Café de Flore
| Café de Flore | |||
La terrasse du café. |
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| Présentation | |||
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| Coordonnées | |||
| Pays | |||
| Ville | Paris | ||
| Adresse | 172, boulevard Saint-Germain 6e arrondissement de Paris |
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| Fondation | 1887 | ||
| Site web | www.cafedeflore.fr | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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Le café de Flore est un café du quartier Saint-Germain-des-Prés, dans le 6e arrondissement de Paris, au croisement du boulevard Saint-Germain et de la rue Saint-Benoît.
Sommaire |
Historique[modifier]
Il fait son apparition quelques années après les débuts de la Troisième République, sans doute en 1887. Il doit son nom à une sculpture de la déesse antique Flore située de l'autre côté du boulevard. À la fin du XIXe siècle, Charles Maurras, installé au premier étage, y rédigea son livre Au signe de Flore. C'est aussi à cet étage que la Revue d'Action française voit le jour en 1899.
Vers 1913, un voisin, Guillaume Apollinaire investit les lieux. Il transforme le rez-de-chaussée en salle de rédaction avec son ami André Salmon. Plus tard, la revue Les soirées de Paris y est créée. Apollinaire y avait ses habitudes, à tel point qu'il fixait ses rendez-vous à heures fixes. En 1917, la terrasse du Flore le voit en grande discussion avec André Breton et Louis Aragon : le mot surréaliste est alors inventé.
Dans les années 1930, le café de Flore est le lieu de prédilection de toute une famille d'auteurs, tout le Paris littéraire s'y rassemble : Georges Bataille, Robert Desnos, Léon-Paul Fargue, Raymond Queneau, Michel Leiris. Derain, les frères Giacometti, Zadkine ou encore Picasso viennent y passer quelques jours. Il y règne alors une atmosphère particulière. D'ailleurs le monde du cinéma n'y est pas indifférent. Le réalisateur Marcel Carné y croise l'acteur Serge Reggiani. Le metteur en scène Jean-Louis Barrault débarque souvent avec sa troupe après les représentations.
En 1939, un bougnat, Paul Boubal, rachète le Flore. Il y attire une élite intellectuelle qui sonnera l’âge d’or du café[1]. Le tandem Jean-Paul Sartre/Simone de Beauvoir en ont fait leur siège :
« Nous nous y installâmes complètement : de neuf heures du matin à midi, nous y travaillions, nous allions déjeuner, à deux heures nous y revenions et nous causions alors avec des amis que nous rencontrions jusqu'à huit heures. Après dîner, nous recevions les gens à qui nous avions donné rendez-vous. Cela peut vous sembler bizarre, mais nous étions au Flore chez nous. »
— Jean-Paul Sartre
Une ligue de penseurs roumains fréquentent aussi le lieu, à noter Emil Cioran (qui n'aborda jamais Jean-Paul Sartre et le considéra comme entrepreneur d'idées), Eugène Ionesco et l'essayiste Benjamin Fondane, qui furent à cette époque là les fréquentations principales d'Emil Cioran.
En 1984, Miroslav Siljegovic rachète le café de Flore et la Closerie des Lilas.
Le café est évoqué dans les paroles des chansons Et mon père de Nicolas Peyrac (1975) et Les Valses de Vienne, écrite par Jean-Marie Moreau, et composée et interprétée par François Feldman (1989).
Le Flore accueille chaque année au mois de novembre depuis 1994, le jury du Prix de Flore créé par Frédéric Beigbeder, qui récompense un jeune auteur au talent jugé prometteur.
Il sert de décor au film L'amour dure trois ans, de Frédéric Beigbeder (2012).
Ce site est desservi par la station de métro Saint-Germain-des-Prés.
Annexes[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Christophe Durand-Boubal, Café de Flore : Mémoire d'un siècle, Paris, Indigo & Côté femmes, coll. « Prémices », 1993, 174 p. (ISBN 2-907883-66-6)
- Christophe Boubal, Café de Flore : L'esprit d'un siècle, Fernand Lanore, coll. « Littératures », 2004, 204 p. (ISBN 2-85157-251-2)
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
- Cf. l'ouvrage de son petit-fils Christophe Durand, sous le nom de Christophe Boubal : Christophe Boubal, Café de Flore : L'esprit d'un siècle, Fernand Lanore, coll. « Littératures », 2004, 204 p. (ISBN 2-85157-251-2)