Camposanto monumentale

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43° 43′ 26.24″ N 10° 23′ 40.74″ E / 43.7239556, 10.39465 Le Camposanto Monumentale est le vieux cimetière monumental de Pise, en Toscane.

Il est situé au nord de la Piazza dei Miracoli.

Vue intérieure

Origine[modifier | modifier le code]

Sa première ébauche remonte au XIIe siècle, quand l’archevêque de Pise Ubaldo de Lanfranchi (1108-1178) rapporta dans cinq navires - lors de son retour de la Deuxième Croisade en 1149 - une cargaison de terre sacrée prélevée au mont Golgotha. Une légende racontait que les corps inhumés dans cette terre devenaient des squelettes au bout de vingt quatre heures. Le cimetière est situé sur les ruines du baptistère de l’ancienne église Santa Reparata qui se trouvait, elle-même, à l’emplacement de l’actuelle cathédrale.

Le bâtiment[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Détails de l'arcature.

Ce bâtiment est le quatrième et dernier, qui fut érigé sur le terrain de la cathédrale sur le siège d'un ancien cimetière autour de la terre rapportée de la Terre Sainte

La construction de cet immense cloître gothique oblong est commencée en 1278, mais la mort de son architecte Giovanni di Simone en 1284 - lors de bataille navale de la Meloria contre les Génois - retarde son achèvement. Le cimetière dans son ensemble est terminé seulement en 1464.

À l’origine, il semble que le bâtiment ne soit pas conçu pour être un cimetière, mais une église nommée "Santissima Trinità"- le projet change au cours de construction . Toutefois nous savons que la partie initiale était la zone ouest (et devait être constituée de l'église mentionnée), et toute la partie est fut la dernière à être bâtie pour clôre la structure. Il recueille les dépouilles des plus illustres Pisans, mais aussi des empereurs et personnages importants.

Extérieur[modifier | modifier le code]

l'aspect extérieur du cloitre.

Le mur extérieur est composé de 43 arcs aveugles avec deux portes. Celle de droite est couronnée par un élégant tabernacle gothique qui contient une Vierge à l'Enfant entourée de quatre saints, œuvre d’un disciple de Giovanni Pisano. Ceci était l'entrée initiale du cloitre.

La plupart des tombes sont sous les arcades, bien que quelques-unes soient sur la pelouse centrale. La cour intérieure est entourée par des arcatures à claire-voie divisées par de minces meneaux ornés d’entrelacs polylobés.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Intérieur du cloitre.

Le cimetière comporte trois chapelles. La plus ancienne est la chapelle Ammannati (1360) et tire son nom de la tombe de Ligo Ammannati, un enseignant de l' Université de Pise, et la chapelle Aulla, où se trouve un autel réalisé par Giovanni della Robbia en 1518. Dans cette chapelle, on peut voir la lampe originale que Galileo Galilei vit, de son temps, à l'intérieur de la cathédrale et qui fut peu de temps après remplacée par celle plus volumineuse que l'on peut encore voir actuellement. La dernière chapelle dite Dal Pozzo, fut commandée par l'archevêque de Pise Carlo Antonio Dal Pozzo en 1594, elle contient un autel dédicacé à Saint Jérôme et une petite coupole. Dans cette chapelle en 2009 furent transférées les reliques de la cathédrale : ces reliques comprennent parmi les restes de onze des douze Apôtres, deux fragments de la vraie croix, une épine de la couronne d'épines du Christ et un petit fragment de la robe de la Vierge Marie. Dans la chapelle " Dal Pozzo " une messe est parfois célébrée.

le Triomphe de la Mort vers 1355.

L’intérieur du cloitre recèle une grande quantité de mobilier d'art funéraire (une importante collection de sarcophages, ainsi que des chapelles des XIVe et XVIe siècles) qui embrasse la période étrusque, romaine, médiévale jusqu'à la fin du siècle dernier. Le mur périphérique est décoré par un cycle de fresques peintes par plusieurs artistes parmi lesquels Francesco Traini, Buonamico Buffalmacco, Taddeo Gaddi.

Les sarcophages[modifier | modifier le code]

Le Campo Santo contient une énorme collection de sarcophages romains, mais il n'y en a que 84 qui restent avec une collection de sculptures d'urnes romaines et étrusques, maintenant dans le musée de la sacristie. Les sarcophages étaient initialement répartis tout autour de la cathédrale, souvent directement attachés au bâtiment lui-même. Lorsque le cimetière fut construit, ils furent rassemblés au milieu de la prairie. Carlo Lasinio (en), lorsqu'il fut nommé conservateur du Campo Santo, collectionna de nombreuses autres reliques anciennes qui étaient dispersées dans Pise pour constituer une sorte de musée archéologique à l'intérieur de l'enceinte du cimetière. Maintenant les sarcophages sont disposés dans les galeries, près des murs.

Les fresques[modifier | modifier le code]

Les murs étaient à l'origine couverts de fresques ; la première fut réalisée en 1360, La dernière, environ trois siècles plus tard. La première est la Crucifixion par Francesco Traini, sur le coté ouest. Ensuite, continuant vers la droite, sur le coté sud, le Dernier Jugement, L'Enfer, Le Triomphe de la mort et la Tebaide d'Anacoreti , habituellement attribuée à Buonamico Buffalmacco. Le cycle des fresques continue avec l'Histoire de l'Ancien Testament par Benozzo Gozzoli (XVe siècle) qui est situé dans la partie nord de la galerie, alors les arcades du sud présentent l'Histoire des saints de Pise, par Andrea Bonaiuti, Antonio Veneziano et Spinello Aretino (entre 1377 et 1391), et l'Histoire de Job, par Taddeo Gaddi (fin XIVe siècle). De la même époque, dans la galerie nord se situe l'Histoire de la Genèse par Piero di Puccio.

L’incendie[modifier | modifier le code]

En 1897, avant sa destruction.

Le 27 juillet 1944, un fragment d’une bombe d'un raid allié tombe sur la toiture, et déclenche l'incendie du bâtiment endommageant la plupart des sculptures et des sarcophages ainsi que l'ensemble des fresques. Après la Seconde Guerre mondiale, un long travail de restauration commence. La toiture est restaurée au plus près de son aspect d'avant-guerre. Les fresques sont séparées des murs pour être restaurées et préservées ailleurs. Détachées de leur support mural, elles laissent apparaître les dessins préliminaires, appelés sinopie, qui sont conservés aujourd’hui au museo delle sinopie. Les fresques restaurées sont progressivement transférées à leur emplacement d'origine dans le cimetière.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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