Campagne présidentielle française de 2007

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La campagne présidentielle française de 2007 a vu s'affronter douze candidats, dont Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui ont accédé au second tour de scrutin.

Précampagne[modifier | modifier le code]

Jacques Chirac[modifier | modifier le code]

Le 11 mars 2007, Jacques Chirac annonce qu'il ne « sollicitera pas les suffrages pour un nouveau mandat ».

Dans un entretien avec Michel Drucker diffusé le 11 février 2007 dans Vivement dimanche sur sa femme, Jacques Chirac, à la question « Qu'est-ce que vous allez faire le jour où vous quitterez l'Élysée, que ce soit dans quelques mois ou dans cinq ans ? », avait répondu qu'« il y a une vie après la politique, il y a une vie jusqu'à la mort ». Certains observateurs y avaient déjà vue un indice du fait que Chirac ne se représenterait pas.

Nicolas Hulot[modifier | modifier le code]

Le présentateur de télévision Nicolas Hulot a renoncé, le 22 janvier 2007, à se présenter à l'élection présidentielle. Depuis l'été 2006, il n'écartait pas l'idée d'être candidat pour donner une nouvelle impulsion au courant écologiste. Sa stratégie était de laisser planer la menace d'un candidat sans étiquette mais populaire, à l'heure où beaucoup de partis, PS, UMP, FN, antilibéraux, essaient de se rassembler et de rassembler les « petits partis » autour d'une seule candidature pour éviter une élimination dès le premier tour ; Nicolas Hulot, aurait ainsi en se présentant détourné certains électeurs éventuellement décisifs. Il a ainsi pu faire signer son pacte écologique à quinze candidats potentiels dont les principaux sont :

Nicolas Hulot ne soutient officiellement aucun candidat, mais reste actif dans la campagne présidentielle, notamment au travers du pacte écologique.

Ségolène Royal, la candidate du PS[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal a été désignée candidate officielle du PS par 60,60 % des 178 000 militants socialistes[1] le 16 novembre 2006 et investie à la Mutualité le 26 novembre.

La droite : unie ou divisée ?[modifier | modifier le code]

S'il est vrai que Nicolas Sarkozy est le seul candidat de l'UMP, il n'est pas le seul candidat de la droite modérée. Hors l'extrême droite et le centre, il y a une dizaine de candidats à droite. Ils considèrent que les quatre précédents gouvernements de droite en France n'ont pas eu les résultats que l'on pourrait attendre, oubliant les réels principes fondateurs de la droite. Ils sont minoritaires et sont souvent loin d'avoir les 500 signatures d'élus indispensables pour continuer la campagne après le 16 mars.[réf. nécessaire]

Nicolas Sarkozy, le candidat de l'UMP[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy est le candidat de l’UMP. Il était le seul candidat à l’investiture de son parti[3], et a été officiellement plébiscité le 14 janvier 2007 avec 98,1 % des suffrages exprimés (69,06 % de participation)

Michèle Alliot-Marie avait annoncé, le 27 décembre 2006, dans une interview au journal Sud Ouest, qu’elle ne briguerait pas l’investiture de l’UMP mais qu’elle réfléchissait à une candidature hors parti[4]. Finalement, le 12 janvier, après un entretien avec Nicolas Sarkozy au siège de l’UMP, elle décide de ne pas se présenter à l’élection présidentielle, et de se rallier à Nicolas Sarkozy.
Malgré le soutien de ses partisans au sein de la majorité (les « chiraco-villepinistes »), Dominique de Villepin a renoncé, au début de l'année 2007, à tout projet de candidature, après l'avoir envisagé officieusement à l'automne précédent. Le 17 mars, il a donc annoncé son ralliement à la candidature du ministre de l'Intérieur[5].

Nicolas Dupont-Aignan[modifier | modifier le code]

Nicolas Dupont-Aignan, ex-membre de l’UMP où il se distinguait par une posture gaulliste à vocation souverainiste et sociale-démocrate, a annoncé sa candidature le 15 octobre 2005.

Dans un premier temps, il n’excluait pas de participer à la procédure interne de désignation du candidat qui sera soutenu par son ancien parti. Puis il se ravisa, considérant que ces « primaires » n’accorderaient pas une place équitable aux concurrents du président de l’UMP, Nicolas Sarkozy. Il annonça par conséquent son intention de se présenter à l’élection présidentielle sans l’investiture du parti mais avec le soutien de son propre courant, Debout la République. Il a d’ailleurs décidé de quitter l’UMP le samedi 13 janvier 2007, à la veille de l’investiture annoncée de Nicolas Sarkozy, après s’être vu refuser un temps de parole à l’un des congrès de ce parti.

Après avoir déclaré sur son blog, par une note en date du 11 décembre 2006[6], qu’il disposait déjà de 300 promesses de signature, il a annoncé dans le journal Aujourd'hui en France du 31 décembre qu’il ne lui manquait désormais que 150 signatures sur les 500 nécessaires à sa présence au premier tour.

Édouard Fillias[modifier | modifier le code]

Candidat du parti Alternative libérale qui comme son nom l'indique est libéral. Son programme prévoit l’assouplissement radical du code du travail, la disparition du statut de la fonction publique et, selon lui, les entreprises nationales doivent être cédées à des investisseurs responsables de leur stratégie et de leurs résultats. Il s'est retiré le 13 mars et a fait savoir depuis qu'il ne donnerait pas de consigne de vote.[réf. nécessaire]

Philippe de Villiers[modifier | modifier le code]

Philippe de Villiers se positionne d’abord comme le candidat contre l’Europe politique et contre « l'islamisation de la France ». Il affirme sa grande différence et son réel désaccord avec Nicolas Sarkozy sur la Constitution européenne, qui souhaiterait faire voter une mini Constitution européenne par le Parlement en juin prochain. Il demande aussi la préparation de la sortie de la France de l’euro et se déclare contre le mariage homosexuel. Il a déclaré pour ses vœux en 2007 de « faire de la France ce qu’il a fait en Vendée », souhaitant ainsi une « France des PME »[réf. souhaitée].

