Caius Acilius

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Caius Acilius est un homme politique, sénateur et historien de la République romaine.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre de la gens plébéienne des Acilii. Il est peut-être parent de Manius Acilius Glabrio, consul en 191 av. J.-C., et appartiendrait à la branche des Acilii Glabriones[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est peut-être questeur en 203 av. J.-C. En 197 av. J.-C., il est tribun de la plèbe et propose la création de cinq colonies composées de trois cents familles chacune sur les côtes du sud de l'Italie, région dépeuplée après la deuxième guerre punique[a 1].

En 155 av. J.-C., comme il connait le grec et qu'il est sénateur, il est choisi pour servir d'interprète au Sénat pour la venue des philosophes Carnéade, Diogène et Critolaos, venus à Rome en tant qu'ambassadeurs d'Athènes[a 2].

Acilius a écrit en grec une histoire de Rome[1], des origines jusqu'en 184 av. J.-C. au moins, citée par Denys d'Halicarnasse[a 3], Cicéron[a 4] et Plutarque[a 5]. Selon Tite-Live, l'œuvre est publiée en 142 av. J.-C.[a 6] Elle est traduite en latin par un certain Claudius, peut-être Claudius Quadrigarius[3], version citée par Tite-Live sous le nom de Annales Aciliani[a 7] et libri Aciliani[a 8] mais dont seuls quelques fragments ont survécu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. a et b Marc Baratin et Jean-Pierre Néraudeau, La Littérature latine, Hachette Éducation, 2000
  2. Marie Ledentu, Studium Scribendi : Recherches sur les Statuts de l'écrivain et de l'écriture à Rome à la fin de la République, Peeters Publishers, 2004, p. 33
  3. Hans Beck et Uwe Walter, Die frühen römischen Historiker. Band 1, Darmstadt, 2001, p. 233
  • Sources antiques :

Article connexe[modifier | modifier le code]