Caméra Café (série télévisée, 2001)

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Caméra Café

Genre Sitcom
Création Bruno Solo
Yvan Le Bolloc'h
Alain Kappauf
Production CALT et 121 Productions
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine M6
Nb. d'épisodes 570 + 1 spécial diffusés en 1ère partie de soirée le 9/12/2003
Durée entre 3 et 6 minutes
Diff. originale 29 septembre 2001décembre 2003

Caméra Café est une série télévisée française de 570 épisodes d'environ 3 minutes, créée par Bruno Solo, Yvan Le Bolloc'h et Alain Kappauf en 1994 et produite par CALT et 121 Productions. La série a été diffusée de septembre 2001 à décembre 2003 sur M6 et régulièrement rediffusée depuis sur M6, W9, Paris Première en France et Club RTL en Belgique francophone.

Une nouvelle série, avec de nouveaux personnages et se déroulant cette fois dans l'entreprise Digix, concurrente de celle où se situait la série originale, Caméra Café 2 la boite du dessus, a été diffusée en 2010 sur M6 puis arrêtée 3 mois plus tard faute d'audience [1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

La principale originalité de la série est la machine à café, située dans l'espace détente de l'entreprise, qui devient le point de vue du téléspectateur durant chaque épisode. Devant celle-ci, défilent les employés de l'entreprise GEUGENE, électro stim, tous aussi caricaturaux les uns que les autres et à l'humour grotesque, voire cynique par moments.

Cette place de choix permet au téléspectateur de vivre de l'intérieur l'ambiance au quotidien du siège social d'une grande entreprise à la française (comme la présence d'un chauffeur pour le président, d'un directeur des ressources humaines et d'un psychologue à plein temps), avec ses discussions professionnelles ou privées qui virent souvent à la caricature.

Des figurants passent de temps en temps dans le fond du couloir et servent parfois de spectateurs dans certains sketchs à des moments stratégiques.

Le film Espace détente, découlant de la série, révélera que l'entreprise vend des appareils de musculation (les C14, C12, C27, Bodycompact), par ailleurs assez défaillants…

Distribution[modifier | modifier le code]

Invités[modifier | modifier le code]

La série a également accueilli de nombreux invités, plus ou moins récurrents. Le plus célèbre est sans doute Tom Novembre, que l'on voit régulièrement. Il interprète Stanislas Priziselski, un employé d'origine polonaise de Digix, l'entreprise rivale située à l'étage au-dessus. Hervé et Jean-Claude écorchent sans cesse son nom pour s'en moquer.

Chantal Neuwirth intervient souvent dans son rôle de stagiaire naïve, ayant repris ses études à la mort de son mari.

On peut citer également :

Mais aussi Lucien Jean-Baptiste : le psychanalyste de l'entreprise et bien d'autres encore tels que Pascal Obispo, dans son propre rôle (dans la première saison), Sören Prévost, Chantal Lauby, Pascal Légitimus, Dieudonné, Manu Payet, Mouss Diouf, Mathilda May, Lorànt Deutsch, Didier Bénureau, Gérard Vives, Bruno Salomone, Thierry Frémont, ayant fait plusieurs apparitions dans la série, jouant différents rôles assez distincts. Olivier Doran incarne également plusieurs personnages, comme un commercial ou un animateur de télévision. Dans l'épisode pilote, José Garcia interprète le rôle du commercial qui vend et installe la nouvelle machine à café.

Auteurs principaux[modifier | modifier le code]

  • Bruno Solo
  • Yvan Le Bolloc’h
  • Alain Bouzigues
  • Philippe Cura
  • Jeanne Savary
  • Alexandre Pesle

Décors[modifier | modifier le code]

La série Caméra café se caractérise par un lieu de tournage unique : l'espace détente de l'entreprise. Cet espace, vu de la machine à café, se présente de la manière suivante : il s'agit d'une sorte de large couloir aveugle, la machine se situant contre le mur du fond. À l'extrémité opposée de la machine, l'espace s'ouvre sur deux couloirs latéraux, ainsi que sur l'ascenseur ; de plus, l'espace présente sur sa gauche une porte donnant accès aux toilettes. Le décor offre ainsi quatre possibilités d'entrée et de sortie aux comédiens.

Le sol de l'espace est recouvert de dalles de moquette grise. Les murs sont peints en blanc, avec certains encadrements, ainsi que la porte des toilettes, peints en jaune (dans la première saison, l'espace est entièrement blanc). L'éclairage est assuré par des néons, ainsi que par trois panneaux lumineux bleus : un sur le mur de droite et un sur chaque mur du fond de part et d'autre de l'ascenseur.

Au niveau de l'ameublement, l'espace détente possède trois tables hautes rondes en aluminium, ainsi que deux ou trois arrangements de plantes vertes. Derrière la porte des toilettes, se trouvent une poubelle métallique, une photocopieuse et le panneau d'information du CE (cher à Hervé). Enfin, on peut voir dans le fond de l'espace l'un ou l'autre panneau d'information en liège, une deuxième photocopieuse sur la gauche de l'ascenseur, une montre et une fontaine à eau sur la droite de l'ascenseur. Contrairement à la machine à café, cette fontaine ne joue aucun rôle autre que d'arrière-plan, à deux exceptions près : dans le Choc des titans, Hervé et Jean-Claude tentent de se servir du porteur d'eau pour frapper André, et dans Prohibition, Jean-Claude utilise une bonbonne d'eau pour introduire en douce de l'alcool au bureau. Enfin, un téléphone se trouve à gauche de la machine (il n'est donc pas visible dans l'axe de la machine).

