Caïn

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Caïn
Caïn maudit, peint par João Maximiano Mafra (1851).
Caïn maudit, peint par João Maximiano Mafra (1851).
Caractéristiques
Fonction principale Paysan
Fonction secondaire Premier meurtrier de l'humanité selon la Bible
Résidence Terre de Nod
Famille
Père Adam
Mère Ève
Fratrie Abel
Seth
Conjoint Awan (sa sœur selon le livre des Jubilés)
• Enfant(s) Hénoch

Caïn (prononciation : [kaɛ̃; le mot hébreu peut signifier « forger » ou encore, à l'aide de la racine « j'ai acquis »[1]) est un personnage de la Bible et du Coran. Dans ces textes qui fondent les croyances judéo-chrétiennes et musulmanes, il est le fils aîné du premier couple Adam et Ève, et tue son frère cadet Abel, devenant ainsi le tout premier meurtrier de l'humanité[2].

Caïn est le fils aîné d'Adam et Ève. Il est paysan, et a un frère Abel qui est berger. Un jour, les deux frères apportent chacun une offrande à leur Dieu : Caïn offre des fruits de la terre, tandis qu'Abel présente des bêtes de son troupeau avec leur graisse. Dieu préfère ostensiblement l'offrande d'Abel. Puis il perçoit la colère et la tristesse de Caïn, et lui enjoint de dominer le péché. Mais Caïn échoue un peu plus tard, et tue son frère dans les champs.

Dieu l'interpelle mais Caïn nie son crime, puis Dieu lui apprend qu'il est maudit par le sol qui a recueilli le sang versé. Ainsi il ne pourra plus récolter, et il est condamné à errer sur la terre. Caïn assure qu'il sera tué par le premier venu, et Dieu déclare qu'alors il serait vengé sept fois, et le marque d'un signe pour qu'on l'épargne. Caïn gagne la Terre de Nod, à l'est d'Éden ; là, il connaît une femme (sa sœur Awan selon le livre des Jubilés[3]) dont il a un enfant, Hénoch[4]. Après sa naissance, Caïn bâtit une ville qu'il appela aussi Hénoch.

Ses descendants se distinguent par leurs vies de nomades et d'éleveurs de troupeaux, de musiciens ou de forgerons, et par leur violence. La Genèse nomme certains d'entre eux : Hénoch, Irad, Méhujaël, Méthusaël, Lamech, Jabal, Jubal, Toubal-Caïn et Naamah. La lignée de Caïn prend fin lors du Déluge à l'époque de Noé.

Selon une légende médiévale d'origine juive, Caïn sera tué accidentellement d'une flèche par l'un de ses descendants : Lamech[5]. Dans le livre des Jubilés, il meurt la même année que Adam, dans l'effondrement de sa maison[6].

La symbolique chrétienne de l'histoire de Caïn, Abel et Seth dans la Bible[modifier | modifier le code]

Caïn et Abel par James Tissot.
Caïn, sculpté par Giovanni Duprè (Musée de St. Pétersbourg.
Caïn fuyant avec sa famille. Musée d'Orsay, Paris (1880)
Fernand Cormon.

Abel est une victime de haute valeur symbolique ; il est le type du juste persécuté, et une figure du Christ. Son sang est éloquent auprès de Dieu, mais celui de Jésus l'est plus encore[7]. Abel est le juste qui crut la promesse de Dieu qui s'accomplit par l'offrande de sang.

Caïn, par son meurtre, révèle la haine qui habite le cœur de l'homme ; il est le type du mauvais, qui hait le juste. Dieu, lisant dans le cœur de l'homme[8], sait la mauvaise habitude de Caïn, qui devient manifeste dès que son offrande est refusée. Caïn pratique alors la querelle, la jalousie et les accès de colère[9].

Seth est le troisième fils d'Ève[10] que Dieu lui accorde pour remplacer Abel tué par Caïn. Seth naît quand Adam a 130 ans[11]. Seth est l'ancêtre de Noé, du roi David et de Joseph, le père nourricier de Jésus.

Caïn dans le Coran[modifier | modifier le code]

Le Coran[12] raconte aussi l'histoire des deux fils d'Adam sans les nommer. En revanche la tradition musulmane leur donnerait des noms : Hābyl pour Abel et Qābyl pour Caïn.

