Campagne de Yougoslavie

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Campagne de Yougoslavie
National Liberation War collage.jpg
Informations générales
Date 6 avril 1941 - 15 mai 1945
Lieu Yougoslavie
Casus belli Invasion de la Yougoslavie
Issue Victoire des Résistants communistes.

La Yougoslavie devient en novembre 1945 la République fédérative populaire de Yougoslavie.

Belligérants
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Partisans communistes

puis :
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Armée populaire yougoslave[1]
Drapeau de l'URSS Union soviétique (1944-1945)

Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau de la Croatie État indépendant de Croatie
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Drapeau du Royaume de Bulgarie Royaume de Bulgarie
Drapeau du Royaume de Hongrie Royaume de Hongrie
Flag of Serbia, 1941-1944.svg Gouvernement de salut national serbe
Drapeau de l'Albanie Royaume d'Albanie
Flag of Slovenian axis supporters during WWII.png Garde nationale slovène
Drapeau des Tchetniks Tchetniks
Drapeau du Royaume de Yougoslavie Royaume de Yougoslavie (1941)
Commandants
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Josip Broz Tito
Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Milovan Djilas
Drapeau de la République fédérative socialiste de YougoslavieAleksandar Ranković
Drapeau de l'Allemagne Maximilian von Weichs
Drapeau de l'Allemagne Alexander Löhr
Drapeau de l'Italie Mario Roatta
Drapeau de la Croatie Ante Pavelić
Drapeau de la Croatie Slavko Kvaternik
Chetniks Flag.svg Draža Mihailović
Chetniks Flag.svg Pavle Đurišić
Chetniks Flag.svg Momčilo Đujić
Pertes
env. 250 000 Allemagne :
24 267 morts, 12 060 disparus
Oustachis :
env. 240 000
Tchetniks :
env. 166 000
Seconde Guerre mondiale
Batailles
Batailles et opérations des campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée

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Front d'Europe de l'Ouest


Front d'Europe de l'Est


Bataille de l'Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise


Théâtre américain

La Campagne de Yougoslavie durant la Seconde Guerre mondiale débuta par l'invasion du royaume par les forces de l'Axe le 6 avril 1941, en réaction à un coup d'État qui avait renversé le régent alors que celui-ci venait de s'allier à Hitler. Le pays fut ensuite démembré : les différentes parties de son territoire furent annexées ou occupées par l'Allemagne, l'Italie, la Hongrie et la Bulgarie ; ce qui restait de la Serbie fut confiée à un gouvernement collaborateur tandis que le mouvement fasciste des oustachis proclamait l'État indépendant de Croatie.

Les conditions d'occupation, et notamment les atrocités commises par les oustachis, suscitèrent des mouvements de résistance, qui se trouvèrent cependant très vite en opposition : à la guerre contre les occupants s'ajouta alors un conflit entre les différentes factions yougoslaves. Les Alliés reconnurent d'abord les Tchetniks, résistants nationalistes et monarchistes commandés par Draža Mihailović ; ceux-ci, en guerre avec les Partisans commandés par le chef communiste Tito, en arrivèrent à privilégier le combat contre les communistes, en nouant des alliances avec les occupants dans l'attente d'un débarquement des Britanniques. Jusqu'en mai 1945, la guerre mondiale se doubla en Yougoslavie d'une guerre civile, théâtre de nombreux massacres de populations.

Fin 1943, jugeant les Tchetniks compromis et les Partisans plus efficaces contre les Allemands, les Britanniques reportèrent leur soutien sur les troupes communistes de Tito, tout en abandonnant l'idée d'un débarquement dans les Balkans. Alors que les Tchetniks s'identifiaient principalement au nationalisme serbe, les communistes parvinrent à gagner une partie de la population à leur cause en proposant de reconstruire la Yougoslavie sur une base fédérale qui respecterait l'égalité entre les nationalités. A la fin du conflit mondial, Tito remporta la victoire sur l'ensemble de ses adversaires et prit la tête d'un gouvernement de coalition, puis s'assura très rapidement le monopole du pouvoir. La monarchie fut officiellement abolie en novembre 1945, laissant la place à la Yougoslavie communiste.

Contexte[modifier | modifier le code]

Un pays à l'identité incertaine[modifier | modifier le code]