Enfin, l'ascenseur joue un rôle important. Il se trouve droit dans l'axe de la caméra qui - du moins dans les premières saisons - peut effectuer des gros plans sur les personnages qui en sortent ou qui repartent. Il s'ouvre par deux portes coulissantes, ses parois sont du même jaune que certains encadrement de l'espace et il présente un grand miroir sur son fond. L'ascenseur est le moyen privilégié d'arrivée et de sortie des employées et visiteurs de l'entreprise. Intimer l'ordre à un visiteur (ou plus rarement à un employé) de repartir en empruntant l'escalier est le moyen utilisé principalement par Jean-Guy pour officialiser sa disgrâce.

Personnages[modifier | modifier le code]

Hervé Dumont, alias « Vévère »[modifier | modifier le code]

Bruno Solo, qui interprète Hervé Dumont.

Hervé Dumont est l'un des deux personnages principaux de la série. Il occupe le poste de directeur des achats de l'entreprise. Inséparable ami de Jean-Claude Convenant, il est aussi le délégué syndical CFDS et le responsable du comité d'entreprise de la boîte. Grand amateur de chemises à manches courtes et collectionneur émérite de galets peints, ses manies et ses hobbies lui valent régulièrement les moqueries de ses collègues, dont certains le traitent de « ringard ». Il est connu pour son avarice et sa pingrerie, surtout depuis que ses différents héritages ne sont plus un secret pour personne.

Du fait de sa fonction de délégué syndical, Hervé prend régulièrement la défense de ses collègues de travail face aux manœuvres de la direction, en particulier celles du DRH de l’entreprise Jean-Guy Lecointre, avec lequel il mène des débats qui sont la plupart du temps houleux, mais qui finissent souvent par un accord négocié âprement de part et d'autre. Cependant, Hervé n'hésite pas à « retourner sa veste », si cela peut lui servir (« Ma conscience va toujours dans le sens de mon intérêt, grand principe de vie ! » ; ou alors « Je suis pour un syndicalisme moderne ») et est très magouilleur (il a d'ailleurs truqué son CV pour entrer dans la boite). Mais ceci, étonnamment, ne change en rien son engagement politique, marqué à gauche ainsi que par sa volonté de défendre l'exception culturelle française, bien que cela le conduise souvent dans des situations où il se retrouve ridicule.

Côté cœur, Hervé, bien que célibataire, noue avec Fred une relation épisodique, et voue une attirance pour Carole. Il a cependant une fille, prénommée Sarah, fruit d'une précédente union, mais Sarah ne fait part de son existence à Hervé qu'à son adolescence.

Hervé et Jean-Claude martyrisent à loisir Sylvain Muller, le comptable de la boîte, mais inversement ils sont les souffre-douleurs d'André, le chauffeur du Président.

Hervé est un cinéphile convaincu et ne cesse de s'en vanter lorsqu'on parle de cinéma dans la boîte. Il possède une excellente culture du cinéma et est avide de le démontrer, allant jusqu'à se disputer avec ses collègues sur ce sujet[2]. Il détient aussi la responsabilité de la vidéothèque de la boîte, qui contient des « classiques » et des films « subversifs », censurés par Jean Guy.

Hervé roule en R11 et est allergique aux piqûres de guêpe.

Dans le film Le Séminaire, lorsqu’Hervé regarde sa fiche d'évaluation, on peut y lire qu'il est né le 23 avril 1965[3] et qu'il habite au 20, boulevard Renoir à Chimoux (96200, ville et code postal fictifs). Quant à sa relation avec Fred, elle débouche sur un mariage.

Jean-Claude Convenant, alias « JC »[modifier | modifier le code]

Yvan Le Bolloc'h, qui interprète Jean-Claude Convenant.

Compagnon inséparable d'Hervé, Jean-Claude Convenant est un commercial de l'entreprise, le « meilleur vendeur de la boîte », où il est employé depuis 15 ans, comme il aime à le rappeler avec fierté  : « 15 ans de vente dans la boîte, 15 ans de boîte dans la vente, ça marche dans les deux sens ! » ; ou alors  : « 15 ans d'expérience feront toujours la différence ! »

Un autre de ses gimmick est de hurler « Alors, on parle de moi ? », ou bien « On parle de moi ? » à tout va, lorsqu’il voit un groupe de personnes en train de discuter dans l’espace détente, ce qui fait généralement sursauter tout le monde. Il aime aussi donner de grandes claques dans le dos lorsqu'il est de bonne humeur, ce qui fait généralement valdinguer contre le mur les personnes moins charpentées que lui... Lorsqu'il pense avoir trouvé une idée particulièrement brillante, ou avoir fait un acte audacieux, il ne peut s'empêcher, de manière humoristique, de s'embrasser le plat de la main droite pour la tendre vers son interlocuteur (habituellement Hervé) en lui disant : « T'en veux ? ».

Son style vestimentaire est assez convenu (sans jeu de mots), Jean-Claude aimant particulièrement les costumes assez ringards du tailleur pour hommes Rémi Garenne, associés avec des chaussettes blanches (qui se voient) et une coupe de cheveux laqués et plaqués en arrière, ce qui l'amènera à être choisi par un publicitaire sans scrupules pour une campagne de publicité grotesque sur les péquenots de province...

Les années passées au sein de la boîte à parcourir la région en quête de nouveaux clients ont fait de Jean-Claude un expert dans le domaine des relations humaines et des techniques de vente. Au volant de sa Citroën Xantia, il arpente les routes de rendez-vous clients en rendez-vous clients, ce qui lui pose parfois problème, en raison de son goût immodéré pour la boisson. En effet, Jean-Claude manque plusieurs fois de se faire licencier vu son état d’ébriété avancée pendant le travail, ayant été à l'origine de plusieurs accidents de la route rocambolesques. Cependant, Jean-Claude roule bien mieux et est un bien meilleur vendeur lorsqu’il a un « coup dans le nez » (ivre) qu’à jeun, le prouvant à de nombreuses reprises... Il maintient d’ailleurs sa « réputation » en étant l'un des piliers assidu du Balto, le bar qui se trouve dans la rue en face de l'immeuble de la société... Arrivant au travail souvent éméché, il garde en permanence dans la poche de son veston une flasque d'alcool, au cas où...

