Camp d'extermination de Sobibor

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Localisation des camps d'extermination nazis.

Le camp d'extermination de Sobibór était un camp d'extermination nazi, situé au sud-est de l'actuelle Pologne, dans la voïvodie de Lublin, district de Włodawa, à l’orée d'une forêt de pins clairsemée, à 12 km au sud du village de Sobibór, au lieu-dit Stara Kolonia Sobibór. De mai 1942 à l'été 1943, les autorités allemandes y firent assassiner environ 250 000 Juifs. Comme les camps d'extermination de Bełżec et Treblinka, Sobibor entra en fonction dans le cadre de l'Opération Reinhard.

Création[modifier | modifier le code]

Odilo Globocnik

La construction du camp commence en mars 1942 sous l'autorité du SS-Obersturmführer Richard Thomalla, directeur de l'administration centrale de construction SS à Lublin. Les travaux sont confiés à des entreprises locales qui emploient une main d'œuvre juive raflée dans les cités environnantes[1]. En avril 1942, le Brigadeführer Odilo Globocnik choisi pour superviser l'Aktion Reinhard nomme l'Obersturmführer Franz Stangl commandant du camp. Stangl est d'abord envoyé au camp d'extermination de Bełżec pour prendre connaissance des étapes du processus d'extermination mis en place par son commandant, Christian Wirth et les transposer à Sobibor[2].

« J'y suis allé en voiture, quand on arrive, on trouve la gare ; [...] quelle odeur elle domine partout ; Wirth n'était pas dans son bureau ; on m'a conduit à lui ; il se tenait debout sur la colline au voisinage des fosses, pleines elles étaient pleines ; des centaines, des milliers de cadavres ; [...] Wirth me dit que c'était pour la même chose qu'on construisait Sobibor »

— Franz Stangl[3].

Géographie du camp[modifier | modifier le code]

Le camp est situé loin d'un village mais près d'une petite gare ferroviaire. le Boug, fleuve qui marque la frontière entre le gouvernement général de Pologne et le Reichskommissariat d'Ukraine est à 5 km[4]. Le camp est entouré de forêts et de marécages.

Tous les bâtiments y compris le quartier général des SS et les entrepôts sont construits à l'intérieur du camp[4]. celui-ci mesure 400 m sur 600 m. Il est entouré d'une double rangée de fil barbelé en partie cachée par des branches de pin. Le camp est divisé en quatre secteurs eux-mêmes entourés de barbelés[5]. Le Vorlager est situé près des quais d'arrivée. On y trouve les logements des SS, des auxiliaires ukrainiens et baltes et les entrepôts où l'on stockait les effets personnel des victimes[6]. À la différence de Bełżec, tous les SS logent dans l'enceinte du camp[7]. Le camp I est composé de baraquements où s'entassent les déportés juifs réquisitionnés pour le travail. Ils sont maintenus en vie temporairement et régulièrement tués pour être remplacés par des nouveaux déportés[6]. Dans le camp II, arrivent les déportés. Il contient les baraques dans lesquelles les victimes doivent se dévêtir et déposer leurs objets de valeur. Dans le camp III se déroule l'extermination. Il se situe au nord-est dans un endroit très éloigné, totalement isolé du reste du camp.

Le camp III est relié au camp II par un chemin large de trois mètres, long de 150 mètres, clôturé par des barbelés avec des branches d'arbres entrelacées, le « boyau » (Schlauch), qui mène directement aux chambres à gaz ; à mi-chemin se trouve la « boutique du coiffeur », baraque dans laquelle des détenus Juifs coupent les cheveux des femmes[8].

Au cœur du processus d'extermination, le camp III contient les chambres à gaz, les fosses communes, un baraquement pour les membres du Sonderkommando et un autre pour des gardes ukrainiens. Les fosses communes, longues de cinquante à soixante mètres, larges de dix à quinze mètres et profondes de six mètres, avec des parois pentues, sont directement reliées à la gare du camp par une voie ferrée étroite pour y amener les cadavres des déportés morts pendant le transport. Il est ceinturé par des tours de garde et une double barrière de barbelés. Les premières chambres à gaz se trouvent dans un bâtiment en briques, divisé en trois salles identiques, de quatre mètres sur quatre, qui peuvent chacune contenir de 150 à 200 personnes. Elles sont camouflées en douches avec une installation sanitaire fictive. Les six portes (trois pour faire entrer les victimes, trois pour retirer les cadavres) sont dotées d'une forte garniture de caoutchouc et s'ouvrent toutes vers l'extérieur. Accolé au bâtiment se trouve un appentis où est installé un moteur de char russe T34 destiné à produire les gaz asphyxiants à travers une conduite spéciale traversant les salles de part en part[9].