La Yougoslavie, est constituée, en tant que pays, au lendemain de la Première Guerre mondiale : sa première incarnation est le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, qui regroupe l'ensemble des Slaves du Sud-Est de l'Europe - à l'exception des habitants de la Bulgarie - ainsi qu'un ensemble de minorités non slaves. Sur le plan politique, le nouveau pays est pour l'essentiel le successeur du Royaume de Serbie, qui a absorbé le Royaume du Monténégro, et auquel s'ajoutent d'anciens territoires austro-hongrois. Le nouvel État résulte donc de l'union de territoires historiquement disputés, où s'enchevêtrent de nombreuses nationalités : aux territoires austro-hongrois annexés après la fin de la Grande guerre s'ajoutent ceux conquis avant le conflit mondial par la Serbie et le Monténégro, aux dépens des Ottomans et des Bulgares, durant la première et la deuxième Guerre balkanique. Le royaume a été fondé sur la base de l'« idée yougoslave » - soit le voeu, né de l'opposition à l'Autriche durant le XIXe siècle, d'une union des Slaves du Sud - mais, dans les faits, il est d'emblée dominé politiquement par les Serbes : en 1921, une constitution centraliste est adoptée, au détriment de la solution fédérale qui avait été réclamée par le Parti paysan croate[2]. Le premier souverain yougoslave avait été le roi Pierre Ier de Serbie ; son fils Alexandre Ier lui succède quelques mois après l'adoption de la première constitution. Le nouveau pays a comme problématiques urgentes la construction d'une identité nationale et d'une véritable administration étatique, alors que le pouvoir central a de grandes difficultés à imposer son autorité sur des territoires dont les différentes économies doivent être intégrées les unes aux autres. Les seuls partis politiques qui cherchent à s'adresser, non pas à une nationalité donnée, mais à l'ensemble des sujets du royaume, sont les Démocrates qui forment le principal parti, et le Parti communiste de Yougoslavie (KPJ) qui réussit à obtenir plusieurs dizaines de députés à l'assemblée constituante, mais est très rapidement interdit[3].

Si la Yougoslavie entretient de bons rapports avec des pays puissants mais lointains, ses relations avec ses voisins immédiats sont tendues, voire franchement mauvaises : elle connaît un ensemble de tensions plus ou moins graves avec les États voisins pour des questions de territoires, de frontières ou de populations, notamment avec l'Italie de Mussolini qui a des vues sur la Dalmatie. D'autres litiges existent avec la Bulgarie et la Grèce au sujet de la Macédoine, avec la Hongrie au sujet de la population hongroise de Voïvodine, ainsi qu'avec l'Albanie et l'Autriche[4].

En 1929, devant l'incapacité du système parlementaire à résoudre les problèmes entre communautés, Alexandre Ier abroge la constitution et met en place un régime dictatorial, qu'il présente comme la voie vers le « yougoslavisme », soit l'unité du pays, rebaptisé royaume de Yougoslavie (pays des Slaves du Sud). Le souverain s'efforce, par un ensemble de réformes autoritaires, de centraliser le royaume ; il échoue cependant à résoudre la question du statut des différentes communautés, notamment les Croates et les musulmans. Si le Parti paysan croate (HSS) est le principal opposant au pouvoir central, le mouvement croate le plus radical est celui des oustachis, dirigés par Ante Pavelić et soutenus par l'Italie mussolinienne. D'autres mouvements séparatistes ou autonomistes plus ou moins virulents existent, comme les « fédéralistes » monténégrins ou l'Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne (VMRO), soutenue un temps par la Bulgarie. En octobre 1934, le roi Alexandre Ier est assassiné lors d'une visite en France par un membre de la VMRO, les préparatifs de l'attentat ayant bénéficié de l'aide des oustachis[5],[6].

Le nouveau roi, Pierre II, étant encore un enfant, la régence est assurée par un cousin d'Alexandre Ier, le prince Paul. Dans les années qui suivent, la Yougoslavie s'efforce de trouver une stabilité interne et de préserver sa neutralité dans un contexte de tensions internationales grandissantes. Le gouvernement yougoslave développe ses échanges économiques avec l'Allemagne nazie, dont il espère se garantir les bonnes grâces, tout en s'efforçant de conserver des bonnes relations avec la France et le Royaume-Uni[7]. L'hostilité traditionnelle envers l'Allemagne limite l'attrait du nazisme en Yougoslavie, mais un parti serbe nationaliste et antisémite, le ZBOR, est créé par Dimitrije Ljotić. En 1939, le gouvernement royal semble avoir trouvé une solution à la « question croate » : un accord avec Vladko Maček, chef du Parti paysan croate, aboutit à la création d'une banovina de Croatie. Le HSS entre au gouvernement, Maček devenant vice-premier ministre. Cet accord (sporazum) ne permet cependant pas de résoudre les tensions entre communautés : les concessions faites aux Croates amène en effet diverses organisations serbes à s'interroger sur la place du peuple serbe en Yougoslavie et à réclamer la création d'une banovina des territoires serbes qui réunirait tout le reste du pays. Le parti des musulmans réclame de son côté la création d'une province de Bosnie-Herzégovine[6]. Les organisations d'extrême droite s'opposent quant à elles à l'accord, que ce soit les oustachis - qui le trouvent insuffisant et réclament le rattachement de la Bosnie-Herzégovine à la Croatie - ou les fascistes serbes du ZBOR[8].

La situation des communistes avant 1941[modifier | modifier le code]

Le Parti communiste est très affaibli au début des années 1930 : son interdiction le rend dépendant de l'Internationale communiste, alors que celle-ci s'est initialement prononcée contre l'existence même de la Yougoslavie et s'intéresse plutôt aux alliances avec des séparatistes. Mais, à la fin de la décennie, le KPJ entreprend de reconstituer ses forces : Josip Broz, alias « Tito », qui a mené durant l'entre-deux-guerres de nombreuses missions à travers toute l'Europe pour le compte de l'Internationale communiste, affirme son autorité sur le parti, dont il devient officiellement secrétaire général en 1939. Il s'efforce d'aplanir les relations complexes entre les différentes factions communistes yougoslaves, qui se sont constituées sur des bases nationales, et parvient à convaincre le Komintern de conserver le KPJ qu'il avait été un temps question de dissoudre[8],[6],[9].

