Calea Victoriei

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Calea Victoriei
Image illustrative de l'article Calea Victoriei
La Calea Victoriei en 2006.
Anciens noms Drumul Brașovului / Ulița Mare spre Sărindar
Podul Mogoșoaiei
Géographie
Secteur(s) Secteur 1
Quartier(s)
Début de la voie Splaiul Independenței
Fin de la voie Şoseaua Kiseleff
Intersections Strada Ion C. Filitti
Strada Franceză
Strada Stavropoleos
Strasa Mihai Vodǎ
Strada Lipscani
Strada Eforie
Strada Doamnei
Bulevardul Regina Elisabeta
Strada Constantin Mille - Strada Edgar Quinet
Pasajul Majestic
Pasajul Comedia
Pasajul Victoria
Strada Matei Millo
Pasajul Englez
Strada Ion Câmpieanu
Walter Mǎrǎcineanu
Strada Dem I. Dobrescu
Strada C. A. Rosetti
Strada Benjamin Franklin
Strada Știrbei Vodǎ
Strada George Enescu
Strada Piața Amzei
Strada Banului
Strada Biserica Amzei
Calea Griviței
Bulevardul Dacia
Strada Mihail Moxa
Strada Nicolae Iorga
Strada Gheorghe Manu
Strada Orlando
Strada Fruomasǎ
Strada Sevastopol
Dimensions
Longueur 2700 m
Coordonnées 44° 26′ 34″ N 26° 05′ 36″ E / 44.442857, 26.09347244° 26′ 34″ Nord 26° 05′ 36″ Est / 44.442857, 26.093472  

Géolocalisation sur la carte : Bucarest

(Voir situation sur carte : Bucarest)
Calea Victoriei
Calea Victoriei

La Calea Victoriei (en français : Avenue de la Victoire) est une avenue majeure du centre de Bucarest, en Roumanie. Elle va de Splaiul Independenței (une artère parallèle à la rivière Dâmbovița) jusqu'au nord et au nord-ouest, en direction de la Piața Victoriei, où elle est prolongée par Şoseaua Kiseleff.

La Calea Victoriei abrite un grand nombre de bâtiments officiels, comme le Musée national d'histoire de Roumanie.

Historique[modifier | modifier le code]

Durant la période de règne de Constantin Brâncoveanu, l'avenue, qui n'était pas incluse dans Bucarest, portait le nom de Drumul Brașovului (route de Brașov) et était formée seulement par le Cercle Militaire et la Place de la Victoire. La partie comprise entre la Piața Națiunilor Unite (l'ancienne Piața Senatului) et le Boulevard de la Reine Élisabeth était connu sous le nom de Ulița Mare spre Sărindar (rue principale de Sărindar) du fait de la présence de l'église Sărindar. (Maintenant il s'agit du Cercle Militaire National).

L'avenue, résultat de l'union de la rue de Brasov et de la rue principale de Sărindar, a été ouverte en 1692, par le Prince du Pays Roumain, Constantin Brâncoveanu, sous le nom de Podul Mogoșoaiei (pont de la Mogoșoaia). L'avenue nouvelle a été pavée avec de troncs d'arbre et c'est par cette manière de paver la rue qu'on lui a donné la dénomination de "pont".

Elle a ensuite été aménagée pour réaliser un chemin entre la succession du Prince, le palais de Mogoșoaia, et le palais royal, à proximité de la vieille cour.

Elle est devenue une artère principale de la capitale, accueillant sur toute sa longueur des habitations, des églises, des auberges, des hôtels, des magasins, des boutiques de luxe, des cafés et des institutions d'État.

Au début du XVIIIe siècle, la rue a été illuminée au moyen de réverbères imbibés d'huile ou de résine. Pendant le règle de Grigore IV Ghica, la voie a été pavé en pierre. En 1882, les premières installations électriques de Bucarest sont installées au palais royal via Calea Victoriei.

Ainsi, les bâtiments construits sont apparus au cours du temps, de taille et de style différents, créant un ensemble particulier du point de vue de l'urbanisme et de l'architecture[1], la rue devenant de plus en plus importante pour Bucarest depuis le XIXe devant une artère principale.

Le 8 octobre 1878, lorsque l'armée roumaine a fait son entrée triomphante dans la capitale, à la suite de la victoire lors de la guerre d'indépendance l'ancien nom Podul Mogoșoaiei a été abandonné pour le nom actuel de Calea Victoriei.

Calea Victoriei en 1935

Pendant la période communiste, l'avenue est source d'inspiration du régime pour la construction de nouvelles routes (en 1980). L'artère prit temporairement le nom de Calea Victoriei Socialismului, Avenue de la victoire du Socialisme[2].

Lieux et monuments particuliers[modifier | modifier le code]

Lieux existants[modifier | modifier le code]

Lieux n'existant plus[modifier | modifier le code]

  • Terasa Otetelișanu (aujourd'hui Palatul Telefoanelor (le palais du téléphone))
  • un ancien Théâtre National (aujourd'hui l'hôtel Novotel)
  • Église Sărindar (aujourd'hui Cercle Militaire National)
  • Église Saint Jean (Aujourd'hui Casa de Economii și Consemnațiuni)
  • Casa Prager (aujourd'hui bâtiment de la loterie nationale)

En 2006, un projet "Itinéraires culturels à Bucarest" a été lancé [3] souhaitant aménager une zone d'activités culturelles sur Calea Victoriei.

Références[modifier | modifier le code]

  1. București. Ghid istoric și artistic. p. 9
  2. București. Arhitectură și modernitate
  3. www.hotnews. ro „Proiectul Trasee culturale în București