Amateur de bonne chère Jean-Claude va souvent manger (notamment avec Hervé) au restaurant La Pintade qui fume, qui propose des plats du terroir copieux. Pour Jean-Claude, c'est un lieu privilégié où il emmène ses conquêtes d'un soir ou les clients qu'il tente de « dérider » en les faisant boire plus que de raison, avec comme coup final la petite poire maison, qui conclut souvent une vente réussie...

Un rien macho, Jean-Claude vit avec sa femme Véronique (Véro) et ses trois enfants : Jason, Kevin et Latoya (prénom dans le film Espace détente, elle est appelée Bélinda dans un épisode de la série[4]). L'aîné, Jason, (qu'il prononce « Djézonne », à l'américaine, mais qu'Hervé aime à prononcer « à la française », pour faire enrager Jean-Claude) se crée souvent des problèmes à l'école, faisant par la même occasion bien souvent la fierté de Jean-Claude, qui voit en lui le fils prodigue, digne successeur de la famille Convenant. Dans un épisode, il est dit que Jean-Claude a un quatrième enfant, âgé d'un an. On peut également l'entendre parler d'un fils qui s'appelle Johnny et qu'il soupçonne d'être homosexuel[5].

Jean-Claude incarne le beauf dans toute sa splendeur, et, en tant que tel, il est un grand fan de Johnny Hallyday. Il est par ailleurs amoureux de sa voiture, sa Xantia tunée (jantes en alu, sièges en cuir, etc.) qui passe pour lui avant sa femme et ses enfants. C'est également un fana du camping-car (il est abonné à Camping-car Magazine), dont il possède un exemplaire avec lequel il part toujours en vacances, avec une prédilection pour les campings, et avec lequel il suit le Tour de France. Son camping-car est aussi une sorte de « second foyer », en cas de dispute (fréquente) avec Véro, qu'il n'hésite pas d'ailleurs à tromper au cours de ses nombreux déplacements. Toutefois, une femme résiste à toutes les tentatives de drague de Jean-Claude, malgré son acharnement  : il s'agit de Nancy, l'une des cadres de sa boîte, qui le méprise et s'amuse de ses manières douteuses. Jean Claude multiplie les aventures extra conjugales, sans prendre toujours toutes les précautions nécessaires et a, de fait, à son actif au moins deux enfants naturels illégitimes[6].

À la suite d'un malencontreux accident d'aspirateur[7], Jean-Claude n’a plus qu'un testicule. Mais il a gardé le deuxième, qu'il conserve dans un bocal rempli de formol dans une boîte rangée dans son bureau et auprès de laquelle il se recueille une fois par an, lors de l'anniversaire du tragique accident[8].

Jean-Claude a pour ennemi personnel Stanislas Privisevsky, le responsable du service contentieux (puis du service des achats) d'origine polonaise de chez « Digix », la société de l'étage du dessus. Il écorche souvent et intentionnellement son nom (par exemple en l'appelant « M. J'pète-en-ski », « M. Range-tes-skis », « M. Kiki »), ce qui est la source de nombreuses incidents entre lui et Privizevsky.

Jean-Claude écorche aussi sans le faire exprès le nom du chat de Maéva : il s’appelle Antisthène, il le nomme toujours « Antineige » ou « Antigel ». Très limité intellectuellement, Jean-Claude lit horriblement mal (comme un enfant de 10 ans) et fait des fautes d’orthographe et de syntaxe affreuses qui remplissent Hervé de honte lorsqu'il le lit ou l'entend épeler un mot (exemple : « Faut que j'lis, faut que j'lis ! »[9]).

Dans Le Séminaire, lorsqu’Hervé regarde sa fiche d'évaluation, on peut y lire que Jean-Claude est né le 4 mai 1964 et qu'il habite sur la route des moulins à Chanoix (96122).

Sylvain Muller[modifier | modifier le code]

Sylvain Muller est le comptable de l'entreprise. Personne fluette, affublée d'une grande paire de lunettes, d'une voix monocorde et d'un sourire niais, il est très introverti et naïf.

Il vit, à 28 ans, dans un petit studio situé dans le même immeuble que sa mère, Bernadette, qu'il vénère et respecte (et craint) beaucoup. Son mal-être d'adolescent refoulé et sa timidité maladive en font bien souvent la cible préférée des moqueries et des brimades de la part de Jean-Claude et d'Hervé. Ils leur arrivent cependant d'être sympathiques à son égard de temps à autre, bien que cela cache souvent de mauvaises intentions.

Sylvain est très consciencieux dans son travail, très compétent et se dévoue totalement à son métier de comptable, « une tradition familiale chez les Muller », explique-t'il. Il a d'ailleurs toute la confiance de Jean-Guy, qui l'utilise sans vergogne pour maquiller la comptabilité de l'entreprise ou pour tout autre tâche ingrate ou à la limite de la légalité, lorsque le besoin s'en fait sentir.

Sylvain noue une relation assez platonique avec Maéva, mais qui ne se concrétisera définitivement que dans le film Espace détente. Mis-à-part sa « romance » avec Maéva, Sylvain, n'a aucune vie sentimentale et encore moins sexuelle (il est toujours vierge à 28 ans). Ses activités à l'extérieur de l'entreprise se limitent bien souvent aux sorties avec ses copains du club de Scrabble, qu'il surnomme « les Furieux ».

Sylvain a une grande fascination pour les États-Unis, pays qu'il ira visiter une fois pendant ses vacances. Pendant ses pauses à l'espace détente, il aime à raconter longuement tout ce qui lui arrive dans sa vie quotidienne, ce qui en général ennuie rapidement son interlocuteur, qui ne manque pas de lui faire savoir... Sa chanson préférée est Le Petit Bonhomme en Mousse de Patrick Sébastien, qu'il chantonne souvent en arrivant à la machine à café.