Le KPJ milite pour la préservation des frontières du pays, ce qui lui permet de recruter notamment dans la population étudiante ; toujours clandestin, il compte environ 6000 membres fin 1939, puis 8000 début 1941. La conclusion de l'accord avec les Croates contribue néanmoins à son isolement en le privant de toute possibilité d'accord avec le Parti paysan croate ou l'opposition serbe. En 1940, l'ouverture de relations diplomatiques avec l'URSS bénéficie aux communistes ; alors qu'elle est encore liée à l'Allemagne par le pacte germano-soviétique, l'URSS ordonne aux communistes yougoslaves d'organiser un « front uni » clandestin en prévision d'un conflit. En octobre de la même année, Tito réunit près de Zagreb une conférence du parti. Le KPJ compte désormais des cadres issus des diverses nationalités du pays, pour lesquelles il s'emploie à proposer des solutions : il prône notamment l'unification de la Bosnie-Herzégovine, ainsi que le droit à l'autodétermination de la Macédoine et du Monténégro[8],[6].

L'engrenage de la guerre[modifier | modifier le code]

Article connexe : Campagne des Balkans.

Alors que les tensions s'aggravent en Europe, la Yougoslavie tente de préserver sa neutralité. Les accords de Munich et l'invasion de la Pologne, le pays se sent abandonné par ses alliés français et britanniques. Mussolini, qui a déjà envahi l'Albanie, envisage dès le printemps 1940 d'attaquer la Yougoslavie dans le cadre de l'expansion territoriale italienne. Hitler l'en dissuade : alors que les accords économiques germano-yougoslaves, qui rendent la Yougoslavie de plus en plus dépendante du Reich, il ne souhaite pas encore provoquer les Soviétiques par une nouvelle offensive à l'Est. En octobre 1940, l'Italie attaque la Grèce, ce qui inquiète grandement la Yougoslavie voisine. Hitler tente cette fois de faire sortir le gouvernement yougoslave de sa neutralité et de s'assurer son alliance. Le régent Paul s'efforce de gagner du temps et d'améliorer ses relations avec ses voisins : un traité d'amitié est signé en décembre avec la Hongrie de Horthy. Fin 1940, Hitler commence à préparer l'invasion de l'URSS : cela lui impose de placer auparavant sous contrôle la situation dans les Balkans, d'abord en aidant Mussolini qui est en difficulté face aux Grecs, en nouant des alliances avec l'ensemble des pays de la région, et enfin en s'assurant des intentions yougoslaves. La Roumanie et la Hongrie signent le pacte tripartite en novembre ; l'Allemagne cherche ensuite à s'assurer le soutien de la Bulgarie, puis décide d'obtenir également la signature des Yougoslaves. En février 1941, Hitler reçoit le premier ministre yougoslave Dragiša Cvetković et son ministre des affaires étrangères pour leur demander d'adhérer au pacte. De leur côté, les Britanniques souhaitent intervenir dans les Balkans et cherchent pour cela à s'allier, non seulement à la Grèce, mais aussi à la Turquie et à la Yougoslavie. Les contacts avec les Turcs n'ayant abouti à rien, les Britanniques décident de faire pression sur les Yougoslaves. Le 5 mars, alors que le Royaume-Uni se prépare à faire débarquer en Grèce des troupes envoyées du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, le régent de Yougoslavie reçoit une lettre du ministre britannique des affaires étrangères Anthony Eden qui lui demande d'intervenir en soutien des Grecs. Le surlendemain, l'intervention britannique en Grèce commence. Les Yougoslaves se trouvent alors entre deux feux, entre les Britanniques qui ne peuvent guère leur apporter d'aide concrète après la chute de la France, et les Allemands dont les exigences se font pressantes, puis menaçantes ; ils s'informent également sur la position des Soviétiques, mais ceux-ci cherchent avant tout à se tenir à l'écart du conflit. Le régent et ses conseillers décident finalement d'accepter la demande d'Hitler, malgré l'hostilité d'une partie du gouvernement. Le 25 mars, Cvetković signe à Vienne le pacte tripartite. Le gouvernement yougoslave, pour ménager son opinion publique, obtient que le pacte comporte des clauses qui lui épargnent de devoir s'engager militairement et de voir transiter des troupes allemandes sur son sol ; il n'en reconnaît pas moins l'autorité de l'Allemagne et de l'Italie sur le « nouvel ordre européen » en construction[10],[11].