Le sacrifice de l'un fut accepté par Le Très-Haut, l'autre non. Par jalousie, celui qui essuya un refus tua l'autre. Selon le texte coranique, un très profond sentiment de remords l'envahit et il resta consterné devant le cadavre de son frère. Dieu lui envoie alors un corbeau qui se met à gratter la terre pour lui montrer comment ensevelir le cadavre de son frère.

Caïn dans La Divine Comédie[modifier | modifier le code]

Aux chants XX (vers 126) de l'Enfer et II du Paradis (vers 51), « Caïn chargé d'épines » personnifie la lune dont les taches figurent une silhouette chargée d'un fagot que la croyance populaire assimile au personnage biblique[13]. La voix de Caïn retentit au chant XIV (vers 133) du Purgatoire où se trouvent les envieux[13]. Dante donne le nom de Caïn à l'une des zones du Cocyte situé dans l'Enfer dans laquelle sont punis ceux qui ont trahis leurs proches : c'est la Caïne (Caina)[14].

Des frères rivaux dans plusieurs civilisations[modifier | modifier le code]

Cette histoire en évoque d'autres présentes sur tous les continents, ce qui laisse penser qu'elle a une origine très ancienne, de même (dans le Coran) que l'invitation à enterrer les morts, souvent présentée comme un indice d'apparition de civilisation chez l'Homme préhistorique. L'opposition entre deux frères (parfois jumeaux) est très répandue dans les mythes, contes et légendes. Ethnologues et historiens notent que dans ces récits mythiques, l'un des deux frères tue souvent l'autre, devenant ainsi la souche d'une lignée postérieure ; citons par exemple les jumeaux de mythes sibériens et amérindiens, Osiris et Seth dans la mythologie égyptienne, les frères Shun et Yao de la mythologie chinoise et enfin Rémus et Romulus dans le mythe de la fondation de Rome. Ainsi Caïn pourrait représenter le mal et Abel le bien, dans une dualité qui évoque la chute et le péché originel. Comme le remarque René Girard, la singularité du mythe biblique par rapport aux mythologies archaïques est la malédiction divine. Dans un cas, le meurtrier fonde la grande civilisation romaine, dans l'autre cas, la descendance de Caïn est maudite par Dieu (et doit donc être rachetée par l'imitation du Christ).

Autres interprétations[modifier | modifier le code]

Il existe d'autres interprétations symboliques, sans confirmation ou infirmation historique à ce jour :

L'histoire de Caïn et Abel peut être l'expression d'une relation conflictuelle ou de forte différentiation culturelle entre les hommes de Néandertal et de Cro-magnon, respectivement représentés par Abel et Caïn. Le meurtre symbolise le remplacement des premiers par les seconds, sans volonté ni réalité génocidaires (on n'a pas d'indices de relations meurtrières ni d'interactions entre ces deux types d'hominidés, et de nombreuses controverses persistent sur le nombre et l'importance des relations guerrières au sein des peuplades préhistoriques). Les deux types d'hominidés semblent avoir localement cohabité après l'arrivée des hommes de Cro-Magnon, jusqu'à il y a 29 000 ans environ, époque de la disparition progressive et inexpliquée de l'homme de Neandertal.

Cette histoire peut être la trace relictuelle de conflits anciens entre les cultures de type Chasseur-cueilleur ou d'éleveurs nomades, et les cultures nouvelles se développant chez les peuples qui se sédentarisent grâce à l'agriculture et à un élevage non nomade. Caïn est agriculteur, et tue son frère pasteur. L'agriculteur interdit à son frère nomade l'accès aux terres et eaux les plus riches, désormais réservées à l'agriculture, la pisciculture, la coupe du bois et la sylviculture par exemple, et cela au détriment des nomades et possesseurs de troupeaux itinérants.
On peut aussi voir dans ce mythe l'opposition entre d’une part les cultures nouvelles de l'espace privatisé (marqué par les clôtures, les contrats de propriété et une gestion défensive de l’espace) et d’autre part les cultures de l'espace partagé (géré selon la coutume et d’autres modes de gestion des conflits). Plus largement, ce mythe peut évoquer l'opposition entre « culture » et « nature » ou entre « exploitation rationalisée de l'environnement » et « reconnaissance de la naturalité » de l'Homme et de sa relation à la Nature.

