Camrail

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Camrail
(Cameroon Railways)
Logo de Camrail

Passa du train.JPG

Création 1999
Prédécesseur Régie nationale des chemins de fer du Cameroun
Slogan(s) « Votre avenir va bon train »
Siège social Drapeau du Cameroun Douala (Cameroun)
Actionnaires SCCF (Bolloré) (77,4 %)
État du Cameroun (13,5 %)
Total Cameroun (5,3 %)
SEBC (Thanry) (3,8 %)
Société mère Bolloré Africa Logistics
Société(s) sœur(s) Sitarail Railways (Côte d'Ivoire)
Site web www.camrail.net
Action Transport ferroviaire
Fonds propres 15 314 830 000 F.CFA
(17 232 698 euros)
Chiffre d’affaires 92,3 M€ (2007)
Localisation Cameroun
Longueur 517 kilomètres
Écartement des rails métrique (1000 mm)
Trafic voyageurs 1,4 million de voyageurs
Trafic fret 1,6 million de tonnes

Cameroon railways map.svg
Carte des voies ferrées exploitées par Camrail

Camrail exploite le réseau ferroviaire concessionnaire du Cameroun, depuis le 1er avril 1999, dans le cadre d'un contrat de concession signé avec l’État du Cameroun. Son actionnaire de référence est Bolloré Africa Logistics.

Historique[modifier | modifier le code]

Création du réseau ferré[modifier | modifier le code]

À l’accession du Cameroun à l’indépendance le 1er janvier 1960, le nouvel État camerounais avait hérité d’un réseau de chemin de fer à voie unique, avec écartement métrique, de 517 kilomètres, aux courbes serrées et au profil peu facile[1].

Ces 517 kilomètres avaient été réalisés, pour une partie par la France et pour l’autre, par l’Allemagne[1] :

  • ligne Douala - Yaoundé, construite entre 1908 et 1927 ;
    • construction par les allemands entre Douala à Éséka ;
    • construction par les français entre Eséka et Yaoundé ;
  • ligne Douala - Nkongsamba, construite entre 1906 et 1911.

La Régie nationale des chemins de fer du Cameroun et l’extension du réseau[modifier | modifier le code]

La Régie nationale des chemins de fer du Cameroun, en abrégé «  Regifercam », est créée par l'arrêté du 17 juillet 1947 et exploite le réseau jusqu’à sa privatisation en mars 1999[1].

À l'indépendance en 1960 et 1963, le réseau routier est très limité : le développement de l’État se fait par le chemin de fer. L'Office du Chemin de Fer Transcamerounais est chargé de conduire d'importants travaux de construction et de rénovation, les trains restant exploités par la Regifercam . Le réseau se développe jusqu'à la région de l'Adamaoua (la construction de la ligne Yaoundé-Ngaoundéré a lieu entre 1964 et 1974), puis à l'ouest lors de l'Unification (ligne de Mbanga à Kumba)[1].

La Regifercam est inscrite en 1996 dans processus de privatisation par l’État camerounais, alors qu'elle présentait un déficit moyen annuel d'exploitation de l'ordre de 4 milliards de francs CFA par an entre 1994 et 1999[2].

La liquidation de la Regifercam est chargée, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur, de la réalisation de l’actif et de l’apurement du passif, dont les éléments respectifs ne sont pas repris pour le compte du Concessionnaire, au titre de la Convention de concession de l’activité ferroviaire au Cameroun signée le 19 janvier 1999 entre la République du Cameroun et la société Camrail. Il s’agissait pour l’État de réduire sa charge financière liée au transport ferroviaire, inverser les flux (entre l’État et le concessionnaire) et d'améliorer durablement l'efficacité du secteur des transports ferroviaires (augmentation de l'offre de transport ferroviaire et de la productivité du personnel[2].

La Regifercam est dissoute par le décret présidentiel du 19 mars 1999[3].

Concession d'exploitation et création de Camrail[modifier | modifier le code]

La convention a été signée le 19 janvier 1999[4], pour une durée de 30 années[5]. La reprise de l'activité ferroviaire est effective depuis le 1er avril 1999 [4]

Cette convention concède à Camrail[6] :

  • l’exploitation technique et commerciale des services de transport ferroviaire ;
  • la maintenance, le renouvellement, l’aménagement et l’exploitation des infrastructures ferroviaires ;
  • la gestion courante du domaine ferroviaire.