Dans Le Séminaire, on apprend que Sylvain est mort de façon atroce après avoir consommé un steak contaminé. Bruno Solo imagina cette justification lors du tournage pour expliquer l'absence du personnage de Sylvain dans le film, à cause d'un désaccord avec l'acteur Alexandre Pesle.

Maéva Capucin[modifier | modifier le code]

Armelle, qui interprète Maéva Capucin.

Maéva est la responsable du service des archives et des stocks. Elle est aussi l'assistante de Carole[10]. Vieille fille hyper-émotive au tempérament fleur bleue, elle est l'équivalent au féminin de Sylvain, avec qui son idylle reste toujours non consommée, à son grand dam.

Très introvertie comme Sylvain, elle possède un animal de compagnie, un chat qu'elle a nommé Antisthène (surnommé « Antineige » ou « Antigel » par Jean-Claude) dont elle déplorera la perte lors de la 4e saison.

Maéva voue une passion pour la poésie et compose elle-même quelques vers à ses heures perdues, mais ses créations sont souvent d'une tristesse extrême et n'intéressent personne dans la boîte, où ses collègues préfèrent se moquer de sa sensibilité et de sa « relation » avec Sylvain.

Maéva semble plus cultivée et plus vive que Jeanne, mais aussi nettement moins attirante. À l'instar de cette dernière, elle peut faire preuve d'une naïveté frisant la bêtise. Ainsi, grâce à Hervé et à Fred, elle échappe de peu à « Gardanel », le gourou d'une secte extorquant de l'argent à ses adeptes en prétendant l'utiliser pour des causes humanitaires intergalactiques[11].

Maéva est très fière de son poste, ce qui lui vaudra quelques perfidies de la part de Juju, qui tente par deux fois de prendre sa place. Par contre, elle s'entend très bien avec Jeanne et Fred.

Dans Le Séminaire, lorsqu'Hervé regarde sa fiche d'évaluation, on peut y lire que Maéva est née le 7 novembre 1970 et qu'elle habitait en concubinage avec Sylvain à l'adresse suivante : 94, chemin des grues à Vévrilles (96250).

Jeanne Bignon[modifier | modifier le code]

Jeanne est une secrétaire et l'assistante de Jean-Guy Lecointre, le DRH de l'entreprise. Elle a aussi été l'assistante de Nancy[12]. Âgée d'une trentaine d'années, divorcée d'avec Jean-Louis, cette grande et belle blonde doté d'un physique agréable ne désespère pas de trouver un jour le prince charmant, bien qu'elle ne tombe que sur des « sales types » qui la maltraitent ou qui abusent de sa gentillesse pour la quitter après.

Pas très maligne et un peu trop naïve (voire carrément idiote dans certains épisodes), sa culture se limite à l'astrologie et à l'actualité de la presse people. Elle est souvent la cible des blagues de Jean-Claude et d'Hervé, mais elle reste appréciée de tous en raison de son bon caractère et de sa bonne volonté, que certains n'hésitent pas à utiliser en leur faveur.

Jeanne se démène pour s'occuper seule de ses trois enfants[Note 1], ce qui lui vaut parfois d'arriver en retard au travail, et par la même occasion d'irriter Jean-Guy. Celui-ci ne rate d'ailleurs jamais une occasion de martyriser la pauvre secrétaire, qui réclame en vain depuis des années ses mercredis après-midi pour pouvoir s'occuper de ses enfants[Note 2].

Serge, le psychologue de la boîte, essaye désespérément de la draguer, mais Jeanne reste insensible à ses avances. Il est à remarquer que Jeanne ne s'entend pas très bien avec Juju, et la traite souvent de façon hautaine. Elle s'entend par contre très bien avec Maéva ou Fred et moyennement avec Nancy.

Dans Le Séminaire, lorsqu'Hervé regarde sa fiche d'évaluation, on peut y lire que Jeanne est née le 1er février 1968 et que son adresse est le 19, avenue Marat à Chimoux (96200).

Philippe Gatin[modifier | modifier le code]

Philippe est le responsable du service informatique de la boîte, dont il est l'administrateur réseau. Âgé d'une trentaine d'années, c'est un éternel adolescent, toujours émerveillé par les miracles des nouvelles technologies, ce qui lui fait qui perdre souvent de vue les réalités de l'entreprise.

Son homosexualité assumée et sa personnalité efféminée (jusque dans ses tenues vestimentaires), qu'il ne cache pas puisqu'il tente même de convertir certains de ses collègues masculins de l'entreprise, sont tout juste tolérées par Jean-Guy. Certains, comme Jean-Claude ou Hervé, sont plus réfractaires (surtout JC).

Philippe vit une relation tumultueuse, ponctuée de nombreuses disputes et ruptures, avec son petit ami, Adrien, qu'il surnomme affectueusement « Bichon ». Il a eu une relation avec Dimitri, le fils d’Éva. Philippe est, comme Sylvain, le souffre-douleur favori d'André, qui l'a déjà envoyé plusieurs fois à l’hôpital.

Dans Le Séminaire, Philippe se mariera avec Maéva, à la suite de la mort de Sylvain (de cette union naîtra un enfant du nom de Sylvaine). Lorsqu’Hervé regarde sa fiche d'évaluation, on peut y lire que Philippe est né le 2 septembre 1971 et qu'il habite au 3, boulevard de la République à Chimoux (96200).

Frédérique Castelli, alias « Fred »[modifier | modifier le code]

Fred est une secrétaire administrative ; c'est la jeune femme un peu « trash » et « rebelle » de l'entreprise, qui cultive une certaine forme d'excentricité à travers son langage direct (voire assez cru parfois), son apparence vestimentaire iconoclaste, ses tendances bisexuelles et son addiction aux drogues les plus variées.

