Caméra cachée (humour)

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Une caméra cachée (ou plus anciennement, caméra invisible, ou encore télémiroir selon une recommandation de 1975 du Cilf) est le nom donné par métonymie à un type de programme télévisé humoristique dans lequel une équipe de tournage plonge des personnes dans des situations invraisemblables (notamment grâce à des complices comédiens) en leur faisant croire qu'il s'agit de la réalité[1],[2]. Le but est de les filmer à leur insu pour que le spectateur puisse observer leurs réactions face à cette situation[3],[4].

Construction du programme[modifier | modifier le code]

Le plus souvent, l'émission est montée en un enchaînement de courtes séquences, dont chacune met en scène des victimes différentes. Certaines émissions imaginent cependant des scénarios plus élaborés, avec la complicité des proches de la victime, pour plus de réalisme. Afin de suivre ce cheminement, le résultat à la diffusion est plus long, et le dispositif n'est utilisé que pour une seule victime : c'était par exemple le cas de Surprise sur prise, qui piégeait des célébrités.

La séquence classique de ce type de programme est le moment où le piège est révélé à la victime, et son soulagement de comprendre qu'il s'agissait d'un canular.

Pièges classiques[modifier | modifier le code]

  • L'homme statue : un comédien se fait passer pour une statue, et se met brutalement en mouvement au passage de quelqu'un : l'intérêt est de voir la réaction de ce dernier, surpris par l'animation de ce qu'il prenait pour une simple statue.
  • Le policier dont le comportement est contraire à sa fonction.

Liste d'auteurs de caméras cachées et d'émissions spécialisées[modifier | modifier le code]

Ce type de programmes peut faire l'objet d'émissions à part entière, ou seulement de pastilles dans des émissions plus générales. Elles peuvent également servir de transition entre deux émissions, de manière aléatoire et sans faire l'objet d'une programmation précise, à l'instar des clips musicaux.

Drapeau de l'Algérie Algérie[modifier | modifier le code]

Drapeau : Québec Québec[modifier | modifier le code]

  • Surprise sur prise. Le principe de l'émission est de piéger des célébrités plutôt que des anonymes.

Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

  • Candid Camera, d'Allen Funt, à la fin des années 1940 : la première du genre.
  • Spy TV
  • Totally Hidden Video de 1989 à 1991, puis Totally New Totally Hidden Video à de 1991 à 1992.
  • Oblivious, de 2002 à 2004.
  • Punk'd, depuis 2003.
  • Girls Behaving Badly, depuis 2002.

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

Droit à l'image[modifier | modifier le code]

En principe, la diffusion des images tournées nécessite le consentement de la victime du piège.

Variante[modifier | modifier le code]

Une variante de la caméra cachée consiste à tourner avec une caméra parfaitement visible de la victime, en l'informant qu'elle est filmée, mais en lui annonçant un motif différent du but réel.

Par exemple :

  • Raphaël Mezrahi a invité de nombreuses personnalités en leur faisant croire à une interview tout-à-fait classique ; en fait elles se retrouvaient face à Hugues Delattre, un journaliste ringard, aux questions et aux commentaires ineptes.
  • Plus récemment, dans les émissions Le Soiring puis Manu et Bruno sont dans la télé, Bruno Guillon réalise un micro-trottoir intitulé Une ville est une ville dans lequel les passants croient répondre à des questions sur l'aménagement de la ville de Paris ; en fait, l'animateur en profite pour rapprocher subrepticement le micro du visage de sa victime, jusqu'à les empêcher de parler, tout en gardant son naturel et en continuant à poser des questions.

Passage dans la vie courante[modifier | modifier le code]

Le soupçon d'être piégé par une caméra cachée est passé dans le langage courant pour signifier que l'on juge grotesque la situation dans laquelle on se trouve : « C'est pour la caméra cachée ? ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]