La convention de concession a connu un premier avenant en 2005, portant la durée de concession à 30 ans : la concession est complétée par l'Avenant no 2 signé le 4 novembre 2008[5], qui consacre la des investissements destinés à l'acquisition du matériel roulant et à la modernisation des infrastructures et le matériel roulant. Cet avenant prévoit sur la période 2009-2020, des investissements de l'ordre de 230 milliards[5] de francs CFA dont 158 milliards[5] à la charge du concessionnaire.

À ce titre, deux locomotives neuves de type CC 3300 ont été mises en service en 2012, et Camrail a entrepris, avec le concours de l’État, la modernisation des infrastructures d'accueil et des principales gares du réseau. Six nouvelles locomotives CC 2500 ont été réceptionnées en 2012[7].

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

Camrail gère un réseau à voie unique d’environ 1 000 km, à écartement métrique.

38 gares sont présentes sur le réseau. En ligne, on compte 658 ouvrages d’art, 2 194 ouvrages hydrauliques, 35 ponts métalliques, 3 viaducs et 4 tunnels [5]

Les lignes Otélé - Mbalmayo et Mbanga - Nkongsamba étaient autrefois exploitées.

Parc de matériel roulant[modifier | modifier le code]

Automotrice Camrail ZE 504 M

Trafic voyageurs[modifier | modifier le code]

Vue d'un train à destination de Ngaoundéré.

Le transport de passagers est assuré sur trois liaisons :

  • la desserte de la « ligne Ouest » (Douala - Kumba) est assurée par des voitures classiques, adaptées au déplacement des populations entre le Sud-Ouest et le Littoral, mais également au transport et à l'expédition des colis et bagages.
  • le TransCam 1 (DoualaYaoundé) est desservi par deux types de trains :
    • des trains Omnibus desservent toutes les gares et arrêts ; ils sont composés de voitures de 2e classe et fourgons collecteurs adaptés au transport des colis et bagages. Ils aident au désenclavement des zones rurales et permettent l'acheminement des produits vivriers vers les grandes villes[6]
    • des trains semi-directs, composés de rames classiques (voitures 1re et 2e classe, bar restaurant, fourgons générateurs) desservent les grandes zones et chefs-lieux d'arrondissement.
  • Le TransCam 2, (YaoundéNgaoundéré) est également assuré par deux types de trains :
    • des trains omnibus desservant la zone de Bélabo à Ngaoundéré, permettent aux populations riveraines de se déplacer et d'acheminer leurs vivres vers les grands axes.
    • des trains semi-directs de Yaoundé à Ngaoundéré dont la composition peut comporter des voitures-lits, des voitures de première classe, des voitures bar-restaurant[9].

Trafic fret[modifier | modifier le code]

Fret : 1,6 million de tonnes[10]

Camrail développe une politique commerciale marchandises grâce notamment à la mise en place d’une tarification souple[11]

Camrail dispose de deux terminaux à Bélabo et Ngaoundéré, deux véritables « ports secs »[12].

Les volumes de marchandises (en tonnes) transportés par Camrail pour le compte des pays de l’hinterland (Tchad-RCA) sont établis comme suit[réf. nécessaire] :

Années Tchad Tchad RCA
Import Export Export
2008 260 519 35 516 217 087
2009 409 377 22 770 133 680
2010 465 891 20 806 198 826
2011 366 462 14 276 198 711

Développements techniques et technologiques[modifier | modifier le code]

Pour augmenter sa productivité, Camrail s’est lancée dans un vaste programme d’acquisition de nouveaux équipements techniques[Quand ?][réf. nécessaire] :

  • Rénovation de l’atelier essieux : Grenailleuse, potences, tables élévatrices, machine à laver les roulements, machine pour la métallisation des fusées, outillage de contrôle, postes de magnétoscopie, aspirateur de fumées, gerbeur…
  • Acquisition de nouveaux matériels : Paire de portiques de pose et de dépose de la voie, Paire de tourelle pour transport de portiques ; Traveleuse à chaînette pour la pose des Traverses en béton armé; Palonnier à chaînette; Chariot poseur de rails, Bourreuse mécanique, Tractopelle, Tour et fraiseuse…

Camrail a engagé la modernisation de son système d’information avec la mise en place de :

  • la Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO) avec le logiciel MAXIMO et contribue à l’amélioration du suivi, de la disponibilité et la fiabilité des matériels roulants et des infrastructures[réf. nécessaire].
  • dispatching : système de communication ferroviaire qui permet au régulateur des circulations ferroviaires de communiquer avec toutes les gares, assurant ainsi une régulation du trafic sur l’ensemble du réseau[réf. nécessaire].
  • Okapi : Système de gestion de l’exploitation ferroviaire et de la facturation du transport de marchandises[réf. nécessaire].