Personnel[modifier | modifier le code]

Richard Thomalla

L'Obersturmführer Richard Thomalla est le premier commandant du camp en mars 1942[10], puis Franz Stangl est nommé commandant du camp début avril 1942 afin d'activer les travaux de construction du centre de mise à mort[2] ; il a comme suppléant l'Oberscharführer Hermann Michel (en), puis Gustav Wagner (en). En août 1942, Stangl est remplacé par Franz Reichleitner (en).

Le camp I est dirigé par l'Oberscharführer Weis, auquel succède Karl Frenzel. Le camp III est sous l'autorité de Kurt Bolender (en), d'avril à août 1942, puis de Erich Bauer (en). L'administration du camp est gérée par Alfred Ittner (de).

Le personnel du camp compte une trentaine de SS et une centaine de gardes ukrainiens, sous l'autorité d'Erich Lachmann (en), un ancien policier chargé de la formation des auxiliaires ukrainiens à Trawniki.

Premiers essais de mise à mort[modifier | modifier le code]

En avril 1942 lorsque le camp fut achevé, on procéda aux premières expériences de mise à mort par le gaz. L'Unterscharführer SS Erich Fuchs relate les préparatifs :

« Sur les ordres de Wirth, je suis allé en camion à Lwow pour prendre un moteur à asphyxier pour Sobibor [...] c'était un moteur lourd à essence, d'origine russe un moteur de blindé d'une puissance d'au moins 200 chevaux, nous l'avons installé sur un socle en béton et nous avons relié le pot d'échappement avec la conduite. Le chimiste entra dans la chambre à gaz pour vérifier la concentration du gaz avec un instrument de mesure, puis on fit un essai ; je crois me rappeler que c'était trente à quarante femmes qui furent gazées. Elles s'étaient déshabillées dans un abri à côté du bâtiment, les SS et les Ukrainiens les poussèrent dans les chambres [...] j'ai réglé le moteur à un certain nombre de tours ; dix minutes plus tard les femmes étaient mortes; je ramassai mes outils et vis comment on enlevait les cadavres ; on les transportait dans un wagonnet roulant sur une voie qui menait à un terrain éloigné[11]. »

Premiers convois[modifier | modifier le code]

L'Oberscharführer SS Kurt Bolender décrit le processus:

« Quand le train s'arrête, on fermait le portail et la garde ukrainienne entourait le train ; je crois que les Juifs descendaient d'eux-mêmes ; ils étaient menés sur la place ; sur cette place, ils devaient se déshabiller, hommes et femmes séparément[12]. »

Ada Lichtmann, survivante de Sobibor raconte l'arrivée au camp :

« Nous avons entendu le SS Michel debout sur une table rassurer les gens ; il leur promettait qu'après le bain ils retrouveraient leurs affaires ; il ajoutait qu'il était temps que les Juifs deviennent des membres productifs de la société ; qu'on allait les envoyer en Ukraine vivre et travailler ; son discours inspira confiance ; certains applaudirent, d'autres se mirent à chanter et danser[13]. »

On disait aux vieillards, aux invalides qu'on les menait à l'hôpital pour les soigner, en fait on les transportait dans une carriole au camp III où ils étaient abattus[14].

Dans les premiers temps, les victimes devaient se déshabiller en plein air, puis on construisit des baraques prévues à cet effet, il y avait dessus un écriteau : « caisse » où on remettait argent et objets de valeur par une fenêtre ; parfois le caissier Alfred Ittner pour rassurer les victimes leur remettait un reçu[15]. Il y avait un autre écriteau « bains ».