Cet abandon de la neutralité et cette soumission aux desiderata des Allemands provoquent une réaction immédiate dans les milieux de l'opposition serbe. Le 27 mars, alors que le prince Paul est parti se reposer en Slovénie, un coup d'État mené par des militaires renverse le gouvernement Cvetković et proclame - avec six mois d'avance - la majorité du roi Pierre II et son accession au pouvoir en lieu et place du régent. Un gouvernement de coalition, dirigé par le général Dušan Simović, est formé ; le régent accepte le fait accompli tandis que Vladko Maček conserve son poste de vice-premier ministre. Les nouveaux dirigeants yougoslaves espèrent recevoir une aide des Britanniques, voire un soutien diplomatique de la part de l'URSS[12] ; ils tentent, en attendant, de se prémunir d'une réaction allemande en assurant que le coup d'État est une affaire purement interne qui ne remet pas en cause l'adhésion au pacte tripartite[12]. Mais Hitler, furieux du retournement de situation en Yougoslavie - dans lequel il voit la main des Britanniques[13] - ordonne la « destruction » de ce pays coupable d'avoir perturbé ses plans dans les Balkans. Une violente campagne de propagande est aussitôt déclenchée en Allemagne, accusant la Grèce et la Yougoslavie de s'être vendues au Royaume-Uni[12]. De peur de provoquer les Allemands, le gouvernement yougoslave s'abstient de conclure un accord avec les Britanniques, et refuse même de recevoir Eden ; il signe par contre le 5 avril un traité d'amitié et de non-agression avec l'URSS[14]. Le 6 avril, sans ultimatum ni déclaration de guerre, l'Allemagne attaque le territoire yougoslave[12], en même temps qu'elle envahit la Grèce pour mettre un terme simultané à tous ses problèmes dans les Balkans[13].

Invasion de la Yougoslavie[modifier | modifier le code]

L'armée yougoslave n'a eu le temps ni de se préparer suffisamment, ni de mobiliser tous les hommes disponibles. A l'aube du 6 avril, les Allemands déclenchent l'« opération châtiment », un bombardement de Belgrade qui dure trois jours. De multiples raids aériens détruisent les infrastructures yougoslaves, facilitant l'invasion au sol. Le gros des troupes allemandes arrive depuis la Bulgarie, tandis que les Italiens attaquent depuis leur protectorat albanais. Les Yougoslaves parviennent dans un premier temps à contre-attaquer efficacement en Albanie, mais se trouvent à nouveau contraints à la défensive le 14 avril. Les Allemands avancent rapidement en Croatie, aidés par des sabotages commis par les nationalistes locaux, notamment les oustachis ; les troupes allemands rentrent le 10 avril dans Belgrade[15]. Le territoire slovène est envahi conjointement par les Allemands, qui arrivent depuis l'Autriche, et par les Italiens ; Ljubljana est prise le 10[16]. Le 11 avril, alors que la résistance des Yougoslaves s'est effondrée au Nord, la Hongrie envahit elle aussi le territoire serbe, officiellement pour protéger les populations hongroises[15]. Le Royaume-Uni proclame, dès le début de l'invasion, son soutien à la Yougoslavie ; les dirigeants de l'URSS, tout en exprimant en privé leur sympathie pour les Yougoslaves, s'abstiennent de toute déclaration publique si l'on excepte leur désapprobation de l'attaque hongroise[14].

Le 13 avril, les Allemands entrent dans Belgrade. Le même jour, avant d'être évacué avec le roi vers la Grèce où ils doivent rejoindre l'armée britannique, Simović réunit une dernière fois ses ministres et transfère ses fonctions de chef d'État-major à un général qu'il charge de conclure un cessez-le-feu. Mais le 17 avril, après la capture du nouveau chef d'État-major, des représentants de l'Armée royale yougoslave signent la capitulation pure et simple du pays. La Bulgarie, qui n'a pas participé à l'attaque initiale[15], pénètre deux jours plus tard en territoire macédonien, quasiment sans coup férir[17].

Simović, le roi et leurs ministres ne restent que quelques jours en Grèce, que les Britanniques évacuent également : ils sont transportés à Alexandrie (Égypte), puis à Jérusalem en Palestine sous mandat britannique, d'où ils annoncent que la Yougoslavie continue le combat contre l'Allemagne et l'Italie et déclare la guerre à la Hongrie et à la Bulgarie[18]. Deux mois plus tard, le nouveau gouvernement en exil yougoslave s'installe à Londres, où il est officiellement reconnu par le Royaume-Uni le 21 juin. Le ministre de la guerre yougoslave et son cabinet militaire restent quant à eux en Égypte, au quartier général britannique du Caire[17].

Entre 200 000 et 300 000 prisonniers de guerre, dont 12 000 officiers et 200 généraux (Serbes pour la plupart) sont envoyés dans des camps en Allemagne et en Italie[15] ; une partie de l'armée yougoslave fuit à travers la Grèce, qu'elle évacue en même temps que les troupes grecques et britanniques dans une atmosphère de chaos[13].

Démembrement du pays[modifier | modifier le code]

Partition de la Yougoslavie en 1941.