Candidats ayant obtenu les 500 parrainages[modifier | modifier le code]

Les candidats ayant obtenu les 500 parainnages sont :

Thèmes de campagne[modifier | modifier le code]

Financement de la campagne[modifier | modifier le code]

Les aspects de financement des campagnes jouent un rôle très important dans la vie politique.

Ainsi, il est reconnu que la prolifération des petits candidats a pour principale cause l'existence, d'une part, d'une avance sur le remboursement forfaitaire de leurs dépenses de campagne d'un montant de 153 000 euros[7], et, d'autre part, du remboursement, à titre forfaitaire, des dépenses exposées dans le compte de campagne à hauteur du vingtième du plafond, soit 808 300 euros pour tout candidat, quel que soit le nombre de voix recueillies lors de l'élection[8].

Le seuil des 5 % de voix exprimées est extrêmement important : il fait passer le plafond de financement de l'État à 50 % du plafond de dépenses, c'est-à-dire que le montant maximum du remboursement forfaitaire passe à 8,083 millions d'euros, pour un candidat éliminé au premier tour.

Enfin, les campagnes ne peuvent être financées que par des contributions de personnes physiques, avec un plafond de 4 600 euros par personne.

Les candidats peuvent cependant bénéficier d'apports en nature ou en argent de partis politiques déclarés, sans aucune limite. Cela peut inciter certains candidats à créer un parti politique ad hoc pour préparer leur campagne. C'est ce qu'a fait par exemple Ségolène Royal avec la création de « Désirs d'avenir », association enregistrée comme parti politique.

Le Parti des Travailleurs, seul, se bat contre le financement des partis et des campagnes des candidats par l'impôt, mais ce financement est imposé pour être reconnu parti légal.

Thèmes de campagne[modifier | modifier le code]

Résumer synthétiquement la position de chacun des candidats sur les thèmes complexes évoqués ci-dessous est un exercice difficile qui ne devrait se faire qu'avec la plus grande des objectivités. Nous remercions par avance le lecteur de prendre un minimum de recul par rapport à certains des passages qui suivent.

Protection sociale et retraites[modifier | modifier le code]

Les écarts entre les recettes et les dépenses de l'ensemble des régimes de protection sociale, créant un endettement et une baisse du niveau de l'offre de soin considérables, et demandent des réponses à la hauteur de cet enjeu humaniste et financier.

L'allongement de la durée de la vie, le départ massif à la retraite des baby-boomers de l'après-guerre, un taux de natalité insuffisant ainsi que l'entrée plus tardive des jeunes dans la vie active devraient faire de la réforme des retraites un des enjeux majeur de l'élection présidentielle de 2007.

La conjugaison de ces facteurs menace en effet l'équilibre du régime général par répartition, celui-ci devant à terme être complété par un régime de retraite par capitalisation.

Éducation[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy est opposé à la carte scolaire car il estime qu'elle ne remplit plus son objectif de mixité sociale[9]. Il propose à la place d'accorder de l'autonomie aux établissements, et de laisser les parents choisir librement leur établissement tout en obligeant ceux-ci à réserver un certain nombre de places aux élèves de milieux défavorisés.

Philippe de Villiers est sur la même longueur d'onde que le candidat UMP sur la carte scolaire. Il souhaite par ailleurs que l'école revienne davantage à ses fondamentaux (Maitrise de la langue française, Histoire...) Il est pour la suppression du collège unique[10].

François Bayrou fait de l'éducation sa « priorité absolue »[11]. Il est pour sa part est favorable à un assouplissement de la carte scolaire, mais contre son abandon.

En janvier 2006, à Angers, Ségolène Royal a proposé, non publiquement, une réforme du temps de présence dans les établissements pour les enseignants du collège : permettre aux enseignants de travailler à l'intérieur de l'établissement hors de leurs heures de cours et ce afin d'améliorer le soutien scolaire[12]. Une vidéo de cette déclaration a circulé sur Internet pendant la campagne d'investiture socialiste, avant d'être reprise par les média traditionnels. Elle s'est également prononcé pour le déserrement de la carte scolaire, l'idéal étant d'après elle sa suppression.

Gérard Schivardi veut la réouverture de l'ensemble des écoles et classes, collèges, lycées fermés depuis quinze ans, et le respect scrupuleux de la carte scolaire. Il se prononce pour la laïcité de l'instruction, pour l'argent public à l'école publique, de même pour les universités et la recherche. Il se prononce pour les diplômes nationaux reconnus par les conventions collectives.

Économie, fiscalité, et dette publique[modifier | modifier le code]

Issue de la différence négative entre recettes et dépenses publiques, la dette publique n'a cessé d'augmenter au cours des trente dernières années pour atteindre en 2005 plus de 1100 milliards d'euros[13]. Les seuls intérêts de la dette publique représentent en 2005 40 milliards d'euros par an, le deuxième poste de dépenses de l'État le plus important après l'éducation, soit un montant similaire à celui de l'impôt sur le revenu de l'ensemble des Français[14].

