Café de Flore (film)

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Café de Flore

Description de l'image  Vanessa Paradis 2012 2.jpg.
Réalisation Jean-Marc Vallée
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la France France
Sortie 2011
Durée 120 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Café de Flore est un film franco-québécois réalisé par Jean-Marc Vallée, sorti au Québec le 23 septembre 2011 et en France le 25 janvier 2012, avec Vanessa Paradis, Kevin Parent et Hélène Florent.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule dans les années 1960 et 2010 et raconte les destins croisés de Jacqueline, la mère française d'un enfant trisomique qui refuse d'envoyer son fils en établissement spécialisé, et d'Antoine, un DJ montréalais.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre :
  • Réalisateur : Jean-Marc Vallée
  • Scénariste : Jean-Marc Vallée
  • Produit par : Pierre Even et Marie-Claude Poulin
  • Coproduit par / Jean-Yves Robin, Nicolas Coppermann et Jean-Marc Vallée en collaboration avec Vanessa Fourgeaud
  • Producteurs délégués : Nicole Hilaréguy et Marc Stanimirovic
  • Conception visuelle : Patrice Vermette
  • Direction photo : Pierre Cottereau
  • Premiers assistants réalisateur : Éric Parenteau et Julie Navarro
  • Son : Jean Minondo et Martin Pinsonnault
  • Effets visuels : Sylvain Théroux
  • Conception costumes : Ginette Magny et Emmanuelle Youchnowski
  • Scripte : Mona Medawar
  • Photographe de plateau : Sébastien Raymond
  • Distribution des rôles : Emmanuelle Beaugrand-Champagne, Constance Demontoy et Nathalie Boutrie
  • Pays d'origine : Drapeau du Canada Canada / Drapeau de la France France
  • Distributeur (Canada) : Alliance Vivafilm
  • Distributeur (France) : Tf1 / UGC
  • Agent de vente à l'international : Films distribution
  • Durée : 120 minutes
  • Dates de sortie :

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses
Nominations

Réception critique[modifier | modifier le code]

Au Canada, Café de Flore reçoit plutôt un bon accueil. Huit critiques canadiens et américains lui donne une note cumulée de 8.6/10 sur Rotten Tomatoes[5] Guy Dixon du Globe and Mail parle d'un film "beau et complexe" et de l'élégance avec laquelle se mélange les deux trames de l'histoire[6]. Pour Mary Corliss du TIME Magazine, dans cette étonnante "romance franco-canadienne", le réalisateur et scénariste Jean-Marc Vallée produit un film généreux doté d'une ferme assurance cinématographique et émotionnelle. Le Toronto Star évoque un "puzzle captivant à propos du mystère de l'amour qui touche le cœur de la même façon que la musique touche l'âme, sans pensée par le ravissement et l'extase". Il souligne aussi la difficulté de suivre la narration entrecoupée des deux histoires parallèles et note que le spectateur peut sentir le besoin d'être guidé; dans ce but le réalisateur parsèmera de façon subtile son histoire de nombreux points de repère musicaux ou visuels[7].

Le magazine américain Variety y voit la tentative, pour le réalisateur, de recycler les recettes qui avaient fait le succès de C.R.A.Z.Y. en les appliquant à un récit plus complexe[8]. The Hollywood Reporter regrette un film trop long, trop compliqué, qui repose sur une bande musicale solide. Pour le journal américain, la mise-en-scène, qui abuse des effets de correspondances, de flashbacks et d'épisodes oniriques, produit une récit « bruyamment incohérent », au « dénouement insatisfaisant ». Le journal finit par souligner qu'à de rares exceptions près (comme La Double vie de Véronique) ce genre d'histoires mystiques de réincarnation peut paraître, au cinéma, une erreur et même, comme c'est le cas dans la dernière bobine du film, « quasiment risible » et « absurde »[9].

En France, le film est médiocrement accueilli par la critique. Mathieu Carratier de Première parle d'un film ambitieux dont on "sort les jambes coupées"[10]. Geoffrey Crete de Excessif qualifie Café de Flore de "petit bijou dans son genre", une "expérience envoûtante" pour laquelle le réalisateur insuffle "une sincérité flagrante, romanesque et maîtrisée" dans les liens tissés entre ses personnages[11]. Le Monde ne sauve du film que la prestation de Vanessa Paradis, qui en constitue l'unique atout. Le journal déplore « l'extravagante nunucherie de ce film enflé jusqu'à contenir deux récits pour les digérer en une bouillie mystique et moderne ». Reprochant le maniérisme de la mise en scène, « son penchant pour les ralentis, pour les effets de couleur qui viennent surligner, tels ces crayons feutres aux mines biseautées, les émotions que l'on souhaite voir surgir chez les spectateurs », le journal pointe également la trop longue durée du film et son message simpliste[12]. Télérama évoque un « mix mystico-benêt de deux époques, de deux histoires, réunies à la glu par un artifice de scénario digne de Paco Rabanne : la réincarnation ». L'hebdomadaire parle d'un « pensum » peu inspiré et répétitif, d'« épuisant yo-yo temporel (...) alourdi par une mise en scène tape-à-l'œil, avec gros plans des regards qui s'humectent »[13]. Positif avance que le film « fait méchamment tapisserie, au point de mettre en doute le talent de Jean-Marc Vallée ». Le Parisien remarque le réalisateur a sans doute « placé la barre plus haut » en imitant les effets narratifs à la Iñárritu. Le quotidien pointe « les figures de style agaçantes » et le message « tellement fumeux qu’on s’interroge jusqu’à la fin pour comprendre où il voulait en venir »[14]. Les Inrockuptibles parle d'un film « trop long et tarabiscoté », plombé par la partie contemporaine (qualifiée de « tambouille new-age ») - beaucoup plus faible que la partie située dans les années 1950, et portée par la « prestation fiévreuse » de Vanessa Paradis. Studio Ciné Live évoque un film « furieusement onirique » qui fait fi de tout réalisme. Le journal reconnaît que le résultat, grandiloquent et porté « par une naïveté assumée et une construction diabolique », divise la rédaction[15]. L'Express salue la mise en scène et les comédiens mais déplore un « dénouement mystique décevant dans sa démonstration assertive »[16].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Participation comédienne Manon Balthazard sur Allociné http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=551285.html
  2. a et b VFCC Award sur iMDB
  3. Atlantic Film Festival sur iMDB
  4. Genie Awards sur iMDB
  5. http://www.rottentomatoes.com/m/cafe_de_flore_2011/
  6. Critique du film par Guy Dixon du Globe and Mail du 12 septembre 2011
  7. Critique de film par Peter Howell du Toronto Star du 17 novembre 2011
  8. Critique du film par Boyd van Hoeij sur variety.com du 31 août 2011
  9. Critique du film par Neil Young sur hollywoodreporter.com du 31 août 2011
  10. Critique du film par Mathieu Carratier de Première
  11. Critique du film par Goeffrey Crete de Excessif
  12. "Café de Flore" : métempsycose toujours sur lemonde.fr du 24 janvier 2012
  13. Critique du film par Cécile Mury, sur telerama.fr du 24 janvier 2012
  14. Critique du film sur leparisien.fr du 25 janvier 2012
  15. Critique du film par Thierry Chèze sur lexpress.fr du 24 janvier 2012
  16. Critique du film par Christophe Carrière sur lexpress.fr du 24 janvier 2012