Hitler vise la destruction immédiate en tant qu'État de la Yougoslavie, qui n'est à ses yeux qu'une création artificielle issue du traité de Versailles : dans son optique, les Serbes doivent être châtiés, les Croates ralliés à l'Axe, et les Slovènes germanisés ou dispersés. L'Allemagne, qui a déjà acquis une position économique dominante en Yougoslavie, se taille la part du lion en s'emparant des lignes de communication et des gisements de minerais, tandis qu'elle se charge de satisfaire les revendications territoriales de ses alliés. Les Italiens, désireux d'accroître leur « espace vital », doivent cependant en rabattre et accepter le partage territorial tel qu'il a été décidé par les Allemands. Outre les annexions et occupations des diverses parties du territoire, deux États sont autorisés à exister sur le territoire de la Yougoslavie démembrée : la Croatie, dont le gouvernement est confié aux oustachis, et la Serbie - ramenée, peu ou prou, à ses frontières d'avant les guerres balkaniques de 1912-1913 - confiée à un gouvernement collaborateur[19].

La Slovénie est partagée entre l'Allemagne, l'Italie et la Hongrie : les Allemands annexent le Nord, en s'emparant de l'essentiel de la Basse-Styrie et de la Haute-Carniole, soit d'un territoire bien plus avancé que ne l'escomptaient les Italiens ; les Italiens reçoivent la Basse-Carniole et la ville de Ljubljana : leur territoire devient la Province de Ljubljana ; les Hongrois annexent la région de Prekmurje[19],[20].

La Serbie est occupée par l'Allemagne et la Bulgarie : une large part de son territoire est partagée entre les envahisseurs ; l'Allemagne annexe le Banat, tandis que la Hongrie s'empare de la Vojvodine ; l'essentiel du Kosovo - territoire peuplé essentiellement d'Albanais - et l'ouest de la Macédoine sont annexés par les Italiens, qui les intègrent à leur protectorat albanais[19],[21].

L'Italie reçoit également la Dalmatie - elle doit cependant négocier sa frontière avec le nouveau gouvernement croate - et le Monténégro ; la Macédoine orientale est occupée par la Bulgarie, qui ne l'annexe cependant pas officiellement, le statut exact de ce territoire étant renvoyé à après le conflit. La Hongrie annexe une partie du territoire croate de Slavonie[19],[21].

En Croatie, les Allemands offrent d'abord le pouvoir à Maček, chef du Parti paysan, majoritaire. Ce dernier, membre du gouvernement en exil décline la proposition, mais rentre néanmoins en Croatie et reconnait le nouvel "État indépendant" désormais aux mains d'Ante Pavelić, chef du parti d'extrême-droite des Oustachis. La hiérarchie catholique, avec l'archevêque de Zagreb Mgr Stepinac, a la même attitude. Ces ralliements s'expliquent par le fait que la Yougoslavie représentait pour la plupart des Croates un État oppresseur et que l'indépendance de la Croatie répondait à leurs vœux[22].

Contrairement à la Croatie, en Serbie, le démantèlement du pays et l'occupation allemande, précédée par le bombardement de Belgrade sont ressentis comme une lourde défaite, mais les Allemands trouvent quand-même des collaborateurs pour former un gouvernement, d'abord avec d'obscurs politiciens, mais ensuite à partir d'août 1941 le général Milan Nedić forme un gouvernement qui comprend également deux autres généraux de l'armée royale.

La Serbie du général Nedić[modifier | modifier le code]

Le général Nedić n'adhère pas particulièrement aux idées fascistes. Sans doute veut-il protéger son peuple de l'anéantissement physique adoptant la même posture que celle de Pétain en France[22]. D'ailleurs, il s'adresse à ses compatriotes à la radio pour prêcher "l'ordre, le travail, la paix et la fraternité". La première tâche du gouvernement est de s'occuper des centaines de milliers de Serbes réfugiés de Croatie et d'autres régions où ils sont en sécurité. Nedić doit également prendre position vis-à-vis de la Résistance des Tchetniks (Četnici), d'inspiration royaliste serbe, qui s'est développée au lendemain de l'invasion et de celle des Partisans, d'inspiration communiste, qui se développe après l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'URSS. Pour éviter que les Allemands n'envoient leurs alliés oustachis et bulgares réprimer la résistance serbe, Nedić accepte de créer une gendarmerie et une Garde nationale serbe qu'il engage contre les partisans. Vis-à-vis des Tchetniks, les rapports sont beaucoup plus ambigus : des contacts multiples existent entre l'entourage de Nedić et l'encadrement militaire des Tchetniks, anticommuniste. Selon Paul Garde[22], cette collusion, plutôt que d'entraîner les forces gouvernementales vers une sorte de résistance à l'occupant, a bien davantage pour effet de tirer Draža Mihajlović, chef des Tchetniks, vers la collaboration.

Il existait avant la guerre, depuis l'assassinat du roi Alexandre un mouvement ultra-nationaliste, antisémite et d'orientation fasciste, dirigé par Dimitrije Ljotić et assez comparable aux oustachis de Croatie. Ljotić refuse d'entrer dans le gouvernement de Nedić, mais il met sur pied avec l'aide des Allemands une sorte de milice, le Corps de volontaires serbes, en position de rivalité par rapport à la Garde nationale serbe de Nedić et qui seront utilisés directement par les Allemands comme supplétifs dans la lutte contre les partisans.