La réduction de cette dette publique est l'une des clés de l'avenir économique à long terme ; cet enjeu devrait être présent dans la campagne présidentielle actuelle.

François Bayrou souhaite inscrire dans la Constitution l'interdiction de présenter un budget en déséquilibre de fonctionnement.

Plutôt que de s'opposer aux stock options, Nicolas Sarkozy souhaite en faire un outil d'intéressement salarial en étendant leur applications à tous les salariés. Il souhaite la suppression des droits de succession pour les petits et moyens patrimoines, mais s'oppose à la suppression de l'ISF. Il propose par ailleurs de modifier le bouclier fiscal et de plafonner l'ensemble des impôts à 50 % des revenus d'un contribuable (contre 60 % actuellement). Pour rendre l'économie française plus compétitive, il pense qu'« il faut prévoir de porter notre effort de recherche et développement à 3 % du PIB, soit 15 milliards d’euros dont 4 milliards pour la puissance publique ».

Philippe de Villiers souhaite « libérer le travail à l'intérieur et le protéger à l'extérieur ». Il entend par là baisser les charges fiscales qui pèsent sur les PME et assouplir les différents contrats de travail. Aussi veut-il « protéger le marché Français » en remettant des taxes douanières fluctuantes[10]. Il se prononce par ailleurs pour la suppression de l'ISF. Pour faire baisser la dette publique il souhaite inscrire dans la Constitution le taux maximal des prélèvements obligatoires à 33 %.

En matière économique, Ségolène Royal explique dans Les Échos[15] être favorable à une nouvelle donne économique (« un bon deal[16] ») alliant « performance économique et justice sociale ».

Elle envisage, entre autres, d'instaurer un statut fiscal incitatif pour les investissements dans la recherche, l'innovation et l'environnement. Elle n'est également pas opposée à des assouplissements concertés sur le code du travail (modulation du temps de travail, 35 heures, etc.) à condition que le CDI reste une référence et que de nouvelles sécurités soient trouvées pour compenser une plus grande flexibilité. Elle se pose comme objectif de réduire les déficits par une politique économique favorable à la croissance, mais également de réduire le train de vie de l'État (éviter les gaspillages, éliminer les doublons, etc.).

Pour réduire le coût du travail (causé par les charges selon elle[réf. nécessaire]), elle propose de transférer les cotisations maladie et famille sur la fiscalité. Enfin, elle se prononce pour une augmentation du SMIC et insiste sur le fait que personne ne doit être payé à ne rien faire[réf. nécessaire].

Ségolène Royal (ainsi que Nicolas Sarkozy) est de plus opposée à l'indépendance de la BCE (Banque centrale européenne) dans la conduite de sa mission. Elle a en effet déclaré vouloir que « la Banque centrale européenne soit soumise à des décisions politiques [17] ».

Cette position va donc à l'encontre du traité de Maastricht, qui avait été soumis par référendum au peuple français en 1992, et qui prévoit que, si la mission de la BCE lui est bien dictée par les États de l'Eurogroupe, la conduite de sa mission se fait de manière indépendante. Ségolène Royal fait là écho aux positions de certains opposants au projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe.

En matière fiscale, François Hollande a dévoilé[18] une série de mesures qui seraient prises en cas de victoire de la candidate à l'élection présidentielle de 2007. Sont notamment prévues une hausse de l'impôt sur le revenu sur les dernières tranches du barème, la suppression du bouclier fiscal ainsi que la création d'une nouvelle contribution pour financer les retraites (sorte de « CSG-retraite ») payée par les entreprises et les salariés.

Gérard Schivardi se prononce pour un très fort secteur public, en rétablissant et renforçant tous les services publics nationaux, en nationalisant les secteurs clés de l'économie et de l'industrie, mesures vecteurs de plein emploi selon lui. Il se prononce pour une répartition de l'impôt sur les revenus, au détriment des grandes fortunes. Il veut l'arrêt des différentes formes de subventions et exonérations diverses des entreprises privées, 50 milliards annuellement, considérant que l'argent public ne peut aller qu'aux services et entreprises publics. En particulier il demande la restitution des 175 milliards d'Euros d'exonérations, au profit des entreprises privées et ce depuis 1992, de cotisations sociales.

Particulièrement, Gérard Schivardi se prononce pour la nationalisation de toutes les banques, et la rupture avec la Banque Centrale Européenne, abandonnant l'Euro pour revenir à une monnaie nationale, ainsi il annulerait la dette publique récupérant ainsi les 40 milliards d'Euros versés annuellement en intérêts, considérant que le peuple en a bien suffisamment payé aux actionnaires et aux fonds de pensions.

Travail[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Philippe de Villiers dénoncent tous les trois les trop fortes charges et préconisent respectivement l'exonération et l'allègement des charges sur les heures supplémentaires afin que les salariés puissent « Travailler plus pour gagner plus ». François Bayrou demande quant à lui une exonération de charges des entreprises qui créent des emplois et une généralisation du contrat de travail universel à durée indéterminée, adaptable selon les secteurs d’activités.

En matière syndicale Nicolas Sarkozy se prononce pour qu'en cas de conflit dans les huit jours soit organisé un vote des salariés à bulletin secret. Nicolas Sarkozy, Philippe de Villiers Jean-Paul Le Guen, Romdane Ferdjani, Sylvain Poirier et Édouard Fillias veulent également modifier la législation du droit de grève afin notamment d'instituer un service minimum dans les transports publics.

Philippe de Villiers, qui veut notamment supprimer les 35 heures, entend également mettre fin au monopole syndical pour permettre à tous les salariés non syndiqués de se présenter aux élections professionnelles et il veut aussi supprimer le financement public des syndicats.