Il lui arrive souvent d'être sous l'emprise de substances illicites au sein même de l'entreprise, pour supporter son travail qu'elle déteste. C'est une grande fana des soirées, des raves party et autres spectacles ou elle peut « s'éclater » et consommer des drogues nouvelles.

Fred entretient, curieusement, une relation amoureuse épisodique avec Hervé Dumont, qu'elle a tendance à régir de manière autoritaire, décidant des périodes où cette relation doit avoir lieu ou pas. Bien qu'elle se fiche de lui (et le trompe avec d’autres hommes) et l’éconduise souvent, Fred est très jalouse des personnes de la gent féminine qu'Hervé serait tenté de fréquenter, et lui fait des scènes de ménage mémorables. À cette occasion, elle aime à l’appeler « Dumont » (sans dire son prénom), pour le dévaloriser.

Fred est également très jalouse de la fille d'Hervé, Sarah, qu'elle déteste (car celle-ci est plus jeune qu'elle, Sarah le lui faisant bien ressentir lorsqu’elles se croisent), sentiment partagé par Sarah. Aussi curieux que cela puisse paraître, Fred s'entend assez bien avec Maéva et Jeanne. Elle s'entend aussi très bien avec Vince.

Dans Le Séminaire, Fred aura une petite fille avec Hervé, prénommée Marie-Georges (sans doute un prénom choisi en raison de l'orientation politique d'Hervé, en référence à Marie-George Buffet), mais ils se sépareront peu après.

Vincent Schneider, alias « Vince »[modifier | modifier le code]

Vince (prononciation à l’américaine Vi-n-ss) est l'employé du service courrier. Jeune homme à l'allure sportive, allié à un esprit ouvert et décontracté, Vince est la coqueluche des jeunes femmes de l'entreprise. À l'image de Fred, il n'a aucune ambition et son seul intérêt dans la vie est la pratique des sports de glisse sous toutes leurs formes, notamment le surf. Il partage d'ailleurs avec Fred la pratique de la consommation de drogues « douces » (le cannabis).

Vince s'entend plutôt bien avec à peu près tout le monde, du fait de son attitude décontractée et de son caractère enjoué, et aime parsemer ses phrases de termes anglais (le mot « man » en particulier).

Tel un véritable surfeur, il porte un regard plutôt désabusé sur la société actuelle et semble totalement désintéressé par les thèmes « sérieux », comme la politique. Cependant, il prend fait et cause pour l’environnement, ayant dans un épisode participé avec Maéva a une manifestation contre les « pollueurs de la nature » (une compagnie pétrolière).

À partir de la saison 3, Vince fréquente Sarah, la fille d'Hervé, à l'insu de son père.

Julie Hassan, alias « Juju »[modifier | modifier le code]

Juju est la standardiste de l'entreprise. Sa vingtaine d'années et son côté femme-enfant font d'elle la chouchoute des autres employés. Grâce à cela, elle apprend beaucoup de choses sur le reste du personnel, et n'hésite pas à s'en servir de temps à autre.

Elle a quelques affinités avec Vince, avec qui elle aura une relation ponctuelle (qui deviendra plus tard durable dans Espace détente). Elle a été la rivale de Fred, à cause de sa jalousie pendant un temps pour Hervé. Ses relations peuvent, à l'occasion, être également tendues avec Maéva, qui a tendance à la prendre de haut, redoutant qu'elle ne lui fasse de l'ombre[13].

Jean-Guy Lecointre[modifier | modifier le code]

Jean-Guy Lecointre est le DRH de la boîte. Âgé d'une cinquantaine d'années, ce chasseur et fervent catholique vit avec sa femme Marie-Geneviève et ses quatre enfants[Note 3]. Il aura cependant une liaison avec Sixtine de Bellefeuille, amie de sa femme rencontrée lors d'un tournoi de bridge. Jean-Guy est un mélomane averti, principalement en musique classique et ayant pour passion le cor de chasse et la musique provenant de ce genre d'instruments.

Très méprisant envers le reste du personnel, en particulier avec Jeanne qu'il ne cesse de harceler moralement (la traitant plusieurs fois de « gourde », et menaçant de la faire « couiner »), il représente le type même du bourgeois despotique et pédant, mais servile et hypocrite avec le patron, ce qui fait de lui un personnage foncièrement antipathique. Son principal ennemi dans l'entreprise est le syndicaliste Hervé Dumont, avec qui il ne cesse de se disputer ; mais ils deviendront finalement amis dans Le Séminaire.

Son expression favorite est : « Je compte sur vous, ne me décevez pas ! », qu'il assène régulièrement à ses interlocuteurs, sous forme de menace s'il n'exécutent pas correctement ce qu'il leur a ordonné de faire. Très craint par l'ensemble de la boîte, seul André, le chauffeur du Président, reste insensible à ses menaces, du fait de son statut (et de sa carrure…). C'est d'ailleurs le seul qui peut instiller à Jean-Guy de la crainte, se faisant l'émissaire du PDG pour surveiller la bonne exécution de ses instructions.

Dans Le Séminaire, lorsqu'Hervé regarde sa fiche d'évaluation, on peut y lire que Jean-Guy est né le 22 juillet 1954, qu'il a deux enfants à charge et qu'il habite au 3, rue Bayard à Chimoux (96200). Dans ce même film, il semble devenir amoureux de Jeanne et tout abandonner pour elle.

Nancy Langeais[modifier | modifier le code]

Shirley Bousquet, qui interprète Nancy Langeais.

Nancy est la directrice administrative et financière de la société. Jeune femme au tempérament énergique et au physique parfait, sculpté par une pratique sportive soutenue, Nancy est une carriériste dans l'âme, quasiment prête à tout pour monter dans la hiérarchie de la boîte.