La Croatie des Oustachis[modifier | modifier le code]

D'abord Royaume, sous le sceptre d'un prince de la famille de Savoie, l'État Libre de Croatie devient une république en 1943.

Le nouvel État est divisé en zones d'occupation allemande et italienne. Le régime dictatorial de Ante Pavelić commença par abolir le Parlement croate et pourchassa toute opposition. Dès la prise du pouvoir par les oustachis, des unités spéciales, placées au-dessus des lois sèment la terreur dans les villes et villages à majorité serbe et y massacrent la population. La doctrine des Oustachis est que les seuls vrais Croates sont les catholiques et les musulmans. Les Serbes, orthodoxes, ne rentrent pas dans cette catégorie. En outre, à l'instar de l'Allemagne nazie, l'État croate promulgue des lois raciales à l'encontre des Juifs, Serbes et des Tziganes.

Après les premiers massacres de Serbes, les Tchetniks sont intervenus en défenseurs des Serbes, mais ont répondu en massacrant à leur tour des Croates et des musulmans[22].

Un mouvement de Résistance d'obédience communiste, le mouvement partisan anti-fasciste émerge dès le début 1941. Il est dirigé par le Croate Josip Broz Tito. À partir de 1943, sur les vingt-six divisions des partisans, onze sont établies en Croatie. Les partisans s'ouvrent largement aux Serbes pourchassés par les Oustachis, mais comme les Oustachis et les Allemands deviennent de plus en plus impopulaires parmi les Croates et les musulmans, nombreux parmi ces derniers se joignent aussi aux partisans qui parviennent à libérer de vastes zones du territoire[22]. Il y eut plus d'une centaine d'opération anti-partisans entre 1941 et 1945[23].

La résistance[modifier | modifier le code]

Les Tchetniks[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armée yougoslave de la patrie.
Drapeau des Tchetniks

Unité paramilitaire serbe dirigée par Mihajlović, les Tchetniks comprennent surtout des combattants serbes et monténégrins, de tendance monarchiste et nationaliste serbe. Ils sont les premiers à résister face aux Allemands et à leurs alliés. Ils font d'abord cause commune avec les partisans de Tito et combattent occasionnellement ensemble, mais bien vite ils deviennent ennemis car un désaccord profond les oppose au sujet de l'avenir de la Yougoslavie : les premiers souhaitent une monarchie centralisée et dominée par la famille royale des Karađorđević (qui ont fondé la Yougoslavie et qui l'ont gouvernée jusqu'à la guerre), les seconds une fédération communiste de républiques égales en droit. Certains Tchetniks collaborent ensuite avec l'occupant dans des offensives contre les Partisans. De plus, ils s'adonnent rapidement à des massacres de non-serbes et de serbes ne partageant pas leur nationalisme agressif. Ces actions ne les rendent pas populaires.

Les Partisans[modifier | modifier le code]

Drapeau des Partisans

Le développement des Partisans, fondés par Josip Broz, dit Tito, se fait d'abord dans la Croatie de Ante Pavelić et dans les régions occupées par les Serbes. Les Serbes de Croatie et de Bosnie formeront 90 % de l'armée des partisans et seront pour la plupart contraints d'être partisan après avoir été chassés de leur maison par les Oustachis. En décembre 42, il y a encore, selon les mots de Tito, "une immense majorité de Serbes" dans cette Armée de Libération Nationale Yougoslave (ALNY). Pendant les années 42-43, le centre de gravité des partisans glisse plus à l'ouest, en Bosnie. Les partisans prennent progressivement le contrôle de vastes zones dans la partie ouest de la Yougoslavie, notamment en Croatie où ils réduisent ainsi l'autorité du pouvoir oustachi. En juin 1944, l'armée de Tito ne comprend pas moins de 300 000 hommes présents dans toutes les régions de Yougoslavie où ils ont libéré de nombreuses zones, y compris en Serbie où les partisans ont pu reprendre pied[22]. Il est à noter que ces hommes résistèrent seuls à 7 offensives massives de l'armée allemande, à de hardies opérations de nettoyage de la part de l'armée royale italienne et aux nombreuses actions des auxiliaires locaux de l'Axe (oustachis, tchetniks, handjars,...). Il est également à noter que les partisans ne s’adonnèrent pas à des massacres. ILs devinrent vite très populaires parmi les civils yougoslaves. Enfin, après la capitulation de l'Italie en 1943, de très nombreux soldats italiens rejoignirent les partisans.

Les forces ennemies[modifier | modifier le code]

Partition de la Yougoslavie en 1943.

Au début de 1943 opérait en Yougoslavie 7 divisions allemandes, 18 divisions italiennes, 5 divisions bulgares (incomplètes) et 3 divisions hongroises.
En juillet 1943, l'équivalent de 13 divisions allemandes plus des régiments autonomes, des régiments de police et de Waffen SS, 19 divisions italiennes plus des régiments et brigades autonomes, 7 divisions bulgares, 2 divisions hongroises.