De nombreux candidats de droite prônent, quant à eux, le télétravail[réf. nécessaire].

Ségolène Royal considère que les 35 heures ont été un progrès pour une majorité de salariés, mais une régression pour d'autres. Le deuxième chapitre du livre édité sur son site Internet, intitulé Les désordres du travail, développe cette idée, s'inspirant notamment des travaux de La République des idées, qui a démenti tout lien avec Ségolène Royal.

Gérard Schivardi veut en arriver au plein emploi par les mesures économiques signalées plus haut, et par de nouveaux projets porteurs, éventuellement en coopérations bi ou multilatérales, européennes principalement. Il prône le strict retour à la liberté de négociation de la loi de 1950, et est contre la syndicalisation obligatoire. Il est pour 35 heures aux mêmes conditions que les 39 heures auparavant, dénonçant les lois Aubry sur les 35 heures comme un outil de flexibilisation, de surexpolitation, permettant entre autres de ne pas payer en heures supplémentaires un grand nombre d'heures.

Fonction publique[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers sont en faveur de l'alignement sur le régime général des régimes spéciaux dont bénéficient certains fonctionnaires. Sarkozy souhaite par ailleurs réduire leur nombre en ne remplaçant qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Certains autres candidats de droite souhaitent carrément mettre un terme au fonctionnariat en lui élargissant le Code de Travail tel qu'il est appliqué dans le privé pour les salariés. Gérard Schivardi compte rétablir pleinement tous les statuts des fonctionnaires d'État en parallèle avec le rétablissement de toutes les institutions, services et entreprises publics.

Immigration[modifier | modifier le code]

Nicolas Sarkozy est favorable au vote des étrangers en situation régulière aux élections municipales, à la condition toutefois que leur pays d'origine accorde ce même droit aux expatriés français qui y sont installés (« principe de réciprocité » tel qu'il est appliqué dans d'autres pays européens). Il entend faire cette proposition sienne, mais refuse qu'elle soit inscrite dans le programme de l'UMP[19].

Il s'engage à maintenir le regroupement familial, sous condition de ressources : la personne faisant venir des membres de sa famille devant alors prouver qu'elle peut leur fournir un logement et des conditions de vie « décentes » (cette disposition a d'ailleurs été mise en place en 2006).

Il affirme son opposition aux régularisations « massives », les accusant de provoquer des « appels d'air » et d'encourager l'immigration illégale et le trafic d'êtres humains. Il souhaite également que soit nommé un ministre de l'immigration. Dans l'émission de télévision Chez Fog, diffusée le 21 janvier 2007, il se déclare favorable à la libre circulation des personnes entre les pays, en évoquant le départ de France de Johnny Hallyday pour raisons fiscales : « Nous sommes dans la mondialisation : chacun peut s'installer où il veut, c'est la mondialisation, c'est le monde moderne, il n'y a plus de frontières, il n'y a plus de casernes [...], chacun a le droit de s'installer là où il veut[20]. »

Philippe de Villiers veut une meilleure maitrise de l'immigration pour, à terme, y mettre fin[10]. Selon lui, cela passe par une grande politique de codéveloppement avec les pays d'Afrique sur la base de ce qu'il a réalisé avec le Bénin en Vendée[21].

Ségolène Royal est en accord avec les positions officielles du Parti Socialiste sur les questions d'immigration. Elle est donc favorable aux dispositifs administratifs d'intégration et de naturalisation des personnes immigrées arrivées légalement ou clandestinement sur le territoire national.

Elle se prononce contre le principe même d'« immigration choisie » voulue par Nicolas Sarkozy, estimant « insupportable » que la France aille « piller la matière grise de ces pays après avoir pillé pendant des années et des années leurs matières premières en tant que pays colonisé[22] » et prône l'aide au développement accordée par les pays riches aux pays en voie de développement.

Gérard Schivardi considère tout étranger travaillant sur le sol français comme étant un travailleur français, et « devant avoir exactement les mêmes droits, puisqu'il a les mêmes devoirs, de par le grand principe républicain d'égalité en droit ». Il est donc pour la régularisation de tous les travailleurs sans papier et de leur famille. Il a particulièrement dénoncé les entrepreneurs ne déclarant pas leurs salariés et les payant misérablement, entre autres dans le secteur des BTP.[réf. nécessaire]

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Regrettant que les relations entre la France et les États-Unis « souffrent de trop d'incompréhensions causées par un manque de dialogue et parfois par un poil de mauvaise foi », Sarkozy souhaite reconstruire la relation entre ces deux pays « pour relever des défis mondiaux communs[23] ». Mais d'autres candidats de droite, tels que Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers, considèrent que le partenariat avec les États-Unis ne devrait pas être aussi exacerbé.

Lors d'un voyage aux États-Unis, Sarkozy s'affirme fier de son amitié pour ce pays même s'il reconnaît qu'elle lui vaut en France des « critiques substantielles ». Bien qu'officiellement opposé à l'invasion de l'Irak en 2003, il critique la position de la France au Conseil de sécurité de l'ONU, parlant d'« arrogance » et jugeant qu'« il n'est pas approprié d'essayer d'embarrasser un allié ou de donner l'impression de se moquer de ses difficultés[24] ».