Industrialisation de l'extermination[modifier | modifier le code]

Erich Bauer responsable à partir d'aout 1942 du camp III, raconte :

« L'entrée dans le boyau se passait ainsi ; un SS ouvrait la marche, cinq à six auxiliaires poussaient les Juifs par derrière ; [...] dès qu'un groupe de Juifs avait pénétré dans le boyau, les vêtements laissés par eux étaient enlevés de la place du camp II par une corvée juive de douze hommes et mis dans des baraques de tri ; ils ne pouvaient pas les voir car elles étaient cachées par des palissades[16]. »

Plan du camp d'après Erich Bauer[17]

Si des convois arrivaient de nuit, on faisait descendre les occupants des trains et on les gardait jusqu'au matin au camp II. Ils se déshabillaient et étaient conduits directement aux chambres à gaz.

Dès l'entrée des victimes dans le camp II, le processus s'accompagnait de la part des SS et des Ukrainiens d'une violence insensée ; des chiens avaient été dressés pour mordre les victimes une fois nues, sans compter les coups de fouet et les tirs de révolver pour terroriser les victimes et les faire courir plus vite jusqu'au bout du chemin de mort. La première phase d'activité de Sobibor alla de mai à juillet 1942 ; en général, il y avait un convoi d'environ vingt wagons par jour avec en moyenne 2 200-2 500 déportés. À chaque convoi, on sélectionnait des travailleurs qualifiés, menuisiers, tailleurs, cordonniers[18].

L'ordre de Heinrich Himmler du 19 juillet 1942 d'anéantir tous les ghettos juifs avant la fin de l'année, amena les responsables SS de l'Aktion Reinhard à accélérer le processus d'extermination et par voie de conséquence à augmenter la capacité des chambres à gaz[19]. On décida donc à Sobibor d'en construire de nouvelles ; le nouveau bâtiment avait six salles au lieu de trois avec un corridor central ; la capacité totale atteignait environ 1 200 personnes[20]. C'est alors que l'on construisit la voie ferrée étroite longue de 300 à 400 m avec une petite locomotive diesel. Le Scharführer SS Erich Bauer précise :

« Ces wagonnets furent installés pour transporter au camp III les malades, les infirmes et les enfants ; je sais que ces gens, en particulier les nourrissons, allaient à ce qu'on appelait « l'hôpital » où ils étaient abattus par le personnel du camp III. [...] C'était un fait connu de tous qu'on abattait les malades au camp III[21]. »

Les opérations d'extermination se poursuivirent jusqu'à l'été 1943[22]

Dissimulation des traces[modifier | modifier le code]

Paul Blobel

Dès l'été 1942, des centaines de milliers de cadavres gisaient dans d'immenses fosses communes. Heinrich Himmler donna l'ordre de faire disparaître toute trace des crimes. À l'automne, le commandant du camp ordonna de les brûler en totalité. Après l'échec des essais réalisés dans les fosses communes de Chelmno par le Standardenführer SS Paul Blobel avec des bombes incendiaires, on adopta un autre procédé : brûler les cadavres au bois, en plein air[23].

Le jugement du tribunal de Hagen déclare :

« Déjà au cours de l'été 1942, la mécanique de l'extermination avait dû être modifiée pour une autre raison : avec la chaleur, les fosses remplies de cadavres gonflèrent, la décomposition des cadavres attirait les insectes et répandait dans toute la région une odeur pestilentielle ; la direction du camp craignait une contamination de l'eau potable.
On amena au camp une excavatrice lourde munie d'une grosse tête de ramassage ; on retira des fosses les cadavres déjà décomposés, qu'on brûlait ensuite sur de grands grils dans une autre fosse vide. Le gril était composé de vieux rails de chemin de fer posés sur un socle en béton. Tous les cadavres furent brûlés, même de nuit ; la lueur des flammes se voyait de partout, et l'odeur de chair humaine brulée se répandait très loin à la ronde[24]. »

Révolte du 14 octobre 1943[modifier | modifier le code]

À la fin de 1942, la quasi-totalité des ghettos juifs du Gouvernement général avaient été détruits. Le 5 juillet 1943, Himmler, qui avait visité le camp en février, ordonna donc de transformer Sobibor en camp de concentration. Cet ordre signifiait l'arrêt de mort des corvées juives qui travaillaient aux quais et aux chambres à gaz.