Les troupes de l'Axe ayant combattu la résistance Yougoslave étaient notamment composées de:

Ces troupes ont lancé plus d'une centaine d'opération anti-partisans entre 1941 et 1945[24]. Le commandant des troupes allemandes en Croatie était le général Lüters.

Les militaires ayant joué un rôle : général Löhr, feld-maréchal Von Weichs, l'Obergruppenführer Phleps.

Les relations avec les Alliés[modifier | modifier le code]

Les Anglo-américains commencent par soutenir les Tchetniks de Mihajlović qui est leur allié naturel. De son côté, Staline, qui ne veut pas heurter des alliés, au lieu de reconnaître le gouvernement des partisans, reconnaît celui de Londres, regroupé autour du roi Pierre II, que Tito considère pourtant comme un ennemi, comme en témoigne ce message radio envoyé au Komintern le 25 janvier 1943 :

" Pourquoi la Yougoslavie Libre[25] ne parle-t-elle pas dans ses commentaires de cette grande offensive contre le territoire libéré où, coalisés, les Allemands, les oustachis, les Italiens et les Tchetniks de Draza Mihailovic se livrent à d'effroyables atrocités, tandis que la radio de Londres glorifie ce vil traître. Vous devez savoir qu'une fois encore ce sont les populations serbes qui sont le plus durement frappées et que la plus grande responsabilité en incombe au gouvernement yougoslave en exil à Londres"[26].

Les Britanniques, cependant, s'aperçoivent vite de l'ambiguïté des Tchetniks (dont certaines unités passent du côté de l'Axe) et de l'efficacité des partisans. En 1943, Winston Churchill fait parachuter auprès de Tito le général Fitzroy Mc Lean qui a écrit dans ses mémoires :

" Ma tâche consistait donc simplement à dire au gouvernement quels hommes, en Yougoslavie, tuaient le plus d'Allemands et à indiquer par quels moyens nous pourrions les aider à en tuer davantage..." [22].

Les Britanniques privilégient alors leur aide à Tito. Le 29 novembre 1943, le Conseil antifasciste de libération nationale de Yougoslavie, organe de direction des Partisans, se proclame seul gouvernement légitime du pays dans les régions qu'ils ont libérés, et annonce son intention de créer un nouveau régime, la Fédération démocratique de Yougoslavie. Lorsqu'il sera contraint d'évacuer Drvar, en juin 44, ils lui offrent un refuge en Italie du Sud et le transportent ensuite par la mer à l'île de Vis où il pourra s'installer sous la protection de la marine britannique. De son côté, le roi Pierre II, réfugié à Londres, reconnait également Tito comme chef de la Résistance et envisage la possibilité d'un gouvernement de coalition.

La Libération[modifier | modifier le code]

Alors que l'Armée rouge remonte vers la Hongrie après être entrée dans Sofia le 9 septembre 44, les Partisans de Tito libèrent Belgrade le 20 octobre 1944. Les Allemands résistent dans certaines régions de Bosnie, de Croatie et de Slovénie jusqu'en mai 1945. Les 14 mai et 15 mai, alors que l'Allemagne a déjà capitulé depuis une semaine, des troupes de Tito coupent la retraite d'une colonne de soldats allemands et de collaborateurs : la bataille de Poljana, remportée par les Partisans, est le dernier combat de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

La prise du pouvoir par les communistes[modifier | modifier le code]

Conformément à un accord passé préalablement entre Tito et Staline, alors que l'Armée rouge conquiert la Roumanie, entre à Sofia le 9 septembre 1944 et remonte ensuite vers la Hongrie, ce sont les partisans de Tito qui libèrent Belgrade le 20 septembre et poursuivent le combat contre les Allemands qui résistent en Bosnie occidentale, en Croatie et en Slovénie jusqu'en mai 1945. Le roi est mis à l'écart et la prise du pouvoir par les communistes est finalement complète sans que les alliés n'y trouvent rien à redire. Tito créera en 1945 la nouvelle République fédérative populaire de Yougoslavie (plus tard renommée République fédérale socialiste de Yougoslavie - Voir Histoire de la Yougoslavie). Il en sera le président jusqu'à sa mort, en 1980.

Massacres et pertes humaines[modifier | modifier le code]

Entre l'invasion de la Yougoslavie, en avril 1941 et sa libération complète en mai 45, en plus des affrontements strictement militaires, la Yougoslavie est marquée par différents massacres d'une ampleur considérables:

