le siège est à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). En Suisse, le groupe est présent avec Canalsat Suisse, dont le siège est à Lausanne[34].

Via l'ordinateur[modifier | modifier le code]

Les services « Canalsat à la demande » et « Canal+ à la demande » disponibles sur ordinateur exploitent le système Windows, nécessitent d'ouvrir un compte de souscription et de disposer d'une configuration comprenant notamment un certain espace disponible sur un disque dur interne. Ce service exploite le navigateur Internet Explorer dans sa version la plus récente mais n'est pas compatible avec Google Chrome par exemple. Le service permet de télécharger jusqu'à 4 programmes à la suite mais restreint la lecture à 3 visionnages avant que le fichier vidéo ne puisse plus être accessible bien que sauvegardé sur le disque.

Canalsat Web TV[modifier | modifier le code]

Lancé à l'automne 2008, le service « Canalsat Web TV » permet de recevoir 100 chaînes du bouquet sur un ordinateur, à partir d'une connexion internet haut débit et d'un équipement compatible. Pour les non abonnés, ce service « sans engagement » de durée est commercialisé 25 € par mois en 2009. Le service est proposé en option à 7 €/mois pour les abonnés Canalsat « 4 étoiles » et est compris dans l'abonnement Canalsat « 5 étoiles ». Un dysfonctionnement concernant le lecteur logiciel censé permettre de visionner les chaines disponibles est apparu car certains utilisateurs étaient contraint d'utiliser uniquement Internet Explorer sous le système Windows mais grâce à la technologie Silverlight, la compatibilité s'étend à d'autres navigateurs et est désormais disponible pour les utilisateurs Mac. Les abonnés à l'option multi-écran comprise dans les abonnements désormais, peuvent en profiter . Les abonnés Canal+ peuvent même contrôler le direct sur les chaines Canal+ ainsi que les chaines Ciné+, tandis que les abonnés Canalsat ne peuvent pas encore sur toutes les autres chaines.

La clé Canal+[modifier | modifier le code]

« La Clé Canal+ » est une clé USB TNT comprenant un récepteur TV numérique et un contrôle d'accès compatible avec les chaînes Canal+ HD, Canal+ Cinéma et Canal+ Sport permettant d'accéder également aux chaînes gratuites de la Télévision numérique terrestre, y compris TNT HD contre un abonnement de 20 €/mois. Pour les abonnés à Canal+, ce service optionnel est commercialisé 10 €/mois.

Via Windows Media Center[modifier | modifier le code]

À la suite d'un accord avec Microsoft, les chaînes I-Télé, InfoSport et les programmes en clair de Canal+ sont accessibles librement sans abonnement mais à condition d'utiliser un ordinateur sous Windows 7, doté de la plus récente à jour des logiciels Windows Media Center et d'une connexion internet haut débit.

Via un terminal mobile[modifier | modifier le code]

Canalsat Mobile[modifier | modifier le code]

« Canalsat Mobile » permet de recevoir 57 chaînes du bouquet sur un appareil mobile connecté au réseau Internet par Wi-Fi ou à un réseau mobile 3G/3G+. L'accès au service est commercialisé 9 € par mois (hors coûts de connexion). Les 5 chaînes Canal+ sont également disponibles sur le même type de réseaux à partir de 20 € par mois. Les abonnés à l'offre Canal+ « 5 étoiles » peuvent accéder au service Canal+ Mobile, sans supplément ou les abonnés à l'option Multi-Écran . L'application est disponible pour les smartphone type iPhone ou la gamme d'Android.

Via une tablette numérique[modifier | modifier le code]

L’accès aux programmes Canal+ et Canalsat sont désormais disponibles sur Ipad et Android . Pour l'utilisateur il faut posséder l'option multi-écran . L'application permet de revoir les programmes à la demande.

Application Canal+[modifier | modifier le code]