Ressources humaines[modifier | modifier le code]

Le salaire mensuel moyen d’un agent Camrail a doublé en 10 ans, passant de 245 000 Francs CFA à 410 000 Francs CFA[13].

En outre, Camrail [13] :

  • assure à 80 % la couverture des soins médicaux des agents et de leur famille ; ce qui représente un effectif social de 10 000 personnes ;
  • emploie 2100 agents et développe la sous-traitance avec 1 200 emplois directs au travers d’une vingtaine de sociétés ;
  • assure divers services (cantines, dortoirs…) ;
  • assure la prise en charge intégrale des agents porteurs du VIH ;
  • développe une politique associative avec la présence d’une Association Sportive (AS Camrail), et d’une mutuelle des travailleurs du rail (MUTRARAIL).

Un dialogue agissant entre la Direction Générale et le personnel a été institué. Des commissions paritaires se tiennent deux fois par an entre les représentants du personnel et la Direction générale.

Développement durable[modifier | modifier le code]

Classé dans le "top 10" des entreprises sociales du Cameroun d'après un classement de l'association sur les maladies tropicales (Ascomt), Camrail fait partie des entreprises socialement responsables. Cette société s'est distinguée par des actions telles que :

  • L'aménagement de 32 points d'eau potable (puits et forages) dans plusieurs gares du réseau[14].
  • Le soutien d'un montant de près de 400 millions de Fcfa par année aux populations impliquées dans le déherbage et la sécurisation de la voie ferrée[14].
  • La lutte contre le braconnage, à travers des actions destinées à la protection de la faune te de la flore qui sont encadrés par un mémorandum d'entente, avec le Ministère des forêts et de la faune[14].
  • L'accompagnement des populations à travers des dons: hospitaliers (kits de lutte contre le choléra), sécurité (motos au Corps national des Sapeurs pompiers), sportif, scolaire [14]

Perspectives[modifier | modifier le code]

Pour renforcer sa puissance de traction et ses capacités de transport, Camrail :

  • À commandé 55 voitures voyageurs dont 40 seront livrées en 2013 ;
  • Attend 50 wagons plats et 25 wagons citerne en 2013 ;
  • Va enregistrer courant 2013 les travaux de renouvellement complet de la voie entre Batchenga et Ka’a seront lancés en 2012 ;
  • Conduit un projet de train rapide entre Douala et Yaoundé ;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Jean MBIDA, Historique du chemin de fer camerounais , Sitrafer, 02 juillet 2010
  2. a et b [1]
  3. [2]
  4. Site Logistique Conseil, Décret no 99/058 du 19 mars 1999 portant approbation de la Convention de concession de l’activité ferroviaire au Cameroun au profit de la Société Camrail, lire en ligne (consulté le 14 octobre 2010).
  5. a, b, c et d Site Jeune Afrique, Plan d’envol pour la Camrail : L’État et Cameroon Railways sont enfin tombés d’accord pour financer la modernisation du rail. Muriel Devey, Bonne nouvelle pour les usagers, le train devrait retrouver une seconde jeunesse, article du 6 janvier 2009 lire en ligne (consulté le 14 octobre 2010).
  6. [3]
  7. Lucien Embom, Transport ferroviaire: CAMRAIL réceptionne 6 locomotives CC 2500, 25 février 2013, cameroon-info.net
  8. Matériel
  9. http://www.camrail.net/transp_voyageurs.html
  10. http://www.investiraucameroun.com/transport/2702-3989-cameroun-le-transport-par-train-a-double-avec-la-concession-du-chemin-de-fer-a-camrail
  11. http://www.camrail.net/prestation_fret.html
  12. http://www.bollore-africa-logistics.com/ports-et-terminaux/nos-ports-secs.html
  13. a et b http://www.cameroon-info.net/reactions/@,31889,7,transport-ferroviaire-camrail-denonce-le-comportement-des-militaires.html
  14. a, b, c et d http://theatre.lyceesaviodouala.org/haute_resolution/camrail.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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