Cadenas d'amour
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources.
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
Les cadenas d'amour sont des cadenas que des couples amoureux accrochent sur des ponts ou des équipements publics pour symboliser leur amour. Les cadenas comportent parfois les noms de ceux qui les accrochent, ou une autre inscription décrivant leur relation comme la date de leur rencontre, de leur mariage ou de la pose du cadenas. Il est d'usage de jeter ensuite la clé, par exemple dans la rivière qui coule sous le pont. Cette pratique est combattue par certaines municipalités qui y voient une dégradation des équipements publics, comme au Ponte Vecchio de Florence ou Ponte dell'Accademia de Venise.
Sommaire |
Origines [modifier]
L'origine de cette coutume n'est pas claire. Il est possible qu'elle remonte aux années 1980 : à Pécs en Hongrie, elle est pratiquée depuis cette époque sur une grille en fer forgé reliant la mosquée et la cathédrale. Une autre hypothèse en ferait une tradition plus ancienne provenant de Cologne en Allemagne où des cadenas sont accrochés à la grille du pont Hohenzollern près de la gare, les amoureux jetant la clef du cadenas dans le Rhin enjambé par le pont. Par la suite, elle s'est propagée à de nombreux pays.
À Séoul, elle a lieu au pied de la N Seoul Tower, qui surplombe la ville. Les cadenas sont accrochés aux grilles garde-corps, ce qui oblige les services d'entretien à remplacer ces dernières afin que tout le monde puisse profiter de la vue.
En Italie, elle a été décrite et popularisée en 2006 par l'écrivain Federico Moccia dans ses romans Trois mètres au-dessus du ciel et Ho voglia di te (roman) (it)[1]. Cette pratique a conduit le maire de Rome, Walter Veltroni, à interdire l'accrochage de cadenas aux installations publiques, en particulier au Ponte Milvio, en 2007, sous peine d'une amende de 50 €[1].
À Moscou, les autorités ont installé sur le pont Loujkov des arbres métalliques dont les branches servent à accrocher les cadenas des amoureux. L'effet esthétique produit en fait une attraction pour les touristes.
Les cadenas d'amour à Paris [modifier]
À Paris, cette coutume a récemment commencé sur le pont des Arts et à une moindre échelle sur le pont de l'Archevêché. En avril 2010, environ deux mille cadenas étaient fixés aux balustrades du pont des Arts, mais la mairie de Paris « estime que cette mode pose la question de la préservation du patrimoine », et précise qu'« à terme, ces cadenas seront enlevés[2] ». Le 12 mai 2010 au matin, la plupart des cadenas ont mystérieusement disparu, mais la mairie de Paris se dit étrangère à ce fait[3]. On découvrira un mois plus tard que c'est un étudiant de l'École des Beaux-Arts qui a enlevé tous les cadenas pour en faire une sculpture[4]. C'est désormais la rambarde ouest du pont de l'Archevêché, en regard de Notre-Dame, qui semble, à l'hiver 2010, avoir créé le consensus.
Variantes [modifier]
À Taïwan, des cadenas ont apparu au milieu des années 2000 sur la rembarde d'une passerelle enjambant les rails à la gare de Fengyuan, Taichung. Ils sont appelés « cadenas votifs » et portent des vœux écrits au feutre pour conserver ou trouver l'amour, mais aussi pour réussir aux examens ou faire fortune. Selon le chef de gare, la croyance locale est que les trains génèrent un champ magnétique qui imprègne les cadenas et facilite la réalisation des souhaits[5].
Notes et références [modifier]
- (de) « Rom verbietet „Liebesschlösser“ », Die Welt, 6 mars 2007.
- « Le pont des Arts à Paris envahi par les cadenas d'amour », La Voix du Nord, 5 mai 2010.
- « Pont des Arts, les cadenas d'amour ont disparu », Le Parisien, 12 mai 2010.
- « Où sont passés les cadenas du pont des Arts », Les Nuages Bleus, 20 juillet 2010.
- Chang Jui-chen, « ‘Wish lock’ phenomenon attracts youth to Fengyuan », Taipei Times, 2009. Consulté le 6 décembre 2009