Elle peut symboliser un choc culturel plus ancien ayant opposé des peuples chasseurs-cueilleurs itinérants (représentés par Abel) et les premiers éleveurs nomades (la descendance de Caïn est présentée par la Bible comme nomade). Dieu agrée Abel et son offrande, mais dans le Nouveau Testament, le pasteur et le sacrifice de l'agneau sont des thèmes récurrents, le Christ étant fréquemment présenté comme un pasteur et son peuple comme un troupeau d'agneaux.

Selon l'interprétation psychanalytique du texte que fait Jacques Laffitte, Caïn croit être fils de Dieu. Une secte se réfèrera à Caïn comme à un dieu. Caïn se base sur le dit de sa mère "J'ai procréé un homme avec le Seigneur" (Gen 4.1)[15], Là se noue le drame futur. En effet, elle n'a pas fait l'amour avec Dieu, mais avec Adam. La psychanalyse et notamment Françoise Dolto[16] étudient les désirs inconscients que les parents attachent à leurs enfants (mis en évidence par le déni de paternité et les projections substitutives). De même, identité, traits de caractère, ou significations inconscientes leur sont assignés par le "dit" des parents. L'épisode Caïn illustre le difficile renoncement au fantasme de se croire Dieu. En mangeant le fruit de l'Arbre de Connaître Bien ou Mal (et non pas de la Connaissance du Bien et du Mal), Adam et Ève sont devenus « comme des dieux », ainsi que l'a promis le serpent. Il faut reconnaître qu'il ne ment pas : il n'a pas dit "vous serez des dieux" mais "comme". Que représente-t-il ce "comme" ? Il désigne l'activité fantasmatique : on peut se transporter immédiatement à l'autre bout de la planète, remanier le passé, arranger le futur, etc. En un mot on y est "tout-puissant" mais c'est du "comme", c'est de l'image, d'où le nom d'imaginaire pour le caractériser. L'erreur est d'y croire !, de croire que parce qu'on a fantasmé une chose elle devient vraie, existante, réelle. On comprend pourquoi il était interdit de "manger de ce pain-là", d'assimiler le réel et le fantasme. C'est cela qui était le véritable objet de l'interdit, sa raison d'être, tout à fait justifiée d'ailleurs. Et non pas d'empêcher l'homme d'user de sa capacité cognitive. L'interprétation religieuse l'a orienté vers la morale, et même vers le non-respect d'un ordre arbitraire, aussi stupide cet interdit serait-il devenu après de tels gauchissements. Et même, plutôt qu'un ordre sec, il vaut mieux montrer ce que produit l'infraction à la règle de ne pas "tout mélanger". L’histoire de Caïn, qui suit celle de la chute, montre les effets de cette erreur qui consiste à accorder même "réalité" au fantasme qu'à la réalité. En croyant à un fantasme (même celui d’un autre, ici sa mère), il noue en lui les liens de ce que nous pouvons identifier comme les germes du fanatisme : identification à un fantasme, et inscription du sujet dans la volonté d'accréditer ce fantasme, c'est-à-dire le rendre réel. Comment l'accréditer ? En le faisant reconnaître par autrui, ici Abel. Ce fantasme de se croire "dieu" ou "fils de Dieu", on le retrouve dans une autre mythologie religieuse, grecque-romaine, au point qu'il est devenu une expression du langage courant : se croire "sorti de la cuisse de Jupiter" ; il s'applique à Dionysos le "deux fois né".

Caïn apparaît ainsi comme une figure emblématique, en germe, du fanatisme. On peut considérer que le rédacteur biblique a noué ce drame sur le premier rite religieux, en début de Bible, pour constituer une sorte d’avertissement au lecteur s'interrogeant sur ce que sont, d'une part, foi, croyance, notre rapport à Dieu, et d'autre part, recherche de sagesse et approfondissement de la question de... Connaître Bien ou Mal. Et donc sur la nécessité impérieuse de ne pas "croire" à un fantasme. Les fantasmes ne sont pas faits pour y croire, mais pour jouer avec ; ils peuvent alors devenir très féconds, si on les passe au tamis de la rationalité ; c'est le rôle de l'imagination : on suppute, on élabore, on essaie, on vérifie. Elle devient créatrice.

Il est à noter que cette Genèse trouve un écho troublant sur le plan du développement psychique de l'enfant, puisque celui-ci passe, après le tumulte œdipien, donc vers les 10 ans, par une phase dite "de reconstruction du roman familial", pendant laquelle il imagine que ses parents ne sont pas ses vrais parents, et qu'il serait en réalité le fils d’un roi et d’une reine[17].