Voici certaines prises de positions de Ségolène Royal, le 20 août 2006, à Frangy-en-Bresse, à propos de la politique étrangère :

Elle critique la politique étrangère effacée de la France alors qu'elle est membre du Conseil de sécurité et que sa géographie et son histoire la mettent au contact de l'Afrique, de l'Asie et du Moyen-Orient, d'où viennent certes des menaces, mais aussi de solides amitiés. Elle dit avoir honte du classement international de la France en matière d'aide au développement, au 18e rang sur 21 pays[réf. nécessaire]. Elle dénonce qu'une partie de cette aide irait à des pays peu démocratiques, sans en nommer aucun. Elle ironise sur la performance de la France concernant les ventes d'armes aux dictatures.

Europe[modifier | modifier le code]

François Bayrou est favorable à une simplification du projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe et à un nouveau référendum pour son approbation.

Nicolas Sarkozy prévoit également cette simplification du traité, mais son adoption par ratification de l'Assemblée Nationale[25].

Le projet socialiste prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court visant à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Ce texte, une fois négocié, serait soumis à un référendum populaire.

Yves Salesse, José Bové et les autres présidentiables de la gauche antilibérale souhaitent proposer une autre Europe moins libérale. Gérard Schivardi particulièrement, se distingue par sa volonté très clairement affirmée de rupture totale, non pas avec l'Europe, mais contre toutes les institutions de l'Union européenne.

François Bayrou, tout comme Nicolas Sarkozy et Philippe de Villiers qui est souverainiste, est opposé à l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré : « la Turquie est en Asie mineure, pas en Europe, sa place n'est pas dans l'Union européenne. L'Europe, c'est fait pour les États européens ».

Philippe de Villiers veut mettre en place une Europe des États et de la coopération. Il dénonce la mise en place d'une Europe fédérale qui, selon lui, détruit la culture et l'Histoire de chaque Nation.[réf. nécessaire] Pour lui la France ne doit pas abandonner sa souveraineté à Bruxelles.

Ségolène Royal a déclaré lors de sa conférence de presse à l'Assemblée nationale, le 11 octobre 2006, qu'elle se rangerait à l'avis des Français.

Moyen-Orient[modifier | modifier le code]

Concernant la « guerre contre le terrorisme » déclarée par les États-Unis, Ségolène Royal estime que les guerres préventives aggravent plus les problèmes qu'elles prétendent traiter, qu'il n'y a plus que George W. Bush pour penser que le monde est plus sûr depuis l'occupation de l'Irak et que le conflit au Liban vient de confirmer l'expérience de l'impuissance de la force. Elle qualifie de « simpliste » la théorie de l'Axe du Mal avancée par George W. Bush et considère la peur comme une mauvaise conseillère[26].

D'autre part elle s'oppose à ce que l'Iran développe, même pour un usage civil et énergétique, une capacité nucléaire, arguant du fait que l'Iran ne se conforme pas aux demandes d'inspection de ses sites et que de fait il perd tout droit garanti par le traité de non-prolifération nucléaire[27].

Une polémique, à laquelle contribuent certains membres de l'UMP[28], est née à la suite de son passage au Liban début décembre 2006 où après une conversation avec le député du Hezbollah Ali Ammar, elle dit ne pas avoir entendu que celui-ci faisait un parallèle entre l'État d'Israël et le nazisme[29].

Cette version est confirmée par l'ambassadeur de France au Liban, qui bénéficiait de la même traduction qu'elle, différente de celle des journalistes[30].

Lors d'une conférence de presse à Jérusalem, elle déclare à propos du « mur de séparation » : « Quand c'est nécessaire pour la sécurité, je crois qu'effectivement une construction est sans doute justifiée. Encore faut-il que les choses se fassent dans une bonne entente et qu'en particulier le problème du tracé de ce mur puisse être résolu. » Les critiques portent aussi sur d'autres points abordés lors du voyage. Pierre Lellouche pointe ainsi la contradiction suivante : elle défend le survol par Israël du Liban au motif que « ces survols sont liés à la défense de la sécurité d'Israël », après les avoir condamnés quelques heures plus tôt lors de son passage à Beyrouth : « Je crois que les survols doivent cesser parce que c'est à la fois l'intérêt d'Israël et l'intérêt du Liban. Il faut respecter le mandat de l'ONU, le mandat de la Finul et donc il faut que ces survols cessent[31]. » Il note également sa proposition d'une conférence internationale sur le Liban alors même qu'une telle conférence est déjà prévue le 24 janvier 2006 (à l'initiative de Jacques Chirac) et son plaidoyer pour la reprise de l'aide économique aux Palestiniens bien que celle-ci soit en fait déjà reconduite (et en augmentation sur l'année précédente).

Québec[modifier | modifier le code]

Interrogée le 22 janvier 2007 par un journaliste de Radio Canada au sortir d'un entretien avec André Boisclair, chef du Parti québécois, Ségolène Royal a dit avoir en commun avec son interlocuteur les valeurs de « la souveraineté et la liberté du Québec[32] ». Cette déclaration provoque une vive polémique en France ainsi qu'au Canada où les membres de l'UMP dénoncent un dérapage de la candidate socialiste dans le domaine de la politique étrangère.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, affirme le lendemain que Ségolène Royal ne s'était pas prononcée pour l'indépendance du Québec[33].

Sécurité intérieure[modifier | modifier le code]

À propos de la délinquance, Nicolas Sarkozy déclare : « Je réformerai l'ordonnance de 1945, et je demanderai que pour un mineur récidiviste entre 16 et 18 ans, l'excuse de minorité soit automatiquement supprimée, il doit être condamné comme s'il était un majeur »[34]. Il souhaite l'instauration de peines plancher pour les délinquants multirécidivistes et la création d'« établissements spécialisés pour les détenus ayant des problèmes psychiatriques »[34].