Nancy s'investit pleinement dans son travail, notamment auprès de la gent masculine, mettant à profit son physique avantageux et ses capacités intellectuelles pour réussir et gravir les échelons de l'entreprise afin de devancer sa grande rivale, Carole. D’ailleurs, ces deux femmes se livrent à compétition assez virulente, bien que policée et subtile, et s'échangent parfois des remarques assassines, Nancy insistant sur « les ravages du temps qui passe » concernant l'âge de Carole, alors que cette dernière critique la naïveté et l’inexpérience de Nancy[14]. Très obséquieuse, à la limite de l'hypocrisie, Nancy voue un certain respect (mêlé de crainte) pour Jean-Guy, son supérieur hiérarchique.

Hormis Carole, l'ensemble du personnel apprécie la jeune femme, soit pour sa fausse douceur et sa gentillesse, qui masquent sa volonté acharnée de réussir, soit pour son physique très flatteur auquel personne ne résiste, notamment (et surtout) Jean-Claude. Mais les relations de Nancy sont très sélectives, et elle attend d'un homme qu'il soit capable de satisfaire ses besoins de jeune femme issue d'une famille bourgeoise. Étonnamment, elle est l'une des seules personnes de la direction à apprécier Sylvain.

Lors d'un épisode, on apprend que Nancy est une ancienne boulimique, qui, lorsqu'elle était jeune, avait un physique aux antipodes de celui qu'elle s'est forgée aujourd’hui (elle était obèse), expliquant sans doute sa constance actuelle pour les activités sportives (notamment de fitness). Lors d'un autre épisode, on apprend que Nancy a eu une courte liaison avec André, attirée malgré elle par le côté « brutal » du chauffeur du patron...

Carole Dussier-Belmont[modifier | modifier le code]

Carole est la directrice commerciale de la société. Elle est célibataire. Elle occupe un poste égal à celui de Nancy dans la hiérarchie, ce qui a pour conséquence que les deux femmes se détestent cordialement et se disputent sans cesse pour obtenir les faveurs du Président. Mais à la différence de sa grande rivale, Carole est peu appréciée du reste du personnel de la boîte, en raison de son côté souvent autoritaire et très sec, voire cassant. Hervé a eu, semble-t-il, un faible pour elle au début de la série.

Carole est absente pendant plusieurs épisodes consécutifs, absence due (dans la série) à une méningite ayant provoqué une paralysie faciale[15]. Son allure a notablement changé : dans les premiers épisodes, ses cheveux sont lisses et elle porte toujours des vêtements à la fois sévères et sexys (amenant Hervé et Jean-Claude à penser qu'elle se complait dans un rôle de dominatrice)[16] ; après son absence, ses cheveux sont frisés et elle a opté pour des tenues plus sobres et plus classiques, ce qui lui donne un air plus âgé, mais surtout plus décontracté (bien qu'elle conserve une attitude généralement assez froide et autoritaire vis-à-vis du personnel).

Dans ses fréquentes passes d'armes avec Nancy, Carole arrive généralement à retourner la situation en sa faveur et à marquer des points sur sa rivale[17]. L'animosité de Carole pour Nancy vient d'une part de leur rivalité professionnelle réciproque, mais aussi du fait qu'elle est âgée d'une bonne dizaine d'année de plus que Nancy, cette dernière ne perdant pas une occasion de lui rappeler. Il arrive cependant que les deux femmes fassent front commun, en particulier lorsqu'il s'agit de préserver leurs avantages au détriments du personnel[18].

L'une des attitudes intimidante caractéristique de Carole est, lorsqu'elle est irritée par un subalterne, de le fixer intensément sans bouger, le rendant finalement très nerveux et confus.

Éva Kovalski[modifier | modifier le code]

Éva remplace Carole durant son arrêt-maladie. Elle intervient peu souvent et on sait peu de choses d'elle, à part qu'elle a fait HEC et qu'elle a un poste haut placé dans l'entreprise. Elle à un tempérament énergique et volontaire, un peu trop « speed » parfois.

Eva a aussi un fils, Dimitri, qui effectue un stage dans l'entreprise[19], et qui revient dans d'autres épisodes. On apprendra à cette occasion qu'il est bisexuel, qu'il a fréquenté Philippe et volé des objets chez lui[20] et qu'il conduit très mal et sans permis[21]. Dimitri déteste aussi Hervé, le trouvant « ringard » avec son allure de « syndicaliste à manches courtes » et son air « vieux jeu ».

André Markowicz[modifier | modifier le code]

André est le chauffeur du patron, et plus largement son homme à tout faire. Ancien champion départemental de boxe[22], André est grand, costaud, sadique et violent. Il est réputé pour être la terreur de l'entreprise et passe pour une véritable brute psychopathe, craint et haï par tous. Le nom de son personnage est inspiré par Stevan Markovic, un ancien garde du corps d'Alain Delon, retrouvé assassiné[réf. souhaitée].

Quiconque osant parler de travers à André ou tentant de lui faire du tort gagne une séance gratuite à l'infirmerie, ou à l’hôpital, selon l'humeur (et la forme) d'André… Il est tellement craint que ce sont les autres qui lui offrent le café…

André finit toujours par se faire respecter, même après certaines tentatives des autres employés de la boite (notamment Hervé et Jean-Claude) pour lui faire des coups tordus visant à le discréditer envers la direction. Il aime d'ailleurs se servir de ses collègues pour arranger ses problèmes (et ceux de la direction), quitte à envoyer le-dit collègue à l'hôpital… ce qui en général fonctionne très bien.

André possède un chien de race pitbull nommé « Pitié », qui ne contribue pas à adoucir l'image de son maître. En effet, Pitié aime agresser les personnes dans la rue (il semble avoir une prédilection pour les personnes âgées…) ou dévorer des chatons (« uniquement pour se nourrir ! »).

