Caille de montagne

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Caille de montagne

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Anurophasis monorthonyx De haut en bas: femelle, mâle.

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae

Genre

Anurophasis
Oort, 1910

Nom binominal

Anurophasis monorthonyx
Oort, 1910

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Répartition géographique

alt=Description de l'image Snow Mountains Quail range.jpg.


La Caille de montagne ou Caille des neiges (Anurophasis monorthonyx) est un oiseaux de la famille des Phasianidae endémique à la Nouvelle-Guinée. C'est la seule espèce du genre Anurophasis.

Description[modifier | modifier le code]

Corps rond et massif. Mâle: Plumage entièrement brun-roux sombre fortement barré sur le dos, les ailes et le poitrine. Femelle: Tête, nuque, ailes, dos et queue brun terne. Gorge, poitrine et ventre gris pale. Fortement barré également sur les ailes, le dos, la poitrine et le ventre. Bec massif et crochu, et pattes jaune terne. Iris brun. Mensurations: 25-28 cm, 400 g[1].

Peut être confondu avec les sous-espèces lamonti et monticola de la Caille tasmane (Coturnix ypsilophora) qui sont toutes deux sombres et vivent à des altitudes similaires en Nouvelle-Guinée[2].

Comportement[modifier | modifier le code]

Poussin

Du fait de son habitat particulièrement inaccessible, cette espèce est très peu connue et peu d'observations ont été réalisées dans la nature. Oiseau généralement solitaire, parfois observé en couple. Se nourrit de graines, de feuilles, de jeunes pousses, de fleurs, de chenilles et d'insectes.

Voix: Entendu une fois seulement. Le son ressemblant à un gloussement couiné, sorte de quee-U répété 4-5 fois.

Nidification: Quasiment inconnue. Un nid contenant trois œufs aurait été découvert au pied d'une touffe de tussock en septembre[3].

Répartition et conservation[modifier | modifier le code]

Cet oiseau vit dans les prairies alpines des Monts Snow (également appelés Monts Maoke) et Star sur le Plateau de Kemabu entre 3 100 et 4 200 m d'altitude au centre de la province indonésienne de Papua, en Nouvelle-Guinée.

Cette région peu habitée et très isolée font que l'espèce est virtuellement protégée des interactions humaines. Cependant plusieurs projets miniers dans cette zone et le fait que la Caille de montagne ne soit pas protégée par la loi indonésienne font courir un risque à cette espèce, d'où son classement comme NT (Quasi-menacée) par l'UICN[4].

Habitat[modifier | modifier le code]

Cette espèce se rencontre sur les prairies alpines et les hauts plateaux entre 3100 et 4 200 m.

Mœurs[modifier | modifier le code]

La caille de montagne est mal connue. Elle vit seule, en couple ou en groupe de trois oiseaux mais elle n’a jamais été observée en compagnies. Elle répugne à s’envoler, préférant courir, et, en cas d’envol, ne tarde pas à se reposer pour aller se dissimuler dans les touffes d’herbes ou les buissons. Sa nourriture consisterait en pousses et graines de graminées, en fleurs, en insectes et autres invertébrés (Johnsgard 1988)

Voix[modifier | modifier le code]

Seul le cri poussé à l’envol est connu ; il ressemble à un bruyant caquètement répété quatre ou cinq fois ki ah-ki ah-ki ah-ki ah (Madge & McGowan 2002).

Nidification[modifier | modifier le code]

La reproduction n’est pas connue. Un seul nid de trois œufs a été trouvé sous une touffe d’herbes fin septembre. Hennache & Ottaviani (2011), dans leur livre Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, montrent la toute première photo du poussin.

Statut[modifier | modifier le code]

La caille de montagne est considérée comme « presque menacée » par l’UICN. Son habitat, retiré en altitude, la met à l’abri des menaces courantes pesant sur les autres espèces de cailles bien que celui-ci ait été détérioré aux alentours de la mine Freeport. La chasse représente une menace non négligeable d’autant plus qu’un projet de route reliant Jayapura à Wamena ouvrirait aux chasseurs de larges zones aujourd’hui inaccessibles (BirdLife International 2009).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Johnsgard, P. A., (1988). The Quails, Partridges, and Francolins of the World. Oxford University Press, Oxford.
  • Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France.
  • Madge, S. & McGowan, P. J. K. (2002). Pheasants, Partridges & Grouse. Helm, London.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pheasants, Partridges & Grouse. Steve Madge and Phil McGowan. Christopher Helm. 2002. p 27, 27.
  2. Pheasants, Partridges & Grouse. Steve Madge and Phil McGowan. Christopher Helm. 2002. p 242, 243.
  3. Pheasants, Partridges & Grouse. Steve Madge and Phil McGowan. Christopher Helm. 2002. p. 246, 247.
  4. http://www.birdlife.org/datazone/speciesfactsheet.php?id=203

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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