Philippe de Villiers partage cette vision du candidat UMP. Il souhaite aussi instaurer la castration chimique pour les criminels sexuels et proposer aux Français un référendum sur le rétablissement de la peine de mort pour les crimes les plus odieux (viols ou actes de barbarie suivis de meurtre)[10].

En juin 2006, Ségolène Royal révèle certaines des solutions qu'elle envisage pour « tarir la source de la délinquance ». Elle surprend jusque dans son camp par un discours de fermeté, proposant notamment de placer « dans un service à encadrement militaire à vocation humanitaire ou pour apprendre un métier[35] » les mineurs de plus de 16 ans dès « le premier acte de délinquance ». À l'occasion de la campagne pour l'investiture socialiste à l'automne 2006 elle insiste sur le fait que toutes les alternatives à la prison doivent être développées et que des camps humanitaires encadrés par des militaires peuvent permettre à un mineur délinquant de « reconquérir l'estime de soi ». Elle reconnait cependant que tous ne pourront en profiter pour des raisons matérielles.

Elle évoque également la « mise sous tutelle des allocations familiales au premier acte d'incivilité de l'enfant[36]» pour « responsabiliser » les parents et propose la création d'« écoles de parents » où seraient tenus de se rendre les parents d'enfants ayant commis des incivilités répétées. Enfin, elle propose la création de « tuteurs de collèges » qui permettraient à certaines classes d'être encadrées par deux adultes.

Elle déclare par ailleurs qu'elle souhaite l'amnistie des faucheurs volontaires d'OGM.

Gérard Schivardi a déclaré qu'en donnant un travail aux jeunes, un logement, l'essentiel de la petite délinquance serait éliminée. Il est pour le retour strict à l'ordonnance de 1945.[réf. nécessaire]

Écologie[modifier | modifier le code]

Le thème de l'écologie est rentré en force dans la campagne électorale via le pacte écologique de Nicolas Hulot. Celui-ci menaçant de se présenter s'il n’était pas entendu. Ce pacte comporte 5 mesures phares[37] :

  1. Le no 2 du gouvernement sera chargé du développement durable
  2. Instaurer une taxe carbone en croissance régulière
  3. Réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité
  4. Systématiser les procédures de démocratie participative
  5. Mettre en place une grande politique d’éducation et de sensibilisation

Les sondages lui attribuèrent jusqu’à 11 % des suffrages, mais devant le nombre de candidats ayant finalement acceptés de signer son pacte il retire sa candidature le 22 janvier 2007. Le 31 janvier, 10 des signataires sont venus réitérer leur engagement, lors d’un grand oral et devant un parterre de journaliste. Le retrait de Nicolas Hulot, n’a par ailleurs pas servi aux candidates écologistes, Corinne Lepage, et Dominique Voynet toujours au plus bas dans les sondages.

15 candidats potentiels (François Bayrou, Leila Bouachera, Marie-George Buffet, Nicolas Dupont-Aignan, France Gamerre, Jean-Marc Governatori, Jean-Michel Jardry, Corinne Lepage, Nicolas Miguet, Rachid Nekkaz, Jean-Christophe Parisot, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy[38], Dominique Voynet, Antoine Waechter) ont signé le pacte écologique de Nicolas Hulot[39].

La thématique de l’écologie est surtout abordée dans le cadre du réchauffement climatique et des émissions des gaz à effet de serre. Les débats autour des OGM, ou du nouveau réacteur EPR ont également été évoqué.

Le 26 février 2007[40], l’alliance pour la planète, composé de plusieurs associations écologistes (dont Greenpeace, WWF, ou la Fondation Nicolas Hulot) ont noté les programmes de certains partis sous l’angle de l’environnement. En tête arrivent les partis écologistes (Cap21 pour Corinne Lepage, et Les Verts pour Dominique Voynet) avec 16,5/20, suivi du PS avec 13/20, puis : UDF et PCF (9/20), UMP (8,5/20), LCR (8/20), MPF (Philippe de Villiers, 7/20), et enfin le FN et LO (5/20)

En ce qui concerne l'écologie, Nicolas Sarkozy souhaite utiliser la fiscalité pour défendre l'environnement. Il prône ainsi le doublement sur 5 ans de la fiscalité sur la pollution, et à l'inverse pour les particuliers et entreprises un crédit d'impôt pour encourager les investissements écologiques : « C'est quand même extravagant qu'acheter une voiture qui pollue moins, ça soit plus cher qu'acheter une voiture qui pollue[41] ! ».

Il souhaite par ailleurs la formation d'un grand ministère de l'environnement qui prendrait en charge des fonctions dispersées dans d'autres ministères : gestion de l'eau, transports, énergie. Pour décourager le transport routier, il désire l'instauration d'une redevance pour les camions étrangers traversant la France, qui « serait affectée au financement des grandes infrastructures dont nous avons besoin, pour développer le TGV, le ferroutage et le transport fluvial ».

Enfin à l'échelle internationale, il est en faveur de la création d'une agence internationale de l'environnement et d'un droit de l'environnement pour éviter le « dumping écologique ».

Philippe de Villiers, lui, propose de faire de la France le premier pays producteur de pétrole vert, de lancer des grands programmes de recherche sur les énergies renouvelables et le recyclage des déchets d'instaurer le principe « pollueur-payeur » et de multiplier les dégrèvements fiscaux pour les investissements en faveur de l’environnement[10].