Il était évident pour eux qu'étant témoins de l'extermination de dizaines de milliers d'innocents, les SS ne permettraient pas à un seul d'entre eux de rester en vie. Ils apprirent le soulèvement des déportés à Treblinka début août et un projet de révolte se mit en place. Le 23 septembre arrive un convoi de Juifs biélorusses tous affectés à la construction de bâtiments ; avec Léon Feldhendler comme chef, secondé par Alexander Petcherski, un prisonnier de guerre russe juif surnommé Sacha, le 14 octobre 1943, la révolte éclate dans le camp.

Les révoltés réussissent à désarmer des gardiens, à en tuer une douzaine et à ouvrir une brèche dans les barbelés. Plus de 300 déportés réussissent effectivement à sortir du camp, mais seulement 47 survivent à leur fuite. Des dizaines d'entre eux trouvent la mort dans le champ de mines entourant le camp. À l'occasion de cette émeute, neuf membres de la SS et deux gardiens trawnikis, des Volksdeutsche, périssent également. Par la suite, les SS assassinent presque tous les prisonniers du camp qui n'avaient pas pu s'enfuir ou même qui n'avaient en rien participé à la résistance, soit plusieurs centaines de personnes. Seuls quelques-uns sont conduits dans d'autres camps. En tout et pour tout, seulement 50 prisonniers survivent à la guerre.

Cette révolte fut l'une des trois qui éclatèrent dans les camps d'extermination (avec celle de Treblinka le 2 août 1943 et celle du Sonderkommando de Birkenau le 7 octobre 1944).

Bilan[modifier | modifier le code]

Les victimes étaient essentiellement des Juifs, de Pologne (surtout de Lublin et de Galicie de l'est – entre 145 et 150 000), du Protectorat de Bohême-Moravie et de Slovaquie (31 000), d'Allemagne et d'Autriche (10 000), de France (2 000), de Lituanie (14 000), et des Pays-Bas (34 313) [25]. Des Tsiganes et des Polonais non juifs comptèrent aussi parmi les victimes. Deux convois acheminèrent des Juifs de France sur le site de Sobibór : les convois nos 52 et 53 des 23 et 25 mars 1943 ; seuls cinq déportés étaient comptabilisés comme survivants en 1945.

Raul Hilberg retient le chiffre global de 200 000 victimes[26].

Le camp employait quelque 30 membres de l'Action T4 et environ 100 trawnikis, gardes volontaires soviétiques (prisonniers de guerre) formés par les SS dans le camp de Trawniki[27], dont le garde John Demjanjuk[28].

Les événements de Sobibor ont inspiré le film Les Rescapés de Sobibor et le roman Flucht aus Sobibor de Richard Rashke. Le cinéaste Claude Lanzmann, réalisateur de Shoah, a réalisé en 2001 un documentaire sur la révolte intitulé Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, qui est le témoignage de Yehuda Lerner, un participant survivant. Thomas Blatt est un des rares rescapés à avoir écrit ses souvenirs du camp.

Après la liquidation de la révolte d'octobre 1943, les SS dissimulèrent toute trace du camp en plantant de nombreux arbres sur son site et en y construisant une ferme d'aspect anodin.

Fouilles[modifier | modifier le code]