Caïn est souvent représenté vêtu d'une peau de bête, comme Héraclès, qui évoque l'animal, le chasseur, un caractère sauvage, et la violence[18] qui sous-tend ce meurtre. Le mythe est l'expression d'une culpabilité refoulée (Cf. la colère de Dieu, l'Œil de Dieu, etc.), et de deux tendances intérieures – individuelle et collective – qui chez l'homme s'opposent encore ; le civilisé sédentaire, et l'itinérant (doublement refoulé selon cette interprétation du mythe).

Littérature et culture populaire[modifier | modifier le code]

Ouvrages et poèmes directement inspirés de Caïn[modifier | modifier le code]

  • Caïn (1822), œuvre dramatique de lord Byron.
  • Baudelaire a écrit le poème « Abel et Caïn », qui fait partie de la section Révolte de son recueil Les Fleurs du mal (1857). La race de Caïn, laborieuse et affamée, écrasée par la punition séculaire pesant sur elle, y côtoie la race d'Abel, qui s'engraisse indéfiniment dans la grâce de Dieu. Mais Baudelaire termine le poème en annonçant la révolte des déshérités divins, gagnant le Ciel en balayant Dieu et ses favoris. Il est difficile de ne pas y voir l'influence de 1848, de ses idéaux trahis par une république embourgeoisée, et du socialisme naissant. Ce poème a été mis en musique et chanté par Léo Ferré en 1967 dans son album Léo Ferré chante Baudelaire.
  • Victor Hugo, dans un poème de La Légende des siècles (1ère série, 1859) intitulé La Conscience, consacre une centaine de vers aux remords de Caïn, poursuivi par un œil omniprésent. Protégé par ses enfants nomades, derrière des murs de toiles de tentes, de bronze et de granit, Caïn s'enterre, mais rien ne peut arrêter l'œil de Dieu, de la culpabilité, celui de la conscience. Comme tout homme, Caïn ne peut fuir sa conscience : « L'œil était dans la tombe, et regardait Caïn ».
  • Le romancier Vladimir Volkoff consacre à Caïn de nombreuses pages de son œuvre, notamment dans le quatrième volume des Humeurs de la mer : Les maîtres du temps (1980).
  • Guillevic dans Proses ou Boire dans le secret des grottes (2001) intitule son deuxième texte Caïn, en insistant sur l'irrémediabilité du premier meurtre et la culpabilité qu'il engendre.
  • Le romancier de science-fiction Yann Quero a fait de Caïn son personnage principal, dans le roman L'ère de Caïn (2004), où le héros traverse les grands âges de l'histoire de l'humanité, pour se demander finalement si ce qu'il pense avoir vécu est la réalité ou seulement un délire schizophrène.
  • Caïn (roman) (es) (2009), de José Saramago
  • Dans Caïn et Abel : le premier crime (2011), l'enquête policière de Max Gallo devient une quête mystique.