Société[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal n'est pas favorable à une dépénalisation du cannabis qui serait, selon elle, « un signal qui consisterait à banaliser l'usage de la drogue ». Quant à la question de la légalisation de la prostitution (sur le modèle allemand), elle se dit contre ce qu'elle appelle « la vente des corps » et qu'elle considère contraire à la charte internationale des Droits de l'homme.

Elle a de plus estimé que « le mariage, c'est une institution bourgeoise[42] ».

Ségolène Royal veut faire de la défense des femmes sa priorité majeure et déclare ainsi que « la première loi qui sera déposée sur le bureau de l'assemblée nationale si je suis élue sera une loi contre la violence faite aux femmes[43] ». Elle a par le passé vivement critiqué la pornographie, la publicité et en 2003 le port du string : « Aux yeux des garçons, le string réduit les jeunes filles à leur postérieur [...] Après, on s'étonne que les adolescentes soient victimes d'attouchements ou de violences sexuelles[44] ».

Après s'être opposée au mariage homosexuel[45], Ségolène Royal déclare en juin 2006 dans le magazine Têtu qu'elle appliquerait le programme du Parti socialiste qui comprend le mariage des couples de même sexe et de leur droit à l'adoption en cas de victoire socialiste.

Les célébrations et lois mémorielles en faveurs des minorités opprimées ont été un sujet de très forte polémiques dans la société particulièrement en 2005 et 2006, et qui pourtant se trouve occulté par les affirmations sur la nation de part et d'autre.

Philippe de Villiers souhaite inscrire dans la Constitution que le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme dans le but de former une famille[10].

Laïcité[modifier | modifier le code]

Les débats de société sont très marqués depuis quelques années par le retour de la question laïque que ce soit pour la société comme pour les institutions.
Le premier sommet majeur de ce retour en avait été la tenue de la Commission Stasi, à la suite des pressions sur la société de comportement religieux problématiques, comme le port du voile à l'école, puis son rapport remis au Président de la République qui fit alors voter la loi sur « les signes d'appartenance religieuse et politique dans les établissements scolaires. »

La discussion sur le traité pour une constitution pour l'Union Européenne montra la place prépondérantes des Églises dans la discussion institutionnelle et dans les principes constitutif de l'Union européenne, entre autres le Principe de subsidiarité, mais surtout posant la question de la transformation profonde de la laïcité à la française, dans le sens d'un nouveau concordat de fait, via la suprématie des lois de l'Union Européenne sur celle de la République Française.

Dans le même sens, la volonté de soutenir les communautés de toutes sortes, celles religieuses étant prépondérantes, tant par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, que par certains dans le Parti socialiste ou à l'extrême gauche.

En 2005, les diverses célébrations du centenaire de la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905 ont permis d'approfondir le débat et à Nicolas Sarkozy d'envisager un toilettage profond de cette loi, appuyé par le rapport Machelon envisageant une plus grande souplesse dans le financement des cultes par les pouvoirs publics.

Bien que ce thème semble en retrait dans la campagne électorale, il n'en reste pas moins que certains comme Gérard Schivardi, dans la tradition de la gauche de 1789, demandent à revenir à la stricte application de la loi de 1905, nettoyée de tous les amendements l'ayant affaiblie selon lui. Il affirme contrairement à Nicolas Sarkozy que la laïcité authentique veut que la pratique de la croyance reste une affaire privée, que l'État doit respecter sans la réprimer ni la favoriser, et dans le cadre des institutions, dont l'école, l'argent publique à l'école publique.

Dans un souci de défense de la laïcité, selon lui, Philippe de Villiers veut interdire tout financement public dans la construction de mosquées.

Institutions[modifier | modifier le code]

Ségolène Royal s'est prononcée pour le non-cumul des mandats (prévu dans le projet du Parti socialiste) et par souci de « cohérence », elle a décidé de ne pas poser sa candidature au renouvellement de son mandat de député des Deux-Sèvres[46] qu'elle cumule avec la présidence du conseil régional de Poitou-Charentes depuis 2004.

Invitée par Arnaud Montebourg le 20 août 2006 à Frangy-en-Bresse, elle se prononce pour une nouvelle république et pour le partage du pouvoir actuellement concentré entre les mains du chef de l'État.

Le 22 octobre 2006, elle déclare qu'elle souhaite limiter à deux le nombre de mandats pour le Président de la République et limiter dans le temps celui de tous les élus.

Pour impliquer les citoyens dans les processus politiques, elle émet l'idée de faire évaluer l'action des élus par des jurys citoyens. Cette proposition a soulevé immédiatement de vives réactions à droite comme à gauche d'hommes politiques[47] et d'éditorialistes[48], ainsi que des critiques de l'Association des maires de France.

Francois Bayrou souhaite interdire à des entreprises détenant des médias de concourir pour des marchés publics et l'élection du Garde de sceaux par la majorité des trois quarts par l'Assemblée nationale avec obligation de défendre une fois par an sa politique pénale devant le parlement. En contrepartie de cette indépendance, celui-ci pourra être renversé à la majorité simple.

Philippe de Villiers veut instaurer le référendum d’initiative populaire (organisé à l’initiative d’une fraction du corps électoral, il permettrait aux électeurs de poser un droit de veto sur certains textes adoptés par le Parlement). Il se prononce par ailleurs pour la suppression de l'amnistie de hommes politiques[49].

Gérard Schivardi a mis en avant de son programme la convocation d'une Assemblée Constituante souveraine, rompant totalement avec les institutions de la 5e République et de l'Union Européenne. Le président de la République rendrait ainsi au peuple souverain, via ses délégués, tous les pouvoirs qu'il détient. Il prône le retour à la République Une et indivisible, la disparition des institutions de la régionalisation, de rendre en particulier aux communes toutes leurs prérogatives de libre administration, refaisant des départements les outils de l'égalité en droit sur tout le territoire national.