André adore également torturer mentalement et/ou physiquement ses « collègues», grâce notamment à des petits jeux pervers de son cru, ou bien en retournant des situations pour profiter de la faiblesse de ses « camarades de jeu ». Jean-Claude et Hervé sont ses punching balls habituels et attitrés, mais André semble avoir une prédilection pour Sylvain et surtout Philippe. Lorsqu'il se prépare à « traiter » sa victime du jour, il lui dit souvent, juste avant de débuter : « Respire ! Ça commence maintenant ! »

Ses activités en dehors de l'entreprise se résument à la pratique de la boxe dans le club régional. Il entretient également une relation amoureuse notoire avec la femme du PDG de la boîte. Il a eu aussi, brièvement, une relation avec Nancy. La seule chose qu'André craigne vraiment est le « Dragon » Casimir de L'Île aux enfants, que sa mère forçait à regarder quand il était petit et qui l'a terrorisé durant toute son enfance[23]

Serge Touati[modifier | modifier le code]

Serge est le psychologue de l'entreprise. Cependant, ses capacités sont souvent remises en cause : on apprendra en effet qu'il n'a pas de diplôme de psychologie, s'étant arrêté avant le BEP. À cela, il répond : « On m'a toujours dit : "Serge, t'es un fin psychologue !" ».

Ces accusations concernant ses capacités ont pour effet de l'énerver rapidement. Ses relations avec Hervé sont souvent tendues, le délégué syndical ne supportant pas les méthodes de travail du psychologue, qu'il juge fantaisistes.

Divorcé, Serge tente sans cesse de conquérir Jeanne, qui reste cependant insensible à ses avances.

Annie Lepoutre[modifier | modifier le code]

Annie est stagiaire dans l'entreprise. Elle possède un profil atypique : en effet, après avoir élevé ses enfants, elle décide de rentrer dans la vie active à 50 ans passés, à l'âge où les personnes de sa génération pensent plus à leur retraite qu'à leur travail.

Son côté maternel l'incite à prendre soin de tout le personnel, et elle se décarcasse pour les autres employés (comme Sylvain), qui en profitent allègrement. Elle ne sait pas dire « non », malgré l'intervention d'Hervé durant un épisode, en tentant de la « coacher » à ce sujet[24].

Annie est attirée par les hommes de la boîte plus jeunes qu'elle, en particulier Jean-Claude et Hervé ; elle passera d'ailleurs avec ce dernier une nuit torride, à la suite d'un malentendu (un courriel plutôt osé qu'Hervé a envoyé par erreur à tous les contacts de son adresse mail, notamment tout le personnel de la boîte...).

On peut noter que le nom d'Annie change au cours de la série : dans le générique du film Le Séminaire, son patronyme est Lepoutre, mais lorsqu'elle apparait la première fois dans l'entreprise, elle se présente sous le nom de Touchard. En effet, Chantal Neuwirth, qui incarne le rôle d'Annie, était déjà présente dans la série avant l'apparition de son personnage : elle jouait alors le rôle de Mme Sorel, une employée proche de la retraite.

Dédé la Chignole[modifier | modifier le code]

Ce personnage, qui n'apparaîtra jamais en chair et en os dans les épisodes, est un ami de Jean-Claude et d'Hervé. C'est une brute épaisse, qui passe la moitié de sa vie en prison et l'autre à « remplir des contrats » : contre une somme d'argent, il casse les membres au choix (en général les deux genoux) d'une victime désignée par le « client ». Hervé et Jean-Claude feront appel à lui, par exemple, pour s'occuper de Dimitri, le fils d’Éva.

Épisodes[modifier | modifier le code]

Saisons N° d'épisodes
Saison 1 13 épisodes
Saison 2 55 épisodes
Saison 3 85 épisodes
Saison 4 72 épisodes
Saison 5 86 épisodes
Saison 6 98 épisodes
Saison 7 98 épisodes

Commentaires[modifier | modifier le code]

Changements à partir de l'épisode 93[modifier | modifier le code]

Les 92 premiers épisodes se déroulent dans la même entreprise, avec des décors différents (les murs sont peints entièrement en blanc) et mettent en scène des personnages qui disparaîtront par la suite.

Ces personnages sont :

  • Julien Schneider (interprété par Mickaël Sabah) du service courrier (son rôle est repris par Karim Adda) ;
  • Julie Hassan (interprété par Louise Derkaoui) qui est au standard téléphonique (son rôle est repris par Noémie Elbaz) ;
  • Claire Langeais (interprété par Margot Faure) qui semble être directrice administrative et financière (elle porte le même nom de famille que le personnage de Nancy) ;
  • Franck Marchand (Lucien Jean-Baptiste) le psychologue de l'entreprise.
  • Madame Sorel (Chantal Neuwirth)

À partir de l'épisode 93, on dénote plusieurs changements :

  • Quatre personnages apparaissent : Vincent, Julie, Nancy puis Serge par la suite, qui, apparemment, prennent la place des partants ;
  • Les décors subissent quelques modifications : certaines parties des murs sont peintes en jaune ;
  • La manière de filmer est différente : la caméra est légèrement éloignée et il n'y en a plus qu'une seule, alors qu’auparavant plusieurs caméras filmaient simultanément en alternant les angles de vue ;
  • Un nouveau personnage apparaît : Eva Kovalski (interprétée par Sophie Renoir). Elle intervient peu souvent et on sait peu de choses d'elle, à part qu'elle a fait HEC et qu'elle a un poste haut placé dans l'entreprise. Elle remplace Carole, à la suite de sa maladie (une méningite). Elle a un fils, Dimitri (interprété par Raphaël Lenglet), un jeune homme paresseux, cynique et sans scrupules, qui aura une aventure avec Philippe ;
  • Chantal Neuwirth, qui interprétait madame Sorel, revient dans la peau d'Annie Lepoutre, retraitée qui souhaite effectuer un stage dans l'entreprise et qui se laisse abuser par tout le monde, en particulier Jean-Claude.