  • Tout d'abord, les massacres des Serbes par les Oustachis, au lendemain de leur prise de pouvoir, en mai 1941. Dans sa zone d'occupation, l'armée italienne s'oppose souvent aux massacres des Serbes.
  • Il y a également les victimes des camps de la mort dont le plus célèbre est celui de Jasenovac, principal camp d'internement des juifs. On enferme dans ces camps, organisés par les Oustachis eux-mêmes, des Juifs et des Tziganes, mais aussi des Serbes, et, à la fin de la guerre, des Croates qui s'opposent aux Oustachis.
  • Les Tchetniks massacrent aussi des Musulmans qui étaient avec les nazis et surtout des Croates, majoritairement des Oustachis, principalement en Bosnie-Herzégovine et dans le Sandžak.
  • Les Partisans massacrent également beaucoup d'auxiliaires de l'axe capturés qui payèrent chèrement leurs crimes . A la libération, les Anglais remettent à Tito les restes de l'armée et des fonctionnaires de Pavelić qui s'étaient rendus avec leurs familles au village frontalier autrichien de Bleiburg, en tout sur 210 000 croates, environ 163 000 périrent, presque tous exterminés dans des marches de la mort où ils parcourent des centaines de kilomètres jusqu'à l'épuisement. Cependant, de nombreux oustachis furent amnistiés par les autorités partisanes. Ceux qui furent massacrés à Bleiburg furent ceux qui se sont le plus compromis dans les massacres de civils, des prisonniers partisans et dans le génocide des juifs (camp de Jasenovac). Il avait donc de bonnes raison de fuir. Les Anglais, comme on le sait, refusèrent d’accueillir et de secourir ces éléments et les livrèrent aux partisans.

Dans les territoires sous le contrôle des Oustachis, le bilan de tous ces massacres est difficile à faire et sujet de polémique (cf. Oustachis#Les victimes des oustachis). Une étude de la fin des années 1980 du Croate Vladimir Šerjavić et du Serbe Bogoljub Kocovic, Gubici stanovnistva Jugoslavije u drugom svjetskom ratu, estime à 550 000 Serbes, 20 000 Croates, 90 000 Bosniaques (Musulmans), 60 000 Juifs, 50 000 Monténégrins et 30 000 Slovènes le nombre de victimes du régime oustachis[27],[28]. Les victimes juives et Tziganes auraient été aussi nombreuses en Serbie[réf. nécessaire].

Au total, les pertes démographiques imputables à des massacres ou à des faits de guerre s'élèvent à environ 800 000 pour l'ensemble de la Yougoslavie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John R. Lampe, Yugoslavia as History. Twice there was a country, Cambridge University Press,‎ 2000 (ISBN 978-0521773577) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Stevan K. Pavlowitch, Hitler's new disorder. The Second World War in Yugoslavia, Columbia University Press,‎ 2008 (ISBN 978-1850658955) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Walter R. Roberts, Tito, Mihailovic, and the Allies, Rutgers University Press,‎ 1973 (ISBN 978-0822307730) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Paul Garde, Vie et mort de la Yougoslavie, Fayard,‎ 2000 (ISBN 978-2213605593) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Castellan, Gabrijela Vidan et Antonia Bernard, Histoire de la Croatie et de la Slovénie, Armeline,‎ 2011 (ISBN 978-2910878351) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thierry Mudry, Histoire de la Bosnie-Herzégovine : Faits et controverses, Ellipses,‎ 1999 (ISBN 978-2729857530) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Antony Beevor, The Second World War, Back Bay Books,‎ 2012 (ISBN 978-0316023757) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Frédéric Le Moal, Le Front yougoslave pendant la seconde guerre mondiale, édition Soteca, 272 pages, 2012, ISBN 978-2-916385-53-2.

Références[modifier | modifier le code]

  1. À partir de mars 1945
  2. Garde 2000, p. 52-55
  3. Lampe 2000, p. 125-149
  4. Lampe 2000, p. 154-158
  5. Lampe 2000, p. 164-176
  6. a, b, c et d Pavlowitch 2008, p. 1-8
  7. Lampe 2000, p. 181-186
  8. a, b et c Lampe 2000, p. 196-197
  9. Roberts 1973, p. 22-23
  10. Pavlowitch 2008, p. 8-12
  11. Roberts 1973, p. 11-14
  12. a, b, c et d Pavlowitch 2008, p. 12-17
  13. a, b et c Beevor 212, p. 159-161
  14. a et b Roberts 1973, p. 15-17
  15. a, b, c et d Pavlowitch 2008, p. 17-20
  16. Castellan, Vidan et Bernard 2011, p. 239
  17. a et b Lampe 2000, p. 206-207
  18. Roberts 1973, p. 18
  19. a, b, c et d Pavlowitch 2008, p. 20-21
  20. Castellan, Vidan et Bernard 2011, p. 240
  21. a et b Lampe 2000, p. 203-204
  22. a, b, c, d, e, f et g Paul Garde, Vie et mort de la Yougoslavie, Fayard,‎ 12 janvier 2000, broché [détail de l’édition] (ISBN 2213605599)
  23. Les opérations Anti-Partisan dans l'État indépendant de Croatie de 1941-1945
  24. Les opérations Anti-Partisan dans l'état indépendant de Croatie de 1941-1945
  25. Radio yougoslave basé à Moscou
  26. (Archives du Comité central de la LCY, fonds KI, 1943/26)
  27. (en) (en) John R. Lampe, Yugoslavia as History: Twice there was a Country, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 28 mars 2000, 487 p. (ISBN 0521774012)
  28. Catherine Lutard, Géopolitique de la Serbie-Monténégro, éditions Complexe, coll. « Géopolitique des États du monde » no 6, Paris, 1998, 143 p., (ISBN 2-87027-647-8), (notice BnF no FRBNF36997797f), page 43