« L'application Canal+ » est un logiciel disponible sur l'iPhone, l'iPod touch d'Apple et Android de Google. Depuis décembre 2009, ce logiciel permet de recevoir la chaîne I-Télé ainsi que les programmes en clair de Canal+ sans supplément d'abonnement (hors coûts de connexion) via un mobile relié au réseau Internet Wi-Fi ou à un réseau mobile 3G/3G+. Pour avoir accès à cette application il faut désormais avoir l'option Multi-Écrans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] « TF1 rejoint le bouquet francophone d'Eutelsat » dans le quotidien Les Échos n° 16979, le 11 septembre 1995, page 39
  2. (fr) « Bercy autorise la fusion TPS-Canalsat » sur le site du quotidien Le Monde, source complémentaire Agence France-Presse, 31 août 2006
  3. (fr) Chloe Hoorman « Les perdants de la fusion TPS-Canalsat » sur le site de L'Expansion, le 1er mars 2006
  4. (fr) Guy Dutheil « Fusion Canalsat-TPS : plan social moins important que prévu » sur le site Ozap, 25 juin 2007
  5. (fr) « Chaînes cinéma : Canal+ et Orange changent de cap » sur le site de Les Échos, le 27 mai 2011
  6. (fr) Olivier Babeau « L'OPA de Canal+ sur la télévision, un défi à la concurrence » sur le site de Les Échos, le 11 octobre 2011
  7. (fr) Guy Dutheil « Canal+ est sommé de revoir sa fusion avec TPS » sur le site du journal Le Monde, 21 septembre 2011
  8. (fr) « Décision du 20 septembre 2011 relative au respect des engagements figurant dans la décision autorisant l’acquisition de TPS et Canalsatellite par Vivendi Universal et Groupe Canal Plus » sur le site de l'Autorité de la concurrence, 21 septembre 2011
  9. (fr) Guy Dutheil « Fusion TPS/CanalSat: Le Conseil d'État déboute Canal+ définitivement » sur le site web de Jean-Marc Morandini, 21 décembre 2012
  10. (fr) « Comme annoncé les chaînes de cinéma de Canalsat, CINECINEMA FRISSON, CINECINEMA EMOTION, CINECINEMA FAMIZ, CINECINEMA STAR, CINECINEMA CLUB et CINECINEMA CLASSIC, sont bien passées (enfin !) au format 16/9 » Télé Satellite, 26 août 2009
  11. (fr) « Canalsat persiste et signe... » sur le site de Télé Satellite, 25 février 2005
  12. (fr) Eric Le Ven « La nouvelle carte d'accès aux programmes de Canal+ scandalise ses clients » sur le site de 01net, 21 mai 2008
  13. (fr) « La DGCCRF enquête sur les pratiques de Canal+/Canalsat » sur le site degroupnews.com, 12 février 2008
  14. (fr) « Comment Canal+ se taille un monopole sur les décodeurs » sur le site de Le Point, 5 février 2009
  15. (fr) Julien Alliot « Systèmes anti-copie dans les films et séries » sur le site de Télécâble Sat Hebdo, 3 octobre 2008
  16. (fr) [PDF] « Canalsat : Panorama des chaînes et des services » sur le site de Canalsat, janvier 2010
  17. (fr) « Aujourd'hui nouvelle numérotation de Canal Sat », sur JeanMarcMorandini.com,‎ 12 décembre 2006
  18. (fr) « Le CSA impose à Canalsat de déplacer BFM TV et NRJ 12 », sur JeanMarcMorandini.com,‎ 17 décembre 2009
  19. (fr) AFP, « Le CSA somme Canalsat de revoir la numérotation de NRJ 12 et BFM TV », sur lemonde.fr,‎ 17 décembre 2009
  20. (fr) « Numérotation des chaînes de la TNT dans le cadre de l’offre Canalsat », sur conseil-etat.fr,‎ 9 novembre 2009
  21. (fr) Serge Surpin, « BFM TV a gagné contre Canalsat mais pas tout », sur satmag.fr,‎ 12 juillet 2010
  22. (fr) « BFM TV : Le Conseil d'État ordonne à Canalsat de mettre fin à la discrimination », sur premiere.fr,‎ 9 novembre 2009
  23. (fr) Charles Decant, « BFM TV fait condamner Canalsat pour concurrence déloyale », sur Ozap.com,‎ 10 décembre 2009
  24. (fr) Julien Mielcarek, « BFM TV : Canal+ fait appel de sa condamnation », sur Ozap.com,‎ 10 décembre 2009
  25. (fr) C.Decant & J.Mielcarek, « BFM TV/i>Télé : condamnation pour "concurrence déloyale" confirmée du groupe Canal+ », sur Ozap.com,‎ 10 février 2010
  26. (fr) « Destinée aux 7-14 ans, la chaîne Eurêka!, du groupe TPS... » sur le site de Télé Satellite, 18 avril 2004
  27. (fr) « Canalsat change de logo et invente le moteur de recherche Eureka » sur le site de Télé Satellite, 16 septembre 2011
  28. (fr) Guy Dutheil Interview de Bertrand Méheut « Allier Canal+ à une chaîne gratuite n'est pas inintéressant, mais la priorité reste la télé payante » sur le site du journal Le Monde, 17 juin 2009
  29. CanalSat Suisse, www.2222.ch, consulté le 19 août 2012
  30. http://www.generationcable.net/MyNews.php?id=3646
  31. (fr) Canalsat, « Initial par Canalsat », sur Canalsat.fr,‎ 23 janvier 2010
  32. (fr) Stephane Caruana, « Canalsat Initial disparaîtra à la fin de l'année », sur degroupnews.com,‎ 29 décembre 2010
  33. initial: le nouveau bouquet de Canalsat Suisse, consulté le 19 août 2012
  34. Canalsat Suisse - Contact, consulté le 19 août 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]