Autres ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Kaori Yuki, dans son œuvre Comte Cain, donna le nom de « Cain » à son héros, afin de respecter le fait que l’Angleterre, où se passe l’intrigue, est le Royaume de l’alphabet sans accent, d’où le titre, Comte Cain, et non pas Comte Caïn. Mais le « Cain » de ce récit fait directement référence au Caïn de la Bible.
  • Dans Hamlet, de William Shakespeare, le prince compare le meurtre de son père, le vieil Hamlet, par son frère Claudius au premier fratricide.
  • Steinbeck dans À l’est d’Éden.
  • Dans la trilogie de Robert Ludlum La Mémoire dans la peau, La Mort dans la peau, La Vengeance dans la peau, Jason Bourne se fait appeler "Caïn" face à son rival Carlos.
  • Hermann Hesse intitule le second chapitre de son roman Demian Caïn.
  • La littérature tournant autour de l'univers des jeux de rôles du monde des ténèbres donnent à Caïn le rôle central de père originel des vampires. Son statut de vampire serait la fameuse marque de Dieu. Il aurait rencontré Lilith dans la Terre de Nod, la première femme d'Adam dans la Kaballe juive, laquelle l'aurait initié à ses nouveaux pouvoirs.
  • Dans En attendant Godot, de Samuel Beckett, le personnage de Pozzo, devenu aveugle et mis à terre, est successivement appelé Abel et Caïn par Estragon et Vladimir, après qu'il eut été frappé par ce dernier.
  • Dans L'Envers de Caïn, le romancier libanais Farjallah Haïk exploite le motif du double et du frère ennemi.
  • La bande dessinée Le Syndrome de Caïn, par Tackian et Red, met en scène le personnage de Caïn associé au mythe du juif errant. Détenteur d'une connaissance millénaire, immortel, Caïn est ici le premier alchimiste et livre aux hommes un savoir peu orthodoxe pour lequel ils s'entre-déchirent.
  • Le jeu vidéo Final Fantasy IV comporte un personnage du nom de Kain. Ce dernier s'y fait manipuler et trahit son meilleur ami par jalousie.
  • Le jeu vidéo indépendant The Binding of Isaac comporte un personnage nommé Caïn.
  • Le jeu vidéo Vampire: The Masquerade - Bloodlines comporte des références à Caïn qui, suite au meurtre de son frère, aurait été condamné à se nourrir de ses enfants et aurait créé les premiers vampires. Il est aussi le "sujet" d'un exposition de Therese Voerman dans la quête "Déchet d'œuvre".
  • Caïn et Abel est le titre du tome 3 de la série Universal War One, de Denis Bajram.
  • La série de jeux vidéo Command and Conquer comporte un méchant important nommé Kane (une variante orthographique de "Caïn" en anglais), au passé mystérieux, qui est le chef d'une secte extrémiste militariste nommée "Confrérie de Nod". Plusieurs éléments sous-entendent qu'il s'agit bien du Caïn biblique. Notamment, dans l'épisode Command and Conquer: Renegade, la tombe d'Abel se trouve dans les entrailles du quartier général de Kane.
  • Dans la série Supernatural, Caïn est le démon qui a formé les chevaliers de l'enfer comme Abaddon. Au commencement, son frère Abel était corrompu par Lucifer. Afin de le sauver, Caïn passa un contrat avec le Diable: Il irait en enfer à la place d'Abel s'il laissait celui-ci aller au Paradis. Lucifer accepta à la condition que Caïn envoie Abel au Ciel de ses propres mains.
  • Dans le second tome de La Cité des ténèbres, Magnus fait référence à Caïn et pense que c'est le premier homme à avoir reçu une Marque, ce qui fait de lui un Chasseur d'Ombre. Clary et Jace font ensuite le parallèle entre ce fratricide et la mort de leur père, qu'ils prévoient.

Musique[modifier | modifier le code]

Caïn et Abel dans d'autres histoires fratricides[modifier | modifier le code]

De nombreuses histoires et mythes sur les fratries représentent des frères « ennemis » ou « opposés » pouvant être comparés à Caïn et Abel :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf.Genèse 4,1
  2. si l'on prend à la lettre l'histoire d'Adam et Ève ; aujourd'hui les principaux clergés juifs et chrétiens les tiennent pour des personnages mythologiques ; par ailleurs on sait que le Code d'Ur-Nammu, beaucoup plus ancien que la Bible, condamnait déjà le meurtre
  3. Jubilés 4:4
  4. Genèse 4:17 http://www.biblegateway.com/passage/?search=Gen%C3%A8se%204:17&version=LSG
  5. Le commencement du livre Genèse I-V: la version grecque de la Septante et sa réception p.372, Monique Alexandre 1988
  6. Jubilés 4:19
  7. (Hébreux 11:4 ; 12:24)
  8. Samuel 1S 16. 7 et Psaumes Ps 139. 1-6
  9. Galates Ga 5. 19
  10. Genèse Gn 4. 25
  11. Genèse Gn 5. 3
  12. Le Coran, La table servie, V; 27-31
  13. a et b Dante, œuvres complètes, trad. André Pézard, Gallimard, 1965
  14. Divine Comédie, Enfer, V, 107 et XXXII, 16-69
  15. Genèse 4,1
  16. ("Psychanalyse et pédiatrie" (le texte publié de sa thèse de médecine) éd. du Seuil (1971)"Le cas Dominique", éd. du Seuil (1971)
  17. Voir le livre Caïn, l’énigme du premier criminel de Jacques Laffitte L'Arbre aux Signes Editions réed° avril 2012
  18. La violence et le sacré, René Girard, 1972, Éd. Pluriel

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]