Propriété intellectuelle[modifier | modifier le code]

L'initiative candidats.fr de l'April a invité les candidats à se prononcer sur divers sujets en relation avec les logiciels libres.

Déroulement de la campagne[modifier | modifier le code]

Revirements[modifier | modifier le code]

La campagne s'est caractérisée par un grand nombre de personnalités prenant parti pour le candidat se situant du bord opposé à celui qu'ils défendent habituellement :

  • Éric Besson s'est rallié à Nicolas Sarkozy à la suite d'un conflit interne dans l'équipe de campagne de Ségolène Royal, dont il faisait partie ;
  • Azouz Begag, ministre du gouvernement Dominique de Villepin, fit campagne en faveur de François Bayrou ;
  • Jacques Séguéla, après avoir voté pour Ségolène Royal au premier tour, annonce qu'il a changé d'avis et accordera son suffrage à Nicolas Sarkozy au second.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. résultats définitifs du vote interne au PS pour l'investiture aux élections présidentielles de 2007
  2. Voir le décret relatif à ses attributions
  3. Elections 2007 : Sarkozy seul candidat à l'investiture de l'UMP - France
  4. - L'Express
  5. Cf. Philippe Cohen, Richard Malka et Riss, Sarko 1er, Fayard/Vents d'Ouest, 2007, p. 22-23.
  6. blog Nicolas Dupont-Aignan
  7. Alinéa 2 du V de l'article 3 de la loi no 62-1292 du 6 novembre 1962
  8. alinéa 3 du V de l'article 3 de la loi no 62-1292 du 6 novembre 1962
  9. L'abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy sur le site de l'UMP
  10. a, b, c, d, e et f Programme : Les principales propositions de Philippe De Villiers, actualité Présidentielle 2007 : Le Point
  11. Discours du 20 février 2007 à Dijon dans Le Monde
  12. L'Express, « Ségo attaque les profs en vidéo »
  13. La dette publique - RFI
  14. Une dette publique multipliée par 5 en 25 ans - La Documentation Française
  15. L'Express
  16. Un accord gagnant-gagnant entre les entreprises et les salariés ; en référence au New Deal.
  17. Reuters
  18. « Nous reviendrons sur toutes les baisses d'impôt », Le Monde.
  19. Article de Libération
  20. Vidéo de l'émission, citation vers 9 minutes 20.
  21. Conseil Général de Vendée - La Vendée - Vendée-Bénin : une amitié fructueuse
  22. « Mme Royal reconnaît les pillages ! »
  23. « Rencontre du 3e type », L'Express
  24. Visiting French Presidential Hopeful Lauds U.S. in Speech, The Washington Post
  25. L'express, 28/02/2007
  26. « Ségolène Royal appelle au rassemblement », « Les principaux points du discours de Ségolène Royal »
  27. Le Nouvel Obs, « L'Iran ne respecte pas le traité de non-prolifération, souligne Julien Dray » [1]
  28. « Sarkozy dénonce l'attitude de Ségolène Royal lors de son voyage au Proche-Orient », Le Nouvel Observateur.
  29. Polémique à la suite de son passage au Liban (décembre 2006)
  30. « La fausse affaire Ségolène Royal au Liban », Laurent Neumann, Marianne, n°503.
  31. « Ségolène Royal ou la diplomatie de l'incohérence », par Pierre Lellouche, dans Le Figaro du 6 décembre 2006.
  32. Remous en France et au quebec apres les propose de S Royal
  33. « Jean-Marc Ayrault minimise les propos de Ségolène Royal sur le Québec »
  34. a et b « Nicolas Sarkozy veut "porter le changement" », Le Figaro, 1er décembre 2006
  35. La discipline militaire pour sortir de la «galère» sur Le Figaro
  36. Les allocations ne seraient pas suspendues, mais leur dépense serait assujettie à l'accord d'un tuteur qui doit s'assurer qu'elles servent l'intérêt de l'enfant.
  37. Le Pacte écologique ... 5 propositions concrètes - Fondation Nicolas Hulot
  38. // Le Pacte écologique de Nicolas Hulot //
  39. www.pacte-ecologique-2007.org
  40. Portail d'informations Ce site est en vente!
  41. « Nicolas Sarkozy veut être un candidat écologiste », Le Monde.
  42. « Why republic could see a Royal marriage », The Times, 1er juillet 2006 ;
    « Regime Change In France Could Bring Gay Rights », queerty.com, 20 juin 2006.
  43. « La candidate Ségolène s'engage contre la violence conjugale », Libération, 24 novembre 2006
  44. Libération
  45. « Ségolène Royal entre en campagne et campe sur ses positions conservatrices », Têtu.
  46. Département où elle a été élue sans discontinuer depuis 1988.
  47. « "Jurys citoyens" : la droite cogne Ségolène Royal », journal permanent du Nouvel observateur, 26 octobre 2006 et « Rocard : les jurys populaires de Royal "confinent à la stupidité" », Libération
  48. « Ségolène au pays des soviets », éditorial d'Alexis Brézet dans Le Figaro, 24 octobre 2006 ; analogie également utilisée par Jean-Marie Le Pen.
  49. Instaurer le référendum d’initiative populaire (organisé à l’initiative d’une fraction du corps électoral, il permettrait aux électeurs de poser un droit de veto sur certains textes adoptés par le Parlement).