Différentes versions[modifier | modifier le code]

Devant le succès rencontré par cette série, ses auteurs ont imaginé une émission spéciale intitulée Ça va déchirer ce soir !, mêlant sketches autour de la machine à café et parodies d'émissions diffusées sur M6 (Popstars, Turbo, M6 Boutique ou encore Fréquenstar) qui a été diffusée le 9 décembre 2003.

Références à Caméra Café dans d'autres émissions[modifier | modifier le code]

  • La série humoristique de Canal+, Les Guignols de l'info, a fait référence à la série dans le sketch Endemol Café en 2003.
  • À l'inverse, certains épisodes de Caméra Café contiennent des références sur Les guignols de l'info.

Adaptations étrangères[modifier | modifier le code]

Caméra Café a remporté un large succès sur tous les continents:

Caméra Café sur TVA

Camera Café sur Mega Channel

Camera Café sur Italia 1

Camera Café sur TVN et Comedy Central

  • Drapeau de l'Espagne Espagne (2005–2009) (diffusée sur la chaîne locale de la communauté valencienne "canal nou", les acteurs parlent en Valenciano)

Camera Café sur Telecinco

Câmara Café sur RTP1

  • Drapeau des Philippines Philippines (2007-) (c'est la seule version au monde co-brandée : aux Philippines, la machine sert du café dans des gobelets estampillés de la marque Nescafé).

Camera Café sur GMA et QTV

Câmera Café sur SBT

Cámara Café sur Caracol TV

咖啡间疯云

Camera Công Sở sur VTV3

កាម៉េរ៉ា​កាហ្វេ (Caméra café) sur CTN

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Caméra café la BD[modifier | modifier le code]

  1. T'en veux t'en veux ? (2003) (ISBN 2-203-33906-3)
  2. Ça va bien faire chier la direction (2004) (ISBN 2-203-33907-1)
  3. Ça va déchirer ce soir
  4. Et qui plus outre
  5. C'est nous qui offre
  6. Tout baigne

DVD[modifier | modifier le code]

  • Caméra Café : L'Intégrale - Coffret 20 DVD - 3 saisons + cessation d'activité (1er janvier 2005 - ASIN B0002XCMQA)
  • Caméra Café : L'Intégrale 1re année - Coffret 6 DVD (6 novembre 2002 - ASIN B00006EHPG)
  • Caméra Café : L'Intégrale 2e année - Coffret 6 DVD (29 octobre 2003 - ASIN B0000E1C5T)
  • Caméra Café : L'Intégrale 3e année - Coffret 6 DVD (27 octobre 2004 - ASIN B0002XCMQ0)
  • Caméra Café : 4e année - DVD 1
  • Caméra Café : 4e année - DVD 2
  • La Crème de Caméra Café - Volume 1 (29 janvier 2003 - ASIN B00007DY2Q)
  • La Crème de Caméra Café - Volume 2 (28 janvier 2004 - ASIN B0000T6K96)
  • La Crème de Caméra Café - Volume 3 (9 mars 2005 - ASIN B00074C8JU)
  • Caméra café : Cessation d'activité (25 mai 2005 - ASIN B00081R194)
  • Caméra café : Les inédits (ASIN B000AANBT2) Finalement annulé

Épisodes en double[modifier | modifier le code]

  • Faux Témoignage

Épisodes manquants[modifier | modifier le code]

Adaptation au cinéma[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Titre Année Entrées
Espace Détente 2005 1 787 163
Le Séminaire 2009 469 817

Ceci fait un cumul de 2 256 980 entrées.

Différences entre le film Espace Détente et la série télévisée[modifier | modifier le code]

  • Dans les épisodes, tout est filmé à l'intérieur du bâtiment, alors que dans le film les scènes sont aussi filmées à l'extérieur de l'entreprise (habitat d'Hervé, mobile-home de Jean-Claude, etc.)
  • Véro, la femme de Jean-Claude, qui apparaît dans le film, n'est apparue auparavant que deux fois, toujours avec ses trois enfants.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une incohérence est présente à propos de ses enfants. Dans la plupart des épisodes, il est dit qu'elle vit avec deux filles et un fils. Cependant, notamment dans un épisode avec Sören Prévost, il est question de faire un journal d'entreprise, en particulier sur Jeanne et ses trois fils.
  2. Dans Le Séminaire, Jeanne et Jean-Guy s'entendront à merveille et elle obtiendra enfin ses mercredis
  3. Dans un épisode, Jean-Guy affirme avoir cinq enfants et non quatre comme dit précédemment.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Caméra Café 2 sur M6.fr.
  2. Saison 2, épisode 62 - L'homme de Rio
  3. Dans l'épisode Tatouage, il dit être né un 23 septembre
  4. Épisode La Bouée de JC, saison 2 - épisode 106
  5. "Soucis familiaux", saison 2 épisode 6
  6. Épisodes Fausse identité et Mauvais rôle
  7. Épisode Bachotage
  8. Épisode Le trésor de Jean-Claude
  9. Épisode Valétudinaire
  10. Épisodes bonus Tout à l'égo et Un peu de couleur.
  11. Épisode La secte
  12. Épisode bonus Tout à l'ego.
  13. Épisodes Ambition, Echange standard
  14. Épisode bonus Tout a l'ego.
  15. Fiche de Sylvie Loeillet sur le site hypnoweb.net
  16. Épisode L'invitation
  17. Épisodes Franco-allemand et Le duel
  18. Épisode Kost killers
  19. Saison 2 épisode 114 - Dimitri
  20. Saison 3 épisode 115 - Un petit coucou
  21. Saison 3, épisode 110 - Roulez jeunesse
  22. Saison 2, épisode 61 - Photo mateur
  23. Saison 7, épisode 23 - Casimir
  24. Épisode La poupée qui dit non

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]