Camille Jordan (mathématicien)
Camille Jordan
Camille Jordan
| Naissance | 5 janvier 1838 Lyon (France) |
|---|---|
| Décès | 22 janvier 1922 (à 84 ans) Paris (France) |
| Nationalité | |
| Champs | Mathématiques |
| Institutions | École polytechnique, Collège de France |
| Diplômé de | École polytechnique |
| Renommé pour | théorie des groupes, réduction de Jordan |
Marie Ennemond Camille Jordan, né le 5 janvier 1838 à Lyon et mort le 22 janvier 1922 à Paris, est un mathématicien français, connu à la fois pour son travail fondamental dans la théorie des groupes et pour son influent Cours d'analyse.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Son père Esprit-Alexandre Jordan (1800-1888), polytechnicien (1818) [1], fut député de Saône-et-Loire (1871-1876) et sa mère Joséphine était la sœur du peintre Pierre Puvis de Chavannes. Il étudia à l'École polytechnique (Promotion 1855). Il fut ingénieur au corps des mines puis plus tard, enseigna à l'École polytechnique et succéda à Joseph Liouville au Collège de France, où il avait une réputation de choix de notation excentriques.
Aujourd'hui on associe son nom à un certain nombre de résultats fondamentaux :
- le théorème de Jordan et la courbe de Jordan à laquelle ce théorème se réfère ;
- le théorème de Jordan (en) sur le groupe symétrique ;
- la forme normale de Jordan et la réduction de Jordan (parfois confondue avec les travaux de Wilhelm Jordan 1842- 1899 à qui l'on doit la méthode du pivot ou d'élimination de Gauss-Jordan) ;
- le théorème de Jordan-Hölder, qui est un résultat fondamental sur les groupes finis et les séries de compositions ;
- le théorème de Jordan-Schur sur les sous-groupes des groupes linéaires complexes ;
- la mesure de Jordan, qui préfigure la théorie de la mesure.
Camille Jordan a contribué à faire entrer la théorie de Galois dans le courant de pensée majoritaire. Il investiga aussi les groupes de Mathieu, premiers exemples de groupes sporadiques.
En 1919, il devient membre étranger de la Royal Society.
Officier de la Légion d'honneur.
L'université Lyon I a donné son nom à un institut de recherche en mathématiques[2].
Il était le petit-neveu de l'homme politique Camille Jordan[1].
Publications [modifier]
- Sur le nombre des valeurs des fonctions. Suivi de Sur les périodes des fonctions inverses des intégrales des différentielles algébriques, Paris, Mallet-Bachelier, 1860 [lire en ligne]
- Traité des substitutions et des équations algébriques, 1870.
- Cours d'analyse de l'École Polytechnique, trois volumes publiés entre 1882 et 1887.
Notes et références [modifier]
Voir aussi [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- (en) John J. O’Connor et Edmund F. Robertson, « Camille Jordan », dans MacTutor History of Mathematics archive, université de St Andrews [lire en ligne].
- Frédéric Brechenmacher, « Un portrait kaléidoscopique du jeune Camille Jordan » sur Images des mathématiques, CNRS 2012.
- Mathématicien français
- Mathématicien du XIXe siècle
- Élève de l'École polytechnique (France)
- Professeur au Collège de France
- Professeur à l'École polytechnique (France)
- Membre étranger de la Royal Society
- Membre de l'Académie des sciences de Russie
- Naissance à Lyon
- Naissance en 1838
- Décès en 1922
- Ingénieur du corps des mines