Les nazis ont entrepris un grand démantèlement de ce camp. Le site a depuis été remanié par l'installation de mémorial et est régulièrement pillé par des gens utilisant des détecteurs de métaux[29]. L'archéologue de l'université polonaise de Toruń Andrzej Kola mène les premières fouilles en 2000[30]. Depuis 2007, des fouilles archéologiques ont permis d'exhumer des milliers d'objets, notamment des pièces de monnaies allemandes, des peignes, brosses à dents ou des fausses dents datant de la guerre[31]. Le 18 septembre 2014, des archéologues polonais et israéliens annoncent avoir redécouvert les chambres à gaz du camp[32],[33].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) Georges Bensoussan (dir.), Jean-Marc Dreyfus (dir.), Édouard Husson (dir.) et al., Dictionnaire de la Shoah, Paris, Larousse, coll. « À présent »,‎ 2009, 638 p. (ISBN 978-2-035-83781-3), p. 501
  2. a et b Kogon et Langbein 1984, p. 143.
  3. Gitta Sereny, Into the darkness, Londres, 1974, pp. 109 et suiv. (trad. française : Au fond des ténèbres, Denoel, 1974)
  4. a et b Dictionnaire de la Shoah, p. 501
  5. Dictionnaire de la Shoah, p. 501 et 502
  6. a et b Dictionnaire de la Shoah, p. 502
  7. Kogon et Langbein 1984, p. 145.
  8. Kogon et Langbein 1984, p. 146.
  9. KKogon et Langbein 1984, p. 147.
  10. Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, Gallimard, « Folio », t. II, p. 777.
  11. Staatsanwaltschaft Dortmund AZ:45 js 27/61, AR-Z:251/59 vol. 9, feuillet 1784 et suiv.
  12. Staatsanwaltschaft Munich I, AZ:22js 64-83/61 vol.7 feuillet 1320 et suiv.
  13. Archives Yad Vashem, 0-3/1291, p18.
  14. Staatsanwaltschaft Dortmund AZ:45 js 27/61,AR-Z 251/59 vol. 7, feuillets 1282, 1308 et 1433.
  15. Jugement du tribunal de Hagen, AZ:11KS 1/64 p. 243, recueil ZSL 209.
  16. Staatsanwaltschaft Dortmund AZ:45 Js 27/61(AZ:ZLS:208 AR-Z 251/59, vol. 4, feuillet 782
  17. Kogon et Langbein 1984, p. 6-7.
  18. Kogon et Langbein 1984, p. 161.
  19. Kogon et Langbein 1984, p. 166.
  20. Kogon et Langbein 1984, p. 169.
  21. Staatsanwaltschaft Wiesbbaden AZ: 8 js 1145/60, Staatsanwaltschaft Hambourg AZ: 147 Ks 2/75 jugement du 17 mai 1975 (recueil ZLS 519)
  22. Dictionnaire de la Shoah, p. 503.
  23. Kogon et Langbein 1984, p. 170-171.
  24. Staatsanwaltschaft Hagen AZ:11 KS 11/64, p. 79.
  25. (fr).www.jewishgen.org
  26. Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe, Gallimard, « Folio », t. II, p. 774.
  27. (en) United States Holocaust Memorial Museum
  28. Le Figaro.fr
  29. Vincent Charpentier, « L’archéologie de Sobibor », émission Le Salon noir sur France Culture, 14 avril 2013
  30. (pl) A. Kola, « Badania archeologiczne terenu byłego obozu zagłady Żydów w Sobiborze », Przeszłość i Pamięć. Biuletyn Rady Ochroni Pamięci Walk i Męczeństwa, vol. 4,‎ 2001, p. 115-122
  31. (en) Isaac Gilead, Yoram Haimi et Wojciech Mazurek, « Excavating Nazi Extermination Centres », Present Pasts, vol. 1,‎ 8 janvier 2010 (DOI 10.5334/pp.12)
  32. « Découverte des chambres à gaz de Sobibor », sur I24.news,‎ 18 septembre 2014
  33. Reuters, « Le site des chambres à gaz de Sobibor découvert », sur www.lemonde.fr,‎ 18 septembre 2014 (consulté le 18 septembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raul Hilberg, La destruction des Juifs d'Europe. III., Paris, Gallimard, coll. « Folio Histoire »,‎ 2006 (ISBN 2-070-30985-1)
  • Eugen Kogon, Hermann Langbein et Aldabert Ruckerl, Les chambres à gaz, secret d'État, Paris, Les éditions de Minuit, coll. « Arguments »,‎ 1984 (ISBN 2-707-30691-6)
  • Jean Molla, Sobibor, Paris, Gallimard,‎ 2003, 191 p. (ISBN 2-070-54612-8)
  • Richard Rashke (trad. Denis Authier), Les Évadés de Sobidor, Paris, Presses de la Renaissance,‎ 1983 (réimpr. 2002), 412 p. (ISBN 978-2-856-16257-6, OCLC 461932814)
  • (en) Thomas Blatt, Sobibor, the forgotten revolt : a survivor's report, Issaquah, WA, H.E.P,‎ 1997 (1re éd. 1977), 155 p. (ISBN 978-0-964-94420-6)
  • Georges Bensoussan (dir.), Philippe Mesnard (dir.) et Carlo Saletti (dir.) (préf. Georges Bensoussan), Des voix sous la cendre : manuscrits des Sonderkommandos d'Auschwitz-Birkenau, Paris, Calmann-Lévy, coll. « Mémorial de la Shoah : témoignage »,‎ 2005 (réimpr. 2006), 442 p p. (ISBN 2-702-